Une allée auvergnate au-dessus de la Dordogne

Le docteur Percepied à qui sa grosse voix et ses gros sourcils permettaient de tenir tant qu'il voulait le rôle de perfide dont il n'avait pas le physique, sans compromettre en rien sa réputation inébranlable et imméritée de bourru bienfaisant, savait faire rire aux larmes le curé et tout le monde en disant d'un ton rude : « Hé bien ! il paraît qu'elle fait de la musique avec son amie, Mlle Vinteuil. Ça a l'air de vous étonner. Moi je sais pas. C'est le père Vinteuil qui m'a encore dit ça hier. Après tout, elle a bien le droit d'aimer la musique, c'te fille. Moi je ne suis pas pour contrarier les vocations artistiques des enfants, Vinteuil non plus à ce qu'il paraît. Et puis lui aussi il fait de la musique avec l'amie de sa fille. Ah ! sapristi on en fait une musique dans c'te boîte-là. Mais qu'est-ce que vous avez à rire ? mais ils font trop de musique ces gens. L'autre jour j'ai rencontré le père Vinteuil près du cimetière. Il ne tenait pas sur ses jambes. »

Évocation proustienne
Personnage de la Recherche

Du temps de l'argentique

Minolta a été une marque japonaise importante d'appareils photographiques avec Nikon, Canon et Pentax ou Olympus. Minolta a débuté en collaborant avec la marque allemande Plaubel et a cédé son activité photographique à Sony aux débuts de ce siècle.
Dans les années 70 Leica et Minolta créent un partenariat. Leica amène son expertise dans le domaine de l'optique et Minolta son savoir-faire dans la conception des boîtiers reflex. Au cours des années 1980 et 1990, la marque expérimente beaucoup du côté de l'électronique et des automatismes programmés et cela peine à convaincre la clientèle. En 1992, le Minolta 9xi est présenté. Cet appareil devient le champion de la vitesse d'obturation avec 1/12000e de seconde. Si l'exploit technologique est salué on en est encore à se demander quel peut être l'utilité de la chose. Comme beaucoup d'appareils Minolta des années 80 et 90, on déplore souvent la fragilité ou le défaut de fiabilité des boîtiers.
Pour la défense de Minolta, les années 80 et 90 sont des années où l'on cherche beaucoup du côté des technologies naissantes comme l'autofocus, la motorisation de tout ce qui peut l'être (diaphragme, zoom, avance du film…) et des automatismes dans le but de simplifier l'utilisation d'un appareil à photo. Tout cela donnera naissance à quelques appareils inutilisables si tant est que l'on veut sortir de ce qui a été programmé. On notera le cas des F301 et 401 chez Nikon qui sont particulièrement décevants ou de cet appareil de chez Olympus qui rendait la mise au point très difficile. Chez Canon, on s'en est mieux sorti en lançant la monture EF qui permet "seulement" l'autofocus et le fonctionnement du diaphragme commandé électriquement.

L'appareil présenté aujourd'hui a été produit entre 1977 et 1984 et était le haut de gamme de Minolta. Je ne l'ai jamais essayé mais la prise en main donne le sentiment d'un appareil costaud et bien conçu. Il m'a été donné avec un lot d'objectifs Sigma. C'est là un point de divergence que je peux avoir avec certains photographes qui privilégient le boîtier aux objectifs. Pour ma part, je préfère un boîtier moyen et de bons objectifs à l'inverse. Ceci dit, je peux comprendre que pour certaines applications comme, par exemple, celle de la photographie de reportage, un bon boîtier solide et fiable est préférable à un objectif exceptionnel.

Minolta XD-7
Une feuille de papier, un flash et un logiciel pour présenter cet appareil Minolta

Ne serait-ce pas un peu flou ?

Expérimentons le flou
C'est très net, c'est très flou


C'est une photographie qui date un peu. Pour tester, j'avais muni l'un des mes appareils d'un objectif ancien qui n'est pas réputé pour sa qualité optique et, afin de corser un peu l'exercice et d'obtenir une image particulièrement peu nette et définie, j'avais réglé le diaphragme à sa plus grande ouverture. Le résultat dépassait de loin mes espérances.
J'aurais pu être satisfait. Hélas, j'avais poussé le bouchon un peu loin et j'étais prêt à expulser le fichier dans les limbes de la corbeille de mon ordinateur.
Que deviennent ses fichiers supprimés ? Je sais bien qu'ils ne disparaissent pas vraiment ou pas tout de suite, qu'ils sont dans un état superposé, inexistants et pourtant quelque part sur un support de stockage mais ce n'est pas le sujet.
Avant de procéder à cette suppression, je me suis tout de même essayé à un sauvetage de la dernière chance en utilisant une fonction d'un logiciel de traitement de l'image que je n'avais jamais utilisée et que je ne comprenais pas. J'ai fait plein de tests et j'ai fini par comprendre un peu. Cette fonction permet de générer un flou en utilisant une brosse et en jouant en symétrie sur les deux axes en partant d'un point central. Ce qui est chouette, c'est que l'on peut appliquer un masque à ce filtre et faire réapparaître de la netteté.

Vert moulu

John Deere 1120
Autour de 50 chevaux pour ce trois cylindres

C'est une marque iconique du monde agricole. J'ai connu des agriculteurs qui ne voulaient pas entendre d'une autre marque Jaune Dire (ou Jaune Dère, c'est selon). Bien sûr, d'autres ne jurent que par les Massey Ferguson, d'autres par les IH puis Case IH, moins nombreux par les Fendt mais il me semble que, du moins dans les régions céréalières, le John Deere a la cote.

J'ai conduit et utilisé certains de ces tracteurs. Des déjà bien vieux avec un système de transmission hydraulique et des plus récents avec leur cabine arrondie et assez confortable. Certains étaient dotés de moteur à quatre cylindres et d'autres de bons cylindres au beau son[1]. J'aime assez leur ligne, le long capot fin qui tranchait avec les carrosseries taillées à la serpe (comme à Escoire) de la concurrence.


Sur la page wikipedia consacrée à la marque, j'apprends l'existence d'une controverse datant de 2015 portant sur l'interdiction qui serait faite aux utilisateurs et propriétaires de ces tracteurs de réparer eux-mêmes les machines. J'ignorais cette information et il me semble que, d'un coup, j'apprécie beaucoup moins cette marque.

Note

[1] Ceci dit, j'ai aussi le souvenir d'un Renault 981 et de son moteur MWM six cylindres de 100cv qui faisait une musique plus agréable encore

Grand classique du monde agricole

Le « petit gris » Ferguson a peuplé les campagnes durant au moins deux décennies. Il était si courant que l'on ne le remarquait plus. Le Ferguson TE[1] 20 et TEA 20[2] est délaissé en raison de son moteur essence et ses performances modestes à une époque où on ne jure plus que par les moteurs Diesel plus puissants. Avec le remembrement et les regroupements d'exploitations, les parcelles deviennent plus grandes et les besoins changent. Dès les années 1970, le machinisme agricole propose des engins bien plus gros, bien plus puissants, capables de tirer des charrues à quatre ou six socs et ceci plus rapidement.

Ferguson TE-20
Complet à remettre en route

Notes

[1] pour Tractor England

[2] équipés du moteur Standard en place du Continental américain

Toujours dans le monde agricole

Rare SAME à double échappement
Tracteur SAME abandonné

Et sinon, je profite de ce billet de blog pour poser une question aux « gros cerveaux » qui sont nombreux à venir ici. On nous a expliqué il n'y a pas si longtemps qu'il était inconvenant de se réjouir de la mort d'un être humain, quel qu'il soit, quoi qu'il pense, comment qu'il pense. On nous a bien expliqué tout cela après la mort du militant d'extrême droite que l'on sait.
Même si, je le reconnais, je peine à ne pas me réjouir un tout petit peu de la disparition d'une personne raciste aux idées contraires à mes idéaux, j'ai compris et m'efforce de lutter contre mon penchant intime à souhaiter le plus grand mal aux personnes que je n'aime pas.
Et là, je ne comprends plus. c'est d'entendre des journalistes, des politiques, des éditorialistes nous dire combien ils sont heureux de la mort de Ali Khamenei. N'était-il pas un être humain ?

Paysage de saison

hiver janvier 2026
Une bonne alternative à la canicule

Rien à voir mais ça m'amuse

Une information lue ce matin sur le site Ici Périgord nous apprend que les gendarmes mènent l'enquête après qu'ils se sont aperçus que le radar tourelle installé à Saint-Crépin-d'Auberoche au bord de la route départementale 6089 a été sévèrement dégradé au point de ne pas pouvoir remplir sa fonction. Pour l'heure, ils ont relevé la présence de traces de pneumatique agraire à proximité.

Les gendarmes ne savent pas qui est derrière cet acte de vandalisme. Ils ont seulement relevé des traces de pneus de tracteur sur l'herbe entre la chaussée et la glissière de sécurité.

Degrés ou de force

Hier matin, le thermomètre posé sur ma table affichait six petits degrés et pour dire les choses je pense que ce n'est pas beaucoup. Dans la matinée, un copain m'a demandé d'aller vérifier le niveau de fuel dans la cuve d'une maison, à Azerat. Il avait légèrement commencé à neiger et je me suis alors dit que les températures allaient monter un peu. Parce que, cette fois-ci, j'avais bien pris mon appareil photo, il y a une photo à critiquer. Pour les dessins, il faudra attendre une hausse un peu significative des températures.

l'hiver à Azerat

Je vous mets sur la voie

Je vous parlais de l'objectif fish-eye. Si c'est un objectif qui, par conception, déforme beaucoup, il peut être utilisé pour produire des images qui tirent parti de la très grande profondeur de champ qu'il permet. Dans le cas présent, je l'ai utilisé pour photographier la voie ferrée qui passe par Azerat et produire une image assez graphique et intéressante (selon moi).

Ligne de chemin de fer
Quelques trains circulent encore sur cette voie

Faut pas abuser

Au départ, il y a une idée. C'est l'idée d'utiliser l'objectif fish eye que je n'utilise pas souvent. C'est un objectif qui couvre un angle de 180° et que l'on ne peut pas vraiment utiliser pour tous les sujets. C'est que ça déforme énormément. Notez qu'il est possible de calculer des formules optiques avec un angle de champ très large sans qu'il y ait de déformation excessive. C'est souvent – mais pas toujours – au détriment de la netteté dans les angles. Mais là, le Samyang dont il est question est volontairement à ranger dans la catégorie des fish eye. Dans le cas d'une utilisation avec un capteur APS-C, comme c'est le cas ici, l'image couvre la totalité du capteur. Avec un boîtier "plein format" on voit bien le cercle couvert par l'objectif.
J'ai eu l'idée de poser le boîtier pour faire une image amusante et inhabituelle. Il y avait là une bouteille (malheureusement vide) de whisky de Corse[1]. La suite est simple à imaginer. J'ai mis en route le retardateur et j'ai pris la pose. Ce n'est qu'après que je me suis demandé s'il avait été bien judicieux d'user mon appareil photo pour de si futiles essais. J'ai rangé l'objectif et me suis promis de ne pas y revenir avant longtemps.

Buvez du whisky de Corse
Promotion de l'alcoolisme et des boissons corsées


Et pour celles et ceux qui le souhaiteront, il sera possible de rencontrer les meilleurs éléments constitutifs de la célébrissime maison d'édition associative Ha ! Ha ! Ha ! éditions à Tourtoirac, en Dordogne, sur les bords de l'Auvézère, de 10 heures à 18 heures, à la Tannerie, 2 square du 19 mars 1962 dans le cadre des Journées du patrimoine et du Village des Éditeurs qui en accueillera une quinzaine, d'éditeurs.

Quinze maisons d'édition dont la meilleure, la seule thenonnaise, celle qui n'en peut plus de produire tant de merveilleux ouvrages.

Note

[1] D'ailleurs, si vous souhaitez me faire un cadeau, ce serait avec plaisir. Merci.

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