• Le secret de la réussite est d'agir sans jamais se questionner quant aux conséquences impossibles
  • Michel Loiseau

vendredi 18 octobre 2019

Une photo qui date d'il y a quelques années sur laquelle je retombe. Je me dis que le traitement pourrait être meilleur. Je repars du fichier RAW[1] et je commence à machiner les curseurs et courbes mis à ma disposition par le logiciel de traitement d'image. J'utilise toujours Aperture, logiciel de chez Apple abandonné depuis. Je pourrais utiliser d'autres logiciels et notamment Affinity Photo mais le résultat serait à mon avis relativement semblable.
En réalité, cela fait quelques années que je suis revenu au logiciel Digital Photo Professional de Canon pour "développer" les images que je réalise. Ce n'est peut-être pas le plus performant, ce n'est peut-être pas le plus efficace, mais il me suffit bien. Pour les images plus anciennes, elles ont été importées dans Aperture et j'ai la flemme de tout récupérer pour éventuellement les retrouver dans ce logiciel Canon.
Je ne sais pas combien j'ai pu faire de photos avec mes boîtiers numériques depuis 2006. Je me souviens de mes premiers pas avec un boîtier reflex numérique. Je n'avais pas bien compris l'intérêt d'enregistrer les images en RAW et je n'avais pas plus compris la manière de bien traiter ces fichiers. Alors, je me contentais de faire du jpeg et je faisais plutôt confiance aux réglages par défaut. Un peu comme lorsque, autrefois, j'amenais une pellicule à développer au photographe et que je découvrais les diapositives ou les tirages avec, souvent, beaucoup de déception. J'ai mis du temps à comprendre que les tireuses traitaient les films confiés avec des réglages par défaut.
Là, je retombe sur cette photo prise à Fossemagne. Je me dis que je dois certainement réussir à mieux la traiter. Je pense y être parvenu. Pour les curieux, la version précédente se trouve là.

jeudi 17 octobre 2019

L'amour du travail bien fait

Je n’ai pas payé ta facture car j’ai eu un prélèvement de 550 euros. L'excuse est à mon avis tout à fait recevable. Le client m'assure qu'il va procéder au règlement "sous peu" depuis un certain temps. Là, alors que je ne lui demandais rien, que je ne l'ai pas relancé, il tient à me rassurer en m'envoyant un courriel. J'apprécie l'attention. Il m'avait appelé à l'aide, il était en détresse, il avait un besoin urgent d'un coup de main. Il m'a écrit et puis, sans doute parce que je ne lui ai pas répondu assez vite, il m'a téléphoné. Il m'a expliqué son souci, il a su trouver les mots pour me dire son grand malheur et l'urgence de la situation et moi, la larme à l'œil, n'écoutant que mon grand cœur sensible et bienveillant, j'ai laissé le crayon ou le pinceau ou le je ne sais quoi que j'utilisais à cet instant précis pour porter secours à cet homme aux abois.
Je ne me souviens plus avec précision ce que j'étais en train de faire à ce moment là mais je me souviens que le problème que je m'étais approprié alors qu'il ne me concernait absolument pas quelques minutes avant m'a occupé au bas mot pendant trois heures. Je me souviens de l'intense satisfaction d'être parvenu à mes fins, d'avoir réussi à démêler l'écheveau, la joie d'avoir vaincu, d'avoir gagné. Un petit moment de bonheur simple, une petite victoire contre l'adversité. J'adore ça. J'adore réellement ce moment où je finis par comprendre l'origine d'un problème et que j'entrevois la solution, la méthode, le truc, l'astuce. J'adore.
Et alors, je me dis que pour tant de bonheur, de joie, de satisfaction, finalement, je pourrais bien accepter que l'on ne me donne pas, en plus, de l'argent. Après tout, j'ai bien été suffisamment récompensé de mes efforts. J'ai peur de paraître trop bassement mercantile en réclamant que l'on me paie quelque chose pour ces quelques rares instants au cours desquels je me suis senti plus fort que l'adversaire. J'ai été heureux, j'ai rendu un homme heureux, la vie nous a semblé heureuse et pleine de promesse. Qui serais-je pour oser en demander plus ? Je vous le demande.
Ce qu'il y a de confortable avec les travaux techniques, c'est que l'on peut envisager d'atteindre à la satisfaction vraie, entière, complète, pleine. Lorsque vous parvenez à débloquer un boulon, lorsque votre pain est bien cuit, lorsque le robinet ne fuit plus, lorsque la fracture est bien réduite, lorsque la facture est bien enregistrée, que la comptabilité est juste au centime, que le condamné à mort est bien décédé, que le blé est bien récolté, que la loi est bien passée, on est content. On ne se pose pas plus de questions. Mais lorsque l'on est dans le "travail de l'esprit", c'est pas la même affaire. Une ligne de texte, une touche de couleur, un trait de crayon, une note de musique, une tirade, un pas de danse ou une rime ne peuvent jamais être considérés comme parfaits. Enfin c'est ce que je pense. C'est pour cela que j'aime bien avoir des boulots techniques, ça repose. Et le repos ajouté au contentement sans condition, c'est déjà bien assez payé, non ?
Ah oui ! J'oubliais de le préciser. Si le client m'a envoyé ce courriel pour me dire qu'il ne m'avait pas payé, c'était aussi pour me demander un nouveau petit service. Trois fois rien, juste un petit quelque chose qu'il n'arrive pas à réaliser par lui-même et qui ne me prendra pas beaucoup de temps. Déjà, j'apprécie beaucoup que l'on puisse considérer que j'aie quelque compétence qui n'est pas à la portée du premier quidam venu. Mine de rien, ça fait du bien. On sent son ego tout ragaillardi, tout pimpant. Ce n'est pas rien. Surtout que je suis de nature à parfois me rabaisser un peu, à ne pas avoir une confiance inébranlable en moi. Finalement, je devrais sans doute remercier ce client de me faire confiance. J'hésite encore à lui facturer le petit boulot que je viens de faire pour lui, entre 6 et 9 heures, ce matin. Déjà qu'il n'arrive pas à régler 60 euros…

mercredi 16 octobre 2019

Au coin de la rue

Citroën Bruxelles

mardi 15 octobre 2019

Malgré la défaillance de l'auteur du feuilleton en bande dessinée, la joie continue

lundi 14 octobre 2019

Bonus

Coup de frein

freins148.tif

dimanche 13 octobre 2019

Et pendant ce temps là, dans la cordillère des Andes, non loin de Cuzco

Royal Enfield

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