Parlons un peu de ces motocyclettes

Il y a ce projet de bouquin avec des dessins de motocyclettes farfelues. Ça n'a pas beaucoup avancé. Pour le moment, j'en suis à réfléchir et à sélectionner les dessins déjà faits qui pourraient entrer dans ce livre. Il y a certains dessins que je ne parviens pas à retrouver.
Hier, j'ai eu une idée de dessin en rapport avec la possibilité de faire une deuxième recueil de ces motocyclettes et alors, je l'ai fait. C'était une idée légèrement vague et j'ai commencé par faire le crayonné en le construisant au fur et à mesure, une idée en amenant une autre. Ensuite, je suis passé à l'encrage et enfin, je suis allé sur l'ordinateur pour la mise en couleurs.
J'ai calculé que tout cela m'a pris entre quatre et cinq heures. Je n'ai pas vraiment chronométré mais c'est quelque chose de cet ordre. Sinon, en parallèle, j'essaie d'imaginer ce que pourrait éventuellement être la mise en pages de ce petit livre. J'ai bien une idée qui m'amuse et je vais essayer de la mettre en place pour voir si c'est possible et intéressant.

Cascadeur
Cascadeur accroché à une motocyclette


Ah ! Et si vous avez une idée de ce que je pourrais mettre sur le drapeau, n'hésitez pas.

Il y a cinquante ans

Le 2 avril 1974, Georges Pompidou, initiateur du quinquennat, mourait. Que retenir de ce chef d'état, passionné de poésie et de littérature ? Sans doute le centre Pompidou dont en s'est beaucoup moqué à l'époque.
Sinon, comme il est évident que je n'ai rien à dire, je vais me contenter de mettre une petite photographie prise il y a quelque temps.

Comment naissent les océans ?

C'est la question qui taraude le monde scientifique depuis plus de dix ans. Mais comment c'est donc que les océans ils se remplissent d'eau ? Longtemps, on a pensé que toute cette eau est présente en raison de facteurs multiples, qu'elle coulait depuis les terres, les sources, ruisseaux, rivières et fleuves. Et on se contentait de cette explication pas très satisfaisante faute de mieux.
En janvier dernier, une équipe de chercheurs embarquait sur un navire équipé de tout plein d'instruments et partait en mission d'exploration dans un coin de l'océan Pacifique encore inexploré, légèrement au large de la Floride. Au petit matin, quelle ne fut pas la surprise de l'équipage lorsqu'il put enfin apercevoir la buse de remplissage de cet océan ! « Nous nous doutions qu'il existait quelque chose, mais pas ça ! », nous confie le professeur Vatn encore sous le coup de l'émotion.
A coup sûr, cette découverte va bouleverser tout ce que l'on croyait connaître sur notre planète, sur sa formation, sur l'apparition de la vie et des sardines ainsi que sur les questions environnementales les plus oppressantes dont, au premier chef, celle du réchauffement climatique. Reste cependant à comprendre qui ou quoi est à l'origine de cette plomberie et quel est son but.
Notre rédaction s'empresse de publier cette information capitale avant demain car la crainte qu'elle soit confondue avec un vulgaire poisson d'avril est trop grande.

Naissance des océans
La science trouve enfin l'explication du mystère de la création des océans

L'outil indispensable

Tout bricoleur averti vous le dira, il est des outils que l'on se doit de posséder ou de pouvoir utiliser à son aise. La paire de tenailles est l'un de ces outils qui ont une place de choix dans la panoplie du travailleur du dimanche. D'instinct, on comprend quelle est la meilleure manière d'utiliser l'outil. Nul besoin d'un long et fastidieux apprentissage qui pourrait amener à certains de renoncer à l'employer. C'est l'une des forces de cet outil.
Quiconque n'a jamais planté de clou (ou de pointe) peut ne pas se douter de l'importance des tenailles. Et c'est là que nous abordons le sujet délicat dont je souhaitais vous entretenir aujourd'hui. Les historiens peinent à nous dire de quand date le marteau et le clou. Pour ma part, et avec la conscience que cela ne fera pas avancer la science historique d'un iota, je pense que la paire de tenailles est arrivée après le clou et, par voie de conséquence, après le marteau.
Que peut-on faire d'un clou sans marteau ? Bien sûr, il est envisageable de penser que l'on peut le laisser là, sur une table ou sur une grosse pierre et attendre que quelque désargenté de passage vienne y porter un ou l'autre de ses biens encore en sa possession dans l'espoir de le troquer contre de la menue monnaie. C'est ce que l'on fait lorsque l'on met les bijoux de madame au clou, par exemple. On peut envisager cela mais, je l'avoue, je trouve cela assez peu crédible.
Par contre, le marteau peut être utilisé en l'absence du clou. On pourra s'en servir pour casser une noix de coco, pour assommer un ennemi, pour casser le réveil comme on l'a vu dans de nombreuses publications pour la jeunesse ou au cinéma dans de petits films d'animation à portée comique. Une rumeur populaire persistante fait remonter l'invention du marteau à M. Charles Martel (Lot). Il n'est rien de plus faux. Pour s'en convaincre, souvenons-nous de ce que j'ai exprimé un peu avant et de la mésaventure survenue à un certain Jésus de Nazareth (Corrèze). Ce dernier, pour des raisons obscures, se serait mis à dos de hauts dignitaires de l'empire romain qui, pour le punir, auraient ordonné que le-dit Jésus soit crucifié. Ceci est narré dans les livres. Mais alors, soit ce Jésus a bien été crucifié, c'est à dire mis en croix, les chevilles et les poignets liés (ce qui, convenons-en, ne doit déjà pas être très agréable) soit il a été crucifié et cloué et cela indique d'une manière certaine, que le marteau était connu bien avant M. Charles Martel.
On peut, bien sûr, arguer du fait que le clou a pu préexister au marteau et que son inventeur, dépité, ait dû patienter avant que l'on trouve l'usage que l'on en pouvait faire grâce au marteau. Aussi, on peut prétendre que, pour enfoncer un clou, on peut s'aider d'une pierre, d'un solide bout de bois ou, et pourquoi pas, de son poing pourvu, bien sûr que le bois soit assez tendre. D'autre part, on peut avancer que sans clou, le marteau n'est pas d'une parfaite nécessité. Tout cela est recevable mais ce n'est pas le sujet.
La paire de tenailles ne peut en aucun cas arriver dans l'histoire de l'Humanité avant le clou et le marteau ou avant le marteau et le clou. C'est bien le clou qui donne tout son sens aux tenailles. Car, pour en revenir à ce qui est exposé au tout début, le bricoleur a la fâcheuse tendance à ne pas savoir enfoncer le clou proprement, contrairement au professionnel qui, lui seul et d'un seul geste, vous enfonce un vaillant clou dans une pièce de bois jusqu'à sa tête et sans que ce clou se torde de rire.
Donc, pour en terminer pour aujourd'hui, je recommande à tous, bricoleuses et bricoleurs de notre beau pays, d'acheter une belle paire de tenailles de qualité chez notre partenaire qui, et c'est un plus indéniable, les gratifiera d'une substantielle réduction de 10% sur le prix indiqué au catalogue.

Tenailles

Rêver d'un monde meilleur

J'ai fait un rêve étrange. J'étais d'accord pour mourir et on allait m'accompagner sur cette voie pleine de nouveautés pour quelque être un tant soit peu vivant. Et donc, voilà que l'on me prend en charge, que l'on m'installe sur une sorte de chaise métallique et que l'on me dit qu'il n'y a plus qu'à attendre. Mais voilà, le problème est que la mort ne vient pas. Alors, je sens comme une pointe d'énervement chez les personnes qui m'entourent. Il me semble que ce sont des médecins mais je n'en suis pas certain. A un moment, sans doute pour accélérer un peu le processus (on n'a pas que ça à faire, il y a d'autres clients), je m'aperçois qu'une infirmière (?) s'acharne à me planter des aiguilles dans le bras et à m'injecter un produit. Je ne ressens aucune douleur mais je vois bien que j'ai eu droit à déjà trois piqûres. Je demande, un peu étonné et énervé, ce que cela signifie. On m'explique que ce produit devrait m'aider à mourir et on me demande comment je me sens. A la vérité, je me sens hyper en forme et cela semble chagriner l'équipe présente. On décrète alors que je dois sans doute être diabétique et que c'est pour cela que le produit ne fonctionne pas. A ce moment là, je me sens légèrement fatigué et ça soulage les personnes qui s'occupent de mon cas. Une nouvelle injection, on scrute ma réaction, je me sens fatigué et je dis que, en fait, j'ai faim. Je me réveille, je me sens bien, reposé. Bizarre, non ?

Dessin d'un type qui tient un dessin
Un type qui est possiblement dessinateur tient un dessin de motocyclette avec une mine déconfite.

Se regarder dans la glace

L'autre jour, tandis que j'étais à mettre en couleurs un petit dessin et qu'est survenue une panne électrique temporaire qui, néanmoins, a provoqué l'extinction de l'ordinateur et, conséquemment, la perte du travail non enregistré, tandis, donc, que j'en étais réduit à devoir abandonner cet exercice de coloration bien ennuyeux et que cela me donnait un peu de temps pour penser, voilà que surgit une question d'importance. Vous n'ignorez sans doute pas que l'on me pousse à commettre un nouveau petit bouquin avec des dessins de motocyclettes farfelues ou, je n'ai pas tranché encore, plus généralement, de véhicules ridicules. Et ce serait mentir que de prétendre que j'y travaille d'une manière intensive et enthousiaste. En fait, pour dire la vérité, je traîne des pieds. Mais là n'est pas le sujet de ce questionnement. Non. Je me suis demandé s'il convenait de partir sur un format identique au précédent, un format à l'italienne de vingt et un par quinze centimètres (je vous fais grâce de l'épaisseur) ou si, pour changer un peu, il ne serait pas préférable de choisir un format plus conventionnel, par exemple du vingt-quatre par seize centimètres. Je me demande aussi si un ouvrage qui serait imprimé en noir et blanc serait un gros problème. Là, je sais que le souci serait alors qu'il n'y aurait point de couleur. C'est une question. C'en sont même deux, si l'on y regarde bien. On peut aussi faire abstraction de la seconde question et, en ce cas, nous ne nous retrouvons plus qu'avec une question qui, avouons-le, est la plus intéressante des deux.

Quatre-vingt sept pour sang

Ayé ! Poutine, il est réélu haut la main, en place pour les six années à venir. Ce n'est que justice, Poutine est aimé par les citoyens russes, c'est quasiment le meilleur dirigeant qui ait jamais existé dans ce beau et noble pays. En plus, il est beau, intelligent et vachement fort en empathie et il n'a pas attendu Macron pour œuvrer en faveur de l'aide à mourir. Le fait est que les jeux n'étaient pas faits. Jusqu'à peu, il restait encore quelques candidats d'opposition mais, et c'est un grand malheur, ils sont tous morts dans de terribles conditions. Du côté du Kremlin, on recherche activement les 13% de personnes qui se sont trompées en choisissant de voter pour quelqu'un d'autre que Vladimir Vladimirovitch. Les médecins russes estiment qu'il convient de proposer toute une gamme de soins très efficaces à ces malades mentaux.
Poutine lui même a été surpris par sa réélection. Selon quelques sources bien informées proches du pouvoir, le guide suprême aurait rechigné à terminer son repas tellement il était anxieux et tendu. C'est avec un grand soulagement qu'il a pris note de la victoire, avec soulagement mais aussi avec beaucoup d'émotion et d'humilité. Il a remercié le peuple russe avant d'aller se laver les dents.

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