vendredi 7 décembre 2018

La gendarmerie prête à sortir ses véhicules blindés d'intervention !

COP 24 inquiétude pour le climat

jeudi 6 décembre 2018

Motocyclette du Front Populaire

Pour se faire pardonner ? Pour s'excuser ? Pour signaler qu'il n'est pas mort ? On ne sait. Il n'en est pas moins vrai que Liaan a fait parvenir aux instances dirigeantes du Blog qui nuit (très) grave ! deux dessins d'égale qualité qui, nous le savons (de Marseille) sauront réjouir les yeux d'enfant de notre large public tout à la fois esthète (de l'art) et exigeant. Nous remercions Liaan pour ce cadeau qui nous va droit au cœur !
J'en profite pour renouveler un appel déjà répété plusieurs fois ici même : si vous avez quelque chose à dire, quelque chose à montrer, le blog vous est ouvert. Je ne peux pas concevoir que vous ne soyez pas capable de faire au moins aussi pire que ce qui est habituellement présenté sur ces pages, merde alors !


mercredi 5 décembre 2018

Internet c'est le mal

La COP 24 qui se tient à Katowice en Pologne nous rappelle que Internet participe à l'émission de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique. Un simple courriel produirait à lui seul un équivalent de quatre grammes de CO2. Un courrier électronique contenant une pièce jointe en génèrerait plusieurs dizaines de grammes. Les plus gros consommateurs d'électricité et producteurs de CO2 seraient les sites de "streaming" vidéo, les youtube et autres netflix.
Ce blog paraît bien petit et innocent face à ces poids lourds de l'Internet mondial mais il fait sa part en matière de nuisance. Les fichiers sont hébergés par un serveur dans un centre de données dans le nord de la France qui abrite également un serveur de base de données sans lequel ce blog n'existerait pas. Pour mettre en ligne un billet, j'ai besoin d'un ordinateur connecté à Internet. J'envoie les textes et images sur le serveur et cela utilise de l'énergie. Pour visiter ce blog, vous avez besoin d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone. Vous utilisez de l'énergie vous aussi.


Pour réduire l'impact sur le climat, je pourrais commencer par faire des billets courts, légers, sans images. Vous pourriez vous contenter de regarder ça après vous être posé la question de la pertinence de vos actes et de ne pas vous prêter au jeu puéril et énergivore des commentaires. Vous pourriez aussi organiser, par zones géographiques à définir, une séance de connexion à ce blog qui permettrait à plusieurs personnes de le voir ensemble pendant quelques minutes. Cela créerait du lien social, vous permettrait de partager, de boire un coup, de parler de la marche du monde. Ces séances pourraient être hebdomadaires. En une petite demi-heure, vous auriez connaissance de l'ensemble du contenu publié sur le blog et vous pourriez éteindre l'ordinateur.
Je sais bien que vous n'avez pas un ordinateur uniquement pour pouvoir visiter ce blog. Heureusement pour vous ! Pour ma part, je reconnais laisser l'ordinateur démarré et connecté presque 24 heures sur 24. Je pourrais au moins l'éteindre le soir et débrancher la freebox. Ça ne me manquerait pas, ça ferait du bien pour l'ensemble de la biosphère, ça me ferait faire des économies. Mais je suis trop fainéant même pour un truc aussi simple à faire ! Ou trop insouciant, ou trop mauvais par nature, ou trop bête pour avoir conscience des conséquences de mon mode de vie. Quoi qu'il en soit : c'est mal.

mardi 4 décembre 2018

Gaulois réfractaire au changement ? Vraiment ?

lundi 3 décembre 2018

Et si les Gilets jaunes étaient simplement bêtes ?

Entendu Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle a bien clairement expliqué la situation actuelle après les actions des Gilets jaunes et la volonté d'Emmanuel Macron et du gouvernement d'Édouard Philippe. Ben voilà ! Une fois que l'on prend le temps d'expliquer les choses, tout devient beaucoup plus clair et, du coup, on comprend.
Alors. Ce que notre président est en train de faire, ce qui lui tient le plus au cœur, c'est de sauver la planète. C'est pour cela qu'il combat avec tant de force tout ce qui peut contribuer à l'émission de gaz à effet de serre, le gaz carbonique en premier, bien sûr. Emmanuel Macron travaille d'arrache-pied à bâtir un monde meilleur, un monde vivable, un monde écologique. Pour cela, avant d'attirer tous les pays du monde dans sa foulée, notre président veut sauver la France, son pays, ses habitants. Notre président est bienveillant.
Il faut bien comprendre que si nous voulons nous en sortir, il faut quitter le vieux monde. SI on ne comprend pas ça, forcément, ça coince. Le vieux monde, c'est celui du moteur à combustion interne, qu'il fonctionne au gas-oil ou à l'essence, du chauffage au fuel et de tout plein de choses mauvaises pour la planète. C'est pour cela, pour notre bien, qu'il a été décidé de taxer les carburants. Les taxes nous aident à quitter ce vieux monde et à entrer de plain-pied dans le nouveau. On nous aide et nous invite à troquer nos vieux véhicules polluants contre de l'automobile propre pour accéder à la mobilité écologique. C'est pour cela que le gouvernement a décidé de mettre en place un système d'aide financière propre à nous aider dans cette transition écologique.

Et avec un peu de pédagogie, il est évident que les Gilets jaunes laisseront les récriminations et la colère pour applaudir et laisser éclater leur joie. Cependant, toutefois, néanmoins, malgré tout, il y a quelques questions qui continuent à perturber le bon entendement de ce bas peuple de l'ancien monde.
Par exemple, pourquoi on ne taxe pas le kérozène des avions, le fuel lourd des navires ? Et aussi, pourquoi on ne crée pas des taxes qui iraient toucher les industries polluantes ou les marchés financiers ? On ne peut pas en vouloir à ces Gilets jaunes de l'ancien monde de penser que l'on ne pique de l'argent qu'à eux. Et puis, il y a aussi la question de la fraude fiscale qui s'élèverait, selon les sources quelque part entre 50 et 100 milliards d'euros. Et encore, sans trop parler de l'ISF, de la baisse des APL, de la CSG pour les retraités et toutes ces sortes de choses.
Ce que le petit monde du vieux monde ne comprend pas tout à fait non plus, c'est en quoi la fermeture des petites lignes SNCF, de petits hôpitaux, de divers services publics et la réforme de l'administration vont impacter durablement la transition écologique et énergétique. Des fois, on peut se demander si l'idée forte de notre bon président de la République n'est pas de sacrifier ces petites gens du vieux monde tout simplement. Comme on dit, on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs.

Brune Poirson affirmait que le gouvernement est à l'écoute des Gilets jaunes et ouvert au dialogue. Je veux bien essayer de la croire mais j'ai comme un doute. Je ne veux pas faire un procès d'intention à Macron mais tout de même… Est-ce que l'on peut répondre à la grogne, à la colère, en affirmant rester droit dans ses bottes ? Parmi les revendications des Gilets jaunes, certaines sont contradictoires, d'autres idiotes, d'autres encore stupides. Ok. Mais tout n'est pas de ce tonneau. Il y en a qui sont revendiquées par beaucoup de Français. Si ce mouvement recueille plus de 80% de soutiens dans la population, c'est tout de même bien le signe de quelque chose, non ? On peut croire que ce gouvernement et plus largement les "gens de pouvoir" ne sont plus en lien avec la réalité vécue par cette population qui a le sentiment de subir le pouvoir, de ne pas être représentée par lui, d'être sous le joug de la classe dirigeante qui aurait tous les droits et aucun devoir. Ça ne peut pas se terminer juste comme ça avec quelques propos moralisateurs. Qui peut croire que le Français, ce Gaulois réfractaire, prend plaisir à polluer l'atmosphère ? Qui peut croire qu'il refuse l'automobile électrique juste parce qu'il aime son turbo-Diesel ?


Je me demande si une solution de "sortie de crise" existe aujourd'hui. Ce que ces mouvements de Gilets jaunes semblent montrer plus que tout, c'est la multiplicité, la diversité des mécontentements et des colères. Il n'est même pas envisageable de satisfaire toutes les demandes tellement elles sont nombreuses et parfois contradictoires. Il faudrait trouver au moins un plus petit dénominateur commun, un point, ne serait-ce qu'un point, qui ferait consensus. Il ne suffira plus de supprimer les taxes sur le carburant, ça c'est désormais une certitude. Ce qui est grave, à mon sens, c'est aussi la défiance généralisée qui se met en place contre tout ce qui peut revêtir le costume de l'officiel. Politiques, syndicalistes, mais aussi presse. Cette défiance ne semble pas toucher les forces de l'ordre pour le moment mais qu'en sera-t-il si ce gouvernement demande à la police et à l'armée de rétablir l'ordre public par tous les moyens ? Le risque d'insurrection est-il si éloigné que ça ? Il paraît que des mouvements naissent aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne. La contagion peut-elle s'étendre ? Ce ne sont pas les questions qui manquent !

dimanche 2 décembre 2018

Des revendications légitimes

samedi 1 décembre 2018

Ça va cartonner !

enfumage

La Révolution ! Et après ?

J'ai entendu Mélenchon et Ruffin, tous deux de la France Insoumise, qui appelle à une "révolution citoyenne". Ruffin exhorte les Parisiens à se souvenir du Paris des barricades de 1968, de la libération de 1945, du Front populaire, de Gavroche, de la prise de la Bastille. Faux cul comme jamais, Mélenchon se défend de dire aux Gilets jaunes ce qu'il serait bon qu'ils fassent. Il se présente comme l'intellectuel pensant qui voit et comprend le peuple et va le guider du fruit de ses réflexions.
J'avoue, je ne suis pas allé écouter d'autres sons de cloches plus à droite ou plus à gauche. Pour la France Insoumise désireuse d'être entendue, présente sur les réseaux sociaux, la révolution est en marche et elle fera date, elle sera dans les livres d'Histoire. Ruffin reconnaît que nous ne sommes peut-être pas encore tout à fait à la veille du grand soir mais que nous en sommes proches, que c'est du tout chaud, de l'imminent, de l'incessamment sous peu. Les Français, ces Gaulois réfractaires inculturés et fainéants vont marcher sur l'Elysée et en déloger le bouffon libéral Macron. Allez zou ! A la porte le Manu ! On dégage, on laisse la place au peuple.
2019 sera l'année de cette révolution populaire. On nous le promet presque. Mais qu'est ce que ça va bien pouvoir donner, tout ça ? On va voir, on verra bien. Va y avoir des pleurs et des larmes, ça va pas se faire dans la douceur. Va y avoir de la guerre intestine pour mettre en place un nouveau pouvoir. Ça m'étonnerait qu'on se dirige vers l'Anarchie, on n'est pas assez intelligents pour. Par contre, que l'on aille vers le bordel, ça c'est moins impossible. Un temps, je me suis demandé quelles pouvaient bien être les revendications des Gilets jaunes. Finalement on s'en branle. Grosso modo, il y a l'envie de moins d'impôts et de plus d'égalité. Ce qui paraît mobiliser le plus, c'est l'envie de pouvoir vivre en comptant un peu moins ce qui reste au fond du porte-monnaie. On a envie qu'il y ait une meilleure distribution des richesses, un ruissellement plus visible de tout ce pognon de dingue qui tombe toujours dans les mêmes poches.
Faut bien reconnaître que les provocations de la Macronie ont été entendues par le peuple. On ne sait pas si ça va déboucher sur quelque chose de concret mais on peut reconnaître à cette Macronie conquérante et victorieuse, à cette élite, à ces premiers de cordée, d'avoir réussi à jeter de l'huile sur le feu avec ses petites provocations. Le peuple a beau être généralement une masse atone et amorphe, il faut tout de même pas trop lui marcher sur les ripatons. Il finit immanquablement à en prendre ombrage. Castaner gesticule devant les caméras et vilipende les dégradations infligées à la plus belle avenue du monde, dénonce les blessures portées aux forces de l'ordre comme jamais ça n'est arrivé auparavant. Castaner se fout de la gueule du monde.
Le truc, c'est que la question de la légitimité de Macron est posée. Il a été élu. Ça, c'est une vérité. Mais il a été élu par qui ? Combien ont voté pour lui pour ne pas voter pour elle ? Combien ont voté pour lui pour faire payer PS et LR ? Combien ont voté pour lui "pour voir" ? Il fallait écouter ses discours, à Macron ! Finalement, il ne nous a pas menti, il fait globalement ce qu'il avait promis de faire. Il faut lui reconnaître ça. On peut lui reprocher la méthode. Si l'on n'est pas rendu à ses idées, à son idéologie, on peut lui reprocher presque tout et même le reste. Macron, c'est la gloire de celles et ceux qui pensent que quand on veut, on peut. C'est le héraut des "winners", c'est peut-être le plus américain des présidents français. Macron, c'est le pouvoir de nier la misère subie. Pour lui, il n'y a pas de secret. Les malheurs qui nous accablent ne nous sont pas tombés dessus par hasard. C'est de notre faute, on avait qu'à se débrouiller pour vaincre et tant pis si on doit périr. A la limite, peut-être, accepte-t-il la "faute à pas d'chance" mais ce n'est même pas sûr.

[1]
Imaginons. C'est la révolution, Macron est viré, le peuple prend l'Elysée, le parlement, les ministères. Deux cas. Ou ça fait tache d'huile en Europe ou ça ne le fait pas. Quoi qu'il en soit, c'est le bordel. Ainsi, on apprend que la révolution peut être comme le bal ou la soupe : populaire. Au peuple, on demande ce qu'il souhaite et, parce que le peuple ne peut pas se tromper, tout roule impec et tout le monde il est heureux jusqu'à la fin des temps. C'est hyper chouette.
Moi, je me dis que cette affaire de révolution, c'est une affaire politique. Et j'ai décidé que la politique, je m'en fous. C'est pas pour moi. Après tout, on peut vivre sans avoir d'idée politique. Est-ce que Brassens avait des idées politiques ? Il y a vachement mieux à faire avec son cerveau que de perdre son temps à avoir des idées politiques ! La politique, si on regarde bien, c'est un truc tout mou. C'est l'art du consensus. La politique, ça cause à la société plus qu'aux personnes qui la composent. Il faut tout le temps ménager la chèvre et le chou, faire avec les intérêts du plus grand monde et d'une minorité. Tâche malaisée et parfois même paradoxale qui fait que l'on est contraint à faire usage du mensonge.
Pour avoir le pouvoir, il faut faire des promesses au peuple. Il faut se faire aimer. Faut pas rechigner à dire n'importe quoi. Le peuple refuse d'être "pas riche" ? On va lui dire qu'on lui amène de la richesse pour tous. Le peuple ne veut plus tomber malade et mourir, on va lui dire qu'on a une potion magique qui va l'éloigner de tout ça. Pas de problème. On verra après. Mais finalement, on la connaît bien la règle du jeu depuis le temps, non ? On le sait qu'on nous ment, qu'on nous prend pour ce qu'on est. Et pourtant, allez, on repique au truc, on glisse notre bulletin dans l'urne. Moi, je crois que je vais désormais être en accord avec mes idées et que je n'irai plus voter. J'ai conscience que ça ne changerait rien si une énorme majorité n'allait plus voter. N'y aurait-il qu'une poignée de votants qu'un·e président·e serait élu·e. Pas de quorum pour les présidentielles ! Et alors ? On n'a pas compris que le vote n'était pas la solution aux problèmes plus ou moins réels que nous soulevons ?

Note

[1] oui, il y a faute

vendredi 30 novembre 2018

Un geste simple pour la planète

jeudi 29 novembre 2018

Faire voyager une Citroën 2cv par la Poste

On me dira que ce n'est pas chose possible. On dira qu'une 2cv ne rentre pas dans une boîte à lettres et que, quand bien même, elle dépasserait largement les limites de poids et de taille imposées par la Poste. Et ce "on" n'aurait pas tort de dire tout cela sauf que, moi, j'arrive à envoyer une 2cv par la Poste grâce à une petite astuce toute simple.

mercredi 28 novembre 2018

Apprendre à causer bien



mardi 27 novembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 69

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 26 novembre 2018

Hipophraste Dressingstone

Tout jeune déjà, le petit Hipophraste Dressingstone forçait l'admiration de ses parents. Il n'avait pas encore six ans — puisqu'il n'en avait que quatre — lorsqu'il montra les premiers signes de son intérêt pour les techniques mécaniques en démontant le réveille-matin de ses parents. Bien sûr, un enfant si jeune n'était pas en mesure de le remonter convenablement et il se contenta de replacer l'horloge vide de ses éléments constitutifs sur la table de chevet. Cet épisode fut à l'origine du blâme que reçut M. Dressingstone pour "retard intolérable" dès le lendemain.
Bien plus tard, très exactement presque une semaine après, c'est aux pneumatiques de l'automobile familiale que le petit diable s'intéressait. Nouveau blâme pour raison similaire pour le parent, fessée pour le gamin. Cette brimade allait éloigner Hipophraste de la science à tout jamais au presque. En effet, alors qu'il allait fêter son dixième anniversaire dans les années suivantes, il n'avait alors que sept ans et demi, Hipophraste prouvait au monde qu'il n'avait pas perdu son âme de petit garnement et de génie de la mécanique. Il allait démonter le vélo du petit Thomas, camarade de classe, à l'aide d'une scie à métaux et d'un gros marteau. Le vélo ne roulera plus jamais mais la vocation était née, Hipophraste deviendra cadre ou rien !
Et de fait, il faut le reconnaître, il ne devint jamais cadre. Pourtant, il ne se découragea pas le moins du monde et, honoré par un diplôme tout neuf délivré le jour de son vingtième anniversaire par ses parents le reconnaissant désormais comme Grand Ingénieur en Chef de l'école Polie-comique (il ne s'agissait en fait que d'un diplôme humoristique, vous l'aurez compris, vous…), Hipophraste décida de consacrer le plus clair de son temps libre (et il en avait, le bougre !) à la réalisation de son grand projet, une motocyclette novatrice de grand luxe et de grande puissance. Il puisa tout l'enseignement nécessaire à la réussite de ce projet dantesque dans les exemplaires des revues "Système D" et "Science & Vie Junior" ainsi que dans le "Manuel des Castors Juniors" qui ne le quittait jamais. Avant de passer à l'établi et aux outils, il prit une feuille de papier et un stylo pour rédiger un cahier des charges.
La motocyclette de ses rêves devait avoir une roue devant et une autre derrière. Pour s'asseoir, une selle était prévue et celle-ci devait pouvoir se positionner légèrement sur l'arrière et devant un guidon chargé de diriger la machine en un mouvement oscillant vers la droite et la gauche selon la configuration du terrain. Un moteur d'une cylindrée comprise entre 350 et 500cc allait avoir la mission de fournir le mouvement et la puissance à l'une des deux roues. Entre roue et moteur, Hipophraste jugea intéressant de placer deux dispositifs, une boîte à vitesses (deux pour aller en avant et une pour aller en arrière) et un embrayage à deux disques dont l'un serait plutôt en forme de cercle. Pour s'assurer de ne jamais dépasser les limitations de vitesse, il fut décider de placer un tachymètre visible depuis le poste de pilotage. Plusieurs croquis furent exécutés et servirent à la constitution de plans cotés d'une précision remarquable.
Les roues, les pneumatiques, divers accessoires et organes furent récupérés sur des motocyclettes mises au rebut. Le moteur fut remonté à partir de quelques modèles disparates modifiés, améliorés et adaptés par ce constructeur de génie. S'il avait hésité un moment entre le moteur à deux et à quatre temps, il se décida pour un cycle à trois temps de son invention qu'il serait bien trop long de décrire ici et qui, de toutes façons, est protégé par tout un tas de brevets. On peut juste en dire que le système fait appel à une chambre de condensation-répulsion commandée par clapets automatiques à bi-révolution opposée.
Une fois le moteur mis au point et placé dans le morceau de cadre découpé juste là où il était le plus intéressant de le faire, Hipophraste nota que l'idéal était bien entendu d'opter pour une roue avant motrice. L'entraînement de la turbine hydraulique étant assuré par un engrenage pris sur un arbre à cames furtif placé en tête. L'entraînement de la pompe du liquide hydraulique serait, quant à lui, assuré par une autre turbine mue par la puissance des gaz d'échappement. Un système somme toute élémentaire auquel, cependant, il fallait penser.
Au terme de quinze années de travail laborieux, la motocyclette était fin prête pour parcourir ses premiers kilomètres. Au guidon de sa machine, Hipophraste réalisa un premier tour de France à une moyenne très constante qui le ramena juste à la porte du garage qu'il avait quitté douze jours auparavant. L'essai était des plus prometteurs. Aucune panne n'était venue ternir ce galop d'essai mais ceci n'empêchait pas de revenir avec un carnet empli de notes qui allaient bien servir pour encore améliorer ce prototype.
Après avoir gravi le Kilimandjaro, s'être rendu en Terre de Feu et au Cap Nord, à Kyoto et à Tokyo, à Mexico et à Anchorage, la preuve était faite que sa motocyclette était la meilleure, la plus fiable, la plus économique, la plus confortable et la plus pratique de toutes les motocyclettes jamais conçues par l'Homme. On peut, sur le document iconographique suivant, voir Hipophraste Dressingstone sur la route qui le mène au village proche où il va acheter son pain quotidien.

Photo d'époque

dimanche 25 novembre 2018

Ça vaut mieux qu'une chaise de même


Et comme nous sommes dimanche et qu'il faut se détendre…

Je vous propose un petit jeu. Il s'agit de jouer avec LREM. Je propose "La Révolte En Mouvement", "La Rue Emmerde Macron" et, bien sûr, "La Ratatouille Enerve Mémé". A vous !

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