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Monstres et compagnie

C'est un peu comme l'histoire du battement d'ailes de papillon. Un acte, n'importe quel acte, peut provoquer un événement n'importe où ailleurs sans que l'on puisse tirer un lien de causalité entre l'acte original et la conséquence induite. Un exemple. Vous êtes dans votre jardin à biner vos  […]

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La belle moto de JC

Avec les beaux jours qui reviennent, il est heureux, Jean-Claude. Il a pu ressortir sa belle motocyclette pour filer le nez au vent sur les belles routes du département. Celltte belle moto, il l'a entièrement restaurée en chinant des pièces et des accessoires dans des bourses d'échanges ou auprès de spécialistes ayant pignon sur rue. Il a réglé, vidangé, ajusté, lustré et cajolé chaque élément de cette machine exceptionnelle (modèle unique) datant du siècle passé. Il va courir les rassemblements de motos anciennes et les expositions pour présenter son bijou à des amateurs qui ne manqueront pas de s'extasier. Pour l'heure, il file au village acheter du pain pour le repas de midi.

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Le charme quelque peu désuet du Périgord

Si je suis bien incapable de dater la photo, je pense pouvoir, sans trop m'avancer, imaginer que le café de la mairie ne servait plus de Picon depuis déjà un bon moment à l'époque où le cliché a été pris. Je sais que le lieu est quelque part en Dordogne. Des mairies, il y en a dans tous les villages, des cafés, ce n'est pas ce qui manquait. Imaginons que ce café ait été le lieu de rendez-vous des élus après la séance du conseil municipal ou celui des administrés lors des élections, les jours de marché, les jours de fête. Aujourd'hui, c'est un fait, les cafés de village, lorsqu'ils existent encore, ne sont plus ce qu'ils furent. Dans ces lieux où l'on aimait entretenir son alcoolisme quotidien, on devait plus souvent boire le vin du coin qu'autre chose mais, ici, on avait fait des efforts pour s'ouvrir sur le monde extérieur et l'on proposait, au moins, du Picon. Ce n'est pas à proprement parler une boisson locale. Possible que le tenancier ne fût pas du cru et qu'il avait amené avec lui, dans ses bagages, cette boisson étrange avec l'espoir de convertir les locaux à cet apéritif amer que l'on boit avec de la bière. Allez savoir, vous.

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L'une des quatre baronnies du Périgord

Dans l'ordre alphabétique, nous avons donc Beynac, Biron, Bourdeilles et Mareuil. Là, c'est le château de Mareuil. Il s'agit d'une solide bâtisse entourée de murs épais et costauds placée dans la plaine à l'est de Périgueux en allant vers Angoulême. Des quatre baronnies, ce n'est pas celle qui est dans le meilleur état de conservation et, peut-être pas non plus, la plus impressionnante ou importante.

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Tension sur le marché mondial de l'huile de tournesol, des solutions existent

Le contexte de la guerre en Ukraine place sous tension de nombreux industriels, en manque d'huile de tournesol et contraints d'adapter leurs recettes. Face à l'urgence, ils peuvent donc modifier leur composition mais aussi chercher de nouvelles sources d'approvisionnement de graines de cette plante annuelle de la famille des Astéracées, et ceci jusque dans nos musées.

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Le génie français va encore frapper l'axe du mal

Cette fois, c'est décidé ou presque. La France va déployer son arsenal d'armes de destruction massive "high tech" pour venir en aide au peuple ukrainien et faire entendre raison à l'ogre soviétique tsariste russe Poutine.
Gageons que ce conflit aux portes du monde libre sera très prochainement de l'histoire ancienne et que la paix, de nouveau et grâce à notre grande et noble patrie, règnera pour longtemps sur la planète.

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Irresponsables et responsables

Nous sommes à quelques jours d'assister à la possible réalisation de l'hypothèse de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Contrairement à la dernière fois, on n'ose plus vraiment parler de front républicain pour faire barrage à cette extrême droite. Toutefois, on en appelle à la conscience et on brandit la carte de la faute qui serait commise si l'on s'abstenait de choisir ou si l'on en venait à voter blanc. On dit que celles et ceux qui choisiraient ce non choix seraient irresponsables. Curieusement, on blâme plus les irresponsables que les responsables, les victimes plus que les coupables.

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Un arbre avec trou

On m'a dit d'aller dans l'allée pour faire des photos des abords de la propriété et j'y suis allé en traînant les pieds. Je n'aime pas la nature ou, du moins, cette parodie de nature façonnée de la main de l'homme qui souhaite la dessiner à son goût, souvent mauvais. J'ai descendu l'allée et, en me retournant avec l'intention de revenir en disant qu'il n'y avait rien d'intéressant à photographier, j'ai vu ce tronc et ces petites fleurs qui apportaient des touches de couleur. Alors, bon, j'ai déclenché.

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Les conditions du barrage

Tandis que l'on agite l'épouvantail de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir en notre beau pays républicain qui a toujours su tenir à distance l'ombre brune délétère et mortifère (oui, d'accord, peut-être pas toujours mais ça fait du bien de se croire toujours du bon côté), on nous invite avec insistance à faire barrage et à voter pour le président sortant (et malheureusement pas sorti).
Alors, peut-être faut-il se montrer raisonnable et, la mort dans l'âme, se résigner à aller, la tête basse, glisser un bulletin dans l'urne républicaine qui agisse à la manière d'un petit caillou dans l'érection de ce barrage. Oui, peut-être, pour être raisonnable et éviter le pire qui, tout de même, est clairement, et quoi qu'on en pense, du côté de l'extrême droite fasciste et raciste.
Mais déjà, on entend des voix pour réclamer des preuves d'au moins une oreille tendue aux cris et réclamations du "peuple de gauche" en échange d'un bulletin de barrage. Comme on le dit, les promesses n'engagent que ceux qui les croient et il y a fort à parier que la politique libérale de Macron sera reconduite de plus belle s'il parvient à remporter cette élection.

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Marketing motocycliste de génie

Lorsque Jean-Eudes est appelé par la direction pour plancher sur la campagne de publicité de la nouvelle motocyclette de cette marque célèbre, il sait que la tâche ne sera pas aisée. Il est question de vendre le plus cher possible, aux jeunes bourgeois passionnés par les courses de vitesse, un pétochon sans âme, sans grand intérêt, sans puissance remarquable et finalement assez laid.
Des heures durant, il planche sur cette problématique. Il se tient la tête entre les mains, il griffonne, il rature et biffe, jette les projets à la corbeille avant d'avoir le coup de génie qui assurera un beau succès commercial à cette petite machine mal née. En la baptisant "Grand Prix", il va attirer cette jeunesse avide de sensation forte tout en indiquant le coût prohibitif qu'il faudra débourser pour avoir la chance de rouler à son guidon.
Bien vu, Jean-Eudes !

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Même pas mort !

S'il est clair que le Parti Socialiste n'est pas au mieux de sa forme (on ne va pas se le cacher) il ne faudrait pas se précipiter trop pour convoquer le ban et l'arrière ban des ordonnateurs de pompes funèbres en prévision du scellement de la dalle funéraire pour laquelle on trouverait encore quelques personnes assez motivées pour déposer quelques fleurs et même, pourquoi pas, verser quelques larmes.
Laissé moribond après le quinquennat de Hollande, presque achevé par le départ de certains de ses membres tout disposés à rejoindre la macronie et à laisser tomber définitivement toute idée de gauche, c'est fièrement, armée de tout son courage, que l'Anne de service, dans une ultime tentative de réanimation, a brandi haut l'étendard de ce qui fut, un temps, le plus important parti de gauche et l'honneur de tout un peuple.
Le score obtenu par la noble hidalgo partie en tête d'une troupe clairsemée pour conquérir les voix et les cœurs des électeurs du royaume de France est sans appel, la déroute fut sévère et cruelle, le nombre de voix récoltées historiquement bas. Alors quoi ? Fini le Parti Socialiste ? Pas encore ! Parmi les cadres et sympathisants de ce parti politique en déroute, on trouve encore des âmes pures persuadées qu'il peut rebondir et qu'il a encore du ressort !

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l'intelligence au pouvoir (bientôt, peut-être) !

Même pas de déception ou de tristesse. Pour moi, c'était clair depuis longtemps, la gauche ne serait pas du deuxième tour. On se retrouve donc à passer pour un salaud si l'on ne se décide pas à faire un choix (républicain) en votant contre la candidate raciste et fasciste.

Ni déception ni tristesse mais tout de même un poil de circonspection. Si l'on prend la Dordogne dans sa globalité, les électeurs qui se sont exprimés ont choisi de voter pour la représentante du parti d'extrême droite. Si je me contente de regarder autour de chez moi, je m'aperçois que, ici, à Azerat, ils sont 22,15% a avoir choisi l'extrême droite (22,48% pour le marcheur en chef). A Thenon, la commune d'à côté, c'est carrément à 26,68% des suffrages exprimés qui vont vers la raciste (suivie de Mélenchon et du marcheur sortant). A la Bachellerie, la saloperie arrive en deuxième position derrière le nuisible. A Saint-Rabier, la merde brune (mais blonde) est en première place. Au Lardin-saint-Lazare, la même merde écrase la concurrence, comme à Condat-sur-Vézère, la commune toute proche ou encore à Terrasson-Lavilledieu.

Je suis cerné par des cons et des salopards mais, après tout, qui suis-je pour critiquer ? Je ne suis pas politologue, je ne suis pas sociologue, je ne suis pas intelligent et je me laisse bercer par des idées de gauche dont personne ne veut. En démocratie, d'après ce que je peux comprendre, celles et ceux qui ont raison ou, tout du moins, qui gagnent, ce sont celles et ceux qui parviennent à se regrouper en plus grand nombre derrière des idées, aussi nauséabondes qu'elles puissent me sembler.

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