mercredi 29 juin 2016

Brexit ? Juste une blague !

Humour à l'anglaise

Paris façon puzzle

Comment naissent les idées ? Par accident. Ce matin, des morceaux de plâtre se sont décrochés d'un mur, chez moi. Ça a fait un bruit mou en s'éclatant sur le carrelage. Parce que, par principe, je ne jette rien, j'ai ramassé ces morceaux et les ai observés d'un œil torve et halluciné. Si ce morceau de plâtre était tombé, c'est que des instances supérieures en avaient voulu ainsi dans l'idée de me donner un message divin. Quel pouvait-il donc être ? Que voulait-t-on me signifier ainsi par le présent message ? J'étais indécis et perplexe. Pensez donc ! Que l'Être divin, de si bon matin, daigne s'adresser à vous ainsi, c'est de nature à faire germer comme un étonnement bien naturel, en somme.
J'avais les morceaux de plâtre posés à plat sur la table. Parce que je suis un garçon rationnel, j'ai d'abord imaginé pouvoir reconstituer un puzzle. Signe que je nageais en plein surnaturel, je n'y suis pas parvenu. Visiblement, ces morceaux pourtant constitués à partir d'un seul et même morceau ne pouvaient pas permettre un assemblage cohérent. Je haussais un sourcil d'étonnement dubitatif. Quel était donc ce prodige ?
Et c'est là que l'idée est survenue, comme une évidence. On me demandait de photographier ces morceaux et de m'en servir pour constituer une sorte d'œuvre artistique qui allait faire causer dans les chaumières. Guidé par la main de l'Être suprême, fiévreux, pris par le délire créatif, j'ai extirpé d'un disque dur une image dont je ne savais que faire et ai produit ça.
Je pense que je vais me mettre à la recherche de nouveaux bouts de plâtre, moi.

Paris façon puzzle

mardi 28 juin 2016

Vu à Paris

Deux photos prises dans les rues de la capitale. Lorsque j'ai vu la devanture du commerce, je me suis réjoui de ce que le Périgord avait sa petite boutique tout à elle dédiée et de ce que les Parisien-ne-s pouvaient y faire emplette de délices bien de chez nous. En m'approchant, j'ai déchanté.

Gastronomie du Périgord, vraiment ?
Le moral au fond des chaussettes, je poursuivais mon chemin pédestrement en me disant que j'irais sans doute plus vite à vélo. J'en vois justement un accroché à une grille et me demande si, par chance, il ne me serait pas possible de l'emprunter au meilleur taux. Je m'approche et me dis in petto que ce sera pour une autre fois.

Au régime sans selle et roue tordue

lundi 27 juin 2016

Le Rat au port

Ce matin, dans la matinale de France Inter, une écologiste politique s'exprimait sur le cas de Notre-Dame-des-Landes. Il me semble avoir compris qu'il s'agissait de Cécile Duflot. Pour dire la vérité, je n'ai aucun avis à propos de cet aéroport en particulier. Parce que je ne voyage pas en avion, je suis d'accord pour que l'on supprime tous les aéroports. Je n'ai aucune passion pour le transport aérien. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ma position est des plus claires : je m'en bats les couilles. Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire !
Du moins, c'était ma position jusqu'à ce matin. Je me suis réveillé de méchante humeur d'une nuit difficile. Ceci peut avoir eu un effet sur ma réaction à l'écoute de cette écolo matinale. Elle ne semblait pas apprécier la manière dont Patrick Cohen menait son émission et son attitude envers elle. D'après ce que j'ai compris, le journaliste demandait à l'ex-ministre ce qu'elle pensait des résultats du referendum qui donnent à penser que les habitants de Loire-Atlantique sont partisans de la création de ce nouvel aéroport. Il était accusé d'être pour cet aéroport et d'avoir une attitude méprisante à son égard. Possible, je n'en sais rien. Et je m'en fous.
Mais là où mon avis a basculé, c'est lorsque Cécile Duflot (c'était bien elle, j'ai vérifié) a déclaré que l'on pourrait donner du pain bio à l'ensemble des habitants de la région parisienne. Je venais de finir de boire un nouveau grand bol de café et je commençais à me réveiller vraiment. Je me suis demandé d'une part quel rapport il peut bien exister entre l'aéroport et le pain bio et, d'autre part, quel pouvait bien être l'intelligence du propos. Pourquoi faudrait-il donner du pain bio aux Franciliens et pas aux autres Français ? Que Cécile Duflot soit mécontente du résultat de ce referendum, je veux bien le comprendre. Qu'elle soit malheureuse du fait que la France n'est pas pris le virage écologique qu'elle appelle de ses vœux, je le comprends. Qu'elle peste contre l'abandon de la taxe poids-lourd ou contre l'abandon du boycott de l'huile de palme, elle est dans son rôle de militante écologiste politique. Il y a juste que la justification de sa présence à la matinale de France Inter était liée au referendum sur l'aéroport.
De ce que j'ai compris de cette affaire, le referendum était réclamé par les écolos. Le referendum n'était peut-être pas bon mais un referendum peut-il seulement l'être ? Demander son avis au peuple n'est peut-être simplement pas une bonne idée, après tout. Le problème, selon moi, c'est que le peuple n'est pas forcément intelligent et honnête. Sans doute existe-t-il autant de personnes qui ne veulent pas de l'aéroport par crainte de nuisances qu'il y en a qui le veulent bien parce qu'il ne sera pas à côté de chez elles. Combien de personnes qui veulent bien prendre l'avion mais ne veulent pas d'aéroport à proximité parmi celles qui ont voté non à cet aéroport ? Combien de personnes qui veulent bien de cet aéroport juste pour faire chier le monde ?
Je suis contre l'avion. Je veux bien reconnaître son utilité pour les longues distances mais je ne vais pas loin. Si j'étais écolo, par souci de cohérence je serais contre l'avion et ne le prendrais pas. J'ai toujours eu de gros problèmes avec ces écolos qui voudraient interdire les véhicules anciens, les cheminées ouvertes, les pesticides et tout un tas de trucs mais qui acceptent de faire des écarts lorsque la cause est bonne à leurs yeux. J'ai l'exemple du (très bon) photographe Yann Arthus-Bertrand qui ose prendre l'avion et donc de polluer mais qui se justifie en nous racontant qu'il le fait pour montrer la beauté de la planète et éveiller les esprits à la problématique de la préservation de cette planète. C'est du foutage de gueule et je n'aime pas ça.
Cécile Duflot est contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, elle n'est pas contente des résultats du referendum et elle dit en substance que la lutte continue et que l'on ne tiendra pas compte de ce referendum. On parie combien que si la majorité s'était prononcée contre l'aéroport elle l'aurait tout à fait accepté ? Je m'étais promis de ne pas en parler mais ça me fait penser à cette histoire de referendum au Royaume-Uni et à ces personnes qui l'ont accepté, y ont participé et voudraient que l'on revote.
Que la question écologiste soit d'importance, je n'en disconviens pas. A ma manière, je suis écolo. J'accepte de ne pas avoir assez chaud en hiver, j'évite de créer trop de déchets, je consomme relativement peu, je participe à la collecte de matériaux recyclables. Par contre, c'est vrai, je ne roule pas en Velib et je n'achète pas de pain bio à la boulangerie à la mode. J'ai fréquenté les milieux écolos dans les années 80. J'ai été sensibilisé à l'écologie dans les années 70, dans la vague qui a suivi mai 68. J'ai lu Reiser, j'ai lu des bouquins sur la question. J'ai réfléchi, j'ai compris deux ou trois bricoles. Il m'est même arrivé de voter écolo ! A mon avis, le problème de l'écologie politique française, c'est qu'elle est devenue une caricature outrée de l'écologie. J'ai souvent le sentiment que c'est devenu une idéologie de citadins donneurs de leçons corsetés dans leurs certitudes et dans leurs discours et surtout bien éloignés des réalités de la vie de tous les jours. Alors que je vois dans l'écologie une nécessité de décroissance, ces discours officiels des mouvements écologistes politiques français impliquent la croissance. A mon avis, il y a un réel problème dans la cohérence des propos écolos en France. A partir de là, lorsque le discours est inaudible, il ne faut pas s'étonner des scores obtenus lors des élections par Europe Ecologie Les Verts ou du résultat au referendum pour l'aéroport. Plutôt que de vouloir permettre aux Franciliens de manger du pain bio, il serait sans doute intéressant d'expliquer, d'enseigner, de faire preuve de pédagogie sans accuser, sans interdire. L'exemple de l'interdiction de circulation des véhicules anciens dans certaines villes n'est pas mauvais en soi. Réduire la circulation pour faire baisser la pollution, c'est logique. Préférer interdire la circulation des véhicules "anciens" plutôt que selon des données de consommation de carburant, c'est idiot. Une petite moto qui va pétarader pendant une vingtaine de minutes chaque jour dans la ville sera interdite lorsqu'une grosse voiture qui va peut-être tourner dans les bouchons pendant deux heures sera autorisée.
Mais dans toute cette affaire, c'est bien que le résultat de ce referendum et le mécontentement des "perdants" qui montrent combien il faut haïr et mépriser les tenants de la démocratie participative et les partisans du referendum. Le problème de la démocratie, c'est que l'on se plie à la volonté du plus grand nombre. Dans un sens, ça permet d'éviter le pire. Dans l'autre, ça assure de ne jamais arriver au meilleur. Faites aujourd'hui un referendum pour le retour au franc d'autrefois et je suis presque sûr qu'il se trouvera une majorité de personnes (ou du moins un nombre important) pour le vouloir et pour croire que les prix qui se serait envolés depuis 2002 reviendraient à leur niveau d'avant le passage à l'Euro. Pour la question de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je n'ai pas d'avis clair. Je l'ai déjà dit. Tout de même, d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est qu'il s'agit d'un projet datant d'une cinquantaine d'années. Il est possible que l'on ait calculé au début des années 2000 que le trafic aérien allait croître et qu'il fallait construire des aéroports. Je n'ose pas penser qu'il y ait derrière tout cela des raisons moins avouables voire carrément malhonnêtes. Mais qui sait ?

Le Rat est pour l'aéroport

dimanche 26 juin 2016

Exercice avec de la bière dedans

Bière

samedi 25 juin 2016

Une Renault largement centenaire

Qui a osé dire que les Renault n'étaient pas solides ? Lors de la visite de la propriété de Brou de Laurière aujourd'hui gérée par la fondation du même nom, j'ai eu le plaisir de revoir une auto assez monstrueuse que j'avais eu l'occasion de découvrir il y a bien des années à Périgueux. Il s'agit d'une Renault V1 de 1909 que l'on peut qualifier d'être "dans son jus" d'origine. Avec son moteur de quatre cylindres de plus de quatre litres de cylindrée développant une vingtaine de chevaux, cette automobile était certainement destinée à parcourir de longues distances. La carrosserie de type torpédo n'apportait pas beaucoup de protection aux voyageurs et j'imagine sans peine que les trajets devaient être toute une aventure.
On pourra noter la présence de roues jumelées à l'arrière et celle de deux roues de secours. Les routes de l'époque étaient encore riches de clous de fer à cheval et n'étaient pas couvertes de ce macadam lisse que nous connaissons aujourd'hui. La première photo permet de se faire une idée assez précise de la taille du véhicule.

Renault V1 1909
Le poste de pilotage donne quant à lui une idée de ce qu'était être chauffeur en ces temps où l'automobile était encore dans ses toutes premières années. Nous avons un voltmètre, un ampèremètre et un boîtier permettant de s'assurer du bon graissage des divers éléments. Les molettes permettent de régler ce graissage en fonction de la charge du moteur et du régime. Il fallait être à l'écoute de la mécanique et avoir de bonnes connaissances de celle-ci pour envisager arriver au bout de la route. Le démarrage se fait à la manivelle. Il doit y avoir un contrôle de l'avance et des gaz. Les pédales permettent certainement de commander l'accélération et les freins.

Poste de pilotage Renault V1 1909
renault-V1-instruments.jpg
Ce qui est fantastique, c'est que cette automobile soit parvenue jusqu'à nous en si bon état. Bien sûr, on ne peut pas douter qu'elle ait bénéficié d'un soin constant. Conserver la patine du temps est presque aussi difficile que d'entreprendre une restauration à l'état d'origine et, à mon goût, plus intéressant. Sur cette voiture, on peut noter que certaines améliorations ont été apportées au fil du temps. Je doute que la tête de serpent (ou du moins d'animal fantasmagorique) qui sert de trompe pour l'avertisseur sonore soit d'origine. Pas plus que l'insigne de l'Automobile Club du Périgord qui orne le sommet du radiateur. Mais dans l'ensemble, ce qui est là était là à la sortie des usine Renault Frères.
Monstrueuse, cette automobile remarquable l'est par sa taille autant que par son aspect. On la croit sortie d'un garage perdu, prête à brûler du pétrole comme aux premiers jours et à s'élancer sur les routes secondaires de Dordogne et d'ailleurs dans une nuage odorant et coloré.
Un jour prochain, je vous parlerai d'autres véhicules de la collection de Patrick de Brou de Laurière.

Renault V1 1909

vendredi 24 juin 2016

Sans couleur

Un dessin que j'ai commencé à mettre en couleurs et que je n'ai pas le temps de terminer. Pas sûr qu'il sera terminé un jour, maintenant que j'y pense.

Une horde de motards entre dans la ville

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