L'idée de la motocyclette sous-marine refait surface

Moto qui va sous l'eau
Une motocyclette qui n'a pas peur de l'eau



On pensait le projet tombé à l'eau depuis qu'Omer Baltique s'était mouillé en affirmant permettre une traversée du Pacifique par la voie nord en moins d'une semaine. Il expliquait à l'époque avoir été empêché en raison d'une averse imprévue tombée lors de la première étape qui devait lui permettre de rejoindre Honfleur depuis Deauville par la route. Il fut moqué et raillé, certains plaisantant sur le fait qu'une motocyclette promettant de pouvoir traverser les océans était arrêtée par une simple pluie.
L'ingénieur Omer Baltique en fut fort chagriné et tomba dans une profonde dépression qu'il ne parvenait à calmer qu'avec une forte consommation de nougat de Montélimar. Or, il était allergique à l'amande qui lui causait des ballonnements et flatulences presque aussi insupportables pour lui-même que pour son entourage. À bientôt 37 ans, il mourut dignement, dans son lit, après avoir lâché un dernier pet libérateur.

En 2018, Pedro Céhan, touriste de passage par la Normandie trouva dans un vide-grenier un petit livret manuscrit et dessiné qui l'intrigua. Il s'agissait de l'un des carnets d'étude de Omer Baltique. Pedro, bricoleur émérite et collectionneur de bouchons de Liège (Belgique) trouva l'idée muy impresionante et pris la décision de concevoir cette étonnante machine à deux roues contre les supplications de son épouse qui imaginait déjà la salle à manger encombrée de pièces de métal et d'huiles diverses.
Dans un italien parfait mais autoritaire, Pedro signifia à Fabiola qu'elle n'avait pas son mot à dire et qu'il ferait bien ce qu'il veut chez lui, non mais !
Fabiola quitta Pedro le jour même.
Pedro travailla plusieurs années à la réalisation de l'idée d'Omer et ce mardi, il était prêt à faire une démonstration devant les représentants de la presse locale. On vit Pedro prendre place dans sa machine, on entendit une pétarade, on assista au déplacement de l'engin et à son entrée dans la mer. La moto sous-marine s'enfonça, la fanfare se fit entendre, le maire fit un discours et tout le monde rejoignit la salle des fêtes où les attendait un vin d'honneur.
Nous souhaitons une bonne traversée à Pedro.

C'est du propre

Grand nettoyage
Propre !


À propos de la révolte des lycéens, j'entends la droite française se révolter à son tour mais contre les jeunes et défendre, on s'y attendait, les forces de l'ordre (que l'on serait mieux avisé d'appeler les forces du pouvoir). Je comprends la colère des lycéens et des étudiants. Je comprends qu'ils aient, à raison, le sentiment d'être sacrifiés, abandonnés et privés de l'avenir à laquelle auquel ils ont le droit et même le devoir, de songer.
La droite et l'extrême droite, de la macronie (pouah!) aux fascistes, défendent les policiers. Admettons. Si la police était intelligente, si elle ne mettait pas de l'huile sur le feu, si elle n'éborgnait pas, nous n'en serions peut-être pas là. Ils obéissent aux ordres de leurs supérieurs, c'est un fait. Ils font du zèle. Carapacés, armés, ils sont les plus forts, c'est un fait. On peut regretter les violences envers les policiers. Surtout si on ne veut pas prêter le flanc aux accusations des droites. Il faut faire attention à ce que l'on dit sur les plateaux télé et se censurer.
Le système éducatif ne fonctionne plus. Il dysfonctionne, comme on dit. Il y a peu, on a eu droit au rituel classement PISA. On refuse d'entendre que, là comme pour l'hôpital, la défense civile, la défense de la nature et bien d'autres domaines, que le problème est l'argent. On a entendu, on le sait, on ne peut pas dire que l'on ne le sait pas, que la macronie (bêrk!) donne de l'argent aux déjà riches et en enlève aux toujours pauvres. De plus en plus dans les deux sens. Là, il y a les discussions du budget, le PLF, qui vont débuter. On a déjà des pistes de ce qui va être proposé par le gouvernement Lecornu (prout!) et les coupes dans les budgets qui intéressent les personnes d'en-bas. Pour ceux d'en-haut, pas de souci, on va même en rajouter un peu, du fric.
Je soutiens la jeunesse face à ce pouvoir de vieux. Il faut qu'ils aient les moyens d'étudier, qu'ils aient des chances d'entrer dans la vie professionnelle avec autre chose que des emplois de merde. Les vieux sont finis, le futur ne leur appartient pas. La macronie et la droite d'une manière générale n'aiment pas la jeunesse. Ils n'ont presque jamais été jeunes. Ils étaient cons à la naissance, ce n'est pas possible autrement.
Il faut en finir avec ce système. Grâce à l'impulsion donnée par les jeunes, on y arrivera peut-être. Soyons fiers des jeunes !

À la recherche des quatre éléments

Dessin d'un personnage produisant des sons avec sa bouche sans que l'on puisse trouver le moindre intérêt à ses propos

Cela fait des jours voire des semaines que je m'use la santé à remettre la main sur un ensemble composé de quatre éléments. J'étais presque certain que l'un d'eux, le principal, se trouvait quelque part dans mon bordel, dans la pièce où je me trouve, là-bas, sous un tas d'objets divers. J'avais déjà cherché là mais pas assez bien. Aujourd'hui, j'ai trouvé cet objet essentiel à ce que je cherche à faire. C'est déjà bien.
Mais il reste trois objets, trois accessoires, qui font que sans eux, je ne peux presque rien faire. En fait, pour être exact, il en est un dont je peux me dispenser facilement et un auquel je peux substituer un autre accessoire sans problème. On peut dès lors avancer qu'il ne me manque plus qu'un des éléments.
Dans ma mémoire, il pouvait se trouver soit là soit ici ou, mais ça serait un peu bizarre tout de même, ailleurs, par là, derrière ça ou ça ou encore sous ceci ou au-dessus de cela. Ça restait assez vague.

Eh bien, vous me croirez ou pas, à l'heure où j'écris ces lignes cet accessoire n'a pas réapparu et, pour être franc, ça commence à m'agacer et à me les briser menu.

La nature revient au galop

végétal
c'est beau, la nature !



Qui aurait pu l'imaginer ?

Vous avez peut-être entendu parler de cette enquête de Mediapart que de nombreux media préfèrent garder sous un prudent silence. Pour faire simple et synthétique, il en ressort qu'il se pourrait (soyons prudent) que le R-Haine ne soit pas sorti de ses penchants historiques mêlant le racisme, le complotisme et la bêtise. Pourtant, reconnaissons-le, la Peine a tout fait pour laver son parti de ce voile infamant qui lui collait à la peau. Pour tout dire, elle a bien été aidé par la macronie (pouah !) et par de brillants journalistes ou chroniqueurs qui officient d'arrache-pied pour blanchir le parti d'extrême droite.
Seulement voilà, à la surprise générale, on apprend, interloqué, que Bardella aurait pu tenir des propos bien crades, bien racistes, bien à la hauteur de sa connerie personnelle. C'est à la fois décevant (tout ça pour ça) et rassurant (on avait bien raison de se méfier et moquer de lui). On a failli y croire un instant. On rencontre bien des personnes qui nous assurent que, non, le R-Haine n'a rien de raciste ou d'extrême droite. Que oui, peut-être, autrefois, le F-Haine était un peu turbulent mais que tout ça c'est de l'histoire ancienne.
Alors, la Peine prononce des mots qui ressemblent tout de même beaucoup à des menaces à l'endroit de Mediapart et il y a même le macron qui s'en émeut. Mais attention, on entend aussi des voix pour affirmer que l'enquête et les révélations de Mediapart ne sont là que pour torpiller la campagne électorale présidentielle.
Franchement, vous le saviez, vous, que ce parti fasciste pouvait être fasciste ?

L'inconnue chevronnée

Je n'ai pas la prétention de connaître tout en matière de production automobile. J'avais entendu parler de la FAF[1] destinée aux pays en voie de développement. La particularité n'était pas tant la plate-forme de la 2cv et sa motorisation que sa carrosserie constituée de tôle plates pliées. Pour construire l'automobile, il suffisait de découper et plier des tôles sans utiliser d'emboutisseuse ou de presse. On coupe, on plie, on visse. Simple et efficace, facile à réparer. L'armée a testé quelques exemplaires de ce véhicule en version à quatre roues motrices (sur la base de la Mehari 4x4.
Ce dimanche, j'entends le bruit caractéristique du bicylindre Citroën alors que, sur la place du village où je me trouvais, se déroulait une réunion ou une fête, je ne sais pas trop. Curieux, je sors pour voir quelle véhicule arrivait. Et là, j'aperçois cette voiture[2] que je n'avais jamais vue. Alors, je l'ai photographiée et je vous fais profiter de cette petite rareté.

Une Citroën
Avec de la tôle mais dans l'esprit de la Mehari


Bravo à Jeannot lou Paysan !

Namco Pony
Citroën à la grecque

Notes

[1] Facile À Fabriquer ou Facile À Financer

[2] qui n'est pas vraiment une FAF

Bagnole de jeune

L.[1] a fêté son vingt-troisième anniversaire ce 26 septembre. Ce dimanche 27 septembre, il est venu déjeuner chez sa maman qui est sans doute la plus ancienne copine que je vois encore. Il est venu avec sa voiture préférée, une Mercedes-Benz de 1986[2] qu'il aime beaucoup. Pour le lui dire, il lui a acheté quatre belles jantes qui lui donne un aspect plus sportif. Avec ses vaillants 70 chevaux[3], il peut affronter les routes la tête haute et le sourire au lèvres.
Malgré ce que l'on pourrait penser, je ne me moque pas. Serais-je jeune, je serais sans doute sensible à ce genre d'automobile apparu bien avant mon arrivée au monde. À l'âge de L., j'aimais les automobiles des années 50 et des années 30. Je ne détestais pas les automobiles plus récentes et, d'ailleurs, je n'ai eu que celles-ci.
L. est heureux d'avoir sa Mercedes et ses belles jantes et je trouve cela très bien. L'important c'est qu'il soit heureux et qu'il le montre.

La plus belle des automobiles ?
La belle allemande

Notes

[1] afin de préserver l'anonymat du propriétaire de l'automobile, le prénom a été changé

[2] type 201

[3] 53 kW

Papeteries de Condat en 1986

En 1986, un de mes frères entrait aux papeteries de Condat. Cette entreprise, cette usine, a fermé ses portes cette année. Aux dernières nouvelles, la Société de participation de la Braye (SPB) qui a racheté le site en supprimant la plupart des employés installerait un "supercalculateur d'intelligence artificielle" dans une partie des bâtiments. On peut bien sûr se réjouir qu'enfin, après des centaines de milliers d'années, l'intelligence arrive en Dordogne. Il est annoncé que 250 emplois seront créés à l'horizon 2027-2028. Il s'agira principalement de maintenance informatique et électrique. Ce qui est certain, c'est que l'on ne fabriquera pas de papier ici avant longtemps.
En 1986, les papeteries de Condat étaient sous la tutelle de Saint-Gobain et employaient plus d'un millier de salariés sans compter les intervenants extérieurs et les forestiers qui alimentaient en bois l'usine qui produisait alors sa pâte à papier. C'est une autre époque et aujourd'hui plus personne n'ose songer à un redémarrage de l'industrie papetière au Lardin-Saint-Lazare.
La photo que je vous propose est le résultat de la fusion de deux photos faites avec un Zenit E et son Helios 58mm.

Papeteries Condat
1986

Pour qui voter ?

Alors que nous nous préparons à devoir voter (ou pas) pour un ou une candidat·e en 2027, nous connaissons l'angoisse du bon choix (mesdames, bon choix messieurs) et du risque de se tromper de bulletin dans l'isoloir au moment si stressant où l'on doit plier et insérer ledit papier dans l'enveloppe mis à notre disposition pour exercer notre devoir citoyen. En effet et c'est généralement ignoré, une récente étude donne à penser que de nombreuses personnes peu attentives ou submergées par l'émotion (à moins qu'elles ne soient trop avinées) se rendent compte mais un peu tard qu'elles n'ont pas voté pour leur candidat·e de cœur et ont permis l'élection de quelqu'un d'autre.

Ainsi, il a été décidé à l'unanimité de la moitié des ¾ des abstentions enregistrées au moins trois jours avant l'annonce du scrutin que toute personne envisageant de se présenter à quelque élection devra faire une demande officielle de carte de candidat en joignant une photo d'identité et une rapide présentation.
C'est ce que s'est empressé de faire cet homme bien sympathique, parfait inconnu, qui propose de se présenter à toutes les élections à venir. S'il ne cache pas l'ambition de devenir président de la République, en homme raisonnable il saura se contenter d'un mandat électif de sous-sous-conseiller municipal voire même de délégué de classe bien que, ne nous le cachons pas, il a peut-être passé l'âge pour ce poste. D'une honnêteté à toute épreuve, à peine suspecté d'avoir, peut-être, par mégarde, un jour, détourné à peine quelques centaines de milliers d'euros, une pécadille, ce brillant intellectuel est proche du peuple qu'il chérit. Proche des gens malgré son haleine chargée il est un peu connu de ses concitoyens qui ne trouvent pas de mots pour décrire cet enfant du pays. Quant à ses parents proches, père, mère, frères et sœurs, ils préfèrent n'en pas parler au risque de tenir des propos laissant trop transparaître cette émotion qui les étreint tous à la seule évocation de sa mémoire.

Ni de droite ni de gauche, opportuniste par conviction, ce candidat n'a aucun programme à présenter et reconnaît en outre n'avoir aucune idée particulière. « J'ai le sentiment que c'est ce qui me caractérise. Et puis ça change des autres qui en ont, à mon avis, beaucoup trop, des idées ».

À présent, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas pour qui voter !

Candidat officiel
Une bonne tête de futur élu

Amusons-nous un instant avec les nouvelles fonctions du logiciel

Illustration réalisée pour tester la fonction de fusion de formes du logiciel Affinity.

Il y a quelques jours, une mise à jour du logiciel Affinity, le logiciel que j'utilise depuis quelques années en remplacement des logiciels de chez Adobe, a améné quelques nouvelles fonctions dont celle utilisée ici qui permet de produire une fusion entre des formes vectorielles. Je ne sais pas encore vraiment à quelle occasion elle pourrait m'être utile mais je vois que l'on peut s'amuser.

Les réponses simples au secours des questions complexes

canicules et responsabilités
C'est la faute à pas de chance

Hier en fin de journée, j'ai appris la mort d'une connaissance. C'était une personne avec qui j'avais coupé les ponts au moment de la crise COVID. Elle m'avait pompé l'air avec ses discours antivax et ses mises en garde. Nous nous étions bien embrouillés au moment où elle avait prophétisé que j'allais mourir des suites du vaccin dans deux ou trois ans. Elle m'avait agacé et je me souviens que j'étais parti de la petite fête en me promettant de ne plus avoir de contact avec elle. J'ai tenu parole et je suis à la fois un peu triste et aussi un peu content de constater que je suis toujours vivant.
Je parle de cette personne au féminin parce que c'est une personne. Rien ne permet d'en déduire le genre de cette personne. Elle n'est pas morte du COVID. On m'a dit qu'elle avait continué sa croisade anti vaccin. Bon. C'est une personne que j'avais appréciée et que je connaissais depuis assez longtemps. J'ai la colère tenace, je ne me déplacerai pas pour son enterrement.

Garder le cul frais (et propre)

Je recherchais des photographies un peu anciennes, des images des années 80, des diapositives d'il y a près de quarante ans, et je suis tombé sur celle-ci. Je n'ai plus le souvenir du nom du chat (je sais que l'un de mes frangins saurait me venir à l'aide). Par contre, il m'est aisé d'affirmer que la photo a été faite avec un Zenit E et un objectif Helios 58mm. L'effet que donne cet objectif dans les flous est reconnaissable entre tous.

Garder le cul au frais
Je ne me souviens pas du nom du chat. Diapositive de 1983 sur Agfachrome

Amanita caesarea

Possiblement le plus délicieux de tous les champignons comestibles. Pour les champignons mortels, peut-être y en a-t-il d’excellents mais je n’ai pas testé. Il s'agit d'une photo déjà un peu ancienne que je ressors avec un nouveau traitement et aussi pour rappeler que, avec un peu de chance, la saison de la recherche de champignons va reprendre et occuper l'esprit de nombreuses personnes.
J'ai découvert l'oronge grâce à l'un de mes frères à qui ont en avait donné et ça a été une révélation. Revenus dans du beurre avec juste une pointe de sel. Un délice !

Amanites des césars
Peut-être parmi les meilleurs des champignons

Et s'il n'existait pas de solution acceptable ?

À neuf mois de l'élection présidentielle, le sujet semble être celui de la dette. Pour les fascistes/racistes, on s'y attendait, il y a aussi celui de l'immigration. Mais le sujet principal sur lequel on s'écharpe, c'est celui de la dette et, par effet rebond, celui du budget et de l'économie française. Cela ouvre sur un sujet qui n'est pas beaucoup abordé à droite (du PS à l'extrême droite), celui de l'échec des politiques menées depuis Mitterrand et avec encore plus de force sous Sarkozy et Hollande avec une accélération durant les dix années macroniennes (Pouah et berk !).
Mais la dette, c'est quoi ? On peut présenter un nombre. C'est un nombre qui ne signifie plus rien et que l'on a du mal à dire ou à écrire : 3 591 170 000 000 €[1]. En lettres, ça nous donne trois mille cinq-cent quatre-vingt onze milliards et cent soixante-dix millions d'euros[2]. Moi, je n'ai aucune idée de ce que ce nombre représente bien que j'aie un vague sentiment qu'il n'a aucune commune mesure avec mon budget. J'ai le sentiment que c'est beaucoup d'argent. Ce qui est vertigineux, c'est que la charge de la dette ne cesse d'augmenter.

Trop compliqué pour ma pauvre vieille tête

Lorsque je dis que je ne comprends pas ce que représente cette dette, c'est réellement que je ne l'imagine pas, je n'ai pas les moyens intellectuels de me faire une idée de la chose. C'est abstrait. Un peu comme notre distance au soleil et la taille du soleil. Je ne comprends pas et en plus je ne suis pas économiste. C'est à dire que j'ai les bases de l'économie, l'offre et la demande et ces sortes de choses. J'ai une idée floue des différentes visions de l'économie, celles que l'on dit de gauche, celles que l'on dit de droite ; le capitalisme, le communisme, le keynésianisme, le libéralisme, Adam Smith, Marx… Une vague idée de tout ça et ça ne m'aide pas à comprendre et, surtout, à imaginer une solution au problème que l'on nous propose et même si ce problème existe, s'il y a réellement un problème.
Bon. Ce que je comprends de tout ça, c'est que pour se financer la France emprunte de l'argent sur les marchés financiers et qu'elle doit rembourser ces emprunts. Le truc, c'est qu'avec les taux d'intérêts qui augmentent, la France n'arrive même pas à payer les intérêts et, dans le même temps, est obligée d'emprunter encore davantage ce qui entraîne des intérêts encore plus importants et c'est le serpent qui se mord la queue. C'est un cercle infernal.

Et là arrivent les politiques avec leurs idées et leurs solutions. Pour certains·es, il faut couper dans les finances publiques et chasser ce qui coûte. Pour d'autres, il faut mettre le maximum de fric pour les services publics et pour sauver le régime social, les indemnités chômage et toutes ces sortes de choses.
Comme ça, sans rien y connaître et à la lumière de mon maigre budget d'inactif, par pur bon sens, je dirais bien que, effectivement, lorsque l'on n'a pas beaucoup d'argent, le mieux à faire est encore de ne pas dépenser trop, pas plus que possible et encore un peu moins si possible. C'est du bon sens, de la gestion raisonnable. Même si je préfère de bons produits bien savoureux et de noble extraction, je sais qu'ils sont hors de portée pour ma bourse plate et que je vais me contenter de peu et de pas cher. Et ainsi, je me range, par pur bon sens, du côté des gens de droite. Il y a de la logique derrière tout ça.

Il n'y a pas d'argent magique

Pour dépenser moins, l'État doit pouvoir faire des économies et parmi celles-ci, bien sûr, couper dans les budgets de la Sécurité sociale, de l'Éducation nationale, des aides sociales de toutes sortes. C'est simple, c'est facile à comprendre, à la portée des esprits les moins éveillés.
Mais, bien sûr, ça renâcle du côté de celles et ceux qui tiennent à tout ça, qui en profitent, qui vivent ou survivent grâce à tout ça. Ceci dit, il se trouve tout de même des gens de peu qui acceptent tout à fait l'idée dans la mesure où, selon ces personnes, ce sont les immigrés qui profitent le plus de ces mannes et qu'ils n'ont rien à faire dans notre pays. Vous connaissez tout ça.
Il y aurait comme un dilemme que ça ne m'étonnerait pas. Par exemple (juste pour exemple histoire de donner un exemple), le sujet des retraites. On nous dit[3] que l'on vit plus longtemps d'un côté et qu'il y a moins de cotisations qui rentrent pour payer les retraites. L'idée simple et logique est bien sûr de dire qu'il faut, au choix, donner moins aux retraités ou faire payer plus les cotisants ou travailler plus longtemps pour que l'on cotise plus longtemps. Les retraités voient d'un mauvais œil la promesse d'une baisse de leur pension. Les cotisants ne sont pas tout à fait d'accord pour payer plus qu'ils soient salariée/travailleurs ou employeurs. Quant à travailler plus longtemps…

Une bande de fainéants, c'est tout

Donc, repousser l'âge de départ à la retraite. S'il est vrai qu'on en trouve pour pérorer sur les plateaux télé, sur les antennes radiophoniques, dans la presse papier et sur Internet et annoncer le front haut et le menton volontaire qu'ils et elles sont prêts·es à travailler vachement plus longtemps et même jusqu'à ce que mort s'ensuive, il faut bien reconnaître que, pour certains·es, il est difficile d'envisager travailler encore passé un âge certain dans certains domaines.
En vieillissant[4], il paraît que l'on est moins efficace. C'est certain que la vue baisse, les articulations se coincent, les neurones font de la colle, les jambes flageolent, les oreilles déconnent, les artères font des nœuds, les doigts se raidissent, les mains tremblottent. Allez me mettre un petit vieux, une brave vieille, placer des composants électroniques sur une circuit imprimé, vous. Il va y avoir du déchet. Sans compter que côté rendement, pardon mais ça va pas être compétitif par rapport à de jeunes asiatiques votre affaire.
Et puis, il faut aussi prendre en compte qu'après soixante ans, si on a perdu son boulot, il ne va pas être simple de convaincre un employeur de la pertinence de vous employer. Et aussi, que pour se reconvertir pour exercer un nouvel emploi, ce n'est pas toujours bien simple. Avec l'âge, la cervelle est moins enjouée à l'idée de devoir apprendre de nouvelles techniques. Allez expliquer à quelqu'un qui a passé sa vie professionnelle à faire bien ce qu'il savait faire qu'il va devoir apprendre à coder en Rust dans une start-up et dans un open space trop cool emplit de jeunes boutonneux et boutonneuses à peine sortis de l'adolescence qui seront plein de condescendance envers l'ancêtre qui pige rien à rien, lol[5].
Mais il pourrait y avoir une solution qui pourrait s'envisager pour certains et certaines parmi les candidats·es à la retraite bien méritée afin de leur faire accepter de travailler encore quelques années. Il suffirait de les payer plus.
Évidemment, c'est à prévoir, les chargés·es des ressources humaines aidés des comptables ne manqueront pas de faire remarquer que ça accroîtra le coût de la masse salariale et que l'on serait bien mieux avisé d'embaucher du stagiaire pas cher que l'on serait capable de faire travailler plus et plus en faisant miroiter le rêve d'un contrat de travail hypothétique.
Mieux encore, on pourrait faire appel à la horde des pouilleux de travailleurs indépendants qui tirent la langue et sont prêts à faire n'importe quoi contre quelques piécettes.
Il n'empêche que l'idée de donner de l'argent contre des années de travail supplémentaires pourrait être étudiée. Gageons que ça ne marchera pas.

Supprimer la maladie

Pour faire des économies, on peut jouer sur la branche maladie de la Sécurité sociale. L'idée est déjà exploitée mais il me semble que l'on pourrait faire mieux et plus fort. Prenons deux personnes. L'une est riche ou, du moins, dans une situation financière aisée. L'autre est pauvre. Il est laid, déglingué, fourbu, foutu, cacochyme, torve. Si le premier ne sert pas forcément à grand chose pour la société, le second, lui, est à coup sûr parfaitement inutile ou aisément remplaçable par un autre "autre" en un peu meilleur état.
Alors voilà ce que l'on pourrait faire. Le riche aurait accès à une offre de soins valables en payant ce que ces soins valent ou coûtent. Pour cette élite, il y aurait des cliniques équipées du matériel à la pointe de la technologie et bien pourvues en personnel médical d'exception. Pour le pauvre, on proposerait un hôpital public composé de médecins de seconde zone ou de presque médecins voire de rebouteux. On saupoudrait ça d'une loi qui permettrait de proposer un droit à mourir et on insisterait, l'air de rien, sur le fait que ce serait la solution la plus rentable et la plus rapide et la plus radicale pour faire cesser les souffrances.
Finalement, ce serait séparer le bon grain de l'ivraie. Un malade qui peut payer, qui fait marcher l'économie, sert à la société. Un malade qui ne peut pas payer coûte et ne rapporte rien que des ennuis à n'en pas finir. L'effet corrélaire qui n'est pas à négliger, c'est que l'État serait libéré d'une belle partie des frais relatifs à la branche maladie. Il ferait même d'une pierre deux coups puisque, c'est de notoriété publique, les vieilles et vieux sont plus souvent malades et, de surcroît, plus souvent retraités. Un malade en moins c'est aussi un retraité en moins.

En finir avec les services publics et faire payer ce qui reste de pauvres

Je ne me fais pas d'illusion. Mes propositions ne suffiront pas à elles seules à épurer la dette du pays. Au moins auront-elles le mérite d'enrichir les plus riches et de faire chier les plus modestes. Pour commencer, on va augmenter les taux de TVA sur les produits de consommation courante. On va les faire travailler plus et plus longtemps s'ils ont un travail. On va exacerber l'idée selon laquelle tous les problèmes viennent des autres. Tout de même, on va les inciter à dépenser le peu qu'ils ont dans des produits ou des services dont ils n'ont pas besoin. On va les faire cracher au bassinet, on va les essorer. Et puis, à la fin, on va dire qu'il faut faire la guerre et on les enverra défendre la patrie la fleur au fusil.

Notes

[1] source : https://horloge-de-la-dette-publique.com/

[2] au moment où j'écris ces lignes

[3] et ce n'est pas tout à fait faux

[4] c'est ce que l'on m'a raconté

[5] que les jeunes ne disent plus du tout, ça fait ringard

Les Simca répondent présent

Les Simca sont là !
Un moteur, deux autos



Information sans rapport avec l'automobile

Si vous appréciez ou si vous êtes curieux de découvrir les mangas, le site d'un célèbre[1] éditeur japonais met à disposition plusieurs mangas pour certains traduits en langue française et ceci gratuitement. C'est là.

Note

[1] je ne connais pas

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