jeudi 28 novembre 2019

Ça ne va pas vers du mieux

mercredi 27 novembre 2019

Pas moins qu'hier mais pas beaucoup plus

mardi 26 novembre 2019

Un peu comme demain

lundi 25 novembre 2019

Tri sélectif

dimanche 24 novembre 2019

Salon des refusés

samedi 23 novembre 2019

Plume noire

vendredi 22 novembre 2019

C'est arrivé

jeudi 21 novembre 2019

La culture, c'est compliqué

Machinisme agricole

mercredi 20 novembre 2019

Les Gilets Jaunes n'ont pas froid aux yeux et ne restent pas les mains dans les poches

mardi 19 novembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 92

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 18 novembre 2019

Un camion rigolo

Camion rigolo

dimanche 17 novembre 2019

En vérité, j'étais absent

Je n'étais pas là et puis je suis de nouveau ici. D'abord, c'est bien, je tiens à vous féliciter, vous avez produit une belle quantité de conneries commentaires pendant mon absence. Vous ne m'avez pas déçu. Bravo. Par contre, je n'ai rien à vous donner pour aujourd'hui. Il y avait bien une petite perle journalistique, trouvée sur le site du journal Sud-Ouest, mais on va faire comme si elle avait été involontaire. Bonne soirée.

samedi 16 novembre 2019

Vertige

Je n'avais pas conscience de ça. A dire vrai, je n'y avais jamais pensé. Je savais que nous tournons autour de notre soleil et que celui-ci se promène dans notre galaxie, je l'avais appris, on me l'avait expliqué, mais je ne me faisais pas d'image de cela. Dans mon esprit, tout tournait donc et puis, bon, hein…
Il a fallu qu'une scientifique de la NASA, Jessie Christiansen, produise une courte vidéo pour que je sois pris de vertige. Cette vidéo nous explique pour commencer que notre soleil effectue sa rotation autour de la voie lactée en 250 millions d'années. Il y a 250 millions d'années, nous pouvons donc imaginer que nous étions au même endroit au sein de la galaxie. C'était le Trias, les poissons et les insectes étaient là et les dinosaures allaient commencer à pointer le bout de leur nez d'ici quelques millions d'années. Au moment où notre soleil était à l'opposé dans la voie lactée, l'extinction du Trias-Jurassique avait eu lieu et nous étions donc en plein Jurassique… Vous, je ne sais pas mais moi, ça me donne une sensation de vertige.
La place que notre planète occupe dans cette petite parcelle de l'Univers octroyée à notre galaxie aujourd'hui, nous n'y avons jamais été depuis ces 250 millions d'années. Si l'on admet que notre planète est âgée de 4,5 milliards d'années, cela veut dire que nous ne sommes passés là où nous sommes que dix-huit fois. Vertige, je vous dis !

vendredi 15 novembre 2019

On n'oserait pas se foutre de notre gueule

Il est possible sinon certain que je sois un peu énervé, ces temps-ci. Je ne me l'explique pas et ça ne manque pas de m'étonner mais je remarque supporter de moins en moins d'entendre le président Macron, les membres du gouvernement, leurs représentants et laudateurs, amis et associés, journalistes acquis à la cause, expliqueurs de tous poils, porteurs de la bonne parole libérale plus ou moins bienveillante, plus ou moins menaçante, plus ou moins péremptoire. Je n'en peux plus et je suis agacé.
Ce que je ressens depuis que Macron premier est aux manettes, je ne me souviens pas l'avoir ressenti auparavant avec autant de force et dégoût. Oui, je suis dégoûté. J'en ai marre, j'en ai plein le cul, j'en ai ras-le-bol. Voilà. C'est l'indigestion, limite la nausée. Je ne peux plus les entendre, je ne peux plus les écouter, fini, terminé, je ferme les écoutilles, je me bouche les oreilles, j'éteins le poste. Ça suffit.
La radio qui est ma principale d'information me devient insupportable. Je l'éteins souvent, je ne l'écoute plus que pour certaines émissions qui, je le sais, me plairont. Je me ferme au monde à force de ne plus vouloir lui prêter l'oreille. Et c'est assez grave, il me semble. Je ne lis plus la presse, je ne jette plus qu'un rapide coup d'œil sur certains sites d'informations. Je me contente de lire des titres et de ruminer ma haine pour les puissants, les décideurs, les experts, les donneurs de leçons. Je ne suis plus de ce monde, déjà. Tout de même, un peu, je regarde des vidéos de sites d'information sur Internet. Mediapart, Le Media. Je reste sur des discours qui vont dans mon sens.
Et pendant ce temps, la Macronie est à l'œuvre. Et parfois, je me dis qu'il n'est tout de même pas possible que l'on cherche à nous affaiblir encore plus, qu'il n'est pas croyable que l'on cherche à nous nuire plutôt que de nous servir, de servir les intérêts du "peuple". Hein ? Ce n'est pas possible ? Qu'est-ce qu'ils auraient contre nous, d'abord ? Peut-être bien qu'ils n'ont rien contre nous mais qu'ils ont quelque chose pour ceux qui sont plus haut que ce bas peuple.
C'est quoi la valeur d'un être humain ? On dirait qu'aujourd'hui un riche vaut plus qu'un pauvre. On dirait qu'il faut préserver les hautes classes au mépris des plus faibles. Et peut-être qu'il y a une logique derrière ça. Peut-être, après tout, est-on en train de réaliser ce que je crains depuis des années. On va réussir à nous dégoûter de la démocratie, on n'ira plus voter, on se contentera d'être de serviles petits consommateurs pieds et mains liées. On ne semble pas avoir suffisamment peur d'une possible révolte. Il paraît qu'une vraie révolution ne peut survenir que lorsque les classes moyennes se rangent aux côtés des classes les plus basses de la société. Je pense que nous n'en sommes pas encore là. Le petit bourgeois peut encore se payer ses petits plaisirs du quotidien, se donner l'impression d'être un privilégié qui mérite bien de l'être. Parce qu'il travaille bien pour la société, qu'il crée du PIB et de la croissance, ou parce qu'il a bien travaillé pour la société et qu'il peut maintenant profiter de sa retraite durement gagnée à la sueur de son front.
Et ceux qui ont encore les moyens de profiter du système ont bien raison de continuer à le faire. Ça ne durera peut-être pas. Il n'est pas impossible que les revendications sociales donnent de la voix dans les mois à venir et que ça s'enflamme pour de bon. Enfin moi je dis ça je dis rien, hein ! Je ne pense pas que l'on oserait se foutre de notre gueule jusqu'au point de non-retour.

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