mardi 16 octobre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 66 bis

lundi 15 octobre 2018

Vérité mécanique

Mobilité

dimanche 14 octobre 2018

La charentaise foulée au pied

Les Charentaises ont attrapé le scorbut

samedi 13 octobre 2018

Vu de l'intérieur

D'après ce qu'on dit, ça ne se bouscule pas au portillon pour prendre le portefeuille de ministre à la place Beauvau. Il paraît qu'il n'y a aucun problème, que c'est juste que l'on veut faire les choses bien, en prenant le temps de les faire comme il le faut, au mieux. Etonnant de la part d'un président qui, jusque là, a mené ses réformes au pied cadencé, à marche forcée. Alors quoi ? Serait-ce qu'il y aurait du mou dans la corde à nœuds de La République En Marche ? Serait-ce que l'on se débinerait ? Que l'on refuserait de prendre des postes tellement ça sent le roussi ? La France est-elle une coque de noix perdue dans la tempête et qui erre au gré des vents mauvais ? Va-t-il falloir compter sur le secours d'un Aquarius ? Ce serait tout de même un peu fort de café !
Si jamais on doit se résoudre à lancer un appel à candidature, promis, je postule. Va y avoir du changement ! Port du tutu rose pour tous les fonctionnaires en uniforme, pour commencer. Je vais commencer à dresser la liste des bonnes idées que je peux trouver, on ne sait jamais.

vendredi 12 octobre 2018

Machine à dessiner

Hier, j'ai pondu six dessins. Pourquoi y a-t-il des journées (des semaines) sans et des journées où "ça" sort tout seul ? C'est assez mystérieux. Enfin moi, ça n'a de cesse de m'étonner.
En ce moment, France Inter propose à ses auditeurs de donner leur avis sur cette station et de laisser des suggestions. Je n'ai pas encore participé à cette consultation. Je ne suis pas sûr de m'y plier. Pourtant, j'aurais bien quelques remarques à formuler comme, par exemple, arrêter les émissions de "bien être" comme celle qui m'emmerde chaque matin de la semaine entre dix et onze heures. Ah ! Le bel exercice de démagogie vétérinaire que voilà ! Et que les auditeurs sont invités à dire leurs petits tracas organiques, leurs pets de travers et les bienfaits de la tisane de racines de blerterreuse rouge ! Vous avez là du médecin, du psychiatre, du conseiller en épanouissement personnel et ça ronronne sous la direction de l'animateur totalement conquis, totalement dénué d'esprit critique. Et que ça vous enseigne les risques à manger de la nourriture industrielle et combien il est préférable de manger bio. Et que ça vous cause de "détox" et de régime souverain ! Je déteste.
Notez, il doit y avoir une clientèle, des oreilles disponibles à cette heure. Certainement qu'il y a eu des études qui ont conduit à déterminer que ce genre d'émission avait sa place sur cette tranche horaire. Et puis, il faut sans doute faire preuve de tolérance, Radio France ne produit pas des émissions que pour moi. Il en faut pour tous les goûts. Après tout, je suis libre d'aller promener mes oreilles ailleurs. C'est vrai.
Parmi ces émissions que je supprimerais si j'en avais le pouvoir, celle qui traite d'écologie le samedi après-midi (j'éteins la radio), celle qui traite de bouffe et de cuisine le dimanche matin, toutes celles animées par Didier Varrod (je déteste sa voix, ses platitudes, ses éléments de langage immuables…), celles de Fabrice Drouelle aussi ! Ah ! Je vous ferais un grand ménage à l'antenne, moi ! Et puis, dans la foulée, je te virerais "Le téléphone sonne", cette émission "historique" de France Inter qui donne la parole à des auditeurs en échange de réponses. Je ne supporte pas.
Par contre, pourquoi ne pas mettre des émissions qui m'intéresseraient ? Allez, une émission qui s'amuserait à démonter des croyances, des légendes, des superstitions, des "fake news", des rumeurs ? Une émission qui serait critique, qui rétablirait quelques vérités scientifiques, qui instruirait.
Mais tout n'est pas noir et il reste des émissions que j'aime beaucoup sur France Inter. La première de toutes est peut-être bien celle de Jean Claude Ameisen. J'aime aussi "la Tête au carré" (bien que j'aie le sentiment d'une baisse de qualité). Pour le divertissement, celle de Charline Vanhoenacker bien sûr. Et puis, "Secrets d'info" le samedi en milieu de journée, "On n'arrête pas l'éco" d'Alexandra Bensaid le samedi matin…
Bref. Donc, j'ai des dessins d'avance pour les prochains jours et en voilà déjà un.

jeudi 11 octobre 2018

Trouver chaussure à son pied

En 2008, l'ignoble Sarkozy a traversé la rue pour aller de la place Beauvau au Palais de l'Elysée. Pendant ce temps, à l'ouest de Périgueux, en Dordogne, une entreprise est en train de vivre ses derniers jours. Cette manufacture de chaussures date du 19e siècle. En 1939, elle entre dans le groupe Bata. Cette fabrique de chaussures s'appelle Marbot-Bata et elle va équiper l'armée, les pompiers, la police et quelques autres administrations durant plus d'un demi siècle. Alors que le gesticulant président affirme la nécessité de préserver l'industrie française, il va permettre la mort de Marbot-Bata pour des raisons économiques.
En ces premières années des années 2000, Marbot-Bata produit quelque chose comme 300000 paires de chaussures par an et donne du travail à une petite centaine d'ouvriers. Un nouvel appel d'offre de notre armée française va permettre au principal concurrent français de Marbot-Bata d'avancer un pion et de faire un coup bas. Cette entreprise délocalise depuis quelque temps une partie de sa production en Tunisie et cela lui permet, on l'aura compris, de répondre à l'appel d'offre en proposant des prix plus avantageux.
Chez Marbot-Bata, dans la vallée de l'Isle, on se prépare au dépôt de bilan[1]. Les politiques, le préfet de l'époque sont alertés mais ça n'y fera rien, le couperet tombe, l'entreprise fermera ses portes en 2010, laissant quelque 73 personnes sans emploi. Oh ! Bien sûr ! L'État est là pour s'occuper d'elles ! Il va y avoir des propositions de formation, de reformation, de déformation. Et puis, finalement, peu ont pu se reclasser, beaucoup ont découvert les joies immenses des discussions constructives avec un conseiller Pôle Emploi débordé.

Que je vous dise. Longtemps, j'ai été chaussé aux frais de l'armée française. J'avais une combine simple. Lorsque je rencontrais un appelé du contingent sympathique, je lui proposais de remplacer une vieille paire de "rangers" contre une neuve. Ça marchait bien, ça ne me coûtait pas beaucoup. Et puis, ça a été la fin de la conscription et mon plan tombait à l'eau.
Or, j'ai rencontré une personne qui travaillait en relation avec Marbot-Bata. Là, il n'était plus question d'être chaussé gratuitement mais, au moins, pouvais-je profiter d'un tarif préférentiel. C'est à cette époque que j'ai découvert qu'il existait deux gammes de brodequins de marche[2] au sein de l'armée française. Pour les appelés et sans doute quelques autres, de la croûte de cuir bien rude, pour les gradés, du cuir pleine fleur bien plus facile à assouplir.
Dans les années qui ont suivi, j'ai usé quelques paires de chaussures. Peu avant la fin de Marbot-Bata, alors que déjà des échos noirs se faisaient entendre, j'ai acheté une ultime paire de chaussures. Je les ai toujours, neuves, dans leur emballage.
Cette paire, je n'ai pas osé l'user. Je sais, c'est parfaitement stupide. J'ai cherché à faire ressemeler la paire précédente. Je n'ai pas trouvé de cordonnier très enthousiaste. Aussi, il faut dire que je l'avais usée en profondeur, cette paire de chaussures. Un jour, tout de même, il me faudra me remettre à chercher un moyen de faire placer une nouvelle semelle sur ces fidèles rangers.
A alors commencé une longue période de disette. J'ai dû me résoudre à me chausser avec n'importe quoi, allant jusqu'à porter des chaussures de sport[3]. Je n'y croyais plus, je n'avais plus la foi. J'avais chassé de mon esprit l'idée de reporter un jours ces chaussures fantastiques, confortables comme nulles autres, solides et élégantes mieux que les mocassins à gland. C'était la misère et la tristesse.
Et puis, voilà que je vois apparaître une annonce sur "leboncoin.fr". A deux pas[4], quelqu'un vend une paire de chaussures de chez Marbot ! Ah ! Ce n'est pas le modèle que j'affectionne, c'est un modèle plus évolué, avec un habillage en Gore-Tex©, le fleuron de la gamme ! Je n'ai pas remis la main sur le tarif de l'époque mais il me semble qu'il en coûtait quelque chose comme 200 euros. Celles-ci sont vendues 20 euros. Ça sent soit la bonne affaire soit la petite arnaque. J'entre en contact avec le vendeur, nous nous donnons rendez-vous. J'arrive avec mon billet de vingt euros en poche au domicile du vendeur. Celui-ci me présente les chaussures. Il me dit ne les avoir portées qu'une fois, ça ne lui convient pas. Pour le coup, hormis un cuir un peu râpé sur l'un des deux brodequins, ils semblent effectivement absolument neufs. Le cuir est encore bien rigide, il n'y a pas trace de plis. J'achète !

Il ne faut pas se mentir. Au départ, le port de ces chaussures est plutôt douloureux. Pour tout vous dire, j'ai eu l'idée idiote de les mettre pour une sortie à la Rochelle. J'ai eu très mal, j'ai eu les mollets en sang. J'ai serré les dents. Je suis resté quelques jours sans les porter, le temps que ça cicatrise. Et puis, je les ai remises pour quelques heures et pour quelques heures supplémentaires. A présent, ça commence à devenir vraiment confortable. Il va sans doute falloir encore quelque semaines de port régulier.

Notes

[1] Ce qui revient à dire que c'est le contribuable français qui paiera le coût de la délocalisation, en somme

[2] c'est le vrai nom

[3] la honte !

[4] ou plutôt quelques tours de roues

mercredi 10 octobre 2018

Avoir la classe

mardi 9 octobre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 66

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 8 octobre 2018

Poubelle la vie

J'étais dans l'un de ces hypermarchés de la périphérie de Périgueux une liste de courses à la main. A cet instant, je cherchais très précisément des sacs poubelle de 30 litres. J'ai calculé que j'avais besoin d'un de ces sacs pour une semaine d'ordures et de déchets. Je ne sais pas où l'on a mis ces sacs poubelle. Avant, ils étaient du côté des lessives et produits ménagers mais ces crétins ont tout changé. Bon. Ils sont où, ces sacs poubelle ? Je prends toujours les moins chers. C'est vrai que ça fait un peu miséreux d'agir ainsi, je sais que je risque le quolibet, mais je me dis qu'au vu de la destination finale de ces contenants, il n'y a pas de raison valable, selon moi, d'en choisir des plus luxueux ou des plus évolués d'un point de vue technique. Il y en a de plusieurs couleurs mais il y en a aussi qui ont un lien qui coulisse et qui forme une poignée que l'on prétend très pratique. Ceux que j'achète sont de ceux qui n'ont qu'un misérable petit lien à arracher et à tenter de nouer autour de l'entrée du sac. C'est moins pratique et moins beau, je le reconnais.
Je passe par le rayon des casseroles, poêles, couvercles, ustensiles divers et couscoussières familiales. En face, le rayon des produits ménagers. Il y a une certaine logique à trouver le produit à vaisselle à la suite des casseroles. Par contre, pas de sacs poubelle ici. Je vais voir dans le rayon d'à-côté de ce pas. Le rayon suivant est celui des seaux, balais, serpillères et poubelles. C'est aussi dans ce rayon que j'aperçois C. et son sourire. C., je ne l'ai pas vue depuis bien cinq ans. Nous allons à sa rencontre, ma liste de course et moi. Je range la liste dans une poche. C. et moi nous faisons la bise.

— Salut Michel ! Qu'est-ce que tu fais là ? Depuis le temps… Tu n'as pas changé !
— Je cherche des sacs poubelle. Et toi, qu'est-ce que tu fous là au lieu d'être au travail ?
— Je cherche une poubelle. La mienne s'est envolée avec la tempête.

Nous nous racontons nos vies. Ce qu'a été la sienne, ce qu'est la mienne. Elle a été licenciée, elle a retrouvé un boulot, son employeur est fou. Ah, aussi, elle a quitté son copain. Moi, je continue à dessiner, à faire des photos. Tout va bien pour nous deux, quoi.

La première fois que j'ai rencontré C., il doit y avoir une quinzaine d'années, je suis immédiatement tombé amoureux. D'abord, elle est jolie et, en plus, elle a de l'humour assez rock n' roll ! Et puis son sourire, bien entendu. Par contre, elle était déjà bien plus jeune que moi. J'ai préféré taire mes sentiments, il était bien certain que je n'avais pas la moindre chance. Pendant une dizaine d'années, nous nous sommes croisés régulièrement. Un jour, elle a eu un nouveau copain ; quelque temps après, ils avaient un petit garçon. J'avais enfin deux bonnes raisons de les taire définitivement, mes sentiments.

C. hésite entre deux poubelles. Je lui conseille de laisser de côté ces modèles en plastique chinois et de préférer cette jolie poubelle en acier inoxydable (sans doute tout autant chinois). Elle me fait remarquer que le prix n'est pas le même. Je m'étonne de la savoir si pauvre qu'elle en est réduite à devoir se satisfaire du moche et vulgaire. Elle rit. Rire et sourire, elle sait bien faire, C. .

— Tu ne changes pas, c'est fou ça, qu'elle me dit, C.
— Toi non plus, tente-je pitoyablement.

Nous discutons encore quelques minutes. C. ne sait pas où sont les sacs poubelle. Elle hésite toujours entre deux modèles. Je ne comprends pas bien le dilemme. Une grise ou une marron ? Aussi moche l'un que l'autre, sinon. Un modèle plus rond que l'autre mais bon, ça se vaut. On est pas loin du niveau zéro en matière de design. C. rit encore une ou deux fois de mes conneries. Je ne vois plus grand chose à lui dire, je prends congé et commence à m'éloigner.

— Tu es fidèle à toi-même, ne change rien ! Toujours aussi beau…
— …

Moi qui n'en ai déjà pas beaucoup je perds complètement mes moyens. Ai-je bien entendu ce que je crois avoir entendu ? Il y a dû y avoir un bug dans la transmission. Je vais prendre rendez-vous chez un ORL, courir m'acheter des appareils auditifs, me voilà victime d'hallucinations auditives, c'est la fin ou du moins le début de. Il y a forcément une explication rationnelle.
Je ne sais pas si un jour vous avez entendu quelqu'un vous dire que vous étiez belle ou beau. J'en doute un peu. Peut-être votre maman lorsque vous étiez jeune enfant baveux et babillant mais ça ne compte pas. Ou alors, c'était de l'ironie, de la moquerie. Limite de la méchanceté gratuite. Si jamais cela vous est malgré tout arrivé, avouez que vous avez cru avoir mal entendu. Sans doute avait-on voulu dire quelque chose comme "T'as vraiment une gueule d'escabeau" ou "Tu ressembles à un vieux rabot". Enfin rien à voir avec ce que les oreilles auront perçu malencontreusement.
Et puis, il faut en convenir, la beauté, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est réservé à l'élite. Pour autant, je vous le concède, vous n'êtes pas tou·te·s laid·e·s et moches. La plupart d'entre-nous sommes dans une juste moyenne. Pas assez hideux pour être remarquables. Ce qui nous sauve tous, dans le fond, c'est cette beauté intérieure qui fait notre charme. C'est moins directement perceptible, comme beauté, mais c'est mieux que rien. Et puis il ne faut pas se mettre martel en tête, on peut ne pas être très beau et être intéressant tout de même.


Je me retourne, je m'attends à voir quelqu'un de nouveau à qui se seraient adressés ces propos. Il n'y a que C. et son sourire. Ben merde alors !

— De quoi ? Tu as dit quoi ?
— Hein ? Euh… Tu es fidèle à toi-même…
— Ah d'accord ! Allez, à une prochaine !

Ouf. Je m'en sors bien. Je retourne à la chasse aux sacs poubelle avec un sourire piqué à C.

dimanche 7 octobre 2018

Beau comme une pomme de terre

Pomme de terre américaine

samedi 6 octobre 2018

Cublac donne de la voix contre le Ramassis NaZional

Samedi prochain, le 13 octobre, le Ramassis NaZional sera aux portes de la Dordogne, à Cublac, Corrèze. En 2017, cette petite commune amenait la Peine au premier rang avec 25,91% des voix au premier tour. C'est, paraît-il, l'une des raisons qui auraient conduit les cadres du Ramassis d'extrême droite à vouloir organiser leur "fête du drapeau", resucée de la fête "bleu blanc rouge" du papa fasciste. Six-cents personnes, cadres du parti raciste sont attendues pour la soterie, le pince-fesse naziforme et pestilentiel.

Pollution
Jean-Marc Brut, maire de cette commune d'un peu plus de 1700 habitants explique qu'il a accepté de louer la salle polyvalente par esprit démocratique. « La démocratie s’applique partout, y compris dans notre commune. Dans ces conditions, il est difficile de dire non », explique-t-il à France Bleu Limousin. C'est bien dommage de brandir l'étendard de la démocratie en l'occurrence. Ce que les membres du Comité de citoyens indignés reprochent au maire, c'est d'avoir accepté de louer la salle municipale en n'en référant pas à l'ensemble du conseil municipal. Seuls le maire et ses adjoints sont responsables de cela.
Ce samedi, plusieurs dizaines de personnes sont venues manifester leur désaccord et dire qu'elles ne tiennent pas à voir la Peine souiller leur commune. Plusieurs prises de paroles sont venues rappeler le caractère éminemment raciste et fasciste du Ramassis NaZional. Des témoignages aussi comme le fils de ce communiste arrêté lors de la rafle effectuée le 14 mars 1944 par les SS au village de la Rochette.

La parole de NPA
Le PCF, la France Insoumise et le NPA étaient venus avec leurs banderoles et leurs sympathisants et on pouvait aussi apercevoir Mme Régine Anglard, conseillère départementale du canton de Terrasson. Quelques figures de gauche voire d'extrême gauche étaient présentes elles aussi mais on pouvait aussi croiser des anciens combattants et leurs médailles venus dire leur refus du racisme, du fascisme et de la médiocrité crasse.

Régine Anglard
Des médaillés contre le Pen
Les organisateurs tiennent à préciser qu'elles n'appellent pas à manifester le 13 octobre. Les issues à Cublac seront certainement verrouillées et gardées par les forces de l'ordre et les nervis du parti crypto-nazi. Toutefois, si jamais des personnes pouvaient ou voulaient se réunir aux alentours de 13 heures le long de la route menant de Terrasson à Cublac, ils n'y voient pas non plus d'inconvénient majeur. Qu'on se le dise !

Anticapitaliste et antifasciste

vendredi 5 octobre 2018

Dénonciation et délation sont dans un bateau

C'est une histoire qui me turlupine[1]. Elle semble se dérouler à Marseille. Un moniteur d'auto-école tente d'extorquer la somme de cinq-cents euros à un jeune élève en échange d'un prétendu "bon rapport" donné à l'inspecteur le jour du permis. La menace est que si la somme n'est pas donnée, le rapport est mauvais et que le jeune n'aura pas le permis.
Ce jeune dont il est question connaît des personnes qui produisent des vidéos publiées sur youtube. Ensemble, ils vont piéger le moniteur d'auto-école à l'aide de caméras cachées. Dans la vidéo où le visage du moniteur est flouté, on entend très clairement le marché proposé au jeune et les tentatives d'intimidation. L'escroc est pris la main dans le sac, il va tenter de s'est s'en sortir en appuyant sur la fibre sentimentale des jeunes en expliquant que si on le dénonce, il va perdre son boulot, sa femme (il est employé dans l'auto-école de sa belle-mère). Il termine en promettant de ne plus jamais tenter d'arnaquer ses élèves.
La vidéo est mise en ligne et les auteurs demandent au public de choisir la marche à tenir. Faut-il dénoncer ou pas ? Quelques jours plus tard, les voix ont parlé, il est coupable, il doit payer.
Une autre vidéo est réalisée. Elle montre dans un premier temps l'équipe de vidéastes en train d'expliquer les agissements du moniteur d'auto-école à la directrice. Elle n'en revient pas, elle semble abattue. Elle accepte que l'on place une caméra cachée pour tenter de piéger une seconde fois ce moniteur. L'idée est de le conduire à accepter de faire des arnaques pour sauver l'auto-école qui serait dans une situation financière difficile. La proposition lui est faite, il accepte rapidement en reconnaissant avoir déjà pratiqué la chose. Alors, l'équipe de vidéastes apparaît.
La mère appelle la fille pour lui dire les agissements du gendre, la femme ne veut rien entendre des explications ou excuses du mari, la mère demande à la fille de partir de chez elle, le gendre est licencié dans la foulée.
Cette deuxième vidéo se termine avec l'annonce de la dénonciation du moniteur à la police.

Alors, ça me met mal à l'aise. D'un côté, les deux vidéos publiées semblent bien montrer que le moniteur d'auto-école n'a pas de scrupule particulier à tenter d'arnaquer son prochain et c'est mal. De plus, alors qu'il s'y était plus ou moins engagé, il ne rechigne pas un instant à accepter de mettre en place des petites combines pour faire payer son semblable plus que nécessaire. C'est re-mal. D'un autre côté, il est clair que cette affaire va avoir un impact non négligeable sur la vie personnelle de ce moniteur que l'on qualifiera d'indélicat. Et ne parlons pas des suites judiciaires possibles et de la mise en difficulté pas impossibles pour l'auto-école.
Disons-le, ce mec a tout d'un bon salopard. Il use et abuse de sa situation. Ce n'est pas très déontologique. Mais ! Oui, ça me dérange de voir ces vidéos et, pourtant, je comprends le but recherché. Ce qui me dérange, c'est la séance d'humiliation (un peu gentille ceci dit). On n'est pas dans du cassage de gueule ou de l'humiliation dégradante.
A la fin de la première vidéo, j'aurais dit de laisser tomber, de ne pas dénoncer le moniteur. Je voulais croire sa promesse, j'entendais sa peur de perdre son boulot et sa famille. Il m'avait attendri, quoi. A la fin de la deuxième vidéo, je suis beaucoup moins indulgent ! Et pour autant, fallait-il le dénoncer ? Sans doute que oui, qu'il arrête, qu'il cesse ses agissements condamnables, qu'il ne fasse pas d'autres victimes. Je n'aurais pas été un très bon juge.

Si cela vous intéresse, vous pouvez voir ces vidéos que j'ai vues parce que souffrant et n'ayant rien de mieux à faire pendant que ça tambourinait sous le crâne et .

Vous êtes allés voir ces vidéos ? Vous en pensez quoi, à chaud, comme ça ? Hein ? Non parce que, semble-t-il, tout cela serait archi bidon, ce ne serait qu'un truc scénarisé, mis en forme, plus ou moins écrit. Bon, c'est ce qui semblent être dit dans les commentaires de la première vidéo. Et à la réflexion, ce n'est peut-être pas faux que ce n'est pas vrai. Hein ?

Note

[1] oui, de cheval, je sais

jeudi 4 octobre 2018

Malade mais pas encore mort

Je le sentais arriver, c'est le premier gros rhume de l'automne. Nez qui coule et mal de crâne, hier je suis tout de même allé bosser à Périgueux. Je suis rentré vers 17 heures et j'étais au lit vers 20 heures. J'ai eu une nuit un peu agitée mais j'ai dormi pendant presque 12 heures.
Le blog reprendra son cours après rétablissement.

mercredi 3 octobre 2018

Recyclage

C'est un dessin qui date de quelques années[1]. Je n'avais jamais pris le temps de le mettre en couleurs. J'avais besoin d'un dessin de tracteur, je me suis souvenu de lui. J'ai réussi à le retrouver et ça n'a pas été une mince affaire. Il ne me restait plus qu'à le peinturlurer sur l'ordinateur.

Tracteur de récupération

Note

[1] 10 et 11 décembre 2011

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