samedi 21 janvier 2017

L'homme au canotier

Pour peu que vous soyez Périgourdin ou que vous connaissiez quelque peu Périgueux, si vous êtes un inconditionnel des vieilles rues et des marchés de la ville, vous avez dû croiser Alain Bernard. Alain Bernard, c'est une personnalité. Journaliste retraité de Sud Ouest, belle plume qui plus est, il a parcouru les rues de la capitale du Périgord pendant des années et a fini par être reconnu de toutes et tous. Aujourd'hui encore, il ne peut se résoudre à lâcher le stylo et l'appareil photo et continue à écrire. Il ne peut pas s'en empêcher, c'est peut-être pathologique mais c'est surtout sa raison de vivre. J'aime à rencontrer Alain Bernard lorsque je passe par Périgueux. J'ai la prétention de penser que nous nous apprécions mutuellement. Parce que je suis une personne foncièrement méchante, j'aime aussi le taquiner un peu. Avec finesse il me le rend bien en retour.
Ce matin, j'étais à Périgueux et c'était jour de marché. Alain Bernard était là et nous avons pu parler, discuter de tout et de rien sous la halle du Coderc. Je me suis amusé à le photographier.

Alain Bernard

vendredi 20 janvier 2017

Un héron à la limite

Un après-midi récent que je passais par là, je me suis arrêté à côté de cet étang dans l'idée que je pourrais y faire une photo au caractère hivernal. J'espérais un peu que l'eau serait gelée mais macache. Il faisait froid et pour me convaincre que je n'étais pas venu là pour rien, je sors de la voiture avec l'appareil photo et le zoom 80-200. Je claque la porte et quelque chose traverse mon champ de vision, une trace filante. Je me doute qu'il doit s'agir d'un oiseau, assez gros. Je m'accroupis et l'œil au viseur j'inspecte les arbres. Et là, je le vois. C'est un héron (cendré ?). Il est posé sur une branche haute et a décidé de n'en pas bouger tant que je serai là. Je reste peut-être quinze minutes comme ça et rien à faire. A part bouger un peu la tête, le héron reste campé sur ses positions. Pourtant, j'ai essayé de me faire discret.
Bon. Il ne faisait vraiment pas chaud, j'avais les doigts qui commençaient à s'engourdir, j'ai fait quelques photos comme ça. Et là, oui, j'ai regretté de n'avoir pas un 400mm voire plus. Et dans le même temps, mettre entre 4000 et 6000 euros dans un objectif que je n'utiliserais pas si souvent, ce n'est pas dans mes priorités du moment, hein. Il est à parier que ce héron a posé ses valises près de cet étang qui doit lui assurer la pitance pour quelque temps encore. Je pourrais y revenir en usant de plus de discrétion et de patience pour le traquer. Enfin bon, je ne suis pas photographe animalier non plus, hein.
Et cela me fait inévitablement penser à Vincent Munier qui est un photographe que j'admire beaucoup. Ça le ferait sourire un peu, lui, mes histoires de froid périgordin de pacotille. Lui, il va photographier en Sibérie, dans le grand nord, au Canada ou en terre Adélie. Je vous laisse l'adresse de son site Internet (il est en Flash, du coup je ne peux pas le voir...).

héron

jeudi 19 janvier 2017

Et les gants c'est élégant

Prenons des gants

mercredi 18 janvier 2017

Trump, Brexit et ces genres de choses

Alors voilà[1], la Première ministre Theresa May a choisi une sortie de l'Union européenne forte. Cela va être sans doute passionnant de voir ce qu'il va se passer au Royaume-Uni désormais. D'un point de vue économique mais aussi social et politique. Ça va nous faire une expérience grandeur nature. Si la Grande-Bretagne souhaite commercer avec le reste de l'Europe, ce sera à des conditions différentes et, en partie, aux conditions de l'Europe. Bien sûr, ce sera aux conditions de la Grande-Bretagne dans l'autre sens.
Mais déjà Trump félicite Theresa May. On peut supposer que des accords commerciaux vont être noués entre les USA et la Grande-Bretagne. Il n'en reste pas moins que, géographiquement, le continent européen est, pour le Royaume-Uni, plus proche que l'américain.
Trump n'aime pas l'Europe et il n'hésite pas à le dire. Je ne sais pas bien ce que va être la politique du nouveau président américain mais j'ai comme dans l'idée que ça va être quelque chose de gratiné. Parce que je ne suis absolument pas un spécialiste de ces questions, je n'ai pas la moindre idée des impacts que pourront avoir les mesures protectionnistes annoncées par Donald Trump. Je suppose que si les Etats-Unis d'Amérique font peser de lourdes charges douanières sur les produits européens, l'Europe ripostera. Il faudrait savoir à quel point l'Europe dépend des USA, la balance des échanges entre ces deux entités. Bon. Si Trump remporte son pari et si le dollar s'envole face à l'Euro, déjà on peut prévoir que le prix du pétrole va exploser pour nous autres européens. Le prix des Harley-Davidson aussi mais j'en consomme bien moins.
Et alors j'imagine (mais je pense cela assez peu probable) que nous ayons une présidente d'extrême-droite au pouvoir d'ici quelques mois et que cette présidente là nous fasse sortir de l'Union européenne. Alors là, on l'aura en direct, notre expérience taille réelle !
Après la deuxième guerre mondiale, il y a eu ce que l'on a appelé le rêve américain. Le rock'n roll débarquait, on bavait devant les caisses américaines, on buvait du bourbon en fumant des cigarettes américaines. On s'habillait avec des bloudjines et on posait des perfecto sur les épaules. Je ne sais pas quand a pris fin ce rêve américain. Petit à petit, les USA nous ont moins fait rêver, c'est une certitude. On est devenu plus critique, on s'est dit que nous faisions nous aussi des trucs pas si mal. On a pris nos distances, de Gaulle est sorti de l'OTAN, la France a opté pour une certaine forme de neutralité entre bloc de l'ouest et bloc de l'est. Et puis l'Europe s'est construite. Elle est perfectible, elle n'est pas exempte de défauts mais combien d'avancées ! Je suis européen, je n'ai aucune envie de sortir de l'Europe, je ne suis pas mécontent du départ de la Grande-Bretagne et j'attends de voir l'issue du combat promis face aux USA.
Il n'en reste pas moins que tout cela n'annonce rien de bien réjouissant.

Le rêve américain

Note

[1] profitez-en pour visiter ce blog

mardi 17 janvier 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 21

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 16 janvier 2017

Mousse blanche pour bière noire

Guinness is good for me

dimanche 15 janvier 2017

Marcel Proust (1871-1922)

Marcel Proust naît le 10 juillet 1871 à Auteuil. Son père est un professeur de médecine réputé (ses travaux ont permis de vaincre le choléra), sa mère est la fille d'un agent de change. Deux ans plus tard naîtra Robert, qui sera un gynécologue éminent. Marcel a une enfance heureuse, même si, très tôt, il se montre d'une sensibilité maladive. Il a 9 ans quand, lors d'une promenade familiale au Bois de Boulogne, il est pris d'une crise de suffocation telle que son père croit qu'il va mourir : la première manifestation de l'asthme dont il souffrira toute sa vie. Bavard, charmeur, il serait un excellent élève du lycée Condorcet s'il n'était nul en mathématiques. En français, ce passionné de George Sand et de Musset déconcerte ses professeurs par ses audaces de style. Les critiques de ses pédagogues sur la longueur de ses phrases — parfois des centaines de mots — qui sur sa prose enchevêtrée le mortifient.

J'ai sorti le premier tome de "À la recherche du temps perdu", Du côté de chez Swann, d'un carton oublié au fond du garage sous d'autres cartons, une pile de revues et une vieille couverture. C'est un livre important pour la littérature française et son histoire. Par trois fois, j'ai tenté d'entreprendre sa lecture et d'atteindre la fin du premier chapitre. J'ai remonté ce livre au format poche du garage et je l'ai là, à mes côtés, sur la table, posé à l'envers. C'est un gros livre de plus de quatre-cent-quarante pages et trois gros chapitres. Les premières pages que je retranscris en début de billet sont les premières pages de cette édition, les premières pages que j'ai lues et aussi les pages qui ne sont pas de Proust.
"À la recherche du temps perdu" est un monument de la littérature. Il est réputé difficile à appréhender, à lire, à suivre. Je vais essayer une fois encore de m'y plonger et de m'y tenir. Je vous tiendrai au courant.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Hier soir, j'ai lu une bonne quarantaine de pages. C'est extraordinaire et inespéré, il semble que je sois enfin à un point de ma vie qui me permet d'apprécier et sourire de ce roman. J'ai réellement pris du plaisir à lire ces pages. J'espère que cela va continuer.
Autrement et sans aucun rapport, une photo récupérée de dedans le disque dur.

1798

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