Si j'étais au pouvoir…

Si j'étais au pouvoir, je serais un gentil dictateur. Je serais un doux tyran qui régirait tout au profit du plus grand monde et, en particulier, selon les intérêts des milieux artistiques ou créatifs, littéraires, musicaux et toutes ces sortes de choses.
Par exemple, et c'est un exemple qui me vient à l'esprit alors que j'ai passé commande d'encre de chine et de pinceau (près de trente euros le pinceau, tout de même !), je ferais en sorte que les instruments de musique, les stylos, les ordinateurs, les tablettes graphiques, les toiles et chevalets, les aquarelles et les tubes de peinture, les crayons, les pinceaux, les feutres, les gommes, les encres, les papiers, tout ça et j'en oublie, serait gratuit. Voilà ce que je ferais.


Le bon despote que je serais aurait conscience que toute cette générosité aurait un coût pour le royaume (oui, je serais roi et j'habiterais dans un beau château que je ferais bâtir à Azerat après que j'aurais fait raser tout ce qui ne m'y plaît pas ou me dérange) et j'aurais une autre idée pour rétablir les finances.
Je taxerais très très fortement tout ce qui a trait au sport. Les ballons de foutebale coûteraient au moins 30000 euros l'unité, les chaussures sportives seraient vendues à un prix largement prohibitif, les raquettes de tennis et les clubs de golf se monnaieraient fort cher. Cependant, les boules de pétanque, pour peu qu'elles soient utilisées dans un but récréatif après l'absorption d'une belle quantité de pastis, seraient épargnées.
De même, les produits de beauté, les vêtements "à la mode", les bijoux et fanfreluches seraient irrémédiablement taxés à plusieurs milliers de pour cent. En gros tout ce que je n'utiliserais pas, tout ce qui m'ennuierait, tout ce que je considérerais comme stupide, idiot, ridicule, inutile, serait soumis à des hausses de tarif incommensurables.

Toujours dans le monde agricole

Rare SAME à double échappement
Tracteur SAME abandonné

Et sinon, je profite de ce billet de blog pour poser une question aux « gros cerveaux » qui sont nombreux à venir ici. On nous a expliqué il n'y a pas si longtemps qu'il était inconvenant de se réjouir de la mort d'un être humain, quel qu'il soit, quoi qu'il pense, comment qu'il pense. On nous a bien expliqué tout cela après la mort du militant d'extrême droite que l'on sait.
Même si, je le reconnais, je peine à ne pas me réjouir un tout petit peu de la disparition d'une personne raciste aux idées contraires à mes idéaux, j'ai compris et m'efforce de lutter contre mon penchant intime à souhaiter le plus grand mal aux personnes que je n'aime pas.
Et là, je ne comprends plus. c'est d'entendre des journalistes, des politiques, des éditorialistes nous dire combien ils sont heureux de la mort de Ali Khamenei. N'était-il pas un être humain ?

La fin des papeteries de Condat

C'était prévisible depuis de nombreuses années mais tout de même, ça fait quelque chose. Au plus fort de son histoire, ce site industriel, le premier employeur privé du département de la Dordogne, fournissait du travail à plus de 1000 personnes sans compter les sous-traitants et intervenants extérieurs. Et sans plus parler des commerces et artisans alentours. C'était un bassin d'emploi (et plus encore un bassin de vie) important pour le Terrassonnais. Dans les derniers temps et après plusieurs vagues de plans de "sauvegarde de l'emploi"[1], ils n'étaient plus qu'un peu moins de 200 à travailler là. On savait que ça allait mal, on sentait que ça n'allait pas durer. Les papeteries de Condat ont été placées en procédure de redressement judiciaire, trois repreneurs se sont faits connaître et le seul qui est resté et qui a été accepté par le tribunal de commerce de Bordeaux est SPB (Société de participation de la Braye).
Le projet de la SPB, après le licenciement des 195 salariés, c'est d'abandonner la production de papier[2] et de créer une unité de production d'alumine pour l'industrie, une autre de nanacellulose, un pôle de production d'énergie à partir d'hydrogène et, en parallèle, un data-center pour l'IA. Il est dit par la SPB que l'on envisagerait de recréer 300 emplois dans les années à venir. On verra ce qu'il en sera d'ici quelques années mais il est d'ores et déjà plus qu'évident que ce ne sont pas celles et ceux qui perdent leur emploi aujourd'hui qui seront de nouveau employés.

Notes

[1] comprendre : de licenciements

[2] de fait elle l'est déjà

En retard

Hier, la journée a été un peu chargée et je n'ai pas pris le temps de préparer quelque chose pour ce blog. J'ai retrouvé, perdu dans une pile de feuilles de papier, un dessin que j'ai dû écarter à un moment donné pour une raison qui m'échappe. Il est possible que je l'aie trouvé trop mauvais sur l'instant mais avec mes yeux d'aujourd'hui, je le pense convenable. Ou bien, c'est une chose possible, j'ai été dérangé, je l'ai mis de côté et puis oublié

Pauvre petit dessin abandonné
Un dessin tombé dans les oubliettes et remis à la lumière

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