• Qui vivra mourra
  • Michel Loiseau

samedi 22 septembre 2018

SMOL is beautiful

Roulez vite, roulez bon

vendredi 21 septembre 2018

Tout là-haut au plus près des étoiles

Moi qui ai tendance à ne croire que ce qui est vrai, j'accorde le plus haut crédit aux textes bibliques parce qu'ils sont la pensée de dieu. Et dieu, c'est pas rien. Venez pas me dire le contraire. J'ai beau me dire athée, j'ai le plus grand respect pour lui. Ou pour elle, l'affaire n'a pas été nettement tranchée. D'ailleurs, ne devrions-nous pas écrire "dieu·e" pour ne pas risquer d'erreur ? Je lance l'idée, vous la rattrapez si vous voulez. Elle est libre de droit, je la donne à l'humanité (journal compris).
La science, la vérité scientifique, c'est bien beau, ça fait des avancées et ça peut nous aider à la compréhension de toutes choses, mais il faut reconnaître qu'elle a bien du mal à trouver une preuve de l'existence ou de l'inexistence de dieu. Peut-être bien que l'idée de dieu est hors de portée de la science, hors de son domaine de compétence. Peut-être aussi que les scientifiques considèrent qu'ils ont mieux à faire que de perdre du temps à suer sur cette question pourtant fondamentale.
Enfin ! On ne me dira pas que tant d'hommes, tant de civilisations, auraient inventé cette idée de dieu juste pour passer le temps et pour avoir quelque chose à raconter le soir au coin du feu (à partir du moment où il a été "inventé"). On peut être athée et respecter l'idée de dieu et s'émerveiller de toutes ses réalisations comme, par exemple, l'univers et tout le reste. Le reste englobe tout un tas de trucs que l'on sait même pas si ça existe comme les trous de ver, les failles spatio-temporelles, les spaghettis creux et les planètes cubiques. C'est pas parce que l'on n'a pas trouvé, que l'on n'a pas vu, que ça n'existe pas. Mais moi, je ne suis pas scientifique. Je peux pas trop me prononcer en leur nom.
Bref, tout ça c'est pour vous dire que j'ai trouvé une photo d'avion qui n'a pas été publiée sur ce blog et que je saute sur l'occasion qui m'est offerte pour le faire. Ce que je me dis, c'est que jamais je ne monterai dans un appareil de ce genre. Si vraiment dieu avait voulu que je vole, il m'aurait pourvu d'ailes. Et puis, peut-être bien qu'un jour j'irai beaucoup plus haut que ce coucou peut m'amener, tout là-haut aux côtés de ce dieu qui, on le dit, est dans le ciel.

Boeing-Stearman

jeudi 20 septembre 2018

Quand on reparle des infirmières

Non, je n'ai pas oublié. C'est juste que je suis un peu lent, un peu dispersé. Souvenez-vous, c'était à propos des Pétaroux à la Noix, je vous avais parlé d'infirmière et j'avais promis de montrer des images.
Ce matin, je me demande si, finalement, il ne serait pas grand temps de vous les montrer, ces infirmières croisées lors de cette fête du cyclomoteur. Je vous avoue que j'aurais pu me poser une autre question et qu'il vous aurait alors fallu attendre encore pour les voir. Si cela se trouve, vous aviez déjà tout oublié, vous, de ces infirmières dont il avait été question ici. Alors, peut-être même allez-vous vous demander ce qu'elles viennent faire ici. Il ne fait pas bon vieillir.

La Cassagne en bonne santé
Bien soignés à la Cassagne


Et aussi, si vous le souhaitez, vous pouvez visualiser/télécharger l'image du port d'hier en haute définition (zip-5.8 Mo).

mercredi 19 septembre 2018

Souvenirs perdus

J'ai trouvé une petite boîte en carton. Dans cette boîte, quelques plaques photographiques en verre et des négatifs de film 127. Avec quel appareil ces photos sur film ont-elles été faites ? Je l'ignore. Qui a fait ces photos ? Je l'ignore également. J'ai tout de même une petite idée à ce dernier sujet. Si je vois juste, ces images ne sont plus les souvenirs de personne. De ce que je sais, il n'y a plus aucun descendant de cette famille.
C'est curieux de regarder ces images qui ont dû permettre de conserver le souvenir d'instants et de lieux qui évoquaient quelque chose chez certaines personnes et qui, aujourd'hui, ne veulent plus dire grand chose. Il y a une trentaine d'images imprimées sur la pellicule. Les plaques en verre ne sont malheureusement pas utilisables.
Ce ne sont pas des photos artistiques même si certaines sont bien cadrées et pas trop mal exposées. J'en ai numérisé deux. Sur la première, on peut penser que nous sommes dans la port de Saint-Brieuc. Pour supposer cela, je m'appuie sur l'immatriculation du bateau de pêche apparemment basé dans cette ville des Côtes d'Armor (Côtes du Nord à l'époque). Je pense que cette image a été prise dans les années 1930. Le film utilisé, le 127, date de ces années là. Cependant, il n'est pas impossible que l'image date des années 40. Je ne sais pas pourquoi mais les chaussures de la dame me font penser à ces années 40.

A Saint-Brieuc ?
La deuxième photo pourrait avoir été faite elle aussi en Bretagne. Où ? Le mystère est épais. La plaque de l'automobile semble nous indiquer une immatriculation parisienne pour l'année 1931. Mais quelle est la marque de cette automobile ? Encore un mystère. Peut-être voit-on ici la mère et la fille ? L'habillement de la plus jeune des deux personnes semble moins luxueux, toutefois. La plus âgée prend la pose pour le photographe, la plus jeune paraît s'apprêter à ouvrir la porte. Je voir un air un peu espiègle dans l'allure de cette personne. Elle ne semble pas vouloir se plier au jeu du photographe. Néanmoins, on note un sourire amusé.
Mais qui saura identifier l'automobile ?

Qui, quoi et où ?


Une recherche sur Internet me permet de découvrir l'existence d'un autre bateau, le Maria René basé, lui aussi, à Saint-Brieuc.

mardi 18 septembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 63

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 17 septembre 2018

Une chanson qui vous met en joie pour la journée

Ce matin, j'apportais quelques menues modifications à un dessin que l'on m'a commandé lorsque, au moment d'enregistrer le fichier, je tombe par le plus grand des hasards sur un dossier contenant des photos déjà un peu anciennes. Je finis d'exporter mon fichier au format demandé par mon client et m'intéresse à ces photos.
Des voitures, des motos, quelques paysages et des images faites pour m'essayer à la mise en scène d'objets en condition de studio. Parmi celles-ci, celle que je vous présente aujourd'hui. Je l'ouvre sur un logiciel de traitement de l'image et considère qu'elle n'est pas si mauvaise que ça. Même, je me dis que ça pourrait être amusant de l'utiliser pour une fausse publicité.
Et là, comme une évidence me vient un air, une chanson. Son titre va devenir la "punchline" de cette fausse pub. Cette chanson a le don de me mettre en joie et de m'inciter à revoir le film dont elle est extraite, "la Vie de Brian" qui est ce que les Monty Pythons ont fait de mieux. A mon avis.

Lunettes et bout de bois

dimanche 16 septembre 2018

Des colibris pour les gogos

Vous connaissez cette petite histoire, j'en suis certain.

L'incendie se propage dans la forêt. Tous les animaux sont en lisière, comme interdits, consternés. Un colibri fait des allers et des retours entre la rivière et le cœur de la forêt, puisant et recrachant quelques petites gouttes d'eau au-dessus des flammes. Un des animaux qui assistent à ce manège interpelle le petit oiseau et lui dit : « Ô petit colibri ! N'es-tu pas un peu dérangé ? As-tu vraiment la prétention d'éteindre cet impétueux incendie de tes quelques gouttes d'eau malpropre ? ». Le colibri se met en vol stationnaire comme il sait si bien le faire et, après avoir craché l'eau qui l'empêche de s'exprimer, répond : « Té ! Peut-être pas, peuchère, mais je fais ma part ! »

Je suis certain que vous connaissiez cette petite histoire amusante parce que celui qui la raconte si souvent, qui en a fait son fond de commerce, Pierre Rabhi, le penseur-paysan médiatique, plus que José Bové, est souvent l'invité des médias. Il est difficile de n'avoir pas un jour entendu parler de cet homme. Or, il se trouve que je n'aime pas Pierre Rabhi. Depuis pas mal de temps, je nourris un bon gros sentiment de suspicion à son égard. Je ne suis pas loin de considérer son action et son mouvement comme une forme de secte. Je n'aime pas les mouvements sectaires.
Et il se trouve que le journaliste Jean-Baptiste Malet du Monde Diplomatique vient apporter de l'eau (à la manière d'un colibri, tout à fait, oui) à mon moulin. Dans un article très intéressant disponible sur le site Internet du Monde Diplomatique intitulé "Le système Pierre Rabhi" le journaliste nous propose un portrait bien éloigné de celui colporté habituellement d'abord par lui-même, ensuite pas ses zélés zélateurs, certains médias et des cohortes d'adeptes.
Des petits yeux vifs posés sur un visage émacié où pousse une barbichette de sage, une chemise et un pantalon de velours, des sandales. N'a-t-il pas quelque chose de Gandhi, du vieux sage qui sait, de l'homme d'expérience ? C'en est presque une caricature. Mais ça marche. Les gens aiment les caricatures, elles sont simples à comprendre, à cerner. La caricature, c'est le prototype, l'archétype. Le gendarme est un peu bête, le chef de gare est cocu, le curé pédophile, le coiffeur homosexuel et le petit homme âgé au doux sourire sage. Pierre Rabhi se présente avec gourmandise comme un paysan savourant la pauvreté, le peu, le "Ça m'suffit". En fait, le paysan ne paysanne pas des masses lui-même. Et là, je ne dis pas qu'il ne le fait pas ou ne l'a jamais fait, hein ! Ce que je dis, c'est qu'il ne vit pas (et n'a peut-être jamais vécu) de son lopin de terre aride cultivé à la force des bras.
Ses revenus, il les tire sans doute des centaines de milliers de bouquins qu'il a vendus. Tant mieux pour lui. Mais aussi des stages qu'il organise et fait payer. Et puis, sans doute, de toutes ces conférences qu'il donne partout et tout le temps. Il a l'oreille attentive d'un Nicolas Hulot et d'un Emmanuel Macron (Tiens ?) mais aussi d'une Françoise Nyssen (Tiens, tiens ?) qui est (Tiens, tiens, tiens ?) son éditrice. Fichtre. Il a de l'entregent, le petit paysan de l'Ardèche. Tant mieux pour lui.
Là où ça devient encore plus gênant, c'est que l'on apprend (et je m'en doutais quelque peu) que le Monsieur est un fervent disciple de Rudolf Steiner, de l'anthroposophie et de la biodynamie. Et ça, je connais un peu. J'ai cotoyé un temps un copain qui était tombé dans ces mouvements. Pour moi, aucun doute, il y a bien de la dérive sectaire dans ces choses. Déjà, faut souvent payer. Payer pour acheter les livres et le savoir, payer pour assister à des conférences et des colloques, payer pour suivre des cours dans une école Steiner, payer pour obtenir des préparats biodynamiques. L'important est de lire toute l'œuvre de Rudolf Steiner et de ne surtout plus rien lire d'autre. D'une part, tout est dans l'œuvre de Rudolf Steiner, d'une autre part tout ce que vous pourrez lire ailleurs n'est que mensonge ou désinformation.


Certainement, tout n'est pas à jeter dans les propos de Pierre Rabhi. Nous avons tous en tête des exemples de conseils de bon sens. La petite histoire du colibri ne nous enseigne rien d'autre que l'évidence. Face à un problème, on peut trouver plus d'efficacité en s'y mettant à plusieurs qu'en attendant qu'une solution arrive d'ailleurs. Aussi une question de bonne volonté, d'implication dans la vie de la société, des trucs de ce genre. Cette histoire veut nous placer dans la position du petit colibri. Petit, pas très efficace mais impliqué, déterminé, responsable. C'est nous mettre dans la position du modeste qui semble tant plaire à M. Rabhi. Gloire aux petits qui font et haro sur les grands qui défont ou ne font pas. Sauf que, et l'article de Jean-Baptiste Malet nous le dit, M. Rabhi n'est pas ou n'est plus un petit et qu'il ne fait plus beaucoup. D'accord, il a son âge. C'est un donneur de leçon, un enseignant, un sage penseur. C'est un gourou. Tout ce qu'il dit doit être considéré comme vrai et bon. Malheur à qui le critiquera. Les adeptes veillent au grain et défendent leur héros.

Le Monde Diplomatique, Jean-Baptiste Malet, Le système Pierre Rabhi

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