
C'est aussi le jour anniversaire de Keith Jarrett né le 8 mai 1945
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C'est aussi le jour anniversaire de Keith Jarrett né le 8 mai 1945
C'était prévisible depuis de nombreuses années mais tout de même, ça fait quelque chose. Au plus fort de son histoire, ce site industriel, le premier employeur privé du département de la Dordogne, fournissait du travail à plus de 1000 personnes sans compter les sous-traitants et intervenants extérieurs. Et sans plus parler des commerces et artisans alentours. C'était un bassin d'emploi (et plus encore un bassin de vie) important pour le Terrassonnais. Dans les derniers temps et après plusieurs vagues de plans de "sauvegarde de l'emploi"[1], ils n'étaient plus qu'un peu moins de 200 à travailler là. On savait que ça allait mal, on sentait que ça n'allait pas durer. Les papeteries de Condat ont été placées en procédure de redressement judiciaire, trois repreneurs se sont faits connaître et le seul qui est resté et qui a été accepté par le tribunal de commerce de Bordeaux est SPB (Société de participation de la Braye).
Le projet de la SPB, après le licenciement des 195 salariés, c'est d'abandonner la production de papier[2] et de créer une unité de production d'alumine pour l'industrie, une autre de nanacellulose, un pôle de production d'énergie à partir d'hydrogène et, en parallèle, un data-center pour l'IA. Il est dit par la SPB que l'on envisagerait de recréer 300 emplois dans les années à venir. On verra ce qu'il en sera d'ici quelques années mais il est d'ores et déjà plus qu'évident que ce ne sont pas celles et ceux qui perdent leur emploi aujourd'hui qui seront de nouveau employés.

On a beau être du genre à vouloir trouver des excuses aux pires provocateurs, il faut bien reconnaître qu'il en est pour pousser le bouchon un peu trop loin. Pour exemple, la dessinatrice italienne Elena Mistrello. Si je ne suis pas choqué par le fait qu'une femme puisse se permettre de dessiner et si je reconnais que l'Italie est à l'origine de quelques magnifiques choses (les pâtes, le mascarpone, la pizza, le tiramisú…), il faut reconnaître que cette dessinatrice dépasse les bornes. Je vous explique.
Imaginez que cette donzelle a eu le culot de vouloir participer au salon de la bande dessinée de Colomiers, commune de Haute-Garonne comptant 40916 habitants au recensement de 2022. L'outrecuidance est déjà patente. Mais attendez ! Ce n'est pas tout ! Cette jeune personne, une jeune personne qui n'est sans doute en possession de toutes ses facultés intellectuelles, une personne quelque peu diminuée à l'intellect défaillant, se permet de dessiner et d'avoir (ce qui est encore pire) des idées peu compatibles avec les idées fascistes. Elle reconnaît d'ailleurs militer pour la cause des migrants vivant en Italie dans son dernier album intitule « Sindrome Italia ».
De pire en pire, Elena Mistrello avoue ne pas apprécier ce qu'elle nomme « la dérive autoritaire et répressive des États européens à l'encontre des militants et des activistes politiques ». Pour enfoncer le clou, elle s'autorise de parler de « dérive arbitraire croissante de la part des forces de police ». N'en jetez plus ! C'en est trop, c'en est plus que l'on peut supporter. Alors, fort justement, le ministère de l'Intérieur[1] est intervenu pour faire arrêter cette gabegie. Les policiers ont attendu la jeune dessinatrice à l'aéroport de Toulouse pour lui intimer l'ordre de retourner chez elle par le premier avion et au plus vite. Et ce n'est que justice.
Et moi, je me dis que la Macronie est bien une belle et bonne chose. Un temps, il me semble avoir entendu des discours effrayants de Macron qui affirmait vouloir constituer un rempart contre l'extrême droite. Fort heureusement, il a su recouvrer sa raison et combattre comme il se doit la lutte contre l'anti-fascisme. Et dire que certaines personnes prétendent encore que Macron et sa clique ne sont pas d'extrême droite… Delà à dire que nous sommes entrés dans une forme de fascisme en France, il n'y a qu'un pas. Ceci dit, je sais que ça plaît à beaucoup pour qui on ne va pas encore assez loin dans l'abject.
À lire sur le site de Révolution permanente

[1] dirigé par l'exceptionnel Laurent Nuñez, proche de Castaner, de l'infâme préfet Lallement et de Macron, aka "l'éborgneur de Gilets jaunes, le Manchoteur fou". Récemment, a porté plainte contre un humoriste, Pierre-Emmanuel Barré.
On a eu Borne, Attal, Barnier, Bayrou. On a eu Lecornu et nous ne nous en sommes presque pas aperçus. A chaque fois, Macron s'en va puiser dans sa réserve de morts-vivants. Et qu'est-ce qu'il lui reste de fidèles dans son dépotoir ? Le saurons-nous bientôt ?

Selon une étude sérieuse menée auprès d'un échantillon restreint représentatif des occupants de mon logement, 98,7% des personnes interrogées déclarent considérer les politiques "bêtes à manger du foin", surtout s'ils sont de droite, surtout s'il ne sont pas à la gauche de la gauche la plus vindicative.
Or, toujours selon cette étude, 99,9% des personnes sollicitées admettent qu'elles ne souhaitent pas prendre la place de ces politiques, ne se sentant pas compétentes pour le faire.
Il ressort donc de cette étude que les personnes de l'étude se pensent encore plus bêtes que les politiques en place.

Avec mon pote non genré Farid et sa copine lesbienne Adélaïde, on sortait d'un très bon resto associatif où nous avions dîné de pizzas sans gluten aux fruits de saison bio-sourcés et de cardamome éco-responsable. Nous avions bu avec modération une excellente bière "craft" au houblon "hipster".
Sur le trottoir, nous poursuivîmes la conversation entreprise à l'intérieur. Si nous étions tous d'accord avec le fait que Macron, Bayrou et leur cliques, il y en a marre, nous divergions sur les modalités permettant un changement drastique de régime. Farid envisageait s'investir pleinement dans le mouvement du 10 septembre sensé immobiliser le pays afin d'impulser un mouvement menant à l'avénement d'une vraie démocratie populaire, inclusive et écologiste. Adélaïde, elle, sans doute la plus rebelle de nous trois, prétendait qu'elle avait approché un groupuscule d'ultra-gauche proche des Black blocs altermondialiste et pacifiste du plateau de Millevaches chez qui elle était allé se ressourcer. Selon elle, une forme de lutte armée non-violente était possible et nécessaire. Pour ce qui me concerne, si je partageais un sentiment de détestation pour tout ce que représentait la Macronie dans son ensemble, je restais sur un pessimisme prudent et envisageais une solution de repli au fond de mon lit pour mieux exprimer mes colères et protestations. J'avais conscience du peu d'impact qu'aurait mon action révolutionnaire.
Nous en avions déjà parlé, il me semblait que nous avions fait le tour de la question, mais Farid remit sur le tapis la question des vidéos de Bayrou (qu'aucun de nous trois avaient regardées) et sur l'échec réjouissant de son entreprise ridicule et risible. C'est à cette occasion que j'appris que Bayrou avait annoncé que l'on pouvait utiliser une plateforme gouvernementale mise en place en 2023 par Véran pour questionner le premier ministre et que, encore mieux, il était proposé de soumettre ses interrogations par courriel.
Nous faisions le serment de ne jamais utiliser ces moyens pour entrer en contact avec le chef du gouvernement (illégitime). Adélaïde soupçonnait que l'on ait pu utiliser ce stratagème pour tracer les IP des personnes voire pour géolocaliser les smartphones utilisés. Selon elle, il valait mieux tout faire pour éviter d'être fiché. Nous en convenions, Farid et moi. On n'est jamais trop prudent.
Le mouvement du 10 septembre, en plus d'appeler au blocage du pays, allait sans nul doute s'accompagner d'appels à manifester. Nous trois, nous n'étions pas très chauds à l'idée de sortir dans la rue et de nous mêler à une foule d'inconnus. Il faut dire que nous avions été diagnostiqués ochlophobes et que nous nous étions rencontrés à l'occasion d'un colloque organisé en visio-conférence sur le sujet. Dès que nous étions dans une foule d'une dizaine de personnes, nous ne nous sentions pas très à l'aise. Nous étions trois, ça allait, nous gérions.
Ce qui nous dérangeait dans l'idée du blocage, c'était le risque de grève. Si jamais nous étions privés d'électricité, si jamais des actions étaient menées contre les antennes relais de téléphonie, nous étions finis. On pouvait très bien se passer des trains, se passer de carburant, se passer de l'ensemble des commerces non essentiels, mais se passer d'Internet, non. Pour manifester notre opposition (de gauche) au pouvoir néolibéral proche du fascisme, nous avions fait le choix d'invectiver les dirigeants sur le web. Adélaïde, la graphiste de notre groupe, avaient quelques idées en tête. Il fallait que ça murisse. Farid avait déjà créé quelques slogans bien sentis. Moi, bon, je dois avouer que je n'avais pas fait grand chose à part proposer de me filmer en continu couché dans mon lit, à dormir ou à lire, pour bien montrer combien je participais au combat. Adélaïde et Farid avaient beau arguer du fait qu'eux pouvaient travailler sur leur ordinateur dans leur lit et que mon idée était un peu mince, je n'en démordais pas. Le blocage, c'est le blocage. Et puis, il y avait dans mon idée un petit quelque chose qui rappelait les bed-in de Lennon et Ono, qui me rapprochait, en solitaire, de leur lutte contre la guerre du Viêt-Nam, toute proportion gardée, évidemment.
Si jamais vous avez l'idée de laisser un commentaire, pensez à répondre à la question. Nous sommes en ce moment victime d'une attaque massive de spammeurs d'origine coréenne (apparemment). Merci


De l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace !
Danton avait raison. Soyons audacieux et luttons contre la morosité ambiante qui plombe l'esprit d'entreprise. Ne faut-il pas être d'une folle audace pour lancer un nouveau titre de presse quand on entend que la presse va mal ? Bien sûr qui si et nous pouvons nous vanter d'être audacieux.
Nous, c'est l'équipe de HA! HA! HA! Éditions épaulée par celle du Périlgourdin. Rien que de vrais professionnels, rien que des passionnés de l'information sourcée et vérifiée, rien que des amoureux de la chose écrite.
Nous n'avons pas la chance d'avoir un milliardaire pour nous soutenir mais nous avons la liberté de nous exprimer sans avoir à rendre de compte à la phynance. Le premier numéro de La Feuille du Coing est paru le 1er avril parce qu'il n'est pas de meilleure date pour faire paraître un journal sérieux. Du moins, c'est ce que nous nous sommes dits lors de la tenue de la réunion de rédaction.
Ce numéro a connu une large diffusion partout dans le département (mais tout de même plutôt dans les limites de la commune de Thenon). Pour celles et ceux qui n'auraient pas eu la possibilité de se procurer ce premier numéro, nous proposons de le télécharger ici (sans supplément de prix).

Donc, les États-Unis d'Amérique ne sont plus nos amis. C'était annoncé, c'était attendu, le trumpisme est bien une forme de fascisme qui lorgne ouvertement vers le nazisme. Il a fallu attendre que Trump humilie Zelensky pour que l'on se rende compte du fait. Il ne faut plus rien attendre des États-Unis d'Amérique.
Alors, il faut résister et combattre. Déjà, les ventes de Tesla chutent. On ne veut plus cautionner Musk en lui achetant ses voitures. C'est bien mais peut-on faire mieux ? Ne plus aller chez Mc Donald, ne plus acheter de Coca Cola, ça ne va pas m'être difficile. Ne pas acheter de Harley-Davidson ou de grosse voiture américaine, je dois pouvoir le faire sans trop de souci. Je regarde autour de moi et je vois que j'ai un briquet Zippo, un ordinateur Apple, un iPhone de la même marque, une bouteille de Jack Daniels (vide), un vieil appareil photo Kodak. Bien sûr, j'ai aussi des romans écrits par des auteurs et autrices américains, de la musique américaine, des films américains. Évidemment, j'ai un "style" vestimentaire légèrement marqué par le soft power américain. Je ne porte pratiquement que des jeans, mes lunettes sont des Ray-Ban[1]. Disons que je suis plus influencé par les États-Unis d'Amérique que par les autres pays. C'est insidieux, ça se cache dans des petits détails dont je n'ai même pas conscience. C'est un habitus légèrement inconscient.
Là où je pourrais faire des efforts si je voulais boycotter les produits américains, ce serait de me passer de Apple. Je n'utilise plus les produits de chez Adobe depuis plusieurs années, je fuis tout ce qui est de près ou de loin lié à Microsoft.
La solution serait un PC sur lequel j'installerais un Linux. J'utilise déjà plusieurs logiciels libres. Il faudrait alors me passer de la suite Affinity qui remplace les logiciels Adobe chez moi. GIMP, Inkscape, Krita et Scribus sont sensés le permettre. A l'avenir, je me dirigerai peut-être vers cette solution. Ce n'est pas pour tout de suite.
Cela ne permettra pas à l'Ukraine de remporter la guerre contre Poutine. Ça n'évitera pas la montée des idées d'extrême droite en France, en Europe. Pour Azerat, c'est perdu. Pour mémoire, au deuxième tour des législatives de 2024, la candidate RN a obtenu 50,39% des voix. Je me console en notant qu'à Thenon, la même candidate a été choisie à 56,51% des voix. Bon.
De nombreux titres de presse ont choisi la voie du libéralisme et de son acolyte le fascisme. Par exemple, je vois dans la version en ligne de Sud-Ouest que sans les USA, l'Europe devrait mobiliser 300000 personnes pour défendre l'Ukraine. Il faut décortiquer un peu pour comprendre que ces centaines de milliers de personnes ne seraient pas mobilisées que pour l'Ukraine mais pour la défense de l'Europe face aux risques de conflit en général. Le journal fait état des armes et les infrastructures fournies par les USA. Par exemple le système Starlink de Musk. Ce journal parle du désaccord apparu entre Zelensky et Trump mais n'analyse pas beaucoup l'objectif soutien de ce Trump vers Poutine dans ce conflit. Bien plus qu'un simple désengagement des USA dans ce conflit, c'est bien un revirement en faveur des Russes qu'opère Trump.
Trump l'a affirmé, en l'élisant le peuple américain n'aura plus jamais besoin de voter. L'Histoire n'est pas écrite mais on peut entrevoir la naissance d'un état fédéral fasciste au goût nazi de l'autre côté de l'océan Atlantique. De notre côté de l'océan, les extrêmes droites montent aussi et on peut prétendre que c'est une source d'inquiétude. On peut se demander ce qui se passera dans les quelques années à venir. A n'en pas douter, si les partis d'extrême-droite arrivent au pouvoir, il y aura un rapprochement avec les USA et avec la Russie.
L'idéologie libérale de Trump, de Musk, de Macron, ce n'est pas de faire de la politique mais de faire du fric, du commerce. Alors, consommons et taisons-nous. Be quiet, comme on dit.
[1] mais la marque a été rachetée par les Luxottica, une entreprise italienne
samedi 15 et dimanche 16 février 2025, à la salle du marché couvert de Thenon : artistes, créateurs et thérapeutes pour apporter du mieux être, du réconfort dans vos vies, week-end de la Saint Valentin, ateliers, conférences et voyages sonores, un cercle de parole sur l’amour, des cercles de tambours et didjerridoo, de la harpe de cristal, la découverte de la numérologie, du tarot, des annales akhashiques et autres surprises… Le salon est organisé par Terre d’Alma Loba.
Source Ewanews
Ça sert à quoi, le journalisme ?
Si la tolérance c'est accepter ce qui nous dérange, alors je ne suis pas tolérant. Et je ne pense pas qu'il faille être tolérant. Du moins, je ne pense pas qu'il faille être tolérant tout le temps et à propos de tout.
Hier, je faisais un petit tour sur quelques sites censés rapporter des informations sur la marche du monde. J'ai fini cette revue de presse par Ewanews, un site d'informations locales attaché au Terrassonnais et à ses alentours plus ou moins proches.
J'ai trouvé là un article annonçant la tenue d'un salon du bullshit à Thenon ce week-end. Ça m'a agacé et m'a conforté une fois de plus dans l'idée que je ne suis pas tolérant. Ça m'a agacé parce que je ne supporte pas ces manifestations consacrées à des conneries phénoménales et à des croyances stupides. Je pourrais m'en foutre, je serais bien avisé d'ignorer ces trucs mais c'est plus fort que moi, ça m'irrite.
Plutôt que de partir sur un texte qui tenterait de dissuader le public d'aller à ce salon comme j'en avais l'intention, je me suis demandé s'il ne serait pas plus pertinent de questionner le rôle du journaliste dans la promotion d'initiatives qui n'ont finalement pas d'autre objectif que celui de piquer leur fric aux gogos attirés par les promesses de charlatans et d'illuminés notoires.
Il n'existe pas qu'une forme de journalisme. La liberté de la presse implique qu'il n'y a pas de contrôle a priori de la presse. La calomnie, la diffamation, l'injure, l'incitation à la haine raciale, l'apologie du terrorisme, la divulgation de fausses nouvelles peuvent constituer des délits de presse. Dans le cas qui m'occupe, on peut considérer que le journaliste ne fait qu'annoncer la tenue d'un salon. Il ne fait pas autre chose lorsqu'il annonce une fête de village, un concert, une séance de cinéma, un spectacle ou un concours de belote.
Tout de même, pour moi qui suis intolérant, je considère qu'il serait bon d'observer une certaine réserve avant d'annoncer la tenue d'un événement problématique. Ou alors, et c'est la voie que je choisirais si j'étais amené à écrire sur l'information locale, j'annoncerais le salon en donnant mon point de vue sur la question. Dans mon cas, ce serait assassin mais je n'interdis pas l'idée que l'on puisse conseiller de s'y rendre. C'est juste que je pense qu'il faut que le journaliste se positionne.
C'est mon idée de la chose et je sais qu'elle peut faire débat. Le journaliste ne se doit-il pas d'être neutre ? A mon avis, c'est non. La neutralité n'est pas le factuel. Si, pour la rubrique des faits divers, j'écris qu'il y a eu un accident de la route à tel endroit à telle heure qui a occasionné telle et telle conséquences, je peux et sans doute dois resté rester très neutre. Je n'ai pas à supposer quoi que ce soit. Si la gendarmerie me dit que l'un ou l'une des conducteurs ou conductrices a été contrôlé positif à l'alcool ou aux stupéfiants, peut-être à la limite puis-je le rapporter bien que je puisse me demander si cela est bien l'unique cause de l'accident. Je suppose qu'il est préférable de garder une grande neutralité tant que les faits ne sont pas clairement établis.
L'information locale est généralement très pauvre. Une fois enlevés les faits divers, les inaugurations, les commémorations et les communications officielles, il faut se creuser le ciboulot pour trouver des sujets. L'un des problèmes du localier, c'est qu'il peut être risqué de se mettre mal avec les pontes locaux, celles et ceux qui ont un peu de pouvoir ou d'influence. De ce fait, je comprends bien que l'on soit tenté de faire feu de tout bois et que l'on prenne tout ce qui arrive pour remplir, pour faire du contenu. Il est bien difficile de reconnaître qu'il n'y a rien à dire ou à écrire tellement il ne se passe rien.
Pourtant, je me dis qu'il y a une arme qui est idéale pourvu que l'on sache l'utiliser. Avec de l'humour et de l'ironie, il doit bien être possible de traiter un sujet tel que ce salon pourri qui me hérisse le poil. Par exemple, j'apprends que le salon des Arts divins thérapeutiques et énergétiques est organisé par TERRE D'ALMA LOBA. Sans travestir, sans mentir, sans même faire usage d'humour ou de mauvais esprit, il suffit de recopier le texte trouvé sur le site de l'organisatrice pour éclairer un peu le lecteur sur ce qu'il pourra y trouver.
Ce que je reproche parfois aux journalistes, c'est la fainéantise dont ils font preuve. Peut-on raisonnablement se contenter de publier un communiqué de presse sans ajouter un peu d'esprit critique ou au moins un peu d'informations supplémentaires, de contexte, de travail ?
Du temps du papier, il était assez simple de savoir combien on vendait d'exemplaires. Aujourd'hui, avec les media en ligne, il peut arriver que l'on ne sache même pas lire les statistiques fournis par des opérateurs chargés de la chose. On va annoncer des chiffres farfelus en confondant le nombre de clics et le nombre d'articles réellement lus. Et encore, je ne parle pas des visites des robots d'indexation qui sont parfois comptabilisés dans les scores d'audience.
Du temps du papier, la place était comptée. Aujourd'hui, les limites ont sauté et on peut remplir un site à volonté. Est-ce pour autant une raison de ne pas choisir, de ne pas sélectionner ? Est-ce une raison pour publier n'importe quoi ? Je ne le pense pas. A trop publier, on prend le risque de noyer le lecteur. Alors, peut-être faut-il privilégier les informations utiles ou les vraies informations.
Une autre question que celle du journalisme concerne la mise à disposition par une mairie d'une salle des fêtes pour un événement qui fait une large place à tout ce qui est "pseudoscience". Il est possible qu'il soit bon d'agir ainsi au nom de la pluralité des idées et que, après tout, cela n'attirera pas autant de monde que ça. Possible, oui. C'est une question politique que de choisir ou non de protéger la population des fausses informations et des pratiques au mieux inutiles et au pire dangereuses. Mais je le répète, je ne suis pas tolérant.

J'ai essayé de m'adapter des années à un monde où je ne me reconnaissais pas. J'ai été 10 ans toxicomane à l'héroïne. Et je peux te dire que la meilleure thérapie, c'est d'oser réaliser ses plus grands rêves.
Mes 20 ans de psychothérapie, 5 années de coaching, 10 années d'exploration de l'intelligence émotionnelle & d'états modifiés conscience avec des plantes sacrées & auprès de grands maîtres m'ont aidée à me réaliser.
Je me suis d'abord transformée moi-même en profondeur avant d'accompagner la transformation de mes clientes.
Dans ma carrière professionnelle, au début, j'étais cheffe de projet dans les grands groupes du CAC40, puis je suis devenue naturopathe-énergéticienne. J’ai aussi évolué dans l’univers des start-ups, incubateur & accélérateur.
J'ai longtemps cherché pourquoi j'avais autant exploré les opposés. Et c'est en accompagnant à la fois dans la voie du business & de la spiritualité que j'ai réussi à rassembler toutes ces parts de moi.
Je suis entrepreneure depuis 2017 et j'ai accompagné des centaines de femmes à s'élever dans leur puissance personnelle, à développer des entreprises à succès.
Mon truc à moi ? T'accompagner à allier l’énergétique & la connaissance de soi à la stratégie pour t'élever en tant que grande prêtresse de la vie, inarrêtable et initiatrice de projets qui impactent le monde.
Je suis convaincue qu'un nouveau paradigme est en marche.
https://www.lesterresdalma.fr/a-propos
Selon ce que l'on m'a reporté, avec 21% de satisfaits Macron atteint là son plus beau record d'impopularité depuis 2017 parvenant même à dépasser celui enregistré lors de l'épisode des Gilets jaunes. Nous ne pouvons que l'encourager à continuer sur cette voie et lui souhaitons de bientôt découvrir les abysses insondables. Bravo Manu !

Le 27 janvier 1945, l'Armée rouge libère les camps de Auschwitz I et Auschwitz II-Birkenau. Plus d'un million de personnes sont mortes dans ces camps et il n'en reste qu'environ sept mille lorsque le camp est libéré. C'était il y a quatre-vingts ans.
Samedi soir, j'ai revu "La liste de Schindler", le film de Steven Spielberg. Il y a cette phrase tirée du Talmud, vers la fin du film, prononcée par Itzhak Stern interprété par Ben Kingsley : « Quiconque sauve une vie, sauve le monde entier » qui, à chaque fois, me fait monter les larmes aux yeux. Ce n'est pas que la phrase, c'est le contexte, c'est la musique, c'est la mise en scène, c'est Spielberg, c'est le cinéma. Un grand film.
Ce film a un peu plus de trente ans. A l'époque, pas d'Internet, pas de réseaux sociaux. Aujourd'hui, le nazisme (ou du moins ses idées) reviennent et on ne s'en offusque même plus. C'est du passé, c'est vieux. Aujourd'hui, il y a l'homme le plus riche du monde, allié de l'homme le plus puissant du monde à la tête du pays le plus puissant du monde qui fait un salut nazi en public, que l'on peut voir à la télé, sur Internet, au sujet duquel on écrit dans les journaux et qui n'émeut pas grand monde. On excuse presque le geste au motif que, ah ! oui mais… Non, faut voir. Non, bien sûr que non il n'est pas nazi. C'est un geste malheureux, peut-être bien un salut romain. Et puis, vous savez, il est "sans filtre", il est comme ça. En plus, il est autiste.
On voit la tentation d'établir des gouvernements autoritaires un peu partout à la surface du globe. On voit les partis d'extrême droite monter, se banaliser. Et bon, c'est la vie, ça passera. On entend un ministre d'un gouvernement soi-disant "centriste" proférer des paroles qui fleurent bon l'extrême droite et qui ne dérangent plus grand monde. On constate la dérive autoritaire d'un président de la République, on note qu'il n'est plus nécessaire d'aller exprimer son opinion dans les urnes lorsque l'on nous le propose gentiment. On sait qu'il est désormais risqué de manifester pacifiquement, on a conscience que la majorité des organes de presse sont aux mains de personnes qui défendent les idées néo-libérales et que les lignes éditoriales vont dans le sens de ces patrons de presse. Mais ça va, faut pas s'en faire, faut pas exagérer.
Le quarante-septième président des États-Unis d'Amérique est élu sur un programme ouvertement fasciste et tout ou presque de ce qui compte dans les grands entrepreneurs des industries technologiques vient sagement se ranger à ses côtés. Il convient d'assurer ses arrières et de serrer les fesses. Le patron d'Apple donne des gages en assurant qu'il allait produire sur le territoire américain et en refilant personnellement un million de dollars au président. Tout va bien on vous dit. Il n'y a pas le moindre signe d'une montée du fascisme dans ce grand pays.
A la cérémonie d'investiture de ce président américain, on pouvait voir un riche français, grand ami de notre président. Voir dans cela une preuve de l'allégeance de ce riche français aux idées quasi nazis de l'équipe présidentielle des USA est sans doute exagéré. Ou peut-être pas, après tout. Oui parce que, après tout, il n'est pas impossible qu'au-delà des idées bassement politiques et idéologiques, il n'y ait que l'idée du pognon. Le fric, c'est un truc hyper important dans nos sociétés. Je ne connais pas un pauvre qui refuserait plus de flouze.
Un autre point qui me crispe un peu, c'est le traitement médiatique du procès de cet ancien président de la République française suspecté d'avoir bénéficié d'argent libyen pour financer sa campagne. Certainement que ce n'est pas un sujet qui intéresse le peuple. Tout de même. Il m'arrive de parcourir le site du journal bordelais et d'y découvrir ce qui mérite, à leur sens, d'être relayé en priorité. Du fait divers, beaucoup, un peu de politique d'actualité, pas mal de sport, quelques bricoles sur la culture régionale (patrimoine, gastronomie, vins…), de l'actu locale et rien ou presque sur cette affaire de financement de campagne. Mais bon. Ça n'a rien à voir avec le sujet du jour.
Ce qui monte en puissance, ce n'est pas le nazisme ou le fascisme des années trente du siècle précédent. On ne va pas avoir de moustachu énervé, pas de camps d'extermination. Par contre, les déportations ou déplacements de populations, ça, c'est bien envisageable. Déjà, il est proposé, pour régler la question du conflit entre l'état d'Israël et les palestiniens, d'envoyer ces derniers vers l'Égypte. De notre côté, on accepte que la mer Méditerranée engloutisse des masses de personnes. Et puis, on paie pour que les migrants n'atteignent pas nos côtes. On a le racisme facile.
Petit à petit, les démocraties et les libertés tombent partout de par le vaste monde. On sent depuis des années monter l'envie d'un nouveau conflit d'ampleur mondiale. Avec le désengagement des USA, on sent naître le besoin de réarmement en Europe. On imagine qu'il sera compliqué d'empêcher la Russie de faire ce qu'elle veut. Au moins pire, il y aura un repli sur soi, ne pas regarder ce qui se passe hors de nos frontières.
Il y a quatre-vingts ans, les camps d'extermination d'Auschwitz étaient libérés. Il ne reste plus beaucoup de survivants et il est à craindre que la mémoire s'éteindra.
C'est un sujet qui passionne une partie de l'Internet. Faut-il quitter X, la plate-forme rachetée par Elon Musk qui fait polémique. Si je ne quitte pas ce réseau social, c'est avant tout parce que je n'y ai pas de compte. Pour tout dire, je ne me suis jamais intéressé à Twitter/X. Il y a bien longtemps, j'ai essayé de comprendre à quoi je pourrais bien utiliser facebook et puis j'ai abandonné. Je ne suis présent sur aucun réseau social hormis Youtube si tant est que c'est bien un réseau social.
A l'occasion de l'investiture de Trump, les invitations à quitter X se font plus pressantes. On reproche (à raison) à Elon Musk d'avoir transformé son réseau social en organe de propagande pour les idées d'extrême-droite ouvert au propos les plus décomplexés. Et le fait que ce même Musk ait un poste auprès de Trump n'encourage pas à penser que l'inclination politique soit amenée à changer de sitôt.
J'entends, je lis, des personnes qui expliquent qu'elles vont quitter X et se rabattre sur des solutions plus ou moins équivalentes telles que, pour le libre, Mastodon. Il se trouve que j'ai un compte Mastodon… et que je n'en fais rien. Là aussi, je n'ai pas compris quelle utilité je pouvais avoir de ce réseau social. Mais je peux comprendre que certaines personnes qui ont au fil des ans construit un réseau aient envie de continuer à s'exprimer. L'idée est qu'il faut qu'il y ait un mouvement d'abandon de X puissant pour que les "communautés" se reconstituent ailleurs.
Il paraît que ces réseaux sociaux de "micro-blogage" sont fabuleux pour se tenir au courant de l'actualité et de la marche du monde. C'est possible mais j'ai tout de même le sentiment que l'on peut faire autrement pour ne pas ignorer grand chose de ce qui est intéressant de savoir.
Et vous, quels sont les rapports que vous entretenez avec ces réseaux sociaux ? Vous trouvez réellement cela utile ?

J'étais bien parti pour ne pas commettre de billet aujourd'hui. Il a fallu qu'une précision de Gérard Larcher, président du Sénat, à propos de "l'affaire" du fauteuil survienne pour que je change d'avis.
Il y a quelques jours de cela, le Canard enchaîné révèle que Gérard Larcher aurait choisi un nouveau fauteuil pour son illustre postérieur, l'ancien étant par trop détérioré. Ne trouvant rien à son goût dans ce qui lui est proposé par le Mobilier national, il demande que l'on lui en conçoive un à même de le satisfaire. Jusque là, pas grand chose à redire.
L'hebdomadaire satirique prétend que ce fauteuil aurait coûter coûté 40000 euros. Pour moi comme pour d'autres, la somme paraît bien importante. Je n'ai pas de fauteuil et je pense, bien que je ne me sois jamais posé la question, n'avoir pas l'idée d'acquérir un tel siège à ce prix. Si j'avais la place et l'envie, je choisirais peut-être un bon gros fauteuil bien confortable du genre "club" mais jamais je n'y investirais plus de quelques centaines d'euros.
Ce matin, Gérard Larcher tient à préciser que, en fait, le fauteuil n'aurait coûter coûté "que" 32000 euros. Il me semble étonnant qu'en faisant cette précision on puisse imaginer éteindre l'aspect démesuré du prix du fauteuil. Après, bien sûr, j'ai conscience d'avoir un cul très banal qui ne mérite pas beaucoup mieux qu'un contact avec le bois un peu rude d'une chaise tout aussi banale. J'ai plusieurs chaises et je m'aperçois que j'ai choisi la plus banale d'entre-elles. C'est une sale chaise achetée il y a une trentaine d'années dans une brocante à vil prix. Je suis un petit, un sans grade, un vulgaire quidam sans responsabilité. Je le sais et m'en accommode. Pour une personne du bas peuple comme je le suis, il peut apparaître dispendieux et ridicule d'avoir besoin d'un siège aussi cher. Cependant, il faut se mettre à la place de ces êtres d'exception qui passent des milliers d'heures avec nulle autre solution que d'avoir à poser son cul quelque part. Il doit être nécessaire de le choyer, son postérieur, de lui offrir le meilleur. Qui suis-je pour juger ce qui m'est trop étranger, trop éloigné ? Il se trouverait que j'aurais un poste à responsabilité que je comprendrais sans doute le besoin de prendre soin de mon fondement. Jusque là, je ferais bien de me taire.

Il arrive parfois que l'actualité soit source de joie. Aujourd'hui, j'apprends la mort de le Pen et je sens que je ne vais pas le pleurer. Je regrette qu'elle ne soit pas survenue beaucoup plus tôt et j'ai bien conscience que ça ne va pas beaucoup influer sur la vie politique de la France.


On m'avait apporté un potiron. Hier, après avoir trimé une bonne partie de la journée à développer des photos pour le compte d'un copain, je me suis mis en tête de faire de la soupe de potiron. Ça tombait rudement bien, vu que j'en avais un, de potiron. D'ailleurs, celui qui me l'avait apporté, ce potiron, m'avait dit que ça se conservait bien et que, même s'il avait été récolté à l'automne dernier (je n'ai pas la date exacte, j'ai oublié de le lui demander), il était encore en parfait état et, selon lui, excellent.
Ce qui est une aubaine, hormis le fait que j'ai pu avoir un potiron gratuitement, ce qui, en somme n'est déjà pas rien, c'est que j'aime bien la soupe de potiron. Et puis, aussi, ce potiron allait me permettre de sortir du cycle infernal des pâtes. Penne le lundi, spaghetti le mardi, macaroni le mercredi et retour aux penne puis aux spaghetti et ainsi de suite, chaque jour que dieu fait, d'avril à mars, que les années soient bissextiles ou non. C'est lassant.
J'ai pris un solide et grand couteau et j'ai tranché le potiron en deux parties. J'ai coupé chacune de ces moitiés en deux et j'ai viré les graines que je n'affectionne pas particulièrement. Ensuite, toujours avec ce couteau à la lame aiguisée comme un rasoir, j'ai épluché les huitièmes potiron. J'ai essayé de minimiser la perte en allant au plus près de la chair (ou de la pulpe pour nos ami·es vegan qui peuvent nous lire). J'ai détaillé le potiron en cubes parfaitement inégaux que j'ai placés dans une passoire (parce que je n'avais que ça sous la main).
Là, je me permets une légère digression. C'est en souhaitant en apprendre plus au sujet de ces potirons (et de leurs amies les citrouilles (que je confonds souvent (comme beaucoup)))[1] que je suis allé me renseigner sur wikipedia. Et là, qu'apprends-je ? Je cite :
Le nom du potiron est attribué au 13e jour du mois de vendémiaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, généralement chaque 4 octobre du calendrier grégorien soit quatre jours avant le jour de la citrouille (17 vendémiaire généralement autour du 8 octobre), et plusieurs avant Halloween et Samain.
Alors, déjà, je ne vous dis pas mon berlutement en apprenant qu'il avait existé à la fois un jour "potiron" et un jour "citrouille". Je ne suis pas toujours pour que l'on en revienne aux traditions passées mais avouons que ça a un peu plus de gueule que nos "lundi", "mardi" et autres "dimanche". En lisant cela, les yeux écarquillées grand comme ça, je me suis fait la réflexion qu'en ces temps révolutionnaires, les cucurbitacées devaient avoir le vent en poupe et que la population devait en manger jusqu'à plus soif. Quoique, je me pose la question, le jus de potiron est-il bon ? Je n'ai jamais goûté. Sans doute doit-on pouvoir faire fermenter et produire quelque boisson alcoolique avec ça ? Enfin, je ne suis pas sûr du tout que ça fermente mieux que ça pourrisse. Et puis, le fait que l'on ne trouve pas dans les commerces de jus de potiron (alcoolisé ou pas) est peut-être un indice suffisant pour se permettre de douter des qualités organoleptiques de l'affaire. Passons.
Donc, après avoir coupé et tranché en fines lamelles un bel oignon jaune dûment débarrassé des multiples peaux superfétatoires, je l'ai fait blondir dans du bon beurre de Bretagne. Ensuite, j'ai mis les dés (ou cubes mal foutus) de potiron, j'ai touillé un peu, j'ai ajouté des ingrédients comme le sel et le poivre et d'autres trucs liquides de la même espèce avant de couvrir (ah oui, il faut préciser que j'avais allumé le feu sous la marmite). Je suis reparti bosser durant un peu moins d'une heure (il me semble) et il était bientôt l'heure de manger (mon ventre me le rappelait). J'ai mouliné tout le bazar et me suis servi une bonne assiette de cet excellent potage.
[1] cette histoire de parenthèses imbriquées, je le dois à Philippe Jaenada qui en fait grand usage pour mon plus grand plaisir
Je n'aime pas le sport. Je le déteste, je hais l'idée même du sport. Je n'aime pas la compétition, je n'aime pas la performance. Je n'aime pas les jeux olympiques.
Cette année, ce sera donc à Paris, en France, que vont se tenir les jeux olympiques. La bonne attitude serait de s'en foutre. Puisque déjà je ne me tiens pas au courant de l'actualité, que je n'écoute plus la radio, que je ne lis presque plus rien en rapport avec les nouvelles du monde, il me serait simple d'ignorer l'événement. Parce que je n'habite pas Paris, qu'il ne se passera rien à Azerat et dans ses environs proches, je ne suis pas concerné. Plutôt que de cracher sur ces jeux olympiques, je serais sans doute mieux avisé de n'en point causer.
Seulement, il faut faire entrer Macron dans l'équation et là, ça change tout. Je déteste et hais Macron encore plus que les jeux olympiques et le sport réunis. Pour ces dernières années, je pense même que ce que je déteste le plus au monde, c'est Macron et son entourage. Si je n'aime pas le sport, il faut reconnaître qu'il ne m'oblige en rien et qu'il n'a pas d'action sur ma vie quotidienne. Ce n'est pas le cas pour Macron qui m'emmerde chaque jour qu'il persiste à rester en vie. Savoir qu'il est toujours là m'emmerde et me contrarie.
Alors, par simple mauvais esprit, par pure méchanceté, j'espère, je souhaite, que ces jeux olympiques soient un fiasco total. Je rêve que la France de Macron soit la risée du monde entier, je me réjouis par avance que Paris devienne le symbole des pires jeux olympiques de l'histoire, que la ville soit entachée de honte. Comme ça, juste pour faire chier Macron. Ce n'est pas intelligent.
Je tente de ne me tenir au courant de rien de ce qui se passe dans le monde mais je ne peux pas empêcher que des nouvelles parviennent malgré tout à mes sens. J'ai ainsi entendu parler de ces jeux olympiques, de la pantalonnade d'épreuves de natation dans la Seine, de l'expulsion de personnes de la capitale, des restrictions de circulation pour les Parisiens, de la flambée des prix pour les logements, de la réquisition des logements étudiants. J'ai lu des critiques sur l'organisation de ces jeux, sur le fonctionnement du comité des jeux olympiques, sur les magouilles financières. Ces jeux ne sont qu'une vaste opération commerciale et financière répugnante.
Je ne vais pas aller jusqu'à espérer qu'il se passe quelque chose de trop grave durant ces jeux mais si déjà rien ne se passe comme prévu, si l'organisation se révèle catastrophique et, surtout, si la France se révèle minable dans les compétitions, ça m'ira bien. Comme ça, par pure méchanceté bête.

Hier, j'écoutais sur LCP[1] les débats relatifs à l'accord signé avec l'Ukraine pour leur fournir des aides matérielles et autres dans le conflit actuel avec la Russie. C'était assez intéressant, mine de rien. Par exemple, personne parmi les députés·es présents·es n'a pris la défense de Poutine. Tout le monde semble reconnaître le statut d'agresseur pour la Russie et celui de victime pour l'Ukraine. C'est déjà ça.
Bon. Il y a bien eu quelques moments dérangeants comme celui où un député (MoDem me semble-t-il) a martelé combien nous avions des points commun avec le peuple ukrainien et combien l'Ukraine était proche de nous géographiquement. Hormis le fait que l'Ukraine soit un pays chrétien (enfin vous comprenez ce que je veux dire, ce n'est pas une théocratie), je ne vois pas bien. La couleur de peau ? Non parce que de l'histoire commune, on en a beaucoup plus avec pas mal de pays africain, par exemple. Il se trouve même que pour certains, ces pays sont "chrétiens" eux aussi. Des pays où l'on parle français, aussi. Par contre, oui, on ne va pas se le cacher, on n'a pas exactement la même pigmentation.
Que partage-t-on donc avec l'Ukraine ? A mon avis, ce n'est pas cela qui est important. Je suppose qu'il est honorable de défendre ce pays contre la Russie et qu'il est bon de défendre d'une manière générale la démocratie face à la dictature. Maintenant, devrions-nous déployer les mêmes efforts pour défendre la démocratie dans des pays africains ? La question mérite que l'on y réfléchisse. Lorsque l'on refuse l'accueil à des Africains et que, dans le même temps, on ouvre grands nos bras aux Ukrainiens, il y a un petit malaise. Tant mieux pour les quelques Ukrainiens qui ont choisi de partir de leur pays, hein.
Au cours de ce débat, on a insisté sur le fait que nous sommes déjà en guerre contre la Russie. La guerre des années 2020 n'est plus celle d'autrefois. Aujourd'hui, la guerre se fait par exemple avec des cyber-attaques qui perturbent les services de l'État ou par la propagation de fausses informations. Pour contrer cela, la France pourrait se couper d'Internet et revenir au Minitel. On peut en rire mais il fut un temps où la France était en avance sur le reste du monde dans le domaine des télécommunications.

Il y avait un aspect assez anxiogène dans ce débat avec un appel à relancer l'industrie militaire, la production d'explosifs (comme à Bergerac la poudre), d'armements, de véhicules. Bien sûr, ça peut faire penser que nous nous dirigeons vers un conflit ouvert avec la Russie et, comme l'a proposé Macron, un envoi de militaires français sur le terrain.
Il a été dit qu'il ne fallait pas être lâche. Il a été fait mention des accords de Munich de 1938 durant lesquels un accord est signé entre le Royaume-Uni, la France, l'Italie et l'Allemagne pour ce que l'on appelle la crise des Sudètes. On a alors voulu croire que Hitler s'arrêterait là et que, bon, finalement, la Tchécoslovaquie, on s'en bat un peu les couilles. Là, il est fait un parallèle avec Poutine qui ne s'arrêterait pas à l'Ukraine et souhaiterait s'attaquer au reste des pays de l'ancien bloc soviétique. C'est de la spéculation mais nous ne sommes pas dans la tête de Poutine. Poutine qui n'hésite pas à braquer la menace nucléaire, tout de même.
Et puis, peut-être bien que l'Europe doit réfléchir à son réarmement à l'heure où, du côté des USA, on semble ne plus vouloir trop s'occuper de ce qui se passe ailleurs. Gabriel Attal parle d'une économie de guerre et, bien que je ne sois pas un spécialiste (ni de l'économie ni de la guerre), je vois vaguement ce que cela signifie. D'ici à ce que l'on nous dise qu'il y a enfin du travail pour tous…
Hier, on parlait d'énergie et on peut en reparler aujourd'hui. Avec son gaz et son pétrole (en plus de la sidérurgie et de l'industrie), la Russie a des avantages sur les pays européens. Je veux bien que nous soyons en mesure de fabriquer de superbes avions de chasse ou des drones militaires de toute beauté, la question est de savoir comment on équipera tout ça en belle électronique le jour où la Chine refusera de nous vendre les composants nécessaires.
Faites provision de sucre, de pâtes, de conserves. On ne sait jamais.
[1] La Chaîne parlementaire

Peu de temps après la polémique de l'annonce par l'Elysée de l'invitation à un grand débat du mouvement des « soulèvement de la Terre » en plus des syndicats du monde agricole et de la déclaration de l'exécrable Macron selon laquelle jamais (ô grand jamais !) il n'avait eu cette idée (mais en fait, tous les indices semblent bien indiquer que si), voilà que l'exécrable en remet une couche avec des propos relayés par le journal La Marseillaise attribués à, donc, notre exécrable en chef.
Il aurait dit, lors d'une rencontre avec les représentants de nombreux syndicats agricoles, que « les smicards préfèrent des abonnements VOD à une alimentation plus saine ». Aussitôt, il s'est trouvé des gens pour hurler au mépris de classe et il faut bien convenir ici que l'on trouve toujours des gens qui n'ont rien d'autre à faire que de s'émouvoir de bien peu.
Quoi qu'il en soit, une fois de plus, Macron a assuré n'avoir jamais tenu de tels propos. Sauf que, flûte, voilà que plusieurs personnes présentes lors de cette rencontre avec les syndicats agricoles disent avoir entendu cela ou, tout du moins, quelque chose qui allait dans ce sens. Qui ment ?
Alors, on peut évidemment critiquer le journal marseillais pour avoir mis en une et entre guillemets des propos rapportés sans qu'aucun journaliste puisse les tenir pour véridiques. Là, il y a un petit problème. Cependant, il faut tenir compte des témoignages qui disent que l'exécrable Macron a bien dit ce qu'il a dit et que, même si la citation n'est pas clairement authentique, le sens était bien celui rapporté par le journal.
Que Macron mente, ça ne devrait plus étonner grand monde. Cette affaire me fait penser à celle de l'ineffable Jean-Michel Blanquer qui déclarait regretter que l’allocation de rentrée soit parfois utilisée pour acheter « des écrans plats » et non des fournitures scolaires. Le hic, c'est qu'il n'a pas été difficile de vérifier les chiffres de ventes de téléviseurs et que rien ne montre une hausse de celles-ci dans la période suivant le versement de cette allocation de rentrée scolaire. Macron soutenait son ministre néanmoins. Mépris de classe, vous dites ?
Le terme « smicard », s'il est compris et souvent admis n'en est pas moins lourd d'une charge péjorative. Dans la langue française, les mots se terminant avec ce « ard » (politicard, chauffard, tubard, snobinard, soiffard… (mais pas antibrouillard, Léonard ou canard)) ont cette charge. Prétendre que les moins riches préfèrent (parce qu'ils sont idiots) regarder la télévision à manger sainement, c'est dire qu'ils ne méritent pas mieux que leur position au plus bas de l'échelle sociale et qu'en plus, en ne faisant aucun effort pour ne serait-ce que paraître plus intelligents, ils coûtent un pognon de dingue à la société en mangeant n'importe quoi qui, à terme, les rendra malades. Faut bien dire que les pauvres sont cons et nocifs.
Si, par exemple, on prend Netflix et que l'on choisit le plus haut tarif, c'est un peu moins de 20 euros par mois. Si on parle d'un couple avec un enfant, ça fait de la distraction pour pas si cher si l'on compare avec le prix de trois places de cinéma. Si l'on convertit ces 20 euros en nourriture saine, ça ne fait pas bézef dans l'assiette. Et puis, bon, prétendre que les pauvres ne savent pas gérer leur budget, ça a été battu en brèche par des études sociologiques depuis longtemps. Pire, ces études montrent que dans bien des cas, les moins riches gèrent étonnamment mieux leur budget que les plus riches. Juste pour rigoler un peu, il serait amusant de mettre Macron dans des conditions de vie d'un smicard durant trois mois, histoire de voir. Un truc du genre télé réalité. Juste pour rigoler.
Les propos injurieux de Macron, ce n'est pas nouveau, souvenons-nous, pour l'exemple, de cette petite phrase : « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. ». Il est assez difficile de croire l'exécrable lorsqu'il affirme n'avoir jamais tenu les propos relayés par la Marseillaise.
Clément Viktorovitch raconte tout ça bien mieux que moi sur sa chaîne YouTube.



C’est à la maison Guerlain, propriété de LVMH (Bernard Arnault), que l’on doit la première grosse poilade de l’année 2024. Cette maison qui fait dans le produit de cosmétique de luxe (et je ne suis concerné ni par la beauté ni par le luxe) a réjouit Internet avec une crème anti-âge pleine de promesses grâce à sa technologie Gold Quantum. Le terme “quantum” étant probablement là pour faire “quantique”. Guerlain parle de “soin prodigieux anti-âge lumière” mais ce qui est encore plus prodigieux que tout, c’est que la marque propose sa crème à un tarif hyper méga quantique. Pour offrir le meilleur du quantique à son épiderme, il faut pouvoir débourser la somme de 650 euros pour un flacon de 50ml. Et encore, ça, c’est pour les plus pauvres. Pour les riches en recherche de jeunesse quantique, ce sera 1350 euros (mais là, c’est vrai que l’on a droit à la version orchidée impériale black. Finalement, ça ne fait pas si cher que ça, si on prend le temps d’y réfléchir un instant.
La maison Guerlain cause de “science quantique”. Selon les avis autorisés des spécialistes du domaine, ça ne veut rien dire. On parle de physique quantique, de mécanique quantique, de chimie quantique mais pas de science quantique. A moins que le message soit que, si l’on admet que “la quantique” s’intéresse à l’infiniment petit, on est en présence de science minuscule, de l’ordre du picomètre.
Il paraît que Guerlain aurait réussi à mettre la perfection d’une orchidée rare trouvée dans l’Himalaya dans sa pommade. Cette orchidée serait pleine de lumière (ou quelque chose du genre) et la pommade permettrait donc de déposer une fine couche de lumière quantique issue de ces orchidées sur la peau, ce qui aurait l’avantage certain de faire paraître beaucoup plus jeune. Moi, je dis pas. Si c’est vrai, c’est ballot que ça ne soit pas arrivé plus tôt. Le patron de LVMH aurait pu utiliser l’onguent précieux et éviter ainsi de montrer une figure assez particulière que l’on ne rencontre habituellement que chez certaines momies particulièrement décédées. La chirurgie esthétique n’est pas quantique et c’est bien regrettable.
Et donc, Internet rigole, se moque, parodie, plaisante beaucoup. Tant et si bien que Guerlain, se rendant compte que sa communication délirante a des ratées à l’allumage, revoit sa copie et dit, en substance, que, bon, d’accord, ce n’est peut-être pas si quantique qu’annoncé ou, tout du moins, on va moins en causer.
Cela donne un argumentaire nettoyé de ce genre :
Après 20 ans de recherche, Guerlain crée Orchidée Impériale Gold Nobile et révèle une nouvelle voie de réjuvénation cosmétique pour la peau. La recherche Guerlain a concentré les pouvoirs d’une orchidée prodigieuse, l’orchidée Gold Nobile, capable d’agir à l’échelle de l’infiniment petit pour aider à restaurer l’émission de biophotons à un niveau se rapprochant d’une cellule jeune. La crème, rechargeable, amplifie visiblement 10 signes de jeunesse et ravive 6 facteurs de lumière. Sa texture ultra fine, fraiche et légère, composée à 94% d’ingrédients d’origine naturelle, fond sur la peau pour la sublimer instantanément.
Passons sur la notions de biophoton et de facteur de lumière. Comme le fait remarquer un internaute, une pommade telle que celle-ci, si elle est réellement composée de 94% d’ingrédients d’origine naturelle, est certainement composée d’une bonne partie d’eau la plus naturelle qui soit. D’ailleurs, tant que j’y suis, je vous encourage vivement à aller voir la vidéo que G Milgram a faite à ce sujet. Guerlain (et LVMH) a demandé à ce que cette vidéo soit effacée. Courez la voir tant qu’elle est en ligne : vidéo de G Milgram (YouTube)
Je doute qu’il y ait beaucoup de clientes ou clients potentiels pour cette crème ici et je ne ressens pas le besoin de vous enjoindre à boycotter les produits du groupe LVMH. Ce qui m’amuse dans tout ça, c’est que l’on ait pu penser que l’on pouvait raconter du bullshit sans que ça soulève quelques haussements de sourcils.


L'utilisation du point médian divise alors que ça ne devrait pas. En aucun cas. Jamais. Il en est de la langue uniquement ce que l'on en fait et souhaite faire. Si, par exemple, je n'utilise pas toutes les formes de ponctuation qui sont à ma disposition, je fais par exemple volontiers l'impasse sur le point virgule que je ne sais pas bien utiliser, je ne milite pas pour que l'on en interdise l'usage. Umberto Eco qui a pour principal défaut d'avoir été Italien militait contre l'utilisation des points de suspension (il avait des raisons recevables), il n'a pas empêché que son usage perdure. La langue, fut-elle française, évolue, change, emprunte aux langues étrangères, s'invente des mots et des tournures, range au placard des formes qui apparaissent comme frappées de désuétude, se simplifie et se complexifie au rythme du temps, des modes, des époques et des façons de faire des locuteurs.
La langue française n'est pas partout la même et on ne la parle pas de la même manière à Paris qu'à Marseille, Lyon, Toulouse, Lille ou Bordeaux. À Québec, on ne parle pas le français que l'on parle à Bruxelles ou à Alger, à Dakar, à Kinshasa, à Genève ou à Vientiane. En France, on a un ramassis de vieilles peaux qui tentent de se convaincre qu'elles sont là pour protéger une langue menacée de toutes parts et qui souhaitent nous dire les bons usages de la langue et édicter des règles qu'elles-mêmes sont bien en peine d'expliquer.
Ce qui différencie une langue vivante d'une langue morte, c'est sa capacité à se modifier, à muter. Le Latin n'évolue plus et on ne peut pas trouver de mot latin pour nommer une cafetière. Or, voilà que les presque déjà morts de l'Académie française veulent faire chier le monde en prétendant être l'institution garante de tout ce qui concerne l'emploi de cette langue. Pourtant, dans les faits, et peut-être juste parce que je navigue dans des cercles de gens qui ne savent pas parler, il me semble que le Français causé habituellement est plein de fautes sans que cela soit embêtant outre mesure. Et Macron, comme s'il n'y avait rien de plus important, se prononce contre l'emploi du point médian. Je n'ai pas d'avis particulier à propos de cette ponctuation qui est, à mon avis toujours, utile pour marquer son désir d'inclure tout le monde, de le signifier et d'éviter les doubles du genre ''les grands et les grandes". Pour Macron et la cohorte de conservateurs-réactionnaires qu'il tente de séduire, le point médian est quasi un crime de lèse majesté qui mérite la mise au pilori. Moi, parce que je n'aime pas du tout Macron, ça me donne presque envie de l'utiliser, par pur esprit de contradiction, pour le faire chier un peu.
Il y a un point sur lequel je suis d'accord, c'est sur l'utilisation de ce point médian à l'oral. Comment lit-on ce point médian ? Ça, je ne le sais pas. Par contre, que l'on ne vienne pas me raconter que ça gêne la lecture et la compréhension d'un texte. Faut tout de même pas pousser. Prétendre que le point médian met en péril la langue et qu'il faut le montrer du doigt comme le responsable d'une prétendue baisse de qualité de cette langue est à mon avis une énorme connerie.

Passons sur l'erreur qui fait débuter l'industrie papetière de l'usine de Condat en 1907. En réalité, en 1907 on s'occupe plutôt de produire des extraits tannants et il faut attendre 1931 pour que du papier sorte du site.
Or donc, pas de médaille Fields pour le journal Sud-Ouest. Dans l'article du mardi 12 septembre, le journaliste Olivier Pech se risque à une savante opération arithmétique, assez difficile il est vrai. Comme il l'indique lui-même, nous sommes en 2023. Comme il l'indique également, selon ses propres recherches, « l'aventure du papier » débuterait en 1907. Comment calculer le nombre d'années séparant ces deux dates ? C'est loin d'être simple ! Il faut poser l'opération, faire des retenues avec ses doigts, tout ça, ça prend du temps. Ou alors, oui on a le droit de le faire, on peut s'aider d'une calculatrice.
Que ce sera-t-il passé ? Une défaillance dans le protocole ? Une faute d'inattention ? Quel dommage ! Olivier Pech était si près du but, il était à deux doigts de la médaille et patatras, il s'effondre en plein élan. Il trouve le résultat (assez peu précis en sus) de « plus de 120 » ans. C'est la faute, c'est l'erreur, c'est la catastrophe ! Ce n'est que partie remise et nous espérons vivement que le journal fera mieux la prochaine fois.

Les Envahisseurs : des êtres extra-terrestres provenant d'une planète mourante. Leur destination : la Terre. Leur objectif : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout commença une nuit perdu
esur une route de campagne désolée, à la recherche d'un raccourci qu'il ne trouva jamais. Cela commença par un restaurant abandonné et un homme privé de sommeil depuis bien trop longtemps pour continuer son voyage. Cela commença avec l'atterrissage d'un vaisseau d'une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine. Tant bien que mal, il doit convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…

Si, pour les Français, ce jour est celui de la fête nationale, s'il fait penser à la prise de la Bastille et, par voie de conséquence, à la Révolution française, force est de constater que ce n'est un jour particulier ni pour les étrangers d'ailleurs ni pour les autochtones de contrées lointaines.
Comme souvent, j'étais en panne d'inspiration. J'avais en tête la chanson de Brassens, les feux d'artifice (que je n'apprécie pas du tout), les bals populaires (idem), le défilé (itou) et puis c'est tout.
Comme parfois en pareille circonstance, je me tourne vers wikipedia pour jeter un œil à l'éphéméride et trouver un petit quelque chose qui pourrait me mettre sur la voie d'une idée. Bon. La pêche n'a pas été fructueuse mais j'ai tout de même appris que, en Allemagne, ce jour pouvait représenter une date particulière, pas réjouissante, pas sujette à fêtes et réjouissances (je l'espère). Bref.



Puisque le ridicule ne tue pas et puisque l'on nous dit que la police ne tue pas, alors, la police est ridicule.

Les récents propos de Richard Ferrand ont éveillé les craintes d'un tournant vers la dictature dans les esprits. Quoi ? Comment ? Se représenter ? C'est inadmissible, contraire au règlement, anticonstitutionnel, digne d'un dictateur !

Le Fonds Marianne. C'est quoi l'affaire ? Après l'assassinat de Samuel Paty, il y a l'idée de créer un fonds qui irait à des associations en charge de lutter contre le "séparatisme". Bon. Et voilà que Marlène Schiappa, à l'époque ministre déléguée à la Citoyenneté, est soupçonnée d'avoir participé aux choix des associations, d'en avoir écarté certaines. De plus, on accuse certaines associations d'avoir empoché des euros juste pour dézinguer les opposants politiques (de gauche) à Emmanuel Macron.
Pour l'heure, on ne sait pas bien qui sont les coupables ou s'il y a bien un scandale derrière l'affaire mais si vraiment l'affaire existe, on touche le fond de la dégueulasserie cynique. Utiliser l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty pour mener une lutte en faveur de Macron, choisir des associations amies au pouvoir, ne rien contrôler de l'utilisation des sommes reçues, c'est simplement dégueulasse.
Ce qui est chouette avec la macronie, c'est qu'elle est capable H24 (comme on dit dans le milieu des connards), de montrer combien elle est composée de salopards décomplexés, de trous du cul merdeux. Rien ne les arrête. Aucune bassesse, aucune éthique, aucune morale. C'est assez dégoûtant, au fond.

Accessoirement, un dessin.
Un macroniste, ça ose tout. C'est même à ça qu'on le reconnaît. La dernière (en date) connerie de l'un d'eux vient de Denis Masséglia, député macroniste de la cinquième circonscription de Maine-et-Loire, lèche-bottes en chef, lèche cul de première, fayot comme on en fait rarement, qui a pondu un amendement qui oblige l'affichage du portrait de sa Sainte Majesté (ça m'écorche le clavier d'écrire son nom) dans les mairies. Jusque là, c'était une tradition républicaine somme toute plutôt bien respectée.
Cet amendement vient dans le projet de loi instituant l'obligation d'apposer le drapeau européen sur les mairies en plus du drapeau français. Pour ma part, je m'en contrefous. Si je n'aime pas beaucoup les drapeaux, je ne m'offusque pas de la présence du drapeau français en quelque lieu qui soit et ne serai pas gêné de voir celui de l'Europe à ses côtés. Je m'en fous. A mon avis, il n'y a pas de quoi en faire une affaire sauf à être contre l'Europe (ce que je ne suis pas).
L'affaire de l'obligation d'affichage du portrait du président de la République, dans le fond, j'en n'ai rien à battre non plus. Ce n'est pas tous les jours que je vais souiller de mes chaussures crottées le parquet de la mairie. Globalement, je m'y rends les jours d'élection et, depuis le COVID-19, même plus puisque le bureau de vote est transféré à la salle des fêtes.
Mais tout de même. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de faire entrer dans la loi l'obligation d'affichage de la gueule du président ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça veut dire de notre République, de notre démocratie ? L'histoire commence avec le maire divers droite de Cholet qui refuse d'afficher ce portrait officiel. Le député sus-nommé en prend ombrage et propose l'amendement dont on parle. J'imagine qu'il pense pouvoir gagner des galons au sein de la macronie. Peut-être un maroquin de ministre ? Se secrétaire d'état ? De nettoyeur de chiottes présidentielles ? Enfin quelque chose de glorifiant, c'est presque certain.
Sur sa fiche wikipedia, on apprend qu'il est spécialiste des jeux vidéo.
Quand on m'agace, parce que j'ai mauvais fond, je cherche une parade. J'en ai trouvé une qui pourrait servir aux mairesses et aux maires de nos communes qui ne voient pas d'un bon œil cette obligation. Il faudrait vérifier mais je me dis que si le mur chargé de supporter le portrait présidentiel devenait un mur d'exposition d'autres portraits, de photographies de paysage, de tableaux, d'affiches (…), ce serait amusant.

A périgueux comme ailleurs, ce 1er mai avait un air de manifestation contre le projet de réforme des retraites. Combien était-on à parcourir les rues de la ville ? Ce n'est pas si important. Il y avait du monde, il y avait de la bonne ambiance, il y avait des casseroles.

Rendez-vous est donné devant le palais de justice pour 11 heures. Les manifestants arrivent d'un peu partout et parfois d'assez loin. Je retrouve des têtes connues, des discussions déjà entendues.

Il y a ceux qui sont venus avec une casserole ou un dispositif sonore portatif d'un autre type, il y a ceux qui sont venus avec des pancartes. Parfois, le message est humoristique, moqueur, ironique, parfois il est militant, revendicateur ou étrange. Sur la photo de dessus, référence est faite à Kamelott mais il arrive que le message se fasse plus obscur, plus étrange, comme celui de cette dame qui mélangeait un peu tout et n'importe quoi pour dire qu'elle n'était pas contente.

Nous quittons le cours Montaigne et empruntons la rue Victor Hugo. On bifurque pour rejoindre la place Plumancy puis direction la gare SNCF. Là, on prend la direction du rond-point des poissons et on remonte par l'avenue du maréchal Juin.


On file vers la rue Thiers et on tourne dans la rue Gambetta. Là, au restaurant le 66 degrés, on a sorti une casserole pour accompagner le mouvement. Un peu plus tôt, avant d'arriver à la gare, c'était aux balcons et au fenêtres que l'on entendait des casseroles. On ne peut certes pas tirer de cela une conclusion mais, de mémoire de manifestant, il n'est pas si courant d'être encouragé par les habitants et commerçants.

La marche se termine sur la place Yves Guéna avec une chorégraphie des Rosies vivement applaudies. L'ambiance bon enfant de cette manifestation tranche avec ce que l'on nous rapporte des violences vues dans des villes plus importantes. Là, les familles étaient de la sortie comme les jeunes, lycéens et étudiants, les retraités, les encartés et les anonymes. Derrière la bonne humeur de façade, il y a bien une colère contre ce projet de réforme.


Le cerveau délabré de Macron n'a pas accouché que de bonnes idées. S'il ne fallait en conserver qu'une, on pourrait sans aucun doute choisir celle de la start-up nation. Là aussi, les échecs sont nombreux mais, contre toute attente, un nouveau métier est né en France et est en passe de devenir l'un de ces « métiers en tension » tant la demande est chaque jour plus importante. Il s'agit du métier d'accordeur de casseroles.
Pauvre Macron. Il ne peut plus sortir porter la bonne parole libérale et liberticide sans se prendre un concert de casseroles dans les esgourdes. Les échos qui me parviennent de l'étranger sont que Macron passe pour un gros ridicule. On rit de lui, on se moque. Et de plus en plus ouvertement. Paraît même que Poutine se serait laissé aller à un sourire. C'est dire.
Il faut le plaindre, ce petit président détesté par près des trois quarts de la population. Il paraît aussi que plus personne ne veut écouter ce qu'il raconte. Il peut bien bafouiller ce qu'il veut, on s'en fout. Ce doit pas être facile pour lui. Il l'a cherché, c'est vrai mais tout de même, c'est pas gentil.
