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Un petit gris de couleur rouille

Ce matin, entre deux cafés, j'ai regardé une vidéo, sur YouTube, de François Ruffin en train de discuter le bout de gras avec Claude AI, une "intelligence artificielle" parmi d'autres.
L'entretien[1] est assez intéressant, un peu flippant aussi, et finalement je me demande si Ruffin ne tombe pas dans le piège de ces machines.
Il discute avec des machines, avec du vide. Il est face à un interlocuteur virtuel prêt à tout et à n'importe quoi pour continuer à faire perdre du temps, à aller dans le sens souhaité, à caresser dans le sens du poil, à valider ce que Ruffin veut entendre.
Alors, oui, on sent que Ruffin est content de son coup. L'IA lui donne ce qu'il a envie d'entendre. Elle lui recrache ce qu'il attend. En gros, on peut dire que Ruffin est pris au piège d'une discussion avec un perroquet.
Ce qui aurait été plus intéressant à mon sens, ça aurait été, avec le même agent conversationnel, de lancer la discussion dans deux directions. L'une aurait été les dangers de l'IA sur l'emploi et toutes ces idées de gauchiste attardé, l'autre sur les bienfaits des mêmes IA pour la société et les finances. Une sorte de démarche un peu scientifique.
Vous pouvez cliquer pour voir cette vidéo.

Note
[1] ne pas oublier que tu causes à une machine
Le fils de Ford est major. Je répète, le fils de Ford est major…
Utility
Someca

Pour les caractéristiques et présentation : https://www.tractorfan.fr/machines/someca/som-55
Face à la barre de coupe, la nature a gagné
Pas de bémol pour le Fordson
Grand classique du monde agricole
Le « petit gris » Ferguson a peuplé les campagnes durant au moins deux décennies. Il était si courant que l'on ne le remarquait plus. Le Ferguson TE[1] 20 et TEA 20[2] est délaissé en raison de son moteur essence et ses performances modestes à une époque où on ne jure plus que par les moteurs Diesel plus puissants. Avec le remembrement et les regroupements d'exploitations, les parcelles deviennent plus grandes et les besoins changent. Dès les années 1970, le machinisme agricole propose des engins bien plus gros, bien plus puissants, capables de tirer des charrues à quatre ou six socs et ceci plus rapidement.

Toujours dans le monde agricole

Et sinon, je profite de ce billet de blog pour poser une question aux « gros cerveaux » qui sont nombreux à venir ici. On nous a expliqué il n'y a pas si longtemps qu'il était inconvenant de se réjouir de la mort d'un être humain, quel qu'il soit, quoi qu'il pense, comment qu'il pense. On nous a bien expliqué tout cela après la mort du militant d'extrême droite que l'on sait.
Même si, je le reconnais, je peine à ne pas me réjouir un tout petit peu de la disparition d'une personne raciste aux idées contraires à mes idéaux, j'ai compris et m'efforce de lutter contre mon penchant intime à souhaiter le plus grand mal aux personnes que je n'aime pas.
Et là, je ne comprends plus. c'est d'entendre des journalistes, des politiques, des éditorialistes nous dire combien ils sont heureux de la mort de Ali Khamenei. N'était-il pas un être humain ?
Pour l'entretien du matériel agricole
Un tracteur Vierzonnais
Brave petit tracteur
C'était pourtant bien parti pour qu'il n'y ait rien aujourd'hui

Vox populi
Je vous ai entendu, je vous ai lu. Je persiste à penser le John Deere est plus élancé, plus mince, plus fin, moins lourd, moins massif, que le Société Française Vierzon. Je reste persuadé que mon choix est meilleur.

Découvrir nos régions à allure raisonnable
J'ai eu une idée (!) pour un projet collaboratif auquel je participe. Avoir une idée, c'est bien, la réaliser ce n'est pas mal non plus. Tout d'abord, il a fallu que je remette la main sur la photographie du tracteur John Deere prise il y a bien une quinzaine d'années[1] à Castillon-la-Bataille. J'ai détouré le tracteur, je l'ai déformé légèrement pour obtenir l'image souhaitée puis il a fallu trouver un titre qui colle à l'idée[2] et en faire quelque chose de rigolo. Pour finir, j'ai utilisé Blender pour faire le drapeau et son mat. J'ai intégré tout ça dans un document et voilà.

Plein Fahr

Je ne connais pas suffisamment cette marque, rachetée par Deutz, qui n'est pas si courante en France. C'est un petit tracteur qui permet de se promener en famille sur les boulevards de Périgueux mais gageons que ce n'est pas là sa destination première. Ce tracteur doit dater des débuts des années 60 et devait permettre la modernisation et la mécanisation des petites exploitations agricoles.
Tracteur à Périgueux
Les agriculteurs sont en colère. La Coordination rurale appelait hier à une action devant la préfecture à Périgueux comme sans doute ailleurs en France. Les agriculteurs sont en colère et il est possible qu'ils aient des raisons de l'être. Nombreux d'entre-eux peinent à dégager un revenu convenable alors qu'ils disent se ruiner la santé au travail.
D'une manière factuelle, on peut dire que les paysans participent pour une bonne part à l'alimentation des habitants du pays. Tout aussi factuellement, on peut reconnaître qu'ils ont une place importante dans la vie du pays.
Bien sûr, on peut très bien imaginer un pays sans agriculture, sans élevage. On peut proposer que d'autres paysans, ailleurs, pourront nous procurer le blé, le lait, la viande dont nous avons besoin. Et cela pour moins cher. Dans l'esprit du libéralisme, c'est un modèle qui se défend et c'est toute l'idée des zones de libre-échange.
Pour nous, en France, on aime bien l'échange pour tout ce qui s'exporte. Nos vins, nos fromages, nos spiritueux, nos céréales, on aime bien les vendre à l'étranger. Par contre, on n'apprécie pas de voir entrer des produits de l'étranger lorsqu'ils viennent concurrencer les productions nationales. Ce n'est pas simple.
D'après ce que j'ai pu lire et entendre, les récoltes de l'année 2024 ne sont pas bonnes en France. La raison à des conditions météorologiques compliquées, principalement. Alors, on va peut-être bien être amenés à importer.
Le monde agricole va mal. Le nombre d'exploitations baisse, les paysans grondent, on accuse la grande distribution d'augmenter ses marges en payant moins les producteurs. C'est un sujet compliqué que je ne maîtrise pas, le monde paysan.
Je me demande si les citadins pensent au monde paysan lorsque de vieux tracteurs paradent aux Vintage Days.

Rouge
Si je ne me trompe pas, nous sommes ici en présence d'un Mc Cormick 137D produit à Saint-Dizier entre 1960 et 1964. Ce petit tracteur bicylindre développe 20cv et succède au 135D. C'est un tracteur que l'on a pu voir au travail dans nos campagnes jusque encore assez récemment, souvent relégué à des tâches subalternes sur la fin.

Promenade champêtre
Pas mal non? C'est français.

Tracteur dans son élément
Pony 812
Produit entre 1954 et 1957, le Pony 812 de chez Massey-Harris a représenté pour de multiples petites exploitations agricoles l'outil mécanique dont on pouvait rêver. A partir de 1951, au titre du Plan Marshall, le Pony est construit en France à Marquette-Lez-Lille. Pour remplacer le moteur d'origine Continental, on choisit le moteur de la SIMCA 8 d'avant-guerre.
On a pu le voir travailler jusque dans les années 80, souvent pour des tâches légères. C'est dans ces années là qu'il a été délaissé par tous. On lui a reproché son moteur peu puissant qui manquait de couple. Et puis, on lui préférait les moteurs Diesel qui permettaient l'emploi de fuel domestique.
Depuis quelques années cependant, il est recherché par des collectionneurs ou par des particuliers désireux d'avoir un petit tracteur pour jouer au gentleman farmer.

Un gentil lecteur nous communique deux clichés pris avec son téléphone androïd OPPO. Nous nous empressons de les partager avec vous. Merci à lui.


Grogne paysannne

Journée mondiale du tracteur agricole

Tracteur Vendeuvre BB500

Entendez-vous, dans nos campagnes…
J'avais envisagé regrouper les dessins éparpillés dans un classeur. Pour ce faire, j'avais acquis quelques pochettes plastique. Je m'étais dit que je pouvais classer les dessins par thèmes. Ici les motocyclettes, là les personnages. Et puis, j'ai redécouvert des dessins oubliés et oublié ce que je m'étais promis de faire. Comme d'habitude.
Le dessin date de quelques années. C'était avant le COVID-19. On me contacte pour une commande de dessin. Je crayonne celui-ci et le propose. Il est refusé, j'en fais un autre. Celui que je vous présente aujourd'hui est alors laissé sur une pile de dessins et je ne m'en occupe plus. Avec le temps, il est recouvert d'autres dessins.
Hier, en le redécouvrant, je me dis que, après tout, je peux m'amuser à l'encrer. Et après, à le mettre en couleurs. Ça donne ceci.

Et là, c'est le rapide crayonné.









