Les Panhard sont étanches

C'était à Marsac-sur-l'Isle et c'était pour une exposition de véhicules anciens. Il pleuvait. Là, il y avait ces deux Panhard PL17. Parce que j'aime ces automobiles, je les ai photographiées. S'il y avait eu du soleil, ça aurait pu être mieux. Pour autant, ça nous fait toujours quelque chose à donner au blog.

Panhard PL17 sous la pluie
5cv, 6 places et 6 litres aux cent

Vaillante Grand Défi

Je n'ai jamais été grand amateur des bandes dessinées de Jean Graton. Je ne suis pas enthousiasmé par Michel Vaillant et par l'univers de ces BD. Je pense ne pas aimer les courses automobiles. L'an dernier, les Remparts d'Angoulême avait pour thème cet univers créé par Jean Graton. Pour tout dire, j'ai trouvé cette édition 2025 assez décevante. Oui, il y avait quelques Bugatti et j'ai un faible pour cette marque mais dans l'ensemble il me semble qu'il n'y avait pas vraiment grand chose à se mettre sous la dent par rapport aux quelques autres éditions auxquelles j'ai pu être présent en tant que curieux visiteur.
A côté des halles de la ville, il y avait un rassemblement d'automobiles qui m'étaient inconnues. Je ne les ai trouvées ni belles ni très intéressantes mais j'ai tout de même fait une image. C'est plus tard que j'ai appris, grâce à Internet et à wikipedia, que ces automobiles avaient été imaginées par Jean Graton et construites sur une base de Hommel (marque que je ne connaissais pas plus) à 16 exemplaires entre la fin des années 90 et le début des années 2000.
Elles sont équipées d'un moteur Peugeot que l'on peut trouver dans la 306 S16. Les caractéristiques laissent supposer que ces Vaillante doivent être assez efficaces mais elles ne m'occasionnent pas d'émotions particulières.

Vaillante Grand Défi
Hommage à Michel Vaillant dessiné par Jean Graton et construite sur une base de Hommel

Peugeot 304

Peugeot 304
Considérée comme une simple évolution de la 204, la 304 a su trouver sa clientèle. Aujourd'hui, elles sont devenues assez rares.

Ce n'est pas une automobile qui me rappelle des souvenirs particuliers ou qui m'intéresse. C'est une voiture que l'on a vu assez longtemps, qui ne semblait pas très jolie, qui n'était pas laide non plus, qui ne jouissait pas d'une réputation prestigieuse, qui allait bien pour le père de famille en charge de transporter sa petite famille. C'est une de ces populaires de milieu de gamme de ces années 70 au même titre que la Renault 12 ou la Simca 1100, des automobiles banales, courantes, discrètes. De son côté, comme il était d'usage en ces temps anciens, chez Citroën, on propose la GS qui laisse nettement moins insensible et qui, en toute honnêteté était bien meilleure que la concurrence.

Kustom Kulture du Périgord

Simca Chambord Kustom
Ça roule, c'est trop cool !

C'était au parc des expositions de Marsac-sur-l'Isle et il pleuvait. Il y avait une Simca Chambord qui avait été utilisée pour assouvir les envies d'automobile américaine des années 50 passée par la moulinette de la mode Kustom Kulture de l'époque.

On a déchromé ce qui pouvait l'être, on a ajouté des trous d'aération dans les ailes avant, on a mis des pneumatiques avec des flancs blancs et on était prêt pour aller briller sur les plages californiennes et être l'objet de l'admiration de toutes et tous. Et moi, de mon côté, je me suis amusé aussi à passer la photographie de la machine que je vous mets en regard par la moulinette de logiciels de traitement de l'image.


Comme quoi il est encore permis de perdre quelques heures en pure perte dans notre beau pays !

Populaire d'après-guerre

Elle fêtera ses quatre-vingts ans cette année, à l'automne. La production débutera réellement en 1947 mais elle est présentée à la presse et au salon de l'automobile dès 1946. Cette automobile conçue dans la clandestinité malgré la réticence de Louis Renault connaîtra une très grand succès et sera vendue aux USA, en Argentine et au Japon.
Après plus d'un million d'exemplaires, il est décidé d'arrêter la production de cette 4cv et de laisser la place à la Renault 4 qui utilisera le moteur de son aînée. Pourtant, la 4cv continuera son petit bonhomme de chemin encore quelques années avec les Dauphine et Ondine qui lui sont proches. Pour les modèles à moteur arrière, on pourra ajouter la série des Renault 8 et 10, les Caravelle et Floride et les Alpine qui, pour les premiers modèles étaient basées sur la 4cv. Il faudra attendre 2014 pour que la Twingo III remette le moteur à l'arrière en utilisant une base co-créée par Smart et Renault.

 	4CV 1063 Le Mans Replica
4cv sportive

Un petit gris de couleur rouille

Ferguson
Dans un écrin de nature



Ce matin, entre deux cafés, j'ai regardé une vidéo, sur YouTube, de François Ruffin en train de discuter le bout de gras avec Claude AI, une "intelligence artificielle" parmi d'autres.
L'entretien[1] est assez intéressant, un peu flippant aussi, et finalement je me demande si Ruffin ne tombe pas dans le piège de ces machines.
Il discute avec des machines, avec du vide. Il est face à un interlocuteur virtuel prêt à tout et à n'importe quoi pour continuer à faire perdre du temps, à aller dans le sens souhaité, à caresser dans le sens du poil, à valider ce que Ruffin veut entendre.
Alors, oui, on sent que Ruffin est content de son coup. L'IA lui donne ce qu'il a envie d'entendre. Elle lui recrache ce qu'il attend. En gros, on peut dire que Ruffin est pris au piège d'une discussion avec un perroquet.
Ce qui aurait été plus intéressant à mon sens, ça aurait été, avec le même agent conversationnel, de lancer la discussion dans deux directions. L'une aurait été les dangers de l'IA sur l'emploi et toutes ces idées de gauchiste attardé, l'autre sur les bienfaits des mêmes IA pour la société et les finances. Une sorte de démarche un peu scientifique.
Vous pouvez cliquer pour voir cette vidéo.

vidéo youtube de François Ruffin discutant avec Claude IA

Note

[1] ne pas oublier que tu causes à une machine

Peugeot 174S 1925

Peugeot 174S 1925
Carrosserie Skiff ou pointe pontée pour cette automobile sportive vieille d'un siècle


Cette Peugeot 174S représentait le haut de gamme chez Peugeot en ces débuts des années 20 du siècle précédent. C'est une grosse automobile ici carrossée en pointe bateau. La version S composait la catégorie sportive du modèle. Son moteur quatre cylindres de 3.8 litres de cylindrée gagne 10 chevaux par rapport aux autres modèles 174 en grimpant à 85 chevaux. qui permettent d'atteindre les 110 km/h (au lieu des 100 km/h pour le modèle "de base".
Ce moteur a été mis au point par l'ingénieur Dufresne parti sur un désaccord de chez Voisin. Chez Peugeot, on lui confie la mise point du moteur sans soupapes conçu par l'américain Knight. Sur ces moteurs, des chemises oscillantes libèrent des lumières pour l'admission du mélange gazeux et l'échappement des gaz d'échappement. On note un gain en matière de souplesse et de silence mais cela au détriment d'une consommation d'huile plus importante

On remarque une grande attention portée à l'esthétique de ce moteur et à la qualité des matériaux mis en œuvre. Rien ne dépasse de ce bloc si ce n'est le carburateur Zenith et sa tringlerie nickelée. C'est propre et net. Des capotages finissent le montage en intégrant harmonieusement cette motorisation au châssis. D'ailleurs, cela indique d'une façon nette que le groupe propulseur est monté rigide dans le châssis. C'est bien le moins que l'on pouvait attendre à l'époque pour une automobile de luxe.

Et ce n'est pas une blague

Ce n'est pas une automobile ancienne et c'est déjà une automobile de collection. C'est une automobile rare (c'est la première que je vois) et on peut s'étonner de la trouver un jour de pluie laissée sans surveillance particulière sur un parking banal. C'est que cette automobile prétend avoir 800 chevaux sous le capot (ce n'est pas donné à toutes les automobiles) et de valoir sur le marché de l'occasion quelque chose comme 1,5 million d'euros. Ce n'est pas donné pour personne.
Alors, autant le dire tout de suite, je n'envisage pas d'acquérir un semblable véhicule dans l'immédiat et cela pas uniquement pour des raisons financières bien que, ne nous le cachons pas, ça peut jouer à la marge. Non, en fait je ne suis pas attiré par ces automobiles qui ne servent à rien hormis à aller jouer sur circuit. Ceci dit, aurais-je les moyens de pareille folie, je choisirais une Bugatti 35 ou, mieux, une 51. Ça ne sert à rien non plus mais d'un simple point de vue esthétique, ça a ma préférence.

Mc Laren Senna
800 chevaux au bas mot et plus du million d'euros

Comment finissent les SIMCA

La dernière fois que j'ai tenté de me prêter à l'exercice, j'ai été stoppé net dans mon élan à cause d'un tout petit oubli de rien du tout. C'est une personne[1] qui fréquente avec une certaine assiduité la zone des commentaires de ce blog qui m'avait mis sur la piste. Pour m'allécher, il m'avait non seulement invité à déjeuner mais, de surcroît, il m'avait envoyé des images qu'il avait faite. Sur celles-ci, on découvrait deux épaves, une assez difficilement identifiable et une Panhard Dyna Z.
Chargé de mon sac photo et des idées en tête sur la manière de réaliser quelques belles beaux clichés, je prenais la route pour aller à la rencontre de ces automobiles délaissées. Je me souviens que c'était l'hiver et qu'il ne faisait pas chaud. En traversant le petit champ qui surplombe le bois où les deux épaves reposaient, j'entendais les herbes gelées crisser sous mes pas. En raison du gel, la marche était rendue malaisée par ces mottes de terre rendues plus solides qu'à l'accoutumée. Il me fallait faire attention pour ne pas risquer de me tordre une ou l'autre de mes chevilles.
Nous arrivâmes bientôt au bois et bavardâmes quelque instant avec un brave homme venu là pour couper du bois. Nous devisâmes à propos d'un arbre couché, cassé, mort de vieillesse comme nous l'enseignait son tronc creux. Il allait lui falloir redoubler de prudence au moment d'attaquer cet arbre autrefois majestueux à la tronçonneuse.
A peut-être quelques dizaines de mètre tout au plus, nous apercevions les deux véhicules. J'ouvris mon sac photo et m'apercevais que je n'avais pas pris l'appareil photo. J'ai dû passer soit pour un sacré con soit pour une tête de linotte. On ne peut toutefois pas exclure la possibilité que je sois passé pour l'un et l'autre à la fois. Toujours est-il qu'il me devenait impossible de faire des photographies. Alors, nous prîmes un peu de temps pour identifier l'auto mystère. La plaque constructeur, une fois nettoyée, nous fit comprendre que nous étions en présence d'une Peugeot 301. Retournée sur son toit, grignotée par la corrosion, plus rien ne pouvait être entrepris pour une remise en circulation.

Il y a quelques jours, un autre habitué des commentaires de ce blog m'envoie, par courrier électronique, trois belles images faites par son frère, Laurent, photographe animalier de talent et grand traqueur de cèpes qu'il débusque mieux qui quiconque. Après avoir jugé ces images fort intéressantes, je demande à Jean-Louis[2] s'il me permettrait de publier l'une d'elles ici. Il me donne son aval et je peux donc vous présenter deux enthousiasmantes épaves de SIMCA.

Simca dans les bois
Photo de Laurent Delbrut

Notes

[1] je ne peux que vous dire que son pseudonyme débute avec la lettre T

[2] Afin de préserver l'anonymat, je me contente des initiales de son pseudonyme, JLP

En retard

Hier, la journée a été un peu chargée et je n'ai pas pris le temps de préparer quelque chose pour ce blog. J'ai retrouvé, perdu dans une pile de feuilles de papier, un dessin que j'ai dû écarter à un moment donné pour une raison qui m'échappe. Il est possible que je l'aie trouvé trop mauvais sur l'instant mais avec mes yeux d'aujourd'hui, je le pense convenable. Ou bien, c'est une chose possible, j'ai été dérangé, je l'ai mis de côté et puis oublié

Pauvre petit dessin abandonné
Un dessin tombé dans les oubliettes et remis à la lumière

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