Les bovins et l'eau

Ces temps-ci, je retrouve ou redécouvre des photographies un peu anciennes et parmi celles-ci j'en ai choisi une que j'ai soumise à un nouveau traitement en la passant en noir et blanc et en baissant le contraste pour la rendre plus douce. Elle date de 2014, du mois d'août. Il est presque certain que ces vaches ne sont plus de ce monde et je me demande s'il y a encore de l'eau dans cette mare.

Bain rafraîchissant
Les bovins aiment l'eau

Il y a tout de même du mystère derrière tout ça

J'étais en train de trifouiller dans mon stock de photographies histoire de trouver un truc à donner à manger au blog. J'en ai trouvé une âgée de dix ans, du 25 juillet 2016 à 16 heures et 41 minutes. J'étais à Bordeaux et on m'avait plus ou moins forcé la main pour entrer dans la cathédrale Saint-André, sur la place Pey-Berland. C'est là qu'Aliénor d'Aquitaine, 15 ans, se mariait avec le futur Louis le septième. Mais ça, je ne le savais pas et, pour être honnête, je vais me dépêcher de l'oublier.
Bref, j'étais dans cette cathédrale avec mon appareil photo et je me suis dit que je pourrais profiter de l'instant pour photographier quelque chose. J'ai plutôt du mal à m'extasier devant les bondieuseries et je me suis plus intéressé à l'architecture, sujet qui ne m'intéresse guère d'une manière générale, il me faut bien l'avouer. En fait, pour dire les choses, j'étais à Bordeaux, dans une cathédrale, et ça constituait déjà deux raisons de m'ennuyer.
Je ne veux pas manquer de respect envers Bordeaux, ville qui a sans doute quelque intérêt qui me reste inconnu jusqu'à ce jour. Ce n'est pas une ville que j'estime beaucoup. Ce n'est certainement pas non plus la plus laide de toutes celles que je peux connaître un peu, néanmoins. La seule chose, c'est que si l'on me donnait le choix, ce n'est pas là que j'irais en priorité. Si j'étais à Bordeaux, c'était pour une raison qui faisait que si je n'y étais pas allé, je n'aurais pas pu faire ce que j'avais à y faire.
Mais tout cela n'est pas directement lié au sujet de ce billet de blog. Je parle de mystère et il ne faut pas croire que je veux parler là du mystère de la foi, de celui de l'existence d'un dieu et de toutes ces sortes de choses. Je suis un mécréant de la pire espèce, légèrement insensible et ignorant de tout ce qui concerne les religions. Je n'arrive pas à croire et je considère que ce n'est pas de ma faute. Je ne dois pas être constitué pour le faire.
Non, en fait, au moment où je dirigeais l'objectif vers le plafond de cette cathédrale, je me demandais comment il se faisait que l'on n'y trouvât pas de toiles d'araignée alors que chez moi, qui n'est certes pas un lieu consacré, il s'en trouve à foison. Je me suis demandé s'il existait des personnes qui, avec de très longues perches, avaient la charge de les enlever ou si, allez savoir, la puissance de l'être suprême avait pour principal effet d'éviter (ou d'interdire) la constitution de toiles dans les lieux dont il a la charge.

Cathédrale Bordeaux
détail du plafond

Note pour touristes égarés

Promouvons les petits villages du Périgord. À quelques kilomètres de Lascaux, de Sarlat, de Périgueux et sa vieille ville Renaissance, du Périgord vert et ses merveilleux sites sauvages au long de l'Auvézère, des grottes et châteaux très nombreux, de la vallée de la Vézère et de ses sites archéologiques nombreux et riches, le village d’Azerat ne propose rien au touriste hors une route ouverte à tous, sans péage, permettant d'aller partout ailleurs.

Jetée Azerat
jetée pour le moulin d'Azerat - Dordogne

Les Panhard sont étanches

C'était à Marsac-sur-l'Isle et c'était pour une exposition de véhicules anciens. Il pleuvait. Là, il y avait ces deux Panhard PL17. Parce que j'aime ces automobiles, je les ai photographiées. S'il y avait eu du soleil, ça aurait pu être mieux. Pour autant, ça nous fait toujours quelque chose à donner au blog.

Panhard PL17 sous la pluie
5cv, 6 places et 6 litres aux cent

Un tracteur se cache dans cette page. Sauras-tu le trouver ?

Ça n'est pas grave, ça ne mérite pas d'en faire toute une histoire et pourtant, ça m'agace.
Hier, je regardais sur YouTube une vidéo de la chaîne Reporterre, "le media de l'écologie" comme ils disent là-bas. Leur dada, à eux, c'est de causer de l'écologie, des petits animaux, des petites plantes, du climat, de l'eau, de la terre et de la Terre, tout ça. Et aussi, ils dénoncent tout ce qui ne va pas dans le sens de leurs idées d'écologistes médiatiques. Je ne leur conteste pas ce droit.
En vérité, je ne connais pas ce média. Je connais le nom mais je ne fréquente pas son site Internet et ne visionne pas ses vidéos. Sauf hier matin. Je m'étais levé trop tôt, un peu avant trois heures du matin et, par désœuvrement, dans l'attente que la quantité massive de café m'extirpe de mon abrutissement matinal, je me suis laissé aller à cliquer sur la vignette de l'une de leurs vidéogrammes traitant du sujet du canal Seine-Nord Europe.
Le discours s'oppose à ce canal pour tout un tas de raisons plus ou moins convaincantes. Pêle-mêle, on milite contre la destruction de zones "naturelles" qui abritent tout plein d'écosystèmes complexes, on critique le coût pharamineux du projet, on se questionne quant à son utilité.
Pour moi qui, il me faut l'avouer, me fous pas mal de ce canal qui, de toute évidence, ne passera pas par Azerat et au sujet duquel je ne me suis pas penché pour y réfléchir, les arguments ne font pas vraiment mouche. Ce n'est pas grave et je me dis que, si l'on met de côté l'aspect très militant et orienté, les journalistes ont dû travailler pour fournir ce reportage.
Mais là où ça m'agace, c'est que, sans doute pour bien se faire bien comprendre du peuple, on n'arrête pas de parler du projet en hauteurs d'immeuble ou en volumes de piscine olympique. On échappe aux surfaces en terrain de football mais il s'en est fallu de peu.
Moi qui suis idiot, je n'ai absolument aucune idée de ce que peut contenir une piscine olympique. Je suis presque certain de n'en avoir jamais vu de mes yeux. Par contre, bien qu'ildiot, je me représente assez bien un mètre au cube, mille litres. Et c'est pareil pour les hauteurs. Je visualise relativement correctement une hauteur de dix mètres et j'imagine un peu un truc de cent mètres. Je suis con mais tout de même.
Et puis, le plus agaçant de tout cela, c'est que l'on en arrive à se demander pourquoi des personnes intelligentes ont en leur temps pensé des systèmes métriques normalisés, des poids, des volumes bien utiles au quotidien. Diable ! Nous ne sommes pas de ces Américains qui vous mesurent des quantités en cuillère ou en boisseau quand ce ne sont pas des distances ou dimensions en pied ou pas en pouce.

Et si le cœur vous en dit, vous pouvez aller voir la vidéo



David Brown 990 Selectamatic
le tracteur joue à cache-cache

Vaillante Grand Défi

Je n'ai jamais été grand amateur des bandes dessinées de Jean Graton. Je ne suis pas enthousiasmé par Michel Vaillant et par l'univers de ces BD. Je pense ne pas aimer les courses automobiles. L'an dernier, les Remparts d'Angoulême avait pour thème cet univers créé par Jean Graton. Pour tout dire, j'ai trouvé cette édition 2025 assez décevante. Oui, il y avait quelques Bugatti et j'ai un faible pour cette marque mais dans l'ensemble il me semble qu'il n'y avait pas vraiment grand chose à se mettre sous la dent par rapport aux quelques autres éditions auxquelles j'ai pu être présent en tant que curieux visiteur.
A côté des halles de la ville, il y avait un rassemblement d'automobiles qui m'étaient inconnues. Je ne les ai trouvées ni belles ni très intéressantes mais j'ai tout de même fait une image. C'est plus tard que j'ai appris, grâce à Internet et à wikipedia, que ces automobiles avaient été imaginées par Jean Graton et construites sur une base de Hommel (marque que je ne connaissais pas plus) à 16 exemplaires entre la fin des années 90 et le début des années 2000.
Elles sont équipées d'un moteur Peugeot que l'on peut trouver dans la 306 S16. Les caractéristiques laissent supposer que ces Vaillante doivent être assez efficaces mais elles ne m'occasionnent pas d'émotions particulières.

Vaillante Grand Défi
Hommage à Michel Vaillant dessiné par Jean Graton et construite sur une base de Hommel

Bonne base de restauration

Pour amateur de belle automobile des années 50, un lot indivisible de deux morceaux de Renault 4cv permettant de reconstruire une véritable automobile de collection et de parader au volant d'une légende de l'industrie française.
Quelques menus travaux sont à prévoir pour la partie mécanique, les trains roulants, les freins, l'éclairage et l'électricité. L'intérieur absent laisse libre cours à l'imagination du futur propriétaire qui aura l'occasion de concevoir une sellerie en alcantara© ou en tissu d'époque. Bien sûr, les pneumatiques sont à changer comme on peut le remarquer sur la photographie mais les jantes brilleront des meilleurs feux une fois restaurées, détordues et peintes.
Il sera nécessaire de prévoir une remorque ou un véhicule de transport. En effet, cette splendide 4cv Renault ne peut partir par la route. D'autre part, le véhicule est vendu sans contrôle technique et il est à savoir que le certificat d'immatriculation a été égaré. Toutefois, il est tout à fait possible d'obtenir un certificat dit "de collection" après avoir constitué un dossier destiné à la FFVE qui, à n'en pas douter, accueillera le projet de remise en route avec bienveillance.
J'en demande 10000 euros mais cela est négociable dans la limite du raisonnable.

lot de 4cv à remonter
quelques pièces manquantes mais bonne base de restauration

Une allée auvergnate au-dessus de la Dordogne

Le docteur Percepied à qui sa grosse voix et ses gros sourcils permettaient de tenir tant qu'il voulait le rôle de perfide dont il n'avait pas le physique, sans compromettre en rien sa réputation inébranlable et imméritée de bourru bienfaisant, savait faire rire aux larmes le curé et tout le monde en disant d'un ton rude : « Hé bien ! il paraît qu'elle fait de la musique avec son amie, Mlle Vinteuil. Ça a l'air de vous étonner. Moi je sais pas. C'est le père Vinteuil qui m'a encore dit ça hier. Après tout, elle a bien le droit d'aimer la musique, c'te fille. Moi je ne suis pas pour contrarier les vocations artistiques des enfants, Vinteuil non plus à ce qu'il paraît. Et puis lui aussi il fait de la musique avec l'amie de sa fille. Ah ! sapristi on en fait une musique dans c'te boîte-là. Mais qu'est-ce que vous avez à rire ? mais ils font trop de musique ces gens. L'autre jour j'ai rencontré le père Vinteuil près du cimetière. Il ne tenait pas sur ses jambes. »

Évocation proustienne
Personnage de la Recherche

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