Un six cylindres de 1,5l, un frêle châssis, une belle carrosserie en aluminium, un gros compresseur placé en bout de vilebrequin avec son gros carburateur SU, une seule place assise, un pot d'échappement qui vous passe juste au niveau du coude droit, un réservoir de carburant qui vous colle au dos, des tambours énormes pour faire ralentir l'engin et un modeste pare-brise pour vous protéger du vent et des projections de toute sorte. En 1937, cette MG était taillée pour la compétition. Ici, pas de phares mais tout de même un feu stop pour signaler le freinage aux pilotes de l'arrière, un siège recouvert de cuir et un grand volant. Ah oui, tout de même deux rétroviseurs pour s'assurer que l'on vous suit et que, donc, vous n'êtes pas en fin de peloton.
1500cc, comme certaines Bugatti ou Delage de la même époque. Sans doute était-ce pour respecter la réglementation qui imposait cette cylindrée maximale pour une certaine classe de voitures. De ce que j'ai pu lire à son sujet, cette MG développait tout de même quelque chose de l'ordre des 180cv ce qui est vraiment bien et est dans les puissances autorisées par certaines Bugatti de ces années là.
On note la disposition du compresseur et la nécessité de concevoir un radiateur permettant le passage de la tubulure d'admission. Il aurait sans doute été possible de faire plus simple mais avec les Anglais…
MG KN Bellevue Special 1937
Avec sa carrosserie (ou du moins ce qui en fait office) déportée sur la droite du châssis et son gros compresseur, cette MG aperçue dans l'enceinte du "plateau", le lieu réservé aux véhicules qui allaient participer aux courses, célébrait de bien belle manière les cent ans de la marque anglaise.
1 De Waldo7624 -
...faire plus simple mais avec les Anglais… Maintenant que MG appartient au groupe chinois Shanghai Automotive Industry Corporation, on peut faire confiance à l'Empire du milieu pour tout simplifier.
2 De Tournesol -
Quelle époque où certaines voitures pouvaient rivaliser à la course avec les avions …
3 De Jeannot lou Paysan -
Superbe! Quelques détails font compète comme les gros (et superbes)amortisseurs à friction ou les grosses écopes de refroidissement des tambours. Avec 180 CV à juguler, les pauvres devaient avoir fort à faire. D'autres détails font franchement bricolo, comme l'empilement de colliers serflex pour serrer la tubulure d'admission sur la sortie du compresseur à lobes. Ça souffle ces trucs là. On se demande d'ailleurs quel moyen de démultiplication est employé pour lui donner la vitesse de rotation nécessaire à son efficacité. Un engrenage pris sur le vilebrequin sans doute. Pareil sur le pot d'échappement. Grosse partouze de serflex. Ça devait être le nec plus ultra.
Quel engin sympathique !!!