L'art du pinceau sur une Ford

Pinstriping qui souligne la ligne de cette Ford
Pinstriping sur cabriolet Ford des années 40


Parmi toutes ces choses que je regrette ne pas être capable de faire, il y a le pinstriping ou pin striping. Cet art est apparu aux États-Unis d'Amérique dans les années 50 avec l'émergence du mouvement de la kustom Kulture. Il s'agissait de tout mettre en œuvre pour embellir les voitures anciennes et de construire des Hot Rods qui soient efficaces et esthétiques.
Si le traçage de filets, notamment sur le réservoir, les éventuelles boîtes à outils et garde-boue des motocyclettes date de bien avant et n'est pas spécifique aux USA, l'apport des artistes américains a été de sublimer la technique pour créer des motifs complexes et symétriques. Pour réaliser ces filets, il est nécessaire d'utiliser des pinceaux spéciaux appelés "pinceaux épée" qui permettent une bonne charge de la laque et une bonne aptitude à créer des pleins et des déliés superbes… pourvu que l'on sache le faire. On peut rapprocher cet art de celui des peintres en lettres même si la finalité n'est pas la même.
Face à la difficulté de la technique et du long apprentissage qui peut rebuter le plus grand nombre, on peut avoir la tentation de réaliser ces filets soit avec des "pinceaux" à roulette qui permettent de déposer la peinture d'une façon régulière soit d'utiliser du ruban adhésif pour masquer les endroits où l'on ne souhaite pas avoir ces filets. Avec cette dernière technique, on peut utiliser l'aérographe et ainsi obtenir des résultats intéressants. Cependant, à mon avis, rien ne vaut le vrai filet réalisé au pinceau.

Il y a des années, j'ai fait l'acquisition d'un pinceau Mack spécialement conçu pour réaliser ces filets. A l'époque, je me suis juste dit qu'il n'était pas nécessaire d'acheter la peinture émail recommandée. Cette peinture est très riche en pigments et est assez fluide. Les quelques rares essais que j'ai fait avec de la peinture quelconque n'ont pas été concluants et j'ai abandonné. Je me suis souvent promis de tenter de nouveau sans jamais tenir parole.

Relaxe

Apparu en 1958 et étrennant la cabine Relaxe que l'on doit à Raymond Loewy, le Berliet GAK a été un classique du transport routier. Cette cabine moderne, pratique et confortable se présente dans deux formules. Cabine avancée comme dans le cas du GAK d'aujourd'hui et aussi sur les camions à capot moyennant une légère adaptation. Cette cabine était proposée en versions étroite et large. Si, principalement, la motorisation proposée était du Diesel avec le moteur Magic (licence MAN), il a aussi été possible de disposer de moteur essence pour le marché des véhicules d'incendie et, dans une moindre mesure, militaires.
Pour ce Berliet GAK que l'on pouvait rencontrer lors des Vintage Days de Périgueux, je ne suis pas certain de la motorisation mais il n'est pas impossible qu'il soit équipé d'un 6 cylindres essence de chez Hotchkiss. Alors que les camions à cabine Relaxe disparaissent du catalogue en 1968, les versions "incendie" seront poursuivies jusqu'en 1971.
Ces camions de moyen tonnage ont été appréciés même si on pouvait leur reprocher une vitesse qui peinait à approcher les 70 km/h. Les plus anciens se souviennent de cette époque où les poids-lourds emmerdaient l'automobiliste en ne parvenant pas à rouler à des vitesses convenables.

Berliet à cabine Relaxe
Berliet GAK

Rouge

Si je ne me trompe pas, nous sommes ici en présence d'un Mc Cormick 137D produit à Saint-Dizier entre 1960 et 1964. Ce petit tracteur bicylindre développe 20cv et succède au 135D. C'est un tracteur que l'on a pu voir au travail dans nos campagnes jusque encore assez récemment, souvent relégué à des tâches subalternes sur la fin.

Tracteur Mc Cormick International Harvester 137D
Mc Cormick 137D

Cette 2cv est dangereuse pour la santé

C'est une habituée des Vintage Days que l'on a plaisir à voir à chaque fois. Elle est magnifiquement décorée aux armes de la célèbre boisson apéritive corrézienne originellement produite non loin de Tulle par la famille Labounoux. Depuis 2006, la Salers est passée entre les mains de la société Pagès Vedrenne qui a déporté la production du côté de Turenne, toujours en Corrèze. Cette société Pagès Vedrenne détient également le Noyau de Poissy qui est une douce liqueur aux délicats arômes d'amande d'abricot. Cet alcool réveille en moi le souvenir de personnes qui, jusqu'à Conflans-Sainte-Honorine, cassaient des noyaux d'abricots pour en tirer l'amande qui servirait à la confection de cette liqueur.
Cette 2cv Citroën du type AZU a été décorée par le célèbre peintre en lettres et artiste Jean-Do. L'histoire ne dit pas si cette automobile ainsi apprêtée pourrait éventuellement être une victime collatérale de la Loi Evin. Selon moi et bien qu'il soit là fait ouvertement référence à une boisson alcoolique, je ne pense pas que les apéritifs concoctés à base de racine de gentiane soient les plus massivement consommés en France et que ce soient eux qui causent le plus de dégâts. Toutefois, l'alcool est un poison pour la santé ainsi que pour la société. C'est pourquoi je ne saurai que trop vous conseiller de ne pas regarder trop longtemps la photo placée ci-après et, dans la foulée, d'aller avaler un grand verre d'eau fraîche.

Une 2cv à regarder avec modération
La gentiane, c'est la vie

Camion Citroën très résistant

Le Citroën utilitaire type 23 apparaît en 1935 et tire sa révérence en 1969. Il naît équipé du moteur de la Traction avant et d'une cabine très proche des 10cv "Rosalie". Il est dessiné par Flaminio Bertoni à qui l'on doit la Traction avant, la 2cv, la DS et aussi l'AMI 6 et le très étrange Belphégor. C'est un véhicule utilitaire à qui l'on demande de transporter des charges. On ne se préoccupe pas du confort du chauffeur. A partir de 1953, il est équipé d'une nouvelle cabine, sans doute plus moderne et confortable mais aussi, à mon sens, beaucoup moins sympathique.
Il est possible que ce camion ou l'un de ses semblables ait été utilisé par la Résistance. Est-ce que celui présenté là à Périgueux a réellement un passé héroïque, c'est là qu'est l'hic. Il est probable que l'on soit en présence d'un U23 militaire mais je suis bien incapable de dire s'il est d'avant ou d'après guerre.

Citroën U23 de Résistance
Citroën U 23

Milieu à l'Aronde

En ces années 50, la SIMCA est encore très dépendante de FIAT. De fait, la nouvelle Aronde utilise le moteur de la SIMCA 8 qui n'est rien d'autre que la FIAT 508C. Dans les grandes lignes, elle ressemble à la FIAT 1400.
Succédant à la SIMCA 9 et précédant la P60, cette Aronde sait attirer de nombreux acheteurs et elle sera un grand classique des routes françaises jusqu'à la fin des années 60. L'une des forces de SIMCA est de savoir proposer de nombreux modèles sur la même base, de la simple berline en passant par le modèle de luxe et sportif ou l'utilitaire avec une petite fourgonnette ou un pick-up.

Simca Aronde sur les boulevards de Périgueux
Aronde Simca aux Vintage Days

Alouette

Apparue en 1959, l'Estafette est la première incursion de Renault dans le monde de la traction avant. Elle naît de la nécessité de proposer un véhicule utilitaire permettant une charge utile plus important que la Juvaquatre et plus moderne que les 1000kg ou 1400kg (Voltigeur et Goelette). En cette fin des années 50, le petit utilitaire de référence est le Citroën type H beaucoup plus pratique que les "antiques" 1000kg de la Régie. On trouve aussi les D4 Peugeot construits par Chenard et Walker qui connut un succès relatif.
Ici, nous sommes en présence d'une Alouette, une Estafette entièrement vitrée qui propose 8 places assises. Ce sera elle qui sera adoptée par la Gendarmerie nationale. Elle doit dater de quelque part entre 1962 et 1968 et doit être équipée du tout nouveau moteur Cléon que l'on trouve aussi dans la Renault 8.
La force de ce petit utilitaire est sa très bonne maniabilité (ce qui n'est pas la force première du type H) et sa nervosité sur les deux premiers rapports. Son domaine de prédilection est la ville. Par ailleurs, le petit moteur a tendance à casser les oreilles sur les longues distances. Un autre point fort de l'Estafette est sa capacité de charge. On peut réellement largement dépasser les limites de charge utile. Si la direction est assez peu précise comparée à celle du type H, elle est douce (toujours comparée à l'utilitaire de chez Citroën). Le confort n'a pas été la première préoccupation des concepteurs mais c'était là le sort réservé aux utilitaires. Enfin, il faut un certain temps d'adaptation pour manœuvrer le levier de vitesses.
L'Estafette a été un beau succès commercial et a été adoptée par de nombreux commerçants et artisans. On la croisait partout, elle faisait partie du paysage. Souvent, elles ont été usées jusqu'à la corde. Il semble que Renault souhaite relancer l'Estafette avec la mise en production d'un utilitaire électrique. On peut avoir une idée de la chose sur le site officiel de la marque. Je ne suis pas convaincu par la prétendue filiation et je me demande, comme pour les nouvelle Renault 4 ou 5 de la marque, de l'opportunité de tenter une approche vers le "néo-rétro" comme on dit.

Renault Alouette
Estafette Alouette

Rosengart LR47

Rosengart LR47
petite Rosengart


Basée sur l'Austin 7, cette petite Rosengart a été produite entre 1933 et 1935. C'est une toute petite automobile avec un petit moteur qui donne une petite vingtaine de chevaux bien vaillants. S'il ne s'agit pas d'une automobile sportive, elle a acquis une belle réputation d'endurance et de robustesse.

Parade militaire

Chaque année, les Vintage Days accueillent des véhicules militaires, majoritairement américains. Le discours des collectionneurs de ces véhicules est qu'ils font un travail de mémoire, qu'ils entretiennent le souvenir des soldats qui sont venus libérer l'Europe du joug nazi et qui, pour nombre d'entre eux, ont trouvé la mort. On n'oublie pas de célébrer la Résistance.
Sur la place Bugeaud[1], on s'applique à reconstituer une image d'un camp militaire américain avec des tentes qui abritent une exposition des moyens de communication ou d'armes diverses en variées, le tout dans un esprit bon enfant.
Or, je n'aime pas la chose militaire et je suis conscient de devoir vivre avec ce paradoxe qui me fait apprécier certains véhicules conçus pour l'armée. Ils revêtiraient une livrée civile que je ne les apprécieraient que plus mais je dois à la vérité d'admettre apprécier l'esthétique brute, fonctionnelle et utilitaire de ces camions et de certains autres véhicules arrivés en France pour faire advenir la Libération.
Il me semble que, quoi que l'on puisse penser, malgré tout le mal que l'on peut dire ou penser des Américains, ils sont préférables aux nazis et que, somme toute, c'est bien grâce à eux que ces nazis ont finalement été battus. Ils ont bien été aidés par les Russes mais bon, pour le cas de la France, ce sont bien les alliés américains, britanniques, canadiens et autres qui ont permis cette libération.
Et donc, il y avait des camions et des jeeps et parmi eux, de nombreux GMC CCKW qui sont des véhicules que je persiste à trouver très beaux. Il y avait aussi beaucoup de beaux exemplaires de Dodge WC mais j'y reviendrai ultérieurement. Ces véhicules militaires participèrent à la parade des boulevards périgourdins pour le plaisir des spectateurs et des passagers.

GMC CCKW
GMC

Note

[1] qui déclare, après qu'il a été nommé gouverneur général de l'Algérie par Thiers : « Le but n'est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d'empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, de jouir de leurs champs . Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes , ou bien exterminez-les jusqu'au dernier. »

Morgan Aero 2-Seater Sports

Cyclecar Morgan
Morgan Three Wheelers

C'est principalement une affaire de réglementation fiscale qui a popularisé les cyclecars et, dans le cas présent, les tricycles. Celui-ci est un Morgan et il en a été produit de semblables en France par Darmont. C'est un véhicule fort sympathique et amusant qui doit être intéressant à piloter d'une manière sportive.

Le top du must de l'automobile française

C'est une question qui n'a pas fini de susciter des questionnements. Pourquoi peine-t-on tant à montrer de belles automobiles de la marque Renault et, surtout, pourquoi tant d'aversion à l'endroit de cette marque réputée, sérieuse, iconique, grandiose, enchanteresse, magnifique, exaltante ?
C'est un sale procès d'intention et je le prouve pas plus tard que ce matin avec une belle suivie d'une non moins intéressante fourgonnette Renault 4 de toute beauté. Et ce faisant, je cloue le bec des mauvaises langues.

Qu'aurait été la France automobile sans les frères Renault ? Pas grand chose. Lorsque l'on ne peut guère citer beaucoup plus que les type A, les B1, B12, B14, C4, C6, Traction avant, 2cv, DS ou SM chez Citroën ; que chez Peugeot on ne connaît pas beaucoup plus que les 190, les 201, les 301, les 202, 302 et 402, les 203 et 403, les 204, 304, 404, 504 et 604 ; que dans ces marques que l'on se plaît à qualifier de « prestigieuses » on doit se contenter de quelques bricoles, Chez Renault, il y a pléthore de modèles qui, eux seuls, ont su marquer durablement les esprits et passionner les vrais amateurs de vraies belles automobiles équipées de motorisations de légende. Il convient de rétablir ici la vérité et ceci même si elle peut contrarier quelques esprits chagrins.

Renault Monaquatre Cabriolet de 1934
Pour les amateurs de voitures à vivre

Ford A

Il y a un point commun entre la Ford A et la 2cv qui la suit. Elles ont toutes deux été produites à environ cinq millions d'exemplaires. Cependant, il aura fallu une quarantaine d'années pour la Citroën contre seulement quatre années pour la Ford. Tant que l'on en est à causer chiffres, la Ford T qui a précédé le modèle A a été produite à seize millions et quatre cent quatre-vingt deux mille exemplaires. C'est bien mais la VolksWagen coccinelle produite à travers le monde entre 1938 et 2003 enregistre plus de vingt et un millions de commandes. Bien entendu, je conspue l'espèce d'horreur qui a été fabriquée par VolksWagen entre 1998 et 2019 (New Beetle puis Coccinelle 3).
Bref. La Ford Type A a été déclinée en de très nombreuses versions dont des utilitaires (type AA). L'usine de Ford SAF qui sera rachetée par SIMCA assemblera la Ford A sur le territoire français. Auparavant, des Ford T furent produites à Bordeaux. Je n'ai pas trouvé de chiffres concernant la production de ces Ford A françaises. Ce que je constate (et ceci ne vaut sans doute pas grand chose en terme de preuve), c'est que l'on voit tout de même beaucoup plus de Renault, de Peugeot et surtout de Citroën de cette période s'étalant entre la fin des années 1920 et le début des années 1930 que de Ford. Il est possible que la Ford A ait été plus chère que les automobiles françaises ou moins adaptées à la demande de la clientèle française aussi. Les effets de la crise de 1929 ont aussi très certainement freiné les ventes automobiles dans les années 1930. La montée du nazisme en Allemagne et le sentiment que l'on se dirigeait vers une guerre avec l'Allemagne n'ont pas dû arranger les choses.

Ford A
Un grand classique de la production automobile des Etats-Unis d'Amérique

Prestigieuse automobile

Pour être honnête, je n'arrive pas à identifier le modèle de cette Delage avec certitude. Il me semble que ça pourrait être une D6 de la deuxième moitié des années 30 et je suis impatient de lire un commentaire qui viendra m'en apprendre plus à ce sujet.
Cette belle automobile était sans aucun doute la plus rare et prestigieuse de toutes celles qui étaient présentes pour ces Vintage Days 2024. Assez curieusement, pendant que j'étais dans les parages je n'ai pas constaté qu'elle intéressait particulièrement les visiteurs de cette exposition. Peut-être la marque ne dit-elle plus grand chose aujourd'hui ? En 1935, Delâge se trouve en difficulté financière et il y a un rapprochement avec une autre marque prestigieuse, Delahaye.
Après guerre, il faut reconstruire l'industrie automobile française. Le plan Pons définit les priorités et attribue à chaque marque une gamme de véhicule. Sous la direction de SIMCA, Delage et donc Delahaye vont tenter de produire de nouvelles automobiles basées sur les modèles d'avant-guerre modernisées et rhabillées. Comme Bugatti à la même période, ces marques ne trouveront pas leur clientèle. D'ailleurs, on pourrait parler de Panhard et Levassor qui délaisseront les automobiles de prestige pour se diriger vers une production de petites voitures moins chères.

Delage D6 (sous réserve)
La voiture de l'élite et celle du peuple

Rover

Si j'aime les automobiles des années 30, je dois reconnaître qu'elles donnent parfois du fil à retordre au moment de les identifier. Passe encore pour les automobiles françaises les plus communes mais pour ce qui est des marques étrangères, ce n'est pas toujours simple.
Là, nous sommes en présence d'une Rover. Je propose qu'il pourrait s'agir d'une 10/25 bien que certains détails sont troublants. Par exemple, sur la majorité de ces 10/25, les portes avant s'ouvrent de l'avant vers l'arrière tandis que celle photographiée à Périgueux est équipée de portes s'ouvrant vers l'avant. J'ai bien trouvé ce que l'on pourrait considérer comme étant des séries spéciales qui pourraient correspondre à une 10/25 de ce type mais je ne peux pas être catégorique.

Automobile Rover
Rover 10/25

Vintage Days à la mode ibère

Nous l'avions déjà vue exposée à Thenon et nous la retrouvons à Périgueux à l'occasion des Vintage Days sur le stand de la FFMC dans la rue Saint-Front qui était réservée à l'exposition de motocyclettes anciennes. Nous avons pu l'entendre tourner et c'est un petit plaisir que celui d'entendre le pilonnement régulier du monocylindre ibérique (mais catalan avant tout).
Née durant la seconde guerre mondiale dans l'Espagne franquiste, l'entreprise des frères Sanglas ambitionne de fournir des motocyclettes modernes et de permettre de s'affranchir de l'importation des motos allemandes. Sous la dictature de Franco, les exportations ne sont pas nombreuses et il faut attendre la mort du dictateur pour que l'on ait l'occasion de découvrir les Sanglas en France.
Sans chercher à polémiquer et sans chercher à médire, on peut dire qu'à l'heure où les Sanglas tentent de convaincre les motocyclistes, les solutions techniques proposées peuvent paraître dépassées par rapport aux multicylindres japonais et à leurs arbres à cames en tête vrombissants. Au tout début des années 80, Yamaha rachètera Sanglas pour pouvoir s'implanter sur le territoire européen et produire des motos Yamaha en s'affranchissant des taxes d'importation.

Sanglas 500 S monocylindre
Sanglas 500S

France éternelle des images d'Épinal

A l'heure où j'écris ces lignes, peut-être avons-nous un premier ou une première ministre qui œuvre à la constitution d'un gouvernement pas piqué des hannetons. Ce n'est pas ce qui semblait préoccuper les participants aux Vintage Days de 2024. Sur la place Tourny, on s'était amusé à reconstituer la France des années 60 avec des véhicules et des gendarmes qui fleurent bon la France des Trente glorieuses.
Si l'on admet que ces années prétendument heureuses et fastes prirent fin avec le premier choc pétrolier, on comprend pourquoi certains s'enferrent dans un bel élan salutaire de déprime nostalgique depuis cinquante ans. Disparues les 2cv, idem pour les Mobylettes et les Solex. Quant aux fiers képis, ils ont été remisés avec les films de la série des "gendarmes" sur les étagères des choses désuètes et amusantes.

C'était-ti pas mieux avant ?
La France de dans le temps

Quelques Renault (mais pas que…)

C'est le matin et il reste encore beaucoup de place pour les automobiles anciennes sur la place Tourny. La 4cv apparaît avec des roues "étoiles" et cela nous indique qu'elle date d'avant 1957. D'autre part, ses six "moustaches" nous enseigne qu'elle est d'avant 1954. Pour la Renault 5, je ne peux pas en dire grand chose si ce n'est qu'elle pourrait être des premières séries. Je ne m'en suis pas approché plus.

4cv et Renault 5
Deux Renault, une VolksWagen et une Cirtroën

Vintage Days 2024 #1

Au moment de faire des photographies de la déambulation motorisée, je me suis dit que j'allais essayer de donner de la dynamique aux images en jouant sur l'impression de mouvement et de flou. J'aime assez le résultat.


On commence avec une Rosengart LR47 des années 30 produite sous licence Austin Seven. C'est une petite automobile fiable et économique.


On ne la présente plus, elle est présente presque à coup sûr dans les manifestations d'automobiles anciennes et c'est toujours un plaisir de la croiser.


Sur les boulevards, on parade au volant de sa Porsche 356 sous les regards admiratifs.

Des motocyclettes au Vintage Bike

On va en finir avec cette rétrospective des Vintage Days 2023 avec les motocyclettes qui étaient annoncées se trouver à côté d'un complexe sportif en banlieue de Périgueux. Je le redoutais un peu, on allait trouver beaucoup plus de customs récents que de vieilles machines. J'imaginais que de nombreux concessionnaires allaient faire le déplacement mais non. Pour tout dire, j'ai trouvé ces Vintage Days décevants et je ne me suis intéressé qu'à deux motocyclettes, deux Harley Davidson, une belle Knucklehead et une non moins jolie WLA.

Je n'ai rien contre les customs et rien contre les Harley Davidson. Je dis simplement que je ne m'intéresse plus vraiment à ces machines qui, trop souvent à mon goût, ne servent que de présentoir à accessoires divers et variés. Alors oui, je suis de mauvaise foi. Ces motos servent aussi à présenter de belles peintures bien faites et bien vernies. Il y a de belles couleurs, de beaux décors, plein de chromes étincelants et de sacoches en cuir. Tout cela est bien beau mais à force, on a l'impression d'en avoir fait le tour.
Si quelques stands de concessionnaires ou de préparateurs étaient bien présents, notamment celui de Ludo Cap 2 roues, à Marsac-sur-l'Isle, qui prétend vendre les nouvelles BSA produites par Mahindra en partenariat avec Peugeot, je ne me suis pas trop intéressé à eux.
Comme je le dis, les deux seules machines qui ont retenu mon attention sont deux vieilles Harley Davidson. Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de motos anciennes. L'idée de délocaliser l'événement moto n'est peut-être pas excellente ou peut-être faut-il quelques années, un peu de maturité, pour que l'idée fasse son chemin et soit accepté et validé. Nous verrons.
Donc, deux Harley Davidson. La première est équipé du moteur « knucklehead » qui est pour beaucoup le plus beau moteur jamais conçu par la firme de Mikwaukee. C'est un beau culbuté à course longue et les motos qui en ont été équipé avaient la charge de concurrencer les Indian bien luxueuse. Pour elles, les Harley Davidson avaient ce moteur bien plus moderne et puissant que les motos de Springfield qui sont restées fidèles au moteur à soupapes latérales.


La seconde est une rescapée probable de la fin de la seconde guerre mondiale. On peut imaginer qu'elle a connu la Libération de notre pays et qu'elle a poursuivi du nazi. Je n'ai plus les chiffres en tête mais cette machine a été produite à un très grand nombre et de nombreuses ont été laissées sur le territoire national après guerre. Celle présentée là est « dans son jus ».




Bientôt, nous passerons à d'autres photos d'autres machines.

Course à Coursac

En matière de sport, on a tout essayé jusqu'à aller au plus stupide. On a gravi des montagnes et puis on les a descendues sur des planches, dans le froid ; on a couru en rond et par dessus des obstacles ; on a cherché à lancer des trucs le plus loin possible ; on a couru après des ballons ou renvoyé des balles ; on a nagé dans de l'eau douce et dans de l'eau de mer ; on a grimpé à des cordes pour redescendre lorsque l'on arrivait au bout d'icelle. A Coursac, on a imaginé une course automobile qui va de la droite vers la gauche. Les images en témoignent.

Coursac et cyclekart

Retour à Coursac pour les Vintage Racing. Pour l'occasion, j'ai découvert là un petit monde que je ne connaissais pas, dont je n'avais jamais entendu parler, celui du cyclekart.

C'est une petite bande de fadas qui était présente à Coursac avec leurs drôles de machines. Mais un cyclekart, qu'est-ce donc ? Cyclekart, avec un "k" comme dans "karting". Oui.
Il faut comprendre que ces machines sont faites à l'unité et à la main. Il y a quelques règles auto-imposées. La taille, la masse, la mécanique. Ces machines étranges sont toutes mues par des moteurs destinés à la motoculture, des moteurs que l'on trouve plus habituellement dans des tracteurs tondeuses ou sur des motoculteurs. Le plus souvent, il s'agit de copies de moteurs Honda, des monocylindres 4 temps qui n'ont pas grand rapport avec la compétition. Tout le reste ou presque est laissé à l'appréciation du constructeur concepteur du véhicule. Comme on va le voir sur les images, la plupart du temps, on va s'inspirer de modèles existants assez prestigieux. Du trois roues Morgan à la Bugatti type 13, on va s'amuser à copier le style sans oublier de teinter le tout de touches d'humour. Ce n'est pas pour me déplaire, tout ça.
Les solutions techniques utilisées sont à la fois simples et ingénieuses. L'idée générale est tout de même de faire simple et léger. La transmission se fait par chaîne sur une seule roue, le freinage est confié à un seul disque qui ne va freiner qu'une roue également. La direction va soit faire appel à une crémaillère soit à un dispositif bien plus archaïque. Et le plus beau, c'est que ça fonctionne et que, c'est le moins que l'on puisse dire, on semble s'amuser beaucoup à les piloter.
Ça a été un vrai plaisir pour moi de découvrir des bricoleurs et leurs engins. Je vous montre cela.





Coursac comme sur un plateau

Si je n'ai pas réussi à photographier toutes les automobiles présentes à Coursac à l'occasion de ces Vintage Racing, c'est que je n'ai pas toujours été présent pour le faire. Et aussi parce qu'il faisait chaud.
Que pouvions-nous apercevoir à Coursac ? Des Alpine Renault, une belle Renault 8 Gordini, des Alfa Romeo, de la Simca 1000 Rallye 2 et bien d'autres choses mais je me réserve pour le prochain billet de blog.

Alpine Renault, sept. 2023

Renault 8 Gordini, sept. 2023

Alfa Romeo, sept. 2023

Simca 1000 Rallye 2, sept. 2023

Ailleurs, les Vintage Days toujours

Ainsi que j'ai pu l'expliquer précédemment, les Vintage Days se délocalisaient en plusieurs communes proches de Périgueux. Coursac était légitime à accueillir les véhicules sportifs dans la mesure où la commune était connue pour sa course de côte. Il s'agissait donc d'évoquer ces courses en proposant des démonstrations empruntant l'ancien tracé de celles-ci.

Je l'ai dit, tout est de ma faute. Si j'avais eu l'intelligence de prendre une navette disponible à cet effet, si je n'avais pas choisi de m'y rendre par mes propres moyens, j'aurais gagné du temps. N'en faisant qu'à ma tête, comptant sur la force de la bêtise et sur l'efficacité de l'imbécilité, je prends donc mon automobile personnelle et la route me menant à Coursac.
J'arrive à proximité du bourg et note la présence de barrière interdisant d'aller plus loin. Explorant toujours plus avant l'idiotie dont seuls les moins bien pourvus en intelligence savent faire preuve, je manœuvre afin de tenter un contournement de l'obstacle. Je m'aperçois que, ce faisant, je me contente de revenir sur mes pas. Cela ne m'arrange guère.
Il faut dire, mais je ne critique pas, que le fléchage était quasiment inexistant. Alors, à un moment, la mort dans l'âme, je mets de côté mes aptitudes naturelles à la stupidité balourde pour, et croyez-moi ça n'a pas été de gaieté de cœur, réfléchir. Je me dis que le bourg est là (je ne vous fais pas un dessin), que moi, je suis ici (au moment des faits) et que le mieux est de tourner vers la droite le plus tôt possible afin de me rapprocher de la destination. J'emprunte des petites routes ignorées des cantonniers depuis au moins plusieurs générations et parviens à un panneau indiquant la présence d'un parking. Je le suis et arrive sur un grand espace surplombant ce qui ressemble à une sorte d'école communale comme on n'en trouve qu'en milieu rural défavorisé. Je me gare et arrête le moteur de ma vrombissante machine.

Alors, je fais confiance à mon instinct pour me diriger vers ce qui, de toute évidence, pourrait mener à ce bourg de Coursac. Et la chance me sourit puisqu'au terme d'une multitude de pas effectués sous un soleil de plomb, j'arrive en vue de ce que l'on pourrait considérer comme une forme assez aboutie d'aménagement de l'espace public destiné à accepter les véhicules motorisés avec ses lignes de délimitation bien peintes en blanc sur un revêtement somme toute assez classique. C'est très laid mais c'est efficace. Je passe sur les abords et ne félicite pas l'éventuel architecte à l'origine du drame esthétique qui se joue là.

Coursac et les automobiles sportives. Certains ont pu dire qu'en vérité, il y a eu confusion et qu'à l'origine, Coursac était l'épicentre d'une grande compétition internationale de course en sac et que ce serait là l'origine du toponyme dès la chute de l'empire romain d'occident. Les sources manquent et l'on ne peut décemment pas affirmer que cela est vrai. Cependant, si je n'ai pas vu la moindre trace de sac durant mon bref séjour, cela ne signifie pas qu'il n'en existe pas en ces lieux. Si un jour il se trouve que j'aie vraiment du temps à perdre, peut-être me pencherai-je sur cette question.

Dès mon arrivée, je vois une Renault Clio V6, automobile que l'on ne croise tout de même pas tous les jours, il faut bien le reconnaître. Cette automobile (peut-être parce qu'elle est née Renault) est généralement appréciée diversement, qualifiée de dangereuse par certains, d'inconduisible par d'autres. Il paraît que la mécanique ne brille pas par son efficacité mais que l'on se serait un peu arrangé pour que ce soit moins mauvais sur les dernières séries.

Renault Clio V6, sept. 2023
Pas très loin, j'avise le stand de Blandine Bannes Wait, experte automobile indépendante, qui expose là son Alpine A110 GT4. Ce n'est pas l'Alpine que je préfère mais, là encore, ce n'est pas la plus courante.

Alpine Renault A110 GT4, sept. 2023
Un peu plus bas, sur le parking où commencent à se masser de nombreuses machines, j'aperçois deux belles Austin-Healey et ça fait du bien de voir d'agréables mécaniques du Royaume-Uni.

Austin-Healey, sept. 2023
A propos du Royaume-Uni, il y avait là une Riley. Visiblement, et j'ai pu le constater ce samedi dernier, il y a un point d'humour qui m'échappe avec les furets. Peut-être existe-t-il un jeu de mots ou quelque chose du genre avec les "ferrets" ? Comme il arrive parfois, l'humour anglais échappe à la compréhension de nous autres Français. Si quelqu'un est capable de m'expliquer quelque chose, il est le bienvenu.

Riley, sept. 2023

Des motocyclettes présentes aux Vintage Days

Il y avait, à Chancelade, un lieu réservé aux motocyclettes. Cela n'empêche pas que l'on en trouvait aussi à Périgueux. La preuve en images.

Je ne sais pas si c'était une bonne idée de mettre les motos à Chancelade, sur un espace sportif un peu loin de tout et relativement mal indiqué. Avant de vous parler de cette partie réservée aux motos, je vous présente quelques machines vues à Périgueux et on commence avec une 175 Peugeot en livrée militaire.


Encore de la Peugeot en compagnie d'une Automoto en bien des points semblable. Ce sont deux petites 125cc populaires tel que l'on en produisait dans les années 50. Pas bien puissants, pas bien sportifs mais relativement solides et pratiques.

Automoto et Peugeot, sept. 2023

On pouvait aussi voir un bel attelage motorisé par une Terrot bien sympathique.


Nettement plus sportif, une très jolie BSA A10 rutilante.

BSA A10, sept. 2023
Juste à côté, une BMW 600/5

BMW 600/5, sept. 2023
Bien rare sous nos latitudes, une helvète Condor, marque aujourd'hui éteinte, qui proposait aux armées de la confédération une machine motorisée par un 350cc d'origine Ducati puissamment affaibli. Selon ce que je peux lire sur wikipedia, le brave moteur ne développerait dès lors plus qu'une dizaine de chevaux.


Et pour termine avec des motocyclettes en action, un couple de Peugeot des années 30 pilotées avec allure et grâce.

Un peu de tout avant la suite

Parce qu'il ne faut pas oublier que les Vintage Days ne sont pas qu'une grande exposition de véhicules, voilà une image de la parade avec des personnes habillées à la mode de dans le temps.

Ford Thunderbird, sept. 2023
Pas sûr que ce taxi prenne des clients. Par contre, ce qui est presque certain, c'est qu'il aurait une segmentation à revoir. On aperçoit bien (et on pouvait le sentir) le panache d'huile brûlée s'échapper sous cette belle Traction avant.

Traction taxi, sept. 2023
Une belle sportive que cette charmante Amilcar.

Amilcar, sept. 2023
Cette suédoise (comme nombre de ses sœurs et cousines) me laisse indécis quant à son esthétique. On aime ou pas. Par certains côtés, je suis prêt à dire qu'elle est plutôt jolie mais je lui trouve des lignes un peu trop tarabiscotées par endroit.

Volvo P1800, sept. 2023
Créée pour plus ou moins remplacer la vieillissante 2cv, la Dyane ne parviendra pas à enterrer son aînée.

Dyane, sept. 2023
Pas courante cette Simca 1000 coupé. Si je lui préfère la 1200S, celle-ci n'est pas désagréable.

Simca 1000 coupé, sept. 2023
On reste chez Simca avec une automobile conçue par Ford pour remplacer les Vedette. On retrouve bien l'inspiration américaine jusque dans le poussif V8 à soupapes latérales (assez gourmand en plus).

Simca Chambord, sept. 2023
Une très classique Traction avant et c'est toujours un plaisir d'en croiser une.

Traction, sept. 2023
Venue d'Allemagne, une BMW 2000ti coursifiée. Le propriétaire a beaucoup travaillé sur cette automobile pour en faire une presque vraie sportive. Pour l'avoir vue en action, le résultat est convaincant.

BMW 2000 ti coursifiée, sept. 2023

Il y avait des Renault

J'en ai forcément loupé. Entre autres, il y avait une très propre Renault 5 de première série. Je m'étais promis de repasser la photographier plus tard et puis j'ai oublié. Il y avait aussi une Renault 16 et quelques autres mais je n'ai pas vu d'avant guerre. Si l'on s'en tient aux seuls modèles d'après guerre, il y a pourtant pléthore de modèles. Le public était effondré et désolé de ne pas croiser de Renault 14, par exemple…

Pour débuter ce tour d'horizon des Renault, une Frégate Grand Pavois. Aujourd'hui encore, après que la pression et l'émotion ont laissé place au temps de la réflexion, j'en suis encore à me demander s'il y a vraiment de quoi pavoiser avec ce modèle

Frégate Grand Pavois, sept. 2023
Une incontournable des expositions d'automobiles populaires anciennes, une 4cv ici présentée dans sa version "six moustaches" qui nous indique qu'elle est des premières séries

4cv, sept. 2023
Née avant guerre, voici une Juvaquatre assez jolie.

Juvaquatre, sept. 2023
Une autre grande classique, une Dauphine.

Dauphine, sept. 2023
Toujours avec un moteur à l'arrière, un cabriolet Caravelle qui fleure bon les années 50-60

Caravelle, sept. 2023
Enfin, et parce qu'il n'est pas si courant d'en croiser dans ces manifestations, un R2087 "dans son jus" ou presque.

R2087 Renault, sept. 2023

Pot chaud, jeu sot

Grande marque française d'une grande famille d'industriels, les Peugeot ont longtemps été des automobiles qui ne brillaient pas par leur modernité ou leurs innovations mais qui avaient une réputation de robustesse et de sérieux.

Une Peugeot 190, une 202, une 203, une 403, une 404 et une 604 au programme. Les Peugeot étaient bien représentées aux Vintage Days, cette année.

Peugeot 190, sept. 2023

Peugeot 202, sept. 2023

Peugeot 203, sept. 2023

Peugeot 403, sept. 2023

Peugeot 404 cabriolet, sept. 2023

Peugeot 604, sept. 2023

Une base, trois modèles

On sait l'origine de la Volkswagen et on ne va pas jouer à remporter le point Godwin. On sait aussi le succès qu'ont connu les différents modèles basés sur la plate-forme de la Coccinelle. Sur cette base, on a eu de l'utilitaire comme du coupé luxueux, du break comme du véhicule tout-terrain, du cabriolet comme du buggy. Et même, si on va un peu plus loin, on trouve l'origine des premières Porsche[1] dans cette automobile.
Bien qu'elles auraient dû être cantonnées dans l'espace qui leur était réservé à Trélissac, un bon nombre de ces Volkswagen à refroidissement par air participaient à la parade motorisé autour des boulevards de Périgueux. Tant mieux.

Volkswagen, sept. 2023

Volkswagen, sept. 2023

Volkswagen, sept. 2023

Note

[1] Bien sûr, on sait aussi que c'est Ferdinand Porsche qui crée la Volkswagen

Brochette d'Anglaises

Avant que l'industrie automobile de Grande-Bretagne se casse la gueule grâce à Margaret Thatcher, le pays comptait parmi les grands producteurs d'automobiles. Certaines des marques les plus prestigieuses sont nées là-bas, Rolls-Royce, Bentley, Jaguar, Aston Martin… La liste serait longue à dresser.
Quiconque a eu un jour un véhicule anglais sait combien ils peuvent souffrir de différents maux que l'on penserait presque "faits exprès" pour occuper le ou la propriétaire les jours ou l'ennui ou l'affreuse sensation de ne pas savoir quoi faire surviendraient. Avec un véhicule anglais, c'est certain, on a toujours un petit quelque chose à faire pour peu que l'on ait l'idée de se déplacer avec lui.

Jaguar Type S, sept. 2023

Jaguar Type S, sept. 2023

MG, sept. 2023

MG, sept. 2023

Triumph TR4, sept. 2023

Land Rover SerieIIA, sept. 2023

Des utilitaires aussi

J'aime les véhicules utilitaires. J'aime les breaks, les plateaux bâchés[1] (comme par exemple les 203 plateau ou les Simca Intendante), les fourgons tôlés, les camions, les engins agricoles, certains véhicules militaires et même, dans une moindre mesure, les engins de chantier. Ah ça, me direz-vous, ça n'a tout de même pas le charme d'une belle carrosserie anglaise ou italienne, ça n'a pas les chromes d'une américaine, ça n'a pas le confort, ça n'est pas fait pour rouler vite les cheveux au vent et, pire que tout, ce n'est pas avec ça que tu vas attirer de la gonzesse. Imagine. Tu débarques avec ta bétaillère qui sent la bouse de vache. Tu penses vraiment que tu vas y faire monter le jolie demoiselle ? Prends plutôt, je sais pas moi, la FIAT rouge d'hier.
C'est pas faux. Ça n'empêche que moi, je les aime, les utilitaires. C'est comme ça, ça ne se commande pas, ce genre de choses. Tenez. On me donnerait le choix entre une Ferrari et un joli fourgon Renault ou un beau Citroën HY que je choisirais l'un des utilitaires. Aurais-je le permis poids-lourds que je songerais à acheter un GMC ou un Berliet.
La voiture sportive, le cabriolet aux lignes étudiées, le coupé ou la limousine de luxe, oui, c'est beau mais il me manque le côté pratique et utile de l'utilitaire.

Aux Vintage Days, ils ne sont pas la majorité, les utilitaires. Il y a bien un regroupement de véhicules militaires et d'engins agricoles sur la place Bugeaud mais à part ça, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Faut dire que si on se mettait en tête d'attirer les semi-remorques, les gros camions, déjà, faudrait trouver où les mettre. Et puis, le côté vintage et glamour, tu repasseras. N'empêche que, et c'est pas pour polémiquer, si au lieu de mettre sur pieds un Vintage Air-cooled[2], on avait dédié le lieu pour l'accueil de poids-lourds, moi, ça m'aurait intéressé. L'idée de mettre les Air cooled que sont les Volkswagen et Porsche (comme s'il n'y avait jamais eu de Panhard ou de Citroën à refroidissement par air (ni de Tatra ni de FIAT)) à Trélissac ne me semble pas avoir été l'idée du siècle.
Une fois que cela est dit, je ne sais pas combien sont les collectionneurs de véhicules utilitaires dans le département. Il n'empêche qu'en arrivant sur la place Tourny en ce samedi matin, j'avise deux petits véhicules à vocation utilitaire. Le premier, c'est un gros pick-up ou un déjà petit camion Ford qui a été quelque peu modifié. Sur la photo, on voit un militaire armé en charge d'assurer la sécurité (?). Ça m'a bien gonflé, d'ailleurs, ce déploiement de forces armées dans la ville. Ils font quoi en cas d'attaque terroriste avec leur fusil mitrailleur ? Ils balancent la sauce dans la foule ? Bref. Le Ford.

Ford, sept. 2023
L'autre, c'est un petit camion FIAT 615, peut-être un "N" pour, je cite : « alimentazione a gasolio[3] » assez rare sur notre territoire (remarquez que le Ford aussi). Ce FIAT semblait être dans un certain état d'origine et ce n'est pas plus mal ainsi. Ce petit FIAT me plairait bien.

Notes

[1] ou les pick-up comme on dit parfois

[2] qui n'a pas fait recette et que je n'ai pas trouvé

[3] je vous laisse traduire

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