Combien de dessins ?

Je suis en train de réunir et classer des dessins. Je me replonge dans les piles de feuilles de papier, je juge ces œuvres à haute teneur artistique d'un œil nouveau. Pour certains de ces dessins, je n'ai aucun souvenir et il en est certains que je prends plaisir à redécouvrir.
J'ai des pochettes en plastique, achetées il y a déjà pas mal de temps avec l'idée de faire ce que je suis en train de faire. J'ai plus ou moins choisi de faire quatre thèmes. La motocyclette, les petits camions Renault, les 2cv et le tout venant. Je mets deux dessins par pochette et la pochette dans un classeur.
De ce premier tri/classement, j'écarte des dessins qui me semblent soit vraiment trop mauvais soit qui, à mon sens, ne méritent pas vraiment d'être conservés dans un classeur. Parmi ces derniers, il y a plein de petits personnages. Juste un petit dessin au milieu d'une feuille. Ces dessins, je ne sais pas bien qu'en faire. Je ne vais pas les jeter parce qu'ils ne sont pas si mauvais mais je vais peut-être me contenter de les mettre dans un carton.
J'ai eu l'idée, dans la perspective de sortir un jour un bouquin avec, imaginons, des dessins de motocyclettes, d'utiliser ces petits personnages qui viendraient donner leur avis alors que l'on ne leur a rien demandé. Un peu à la manière de la coccinelle de Gotlib. C'est une idée qui me plaît.
D'ailleurs, cette séance de tri et classement de dessin m'a fait prendre conscience que j'ai tout de même pas mal de dessins de motos. Je pense que beaucoup n'ont jamais été mis en couleur et il se trouve que je n'ai pas le courage de m'atteler à cette tâche. Quel accueil serait celui du public qui découvrirait un recueil de dessins en noir et blanc ? Pour ma part, j'aime les dessins en noir et blanc.

Deux, c'est pas pire qu'une

Lorsque Jules-Marcel a une idée, il s'y tient. Ce matin là, son bol de café-chicorée avalé, l'idée l'assaille sans qu'il y puisse grand chose. Dans un premier temps, il est tout étonné parce que, chez lui, les idées ont plutôt tendance à survenir le soir. Dans un second temps, il sourit de cette idée impromptue qui est alléchante. Il se saisit d'une feuille de papier et commence à tracer les grandes lignes d'un nouveau projet qu'il compte bien mener à bien.
La motocyclette, il en rêve depuis son plus jeune âge. S'il n'a jamais franchi le pas, c'est qu'il n'a jamais trouvé dans la production actuelle ou passée une motocyclette qui soit pleinement à son goût, qui regroupe l'ensemble des conditions qui font, selon lui, la motocyclette idéale. Lorsque celles-ci sont vraiment trop laides, ces autres sont soit trop sportives (il n'aime pas le sport) soit trop peu économes en carburant.
Pour Jules-Marcel, une motocyclette doit pouvoir être utilisée pour transporter des objets, certes pas à la manière d'un fourgon ou d'un camion de déménagement mais tout de même capable de transporter de petits objets. Or, il a beau consulter les catalogues, rares sont les deux roues équipés d'un porte-bagages simple, costaud et esthétique.
D'autre part, il convient que cette motocyclette idéale soit belle. Et là, c'est une affaire de goût. Jules-Marcel a la certitude bien chevillée au corps qu'il est le détenteur absolu du sens de l'esthétique extrême. Sous son crayon, les lignes deviennent plus précises. Il tient l'idée du siècle.
Pour concevoir sa motocyclette, tout va partir du groupe moto-propulseur. Il l'a déjà. Dans sa cour, il y a une antique bétonnière dont il ne se sert plus et qui a un moteur fiable et endurant. Ce sera la pièce maîtresse de sa motocyclette.
Un cadre bien solide, vigoureusement riveté à chaud, aura la charge de constituer l'avant de la machine. Par dessus, un beau réservoir de carburant de belle contenance assurera une autonomie décente. A l'arrière, une grande roue habillée d'un gros pneumatique, à l'avant une fourche à la courbure calculée apportera un peu de confort et, surtout, maintiendra le train roulant avant qui est la vraie révolution.

Il ne reste plus à Jules-Marcel que de trouver un nom, une marque. Ce sera la D.P.V.U.G pour "Deux Petites Valent Une Grande".

Une motocyclette à couper le souffle
Deux petites valent une grande

Pony 812

Produit entre 1954 et 1957, le Pony 812 de chez Massey-Harris a représenté pour de multiples petites exploitations agricoles l'outil mécanique dont on pouvait rêver. A partir de 1951, au titre du Plan Marshall, le Pony est construit en France à Marquette-Lez-Lille. Pour remplacer le moteur d'origine Continental, on choisit le moteur de la SIMCA 8 d'avant-guerre.
On a pu le voir travailler jusque dans les années 80, souvent pour des tâches légères. C'est dans ces années là qu'il a été délaissé par tous. On lui a reproché son moteur peu puissant qui manquait de couple. Et puis, on lui préférait les moteurs Diesel qui permettaient l'emploi de fuel domestique.
Depuis quelques années cependant, il est recherché par des collectionneurs ou par des particuliers désireux d'avoir un petit tracteur pour jouer au gentleman farmer.

Petit tracteur
Pony Massey-Harris

Un gentil lecteur nous communique deux clichés pris avec son téléphone androïd OPPO. Nous nous empressons de les partager avec vous. Merci à lui.

Camion pas beau

Je voulais expérimenter un truc que j'ai imaginé dans un état de demi-sommeil récemment. C'est marrant parce que dans cet état où je me trouvais, j'ai eu le sentiment enthousiasmant d'avoir découvert quelque chose que je cherchais à faire depuis longtemps. J'ai testé cette idée et elle fonctionne. Par contre, il n'y a aucune raison d'être particulièrement fier de moi dans la mesure où, bien plus simplement, on peut le faire avec l'option de dégradés déjà proposée par le logiciel et que, finalement, c'est plus simple que mon idée. Mais bon, on va dire que ça fonctionne.
Toutefois, je suis un peu content de m'être débarrassé de cette idée.

Hier, un petit imprévu

Je ne l'avais pas envisagé pour la bonne raison que je l'ignorais. Alors, forcément, c'était imprévu, vu que je ne m'y attendais pas. Et, ce n'est pas pour me chercher des excuses mais, franchement, vous auriez été moi que vous n'auriez pas pu l'imaginer.
Un copain m'appelle. Il a deux places pour le concert de Sting (le Sting du groupe The Police) à Brive-la-Gaillarde. Comme sa copine n'est pas en forme, il me propose de l'accompagner. Parce que je n'avais rien de mieux à faire, j'accepte.
C'était un bon concert. A 72 ans, Sting assure encore bien. Il a interprété les plus attendues des morceaux de son groupe, le public était heureux, l'ambiance était sympathique et ça a été une bonne soirée.

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