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Rue René Goscinny à Angoulême

MG monaco

L'Amilcar fait une envieuse

Une Traction avant moins blanche et moins cabriolet qu'une récente autre montrée sur ce blog récemment
La Traction avant a marqué son temps et elle est aujourd’hui encore considérée avec respect et sympathie. S’il est correct de rappeler qu’elle a connu un désamour de la part du grand public fut un temps, parce qu’elle était trop banale, trop nombreuse, trop vieille, il ne lui a pas fallu longtemps pour attirer les collectionneurs amateurs et à se faire leur place dans les musées et autres salons réservés aux automobiles plus ou moins anciennes.
Dans la période qui couvre la fin des années 1970 et le début de la décennie suivante, si l’on n’en croisait pas à tout bout de champ, elles étaient encore quelques unes à être utilisées au quotidien. Les plus récentes affichaient une bonne vingtaine d’année et une allure qui était déjà bien datée. Oui, la Traction avant faisait vieillotte face aux Citroën CX, aux Renault 20 et 30, aux Simca Chrysler 1307 et 1308, aux 504 et 505 Peugeot. Cependant, elle avait une apparence que l’on pouvait qualifier d’intemporelle tellement sa carrière avait été longue et sa ligne identifiable à coup sûr.
Dans ces années 80 où la France vibrait à la mode des customs, des jantes larges et des ailes élargies, des couleurs vives, des améliorations de toute sorte, la Traction avant a été plutôt épargnée et ce n’est pas le cas des Juvaquatre, Aronde, Rosalie, 203 et 403, Celtaquatre et, pour faire simple, un peu de tout ce qui avait des roues et un moteur. Il y a bien eu des réalisations faites sur la base de la Traction mais, le plus souvent, la ligne générale était préservée.
Tour à tour voiture des catégories aisées puis des miliciens et gestapistes avant d’être celle des malfaiteurs, des taxis, des gens peu fortunés, la Traction avant a su tenir sa place jusqu’à l’arrivée de la DS qui lui donna le coup de grâce. Comment rivaliser face à ce monstre de modernité et de technologie ?
Aujourd’hui, elle parade souvent dans les rallyes automobiles, elle a sa place dans les salons et elle plaît toujours autant à celles et ceux qui l’ont connue comme à ceux qui la découvrent.

Un joli cabriolet

Les camions les plus rapides du monde
C’est, paraît-il, à Ettore Bugatti que l’on doit cette phrase lâchée après la défaite de ses voitures aux 24 heures du Mans de 1927 et la victoire d’une Bentley, “the Old Number 7” : « ce sont les camions les plus rapides du monde ». De fait, face aux Bugatti 35, l’anglaise fait figure de monstre gigantesque. Elle est énorme, équipée d’un énorme moteur couvert d’un énorme capot.
Néanmoins, je ne m’y connais pas suffisamment pour prétendre qu’Ettore parlait d’un modèle semblable à celui exposé là dans la cour de l’Hôtel de ville d’Angoulême. Même, je suis persuadé que ça n’a rien à voir. Il me semble que la Bentley qui avait remporté cette course était une 3 litres et que celle capté lors des Remparts est un modèle d’une cylindrée bien plus conséquente. Mais bon, hein…

Préservons l'anonymat
Produite entre 1922 et 1926, la Citroën type C 5HP ressemble beaucoup à la première automobile produite par Citroën, la type A (il y a une certaine logique). La type A était une 10 HP, comme la type B qui lui succèdera. Là, sauf erreur de ma part, nous sommes en présence d’une type C. Capable d’un honnête 60 km/h, le bolide et son moteur de quatre cylindres à soupapes latérales de 12cv n’est pas taillé pour la course mais d’un autre côté, si l’on tient compte de l’absence de dispositif de freinage sur les roues avant, ce n’est peut-être pas plus mal. Pour ralentir, on avait pensé à disposer une pédale, celle de droite, qui agissait sur un frein en sortie de boîte de vitesses. Pour actionner les freins sur les roues arrières, il fallait actionner un levier. Puisque l’on parle du pédalier, si l’embrayage était bien à gauche, l’accélérateur, lui, était au centre.
Pas de freins avant, pas de pompe à eau (un ventilateur arrive à partir de 1925) mais un démarreur électrique et un allumage par magnéto en plus de l’éclairage électrique. La petite type C avait la réputation d’être extrêmement robuste et endurante et on peut le penser vu le nombre d’exemplaires encore présents alors que cette petite automobile affiche à quelques année près ses cent ans.

Simca Aronde P60

Renault 19 et Renault 25


Morris Minor 1000 Traveller
Conçue par le père de la Mini, Alec Issigonis, la Morris Minor a été la voiture de taille moyenne des britanniques entre 1948 et 1971. S'il avait pu être question au moment de sa conception d'user de solutions techniques "modernes", notamment de concevoir un moteur quatre cylindres à plat, la version définitive a été bien plus raisonnable en s'appuyant sur des technologies datées mais moins onéreuses à mettre en œuvre. La Minor Traveller présentée ici prétendait s'adresser aux voyageurs. Sans doute à celles et ceux qui ne partaient pas très loin et pas trop nombreux.
Elle a tout de même une bouille bien sympathique, cette petite anglaise, avec son arrière montrant du beau bois ouvragé. Cette automobile est postérieure à 1960 si l'on en croit les clignotants qui ont rejoint la face avant. Pas bien fougueuse avec ses 37 ou 48 chevaux et sa vitesse de pointe peinant à dépasser les 100 km/h, il paraît qu'elle est assez plaisante à conduire et qu'elle bénéficie d'une bonne tenue de route. Si nous ne la connaissons pas vraiment, nous autres Français de France, elle est aujourd'hui très collectionnée et préservée de l'autre côté de la Manche où elle est un peu leur Coccinelle ou la 2cv.

Giulia ou Giulietta ?


Bugatti type 44
Ce billet de blog est le cinq centième billet de ce blog. Pour la petite histoire, les quatre-cent-quatre-vingt-dix-neuf billets précédents ont reçu 4213 commentaires. Place à l'automobile du jour.
Produites entre 1927 et 1932 (ou 1931) à 1095 exemplaires et carrossées sous de multiples formes, la Bugatti type 44 est équipée d'un moteur 8 cylindres en ligne à 3 soupapes par cylindre qui a la particularité d'être en fait l'assemblage de deux moteurs 4 cylindres. Bien qu'elle soit considérée comme une automobile sportive, le moteur qui varie entre 2 991 et 3 254 cm3 délivre une puissance somme toute assez modeste (entre 80 et 105 chevaux) permettant d'atteindre environ les 140 km/h. Toutefois, à l'époque et sur les routes de l'époque, ce devait déjà être bien suffisant.
Cette belle automobile est là photographiée dans la cour intérieure de l'Hôtel de ville d'Angoulême.

Demain, ce sera moto
Allons au musée
D'ici quelques jours, on va reparler de la Grande Guerre. N'est-ce pas le moment opportun de parler de l'un des héros de cette guerre et de faire un lien avec les Remparts d'Angoulême par la même occasion ?
Georges Guynemer est né le 24 décembre 1894 à Paris et il est mort le 11 septembre 1917 au dessus de Poelkapelle en Belgique. Georges Guynemer a été un de ces aviateurs pilote de chasse qui ont forgé la légende. On lui attribue 55 victimes, 53 victoires homologuées et une trentaine d'autres possibles. C'est en sa mémoire qu'aujourd'hui encore les pilotes de chasse de l'armée de l'air française portent une cravate noire.
Mais nous ne sommes pas là pour parler aviation. D'abord, je n'y connais vraiment rien. Et puis, je n'ai pas grand chose à dire à ce sujet. Non. Nous étions à Angoulême et, comme je l'ai dit dans un billet précédent, cette année était placée sous le double signe du constructeur-motoriste Ballot et de la marque MG. C'est Ballot qui nous intéresse aujourd'hui. Parce que c'était aussi le temps des Journées du Patrimoine, les musées étaient librement ouverts au public. L'occasion faisant le larron, on va au musée municipal. Là, dans le hall d'entrée, une jolie petite automobile de 1916, une 8HP, est exposée. Son propriétaire n'en aura pas profité trop longtemps. Il s'agit d'une Sigma, constructeur français, équipé d'un moteur Ballot. Et, mais vous l'aurez sans doute déjà compris, cette automobile a appartenu à Georges Guynemer.
Cette marque n'est certainement pas des plus connues et il est amusant (ou pas) de noter que si l'on trouve une page qui lui est consacrée sur le wikipedia en langue allemande, elle n'existe pas ou ne semble pas exister sur le wikipedia français. Ceci dit, sans être particulièrement germanophone, on comprend et apprend certaines choses en consultant la page donnée en lien.
C'est une jolie petite automobile qui invite vraiment à la promenade un peu sportive sur les petites routes quand le soleil brille et qu'il fait bon vivre.


La Mors sûre
Quatre cylindres en V placé en porte-à-faux arrière, quatre places assises, une carrosserie type Dog car (ou dos à dos), c'est la Mors de 1896 qui appartient à la ville d'Angoulême et qu'une belle équipe de bénévoles volontaires et passionnés tente de restaurer depuis plusieurs années.
La plus ancienne représentantes de la marque parisienne connue à ce jour, dit-on. 127 ans, la doyenne, c'est déjà un bel âge et si tous les organes ne sont pas au rendez-vous, si une cagnotte est en place pour financer les travaux de restauration, la digne représentante des débuts de l'automobile présente bien.
C'est un projet ambitieux parce que j'imagine que le plus difficile dans cette entreprise, c'est bien de trouver de la documentation. Aujourd'hui, nous serions capables de reconstruire toutes les pièces, c'est une quasi certitude, mais encore faudrait-il connaître qu'elles étaient toutes ces pièces. Techniquement, avec son refroidissement liquide pour la culasse et son allumage à rupteurs, la Mors propose des évolutions qui perdureront durant plusieurs décennies. Pour la petite histoire, André Citroën prend la direction du constructeur alors en difficulté en 1908. Par la suite, après que Citroën a fondé sa propre marque, il fusionne Mors dans la nouvelle entité.

Les commandes du véhicule sont encore bien loin du standard qui sera la norme par la suite. Des leviers, des secteurs crantés, des manivelles, il fallait au moins tout ça pour contrôles des 4 ou 6 chevaux développés par le moteur. De semblables engins ont participé à des courses de plus de cent kilomètres dont une Paris-Dieppe en 1897 ou, en 1900 une course Bordeaux-Périgueux-Bordeaux (mais avec un modèle bien différent que celui présenté ici).
J'espère que de généreux donateurs permettront que bientôt on pourra voir cette belle automobile évoluer par ses propres moyens à Angoulême ou ailleurs.

C'est vieux, ça pollue, ça fait du bruit… mais j'aime ça
Si la première est une Delage type M de 1909, il ne m'a pas été très difficile de l'identifier, la seconde me donne du fil à retordre. Je suppose tout d'abord qu'il s'agit d'une Renault, une Renault d'avant guerre, d'avant la Grande guerre, celle de Verdun, des tranchées, des Poilus, du chemin des Dames. Ce qui marque, c'est la taille de la machine. C'est du gros, du grand, du haut. Ce pourrait être une 35 cv du début des années 1910, peut-être une type CF, sans certitude aucune.
Je connais mal les automobiles d'avant la Première Guerre mondiale. Même, je peux le dire avec un peu de honte, je n'y connais presque rien. Cette Renault, s'il s'agit bien d'une Renault, est gigantesque et elle n'est donc pas de celles que j'ai pu croiser (hormis celle de la collection Brou de Laurière que j'avais photographié et que j'avais présentée sur l'ancien blog en son temps). Elle paraît bien moins luxueuse que la Delage qui est son aînée de seulement quelques années. Dans la forme, dans l'idée de ce que l'on se fait de l'automobile à l'époque, il n'y a pas trop de différences. Si la Delage semble plus frêle, c'est qu'elle est sans doute moins bien motorisée et que les organes nécessaires à la bonne marche de l'engin n'ont pas besoin d'être surdimensionnés. Si la Renault est bien du type CF 35 cv, le moteur est un 4 cylindres de plus de 8 litres posé sur un châssis originellement conçu pour les camions de la marque. Ça peut expliquer les dimensions.
Si je ne suis pas connaisseur des automobiles aussi anciennes, des ancêtres comme on dit, elles m'intéressent d'abord pour ce qu'elles ont d'historique. Il a fallu en passer par là pour qu'en à peine quelques décennies on en arrive à des voitures qui sont encore aujourd'hui et à la condition d'accepter quelques petits sacrifices sur des équipements qui sont considérés aujourd'hui comme indispensables à l'image de la climatisation, la direction assistée, les boîtes robotisées, l'ABS, les airbag, les correcteurs de trajectoires, les vannes EGR, les filtres à particules et j'en passe, tout à fait utilisables en usage quotidien. Une Traction avant des années 30, une Peugeot ou Renault juste un peu plus récentes, presque toutes les automobiles des années 50 aux années 80, à mettre de côté la difficulté à trouver des pièces détachées, peuvent affronter les routes d'aujourd'hui comme elles le faisaient autrefois.
Bien sûr, oui, il faudra compter sur les petites pannes plus fréquentes, sur le confort moindre, sur la consommation plus importante, sur les tâches d'entretien plus régulières et fréquentes mais aussi, ce sera l'assurance de ne pas craindre la panne d'origine électronique et la garantie de pouvoir accéder aux organes mécaniques sans avoir à au préalable virer tout un tas de caches et capots en plastique pour se rendre compte que, finalement, on ne comprend plus rien à ce que l'on a sous les yeux et que le mieux à faire est de tout replacer et attendre l'assistance.


MG KN Bellevue Special 1937
Avec sa carrosserie (ou du moins ce qui en fait office) déportée sur la droite du châssis et son gros compresseur, cette MG aperçue dans l'enceinte du "plateau", le lieu réservé aux véhicules qui allaient participer aux courses, célébrait de bien belle manière les cent ans de la marque anglaise.
Un six cylindres de 1,5l, un frêle châssis, une belle carrosserie en aluminium, un gros compresseur placé en bout de vilebrequin avec son gros carburateur SU, une seule place assise, un pot d'échappement qui vous passe juste au niveau du coude droit, un réservoir de carburant qui vous colle au dos, des tambours énormes pour faire ralentir l'engin et un modeste pare-brise pour vous protéger du vent et des projections de toute sorte. En 1937, cette MG était taillée pour la compétition. Ici, pas de phares mais tout de même un feu stop pour signaler le freinage aux pilotes de l'arrière, un siège recouvert de cuir et un grand volant. Ah oui, tout de même deux rétroviseurs pour s'assurer que l'on vous suit et que, donc, vous n'êtes pas en fin de peloton.
1500cc, comme certaines Bugatti ou Delage de la même époque. Sans doute était-ce pour respecter la réglementation qui imposait cette cylindrée maximale pour une certaine classe de voitures. De ce que j'ai pu lire à son sujet, cette MG développait tout de même quelque chose de l'ordre des 180cv ce qui est vraiment bien et est dans les puissances autorisées par certaines Bugatti de ces années là.
On note la disposition du compresseur et la nécessité de concevoir un radiateur permettant le passage de la tubulure d'admission. Il aurait sans doute été possible de faire plus simple mais avec les Anglais…



Les cent ans de MG
1923 pour les uns, 1924 pour d'autres, la naissance de la marque automobile MG fait débat dans le petit monde qui s'intéresse à cela. Pour contenter tout le monde, on va dire qu'elle est dans sa centième année et que ça ne fait pas si loin du siècle.
Avant d'être rachetée par un groupe chinois en 2005, la marque MG était bien représentative de la production de petits roadster à l'anglaise et il n'était pas si rare d'en voir sur nos routes françaises. A Angoulême, pour le centenaire (ou pas) de la marque, de nombreux modèles étaient rassemblés un peu dans toute la ville. Il y avait là un peu tous les modèles existants depuis ceux des années 30 jusqu'à ceux du début des années 2000 et des calmes petits cabriolets jusqu'aux automobiles de course aux moteurs bien préparés. Il y en avait pour tous les goûts.




Austin
Si j'en crois ce qui est écrit sur la grille de radiateur, c'est une Austin et, si je poursuis la lecture de ce qui est écrit, le propriétaire serait membre du club des conducteurs d'Austin Ten. Donc, on peut penser que l'automobile ici présentée serait une Austin Ten. Sauf que, j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'image qui permette d'identifier réellement ce modèle. Je ne connais pas très bien les automobiles du Royaume-Uni et l'histoire des marques qui est parfois un peu compliquée. Ce n'est pas très grave mais ça m'agace un peu de ne pas pouvoir dire avec précision ce qu'est cette voiture.

Pour cette autre image, on va simplement considérer que c'est un détail d'une Austin et, gaillardement, on ira même jusqu'à affirmer que c'est une Austin 7.

Bugatti 51
Il y a un truc avec les Bugatti que je ne trouve avec aucune autre marque. Je ne sais pas à quoi cela tient. Des marques prestigieuses, rien que dans les années 20-30, il en existe d'autres. Mais non, les Bugatti, c'est un truc qui me fascine. Alors, je me rassure en me disant que je ne suis pas le seul dans ce cas et que, finalement, c'est une petite manie qui n'a pas de réelle conséquence. Je ne suis pas assez fou pour rêver en posséder une un jour ou même en conduire une. En voir, en entendre, suffit à me procurer un peu de plaisir.
Il y a quelque chose d'un peu mythique avec cette marque et j'ai du mal à expliquer à quoi cela tient. Il y a bien sûr les modèles comme la Royale, l'Atlantic, l'Atalante, le très belle type 55, les 35 et 51 mais je ne pense pas que l'attirance vienne juste de ces carrosseries. Il doit exister une légende Bugatti qui m'a été transmise par je ne sais quel moyen détourné et qui fait qu'aujourd'hui, j'aime ces automobiles. Ceci dit, il faut reconnaître que certains des modèles Bugatti créés dans ces années 20 et 30 sont vraiment très beaux. Il y a un dessin parfait, des proportions idéales, une mécanique superbe. A l'époque, Bugatti était synonyme de prestige et d'exceptionnel et il fallait avoir les moyens financiers pour en acquérir une. Il paraît que l'argent ne suffisait pas et que si Etorre considérait que vous ne méritiez pas d'acheter une de ses œuvres, vous n'aviez plus qu'à aller vous rhabiller.
Il y a un truc avec les Bugatti qui a amené à ce qu'il y en ait pour faire des répliques. Les plus célèbres sont les "Pur-Sang" fabriquées en Argentine et construites quasi à l'identique de toutes pièces. Elles sont tellement fidèles à l'origine qu'aujourd'hui il est bien difficile de les distinguer des vraies. La question des "Bugatti Argentine" ne date pas d'aujourd'hui et je me souviens, vers la fin des années 80 ou le tout début des années 90 d'un papier publié dans La Vie de l'Auto qui dénonçait la présence de ces répliques dans les manifestations. Pour dire les choses, il y a eu environ 500 Type 35 produites par Bugatti et elles sont aujourd'hui bien plus nombreuses à rouler.
J'ai abordé le sujet avec un propriétaire de Type 51 à Angoulême, une personne tout à fait accessible qui accepte de vous parler de son automobile, de lever le capot pour montrer le beau huit cylindres double arbre. Comment reconnaître une vraie Bugatti d'une réplique ? Selon lui, en précisant qu'il n'en dira pas plus, quelques unes des Bugatti présentes ce jour là dans la cour de l'Hôtel de ville d'Angoulême étaient des répliques. Pour reconnaître une fausse Bugatti, toujours selon lui, il suffit d'observer le radiateur. Si les bords sont nets, c'est une vraie, s'il sont arrondis, c'est une fausse.
Franchement, j'ai fait le tour des Bugatti et je n'ai rien trouvé de particulier sur les radiateurs. Alors, bien sûr, il y a une question. Est-ce que la type 51 de cette personne est une vraie ? Je n'en sais rien.
En attendant, et ce n'est pas la type 51 dont je parle précédemment, voilà quelques images d'une Bugatti.



Riley Menasco Pirate
Je ne suis pas très connaisseur du monde de l'aéronautique mais, d'après ce que je pense avoir compris, le moteur de cette Riley serait américain (des USA) et aurait eu pour vocation première d'équiper des avions. Ce moteur est à refroidissement par air et cela explique le capotage en tôle qui forme un tunnel. C'est un assez gros quatre cylindres culbuté que l'on voit là du côté admission avec les quatre gros carburateurs. Malheureusement, j'ai complètement oublié de photographier l'automobile elle-même.

Fort heureusement, Tournesol est venu à la rescousse pour permettre de présenter la machine dans toute sa splendeur. Qu'il soit ici remercié.

Delage type M 1909
Je ne suis pas assez calé en mathématique pour calculer l'âge de cette automobile mais je sais qu'elle est ancienne, presque vieille, et que peu sont celles et ceux qui, aujourd'hui, peuvent prétendre l'avoir connue neuve.
Nous ne sommes pas ici pour causer de l'âge de la Delage type M. Je vous propose plutôt de vous émerveiller devant cette belle automobile d'une époque où l'on n'avait pas encore tout à fait abandonné l'idée de la voiture hippomobile. En ces temps, on montait encore en voiture et on s'installait dans des banquettes qui devaient sans doute être moelleuses et confortables. De là-haut, on dominait la route (ou plutôt le chemin à moins que ce ne soient les avenues des grandes villes). Le bois avait encore largement sa place que ce soit pour les roues ou pour une grande partie de la carrosserie qui était alors construite en bois et recouverte de métal. De même, le laiton avait la préférence sur l'acier nickelé. Le cuir pour les assises, la toile pour la capote, tout ici utilise des matériaux nobles. Pas de plastique (qui n'existait pas) grinçant, pas de matériaux composites. On fait à la manière des artisans de l'époque, à la façon des menuisiers, des charrons, des bourreliers, des forgerons.
Pour l'aspect, on note une certaine ressemblance avec la Ford T contemporaine pour ce qui est du radiateur et du capot moteur. Par contre, la différence principale est à voir dans le niveau de luxe déployé.

Aux commandes, on peut contrôler sa vitesse et le graissage du moteur. On a aussi une pendule et un compteur kilométrique double. Le grand luxe. Par contre, ni air conditionné ni vitres électriques. On ne peut pas tout avoir.

Autos noires sur tapis rouge


Riley, Fiat et Austin-Healey



Quelques bricoles
Les rapports étroits qui lient la ville d'Angoulême à la bande dessinée sont bien connus. Comme par hasard, il se trouve aussi que cette ville est connue pour la concentration d'automobiles sportives de collection à une certaine période de l'année. Une fois cela dit, quel rapport avec cette photographie ?

Nous restons dans la même marque et observons le cul d'une petite équipée d'un moteur puissant qui nécessite que l'on garde le capot ouvert pour dissiper la chaleur. D'ailleurs, ce capot ne peut pas se fermer et on se dit que, tout de même, ces Italiens ne sont pas les derniers pour se faire remarquer et frimer.

Juste à côté de la 4cv présentée récemment, il y avait une autre automobile tout aussi passionnante bien que son moteur soit placé à l'avant et qu'elle ne dispose que de deux places assises (en plus de ne pas avoir de toit chargé de vous protéger tantôt de la pluie, tantôt du soleil). C'est une Bugatti, sans doute une 35, et c'est beau.

Enfin, une image que j'avais oublié de placer en son temps. Il s'agit du moteur de l'une des G.N. présentées sur ce blog. C'est un beau V-Twin avec ses deux carburateurs et la culbuterie qui travaille à l'air libre. Cela ne nous renseigne toujours pas sur l'origine de ce moteur.

Numéro 57

Matra-Simca Bagheera
Difficile de dire ce que je pense de cette automobile sans être méchant avec celles et ceux qui l'ont achetée à l'époque ou qui l'ont trouvée et restaurée aujourd'hui. Elle n'est pourtant pas si mal, cette Matra-Simca. La gueule, si elle est un peu datée, est assez convaincante. Elle se veut voiture sportive, elle en a l'apparence. Ses performances sont honnêtes, sans plus. Au mieux, on peut compter sur un 180 km/h en pointe. Un bon dessin aérodynamique, trois places, un look, un nom qui sonne, que demander de plus ?
Équipée du moteur de la Simca 1100 TI d'un poil moins de 1300 cc et de plus de 80 chevaux, la motorisation manque de noblesse mais tire bien son épingle du jeu. C'est un bon moteur à qui il manque une culasse avec un arbre à cames en tête. La cylindrée n'est pas folle mais Simca a fait avec ce qu'ils avaient sous la main. La boîte de vitesses déjà imprécise sur les 1100 ne s'est pas améliorée pour la Bagheera. Pour ce qui est de l'intérieur et de la finition, on se contentera de dire que ça fleure bon les années 70. C'est un peu trop kitsch, trop tape-à-l'œil.
Le gros souci, c'est la typologie de ses propriétaires. Il faut le reconnaître, ce sont souvent ce que l'on appelle des beaufs. C'est à dire, à la vérité, que ce sont souvent des personnes qui souhaitent paraître mais qui n'ont pas les moyens d'une Porsche ou d'une Alpine (sans parler de marques encore plus prestigieuses). Ce sont des gens qui veulent faire vroum-vroum pour épater, pour faire des conquêtes amoureuses mais qui ne se préoccupent pas vraiment de conduite sportive. Bien sûr, il y a des exceptions.
Cette image fera sans aucun doute du tort à cette automobile qui, pour autant, aura une belle carrière et enregistrera de bons chiffres de vente. Elle sera boudée par les vrais amateurs de conduite sportive et sera globalement assez dénigrée, sans raison valable. Sa tenue de route est bonne, ses performances satisfaisantes, il ne lui manque pas grand chose pour avoir tout bon. Peut-être aurait-il fallu éviter le clinquant de cet intérieur pour convaincre les sportifs ? Aujourd'hui encore, s'il me plaît d'en voir comme celle-ci présentée sur le stand de la FFVE, je ne peux pas m'empêcher d'en sourire un peu, le rictus moqueur.

On fait la course ?

Là où il y a ce G.N.…
Vous ai-je déjà entretenu de cette marque d'automobiles anglaises que je ne connaissais pas il y a peu et qui est devenue (presque) ma marque préférée ?
Il s'agit là de la G.N. Spider du début des années 20 équipée d'un V-Twin et d'une carrosserie disons minimaliste et pointue. Rien qu'à l'arrêt, on sent que l'on a affaire à un engin pas commode, un truc qui cherche à impressionner et qui ne cherchera qu'à vous dépasser dans un bruit tonitruant.





Avec Peugeot, le dépannage se fait en 202
On dira peut-être qu'elle est trop bien restaurée, que l'on n'en a pas vu beaucoup avec de telles couleurs pimpantes et brillantes sur les bords de route à l'époque où elle pouvait être en service, il n'en reste pas moins vrai que cette jolie 202 équipée de tout son outillage faisait son petit effet près du stand de la FFVE.
Tout donne à penser que le véhicule d'origine est une Peugeot 202 type UH fourgon tôlé que l'on aurait soigneusement découpé. Les nombreux accessoires dont elle a été affublée ne devaient pas tous se retrouver sur les véhicules de dépannage de l'époque. Je tique un peu sur les phares à casquette que l'on voit en bas du pare-choc et sur les nombreux autocollants. En cette fin des années 40 ou début des années 50, les autocollants n'étaient pas encore la norme et les peintres en lettre étaient appelés pour réaliser les inscriptions sur les vitrines comme sur les véhicules.
Cette évocation des véhicules de dépannage de cette époque reste très agréable à regarder et on se réjouit de voir la richesse de son lot de bord auquel il ne manque rien. Jolie automobile au charme certain que cette 202.


Et je refuse de faire quelque jeu de mots mal venu à ce sujet
Cette année, Les « Remparts » d'Angoulême mettaient à l'honneur les automobiles Ballot avec de nombreux exemplaires présentés sur les pourtours de l'hôtel de ville et une exposition au musée municipal.




Une Amilcar CGSs

Augmenter son savoir à Angoulême
Quel bonheur de ne pas savoir, d'être ignorant ! Lorsque l'on ne sait pas tout, chaque découverte est un pas de plus vers la connaissance et, si l'on sait bien que nous ne serons jamais un érudit, un savant, un instruit complet, tout de même, quel bonheur de se coucher un peu moins ignorant qu'au réveil. C'est pour cette raison qu'il faut se réjouir de ne pas tout savoir sur tout.
C'est un domaine bien pauvre, à l'échelle du savoir, que celui de la connaissance des marques et modèles des constructeurs de véhicules. C'est un pauvre domaine, un pan du savoir universel qui est utile à celles et ceux qui ne sont pas assez bien pourvus en intelligence pour comprendre des domaines bien plus importants. Lorsque l'on est un physicien atomiste, on se fout pas mal des différences permettant de distinguer du premier coup d'œil une Renault ou une Norton de 1954 d'un modèle de 1955. Ce genre de savoir, je l'entends, est un savoir de petites gens, de personnes qui se satisfont de bien peu en terme d'intelligence et qui emploient celle qui leur a été octroyée comme elles le peuvent, pour du savoir de bas de gamme.
Il n'empêche, et n'en déplaise aux vrais savants, que l'on peut prendre autant de plaisir à découvrir de l'inconnu dans le domaine de l'automobile ancienne qu'à mettre en évidence le boson de Higgs. C'est ce qui m'est arrivé récemment lors des « Remparts » d'Angoulême. Je voyais et reconnaissais des Bugatti, des Peugeot et Citroën, des Renault et MG, hésitais peut-être sur une Triumph ou sur une Deutsch-Bonnet, mais, l'un dans l'autre, j'étais assez à l'aise. Et voilà que je tombe sur un truc inconnu autant qu'improbable. Un engin monstrueux au look quasi steampunk, la vapeur en moins. Un truc formidable, fabuleux mieux qu'une licorne rose, beau tellement ça ne ressemble à rien, une sorte de chimère mécanique née d'un esprit fort, d'un génie malade, d'un fou génial.

Il faut dire que présentée tel que, sans son capot moteur, l'automobile a un aspect bricolé. On pense à un assemblage contre nature d'éléments disparates trouvés çà et là au petit bonheur la chance. On s'approche et on note le gros V-twin. Ce moteur, je ne sais pas ce que c'est. Selon les quelques sources que j'ai pu trouver, il pourrait s'agir d'un Jap mais j'ai aussi lu que ça pouvait être un Anzani. Je n'ai pas trop creusé la question. Cependant, il y a ce moteur à l'avant, un moteur à refroidissement par air, qui transmet sa puissance à une boîte de vitesses par l'intermédiaire d'un embrayage. Assez classique, finalement. Sauf qu'il faut que je vous cause de cette boîte de vitesses, justement. Je n'en avais jamais vu de semblable.
Habituellement, il faut le reconnaître, la boîte de vitesses, nous sommes habitués à ne même pas trop bien savoir où elle se situe sur nos engins modernes. Depuis assez longtemps, et encore plus sur les motocyclettes, nous sommes habitués à un ensemble composé du moteur et de la boîte de vitesses. Longtemps, ces deux éléments étaient bien séparés et il existait un système de transmission dite "primaire" entre les deux. Cette transmission "primaire" pouvait être à chaîne, par pignonnerie, par arbre et couple conique ou par arbre simple quand ça n'était pas par courroie. Pour l'automobile qui nous intéresse aujourd'hui, on ne peut pas faire autrement que d'être absolument en pleine conscience de l'existence de cette boîte de vitesses puisque l'on est quasiment assis dessus et que celle-ci fonctionne à l'air libre. On note que cette boîte de vitesses fonctionne avec des crabots et des chaînes. Avec un levier, on fait bouger un arbre qui vient engrener l'un ou l'autre des pignons.

C'est une GN, une marque aujourd'hui disparue qui doit son nom à ses fondateurs, H.R. Godfrey and Archibald Frazer-Nash. Elle produisit ses véhicules entre 1910 (ou 1909) et 1925 avec une pause durant la Première Guerre mondiale. Apparemment, Salmson aurait acquis les droits pour fabriquer ces automobiles en France. Je n'ai pas eu le plaisir d'entendre le moteur vrombir mais les échappements bien libres (dont un qui passe juste au-dessus du pédalier) laissent imaginer le pire.
