samedi 18 mars 2017

Chaude bielle

Hot-Rod

mardi 13 décembre 2016

Artiste

Gérard Bouvier est un artiste de réputation internationale. Sculpteur et peintre, il vit à la Bachellerie, dans sa maison et son atelier entourés de prés et de bois. Je l'ai rencontré il n'y a pas très longtemps. Il m'a demandé de faire la mise en pages de deux livres présentant ses œuvres et de faire des photographies de celles-ci.

Gérard Bouvier
Ça m'a pris hier en début d'après-midi. J'étais en train de travailler à la réalisation d'un site Internet un peu compliqué et j'ai éternué. Et pas qu'une fois ! Et très fort, en plus. Et avec épanchement de morve et éclaboussures conséquentes. Nul besoin d'être grand sorcier pour comprendre qu'une saloperie de rhume saisonnier avait réussi à poser ses valises en moi. Saloperie ! Il manquait plus que ça.
Vers 15h30, le téléphone a sonné. C'était Madame Bouvier qui m'appelait pour me demander de l'aide dans la mise en ligne de photos sur une galerie d'art en ligne. Parce que j'ai compris que l'on ne parviendrait pas à grand chose par téléphone, je lui ai proposé de venir voir ça sur place. Ça allait aussi me permettre de lever le nez de ce site Internet et de prendre l'air. Je prends la voiture et je file sur les hauteurs de la Bachellerie.
Je passe quelques dizaines de minutes à expliquer la procédure de mise en ligne des photographies et on discute de choses et d'autres avec Gérard Bouvier. Il me propose de venir faire des photos aujourd'hui, en début d'après-midi, de ses sculptures que l'on placerait dans la nature. Il faut qu'il fasse beau comme hier, bien sûr.
Hier soir, la tête comme engoncée dans un serre-tête trop serré, je commence à me préparer quelque chose à manger. Avant que ce soit bien cuit comme il faut, je tombe en panne de gaz. Il est trop tard pour aller acheter une bouteille. Tant pis, je mange comme ça. Et puis, comme décidément ça ne va pas très fort, je file me coucher. Il est environ 20h30, je m'endors rapidement.
Je me réveille et il est un peu après minuit. Plus sommeil du tout. Un mal de tête fortement désagréable, le nez bouché, la bouche sèche. Je me lève et vais boire un verre d'eau. Je prends un cachet d'aspirine et retourne me coucher. Je lis quelques pages d'une BD qui traîne là. Je parviens à me rendormir vers 2 heures.
Il est 5h14 à l'horloge du radio-réveil lorsque je le regarde, réveillé. Bon. Je me lève, je me fais du café, je prends une autre aspirine. Tout à l'heure, je vais aller chercher du gaz et puis je vais essayer de travailler un peu. Parce que ça ne peut pas faire de mal, je vais bouffer un maximum d'agrumes, aussi. Cet après-midi, s'il fait raisonnablement beau, j'irai faire des photos.

vendredi 11 novembre 2016

On rentre du goulot

Faisons de l'art. Il y a un feu de bois dans la cheminée et une bouteille vide dans la cuisine. L'idée se fait jour et je fous la bouteille de verre dans les braises de bois. Le bois et le verre, ça fait bon ménage. On boit un verre et le ver à bois. Tout se tient, tout est là. Le verre pète, paf. Je récupère ce qui m'intéresse, le haut et le bas. C'est beau. Je place les lumières, j'attrape l'appareil photo, je déclenche. Deux fois. Je ne sais choisir entre ces deux images.

Bouteille
bouteille

mardi 30 août 2016

Un 103, deux 103, trois 103, quatre 103, cinq 103, six 103, sept 103 et huit 103 Peugeot

Est-ce que l'art sert à quelque chose ? Est-ce que l'art doit être utile ? Est-ce qu'une peinture, une sculpture, une poésie, doivent réellement avoir une fonction ? Et puis c'est quoi, l'art ? Faut-il s'arrêter à la peinture, la sculpture, l'architecture et ces formes d'arts "officiels" ? C'est pas simple, tout ça. Si l'on accepte que l'art ne doit pas obligatoirement avoir d'utilité, alors cet engin vu à la Cassagne lors de la fête des Pétaroux à la Noix est une œuvre d'art. Si l'art doit avoir été réalisé par une personne qui maîtrise sa technique, alors oui, il s'agit bien d'une œuvre d'art. Et peu importe que le tour à métaux ait remplacé le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Il y a eu une vision, il y a eu un besoin viscéral de réaliser, il y a eu le désir de mener son projet au bout. Et c'est là, à mon avis, ce qui constitue l'essence même de l'artiste. Cette irrépressible envie de produire quelque chose qui ne sera ni un outil ni un objet utile ni quoi que ce soit qui ne se se suffira pas à elle-même.

8 moteurs de 103 Peugeot
Le déclic a été provoqué par la vision d'un engin pourvu de deux moteurs de cyclomoteur placés l'un derrière l'autre. Il a été question de faire mieux, de faire plus. Trois moteurs alignés ! Oui mais c'est que ça commençait à faire long. Le cerveau se met à bouillir et l'idée jaillit. Ce sera huit moteurs en V. Eh ouais ! Huit moteurs de 103 Peugeot en deux sous ensemble de quatre.

Une réalisation proche de la perfection
Le huit cylindres en V, ça fait tout de suite penser à l'Amérique. Là, c'est du pur franchouillard. Du moteur qui n'a rien de noble, du vulgaire moteur de cyclo, du deux temps commun, du moteur de traîne-cul de base. Et pour rester au plus proche de l'idée, on va faire en sorte qu'il reste le maximum de pièces d'origine. On conservera les pots d'échappement, on conservera la selle et le réservoir, les cylindres et les culasses. Tant que l'idée est dans la tête, c'est assez simple. Après, il faut passer à la réalisation et là, il faut avoir de solides connaissances en mécanique et en utilisation de machines-outils, en tour et en fraiseuse. Et une fois que le tout est conçu, réfléchi, il faut régler. Arrive le jour où l'on presse le bouton de démarrage et que les moteurs entre en action ! J'imagine la fierté de l'artiste lorsque son œuvre prend vie.

L'œuvre du diable ? Vraiment ?
"Mais au fond, ça sert à quoi ?" demandait une personne présente. C'était l'incompréhension totale. Cette personne n'avait visiblement pas conscience du fait que, justement, ce qui fait la beauté de l'œuvre c'est bien qu'il s'agit en quelque sorte d'un acte gratuit. Il est bien évidemment exclu de rouler légalement sur route avec cette machine. Il y a peu de chances pour qu'elle puisse recevoir une homologation. De toutes façons, la machine n'est pas prévue pour rouler longtemps. Elle n'est pas confortable, elle n'est pas facile à conduire. Non, c'est juste un délire d'artiste.

400cc d'art mécanique

samedi 10 octobre 2015

L'art contemporain, votre tasse de thé ?

Encore et toujours à Rochechouart. Je vous gâte ! C'est une infime partie de la globalité de l'œuvre de Laure Prouvost exposée jusqu'au 26 octobre et intitulée "On ira loin". Une toute petite partie qui n'explique rien du projet, qui n'est pas représentative non plus. Nous sommes dans une histoire, dans un mensonge, dans une re-création de son histoire personnelle à travers la vie imaginaire de ses grands-parents. L'artiste nous raconte sa grand-mère et son grand-père et nous embrouille au point que l'on ne sait plus démêler le vrai du faux. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir été prévenu ! Rien n'est vrai, tout est imaginaire. A ne pas rater si vous passer par le Limousin !

Table à thé

vendredi 9 octobre 2015

L'art qui tourne en rond

Toujours à Rochechouart, une œuvre un peu cachée, dans une petite salle. Elle couvre tout un pan de mur, elle semble avoir été faite avec les doigts. Avec de la terre ? Je n'en sais rien. Ça me fait penser aux mandalas mais ça n'a rien à voir. Enfin disons que ça n'a vraisemblablement rien à voir.

L'art de rien

mercredi 7 octobre 2015

L'art, on ne le laisse pas choir, à Rochechouart

Quel bonheur de voir combien les personnes intelligentes et ouvertes ont su apprécier la photo d'une œuvre d'art contemporain exposée au musée de Rochechouart, hier ! Du coup, voilà que cela me pousse à remettre ça pour aujourd'hui avec une autre superbe œuvre. Je suis déjà tout frétillant de joie à l'idée que vous allez vous émerveiller. Je me doute bien que vous serez dès à présent pris d'une irrésistible envie d'aller découvrir ce magnifique musée et les merveilles qu'il recèle ! Allez-y ! Vous ne serez pas déçus ! Rien que le château vaut le coup d'œil.

Fauteuils au musée de Rochechouart

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