moto

Moto capsule

Il en aura fallu du temps, du travail, de l'abnégation, de l'imagination, de l'inconscience, de l'intelligence aussi, pour parvenir à ce résultat. Lorsque Jacques-Henri décide de se lancer dans ce projet un peu fou, il se donne trois jours pour parvenir au seul but qui, désormais, guide sa vie et monopolise toute son attention. Rassemblant les différents éléments nécessaires à la conception de ce véhicule révolutionnaire par bien des points, il s'acharne à couper et à souder, à dévisser et à boulonner, à régler et peaufiner les moindres détails, Jacques-Henri est enfin prêt à passer à la phase des essais routiers.
S'il reconnaît qu'un certain temps d'adaptation est nécessaire pour comprendre le mode de fonctionnement et, accessoirement, ne pas se casser la gueule au premier virage venu, Jacques-Henri assure que ce véhicule est ce qui se fait de mieux dans le monde du deux roues motorisé. Nous le croyons sans peine.

Lire la suite

Une Velocette dans la photo

Deux jeux en un. Le premier consiste à trouver la moto. Le second est plus retors. Cette image a été trouvée (volée ou empruntée) sur le site Photographies de la Commission du Vieux Paris dont je vous avais déjà parlé il y a quelque temps. Le jeu est de retrouver la photo dans la profusion d'images disponibles. Cela peut vous prendre quelques heures à moins que la chance soit avec vous.

Lire la suite

Peugeot et BSA jouent à cache-cache

Lorsque j'ai vu cette petite Peugeot devant la boulangerie-pâtisserie de la rue Limogeanne, le patron était en pleine conversation avec un badaud, en train de lui expliquer que la moto était une Terrot des années 50. Je m'immisce dans la conversation pour proposer qu'il s'agirait, peut-être, plutôt d'une 125 Peugeot. Dénégation outragée de l'artisan qui, à mots couverts, me fait comprendre qu'il sait ce qu'il dit étant entendu que ce qu'il dit, il se l'est entendu dire et que moi je n'étais pas là en cet instant privilégié. Je m'étonne et m'excuse, avoue avoir pensé d'abord à une Peugeot, reconnais que s'il le dit, il doit avoir raison, que c'est peut-être bien une Terrot, finalement.

Lire la suite

L'attrait du laid

Peut-être parce que je me considère assez laid moi-même, j'ai une attirance certaine pour les choses laides. Principalement les objets et aussi, parfois, pour les personnes au physique certes disgracieux mais ayant un petit je ne sais quoi qui attire la curiosité et l'intérêt. Pour être honnête, une fois n'est pas coutume, je dois préciser que je n'aime pas toutes les formes de laideur et que certaines dépassent même mes capacités à me foutre de tout et du reste. Le laid clinquant, le laid de mauvais goût, le laid du "beauf" qui pense faire beau, le laid pompeux, le laid dû à la pauvreté, tous ces laids là me peinent ou m'affligent.
Dans les nombreuses catégories de la laideur, il en est une qui peut éventuellement me plaire pour peu que cette laideur ait été mûrement réfléchie, pensée, étudiée. Pour ce qui nous concerne aujourd'hui, je veux parler de la laideur assumée qui puise son inspiration dans le mouvement steampunk, de la laideur aristocratique autant qu'unchronique, de cette laideur faite de tuyaux et de métal, d'engrenages et de cadrans de pression. Lorsque la culture steampunk s'en vient à rencontrer l'art du "rat's bike", ça donne des résultats étonnants qui me laissent quelque peu perplexe. J'ai eu l'occasion de croiser une machine et je ne sais trop qu'en penser.

Lire la suite

Il se trame quelque chose

Lorsque Jean-Albert sort sa motocyclette et qu'il l'a démarre, c'est qu'il a l'intention d'aller quelque part, à une distance qu'il serait trop long et fatiguant d'envisager abattre à pied. Puisque Jean-Albert n'est pas un fainéant et qu'il n'a pas les pieds plats, puisque, d'autre part, il affectionne l'exercice physique et les randonnées pédestres, on ne peut le soupçonner de prendre sa vibrante machine sans qu'une raison impérieuse l'exige. Il ne part pas chercher son pain (il lui en reste), il ne va pas retrouver ses copains au bar-tabac du village (il est fermé), il ne va pas plus à l'église pour confesser ses péchés (il n'en commet jamais). Mais alors ? Où peut bien se rendre Jean-Albert ?
Déjà, son large sourire nous permet de penser qu'il ne va pas en un lieu pour s'acquitter d'une pesante obligation administrative ou pour se faire taper sur les doigts de pied par un tortionnaire sadique et cruel. Non plus on ne peut supposer que Jean-Albert est saisi par le pinceau de notre enquêteur alors qu'il part en vacances. Il n'aurait sans doute pas oublié de se munir d'un bagage aussi minime fût-il. Pas plus est-il sur la route du boulot. Déjà, il peut aisément s'y rendre en prenant le car qui s'arrête tout près de chez lui et, quoi qu'il en soit, il ne travaille pas aujourd'hui.
Jean-Albert a refusé de nous dire où il allait et, après tout, c'est bien son droit. Non ?

Lire la suite