jeudi 11 avril 2019

Hop ! Hop ! Hop !

mercredi 10 avril 2019

Un mystère sans mystère

Liaan, gentil lecteur et auteur de ce blog qui nuit (très) grave ! nous envoie un petit mot par courrier électronique accompagné d'une image.

je te joins une photo prise il y a quelques années lors de la fête à Changé. Différents artistes s'étaient installés dans le parc, dont celui-là. Que faisait-il ? Je n'en sais absolument rien. Il devait travailler avec du feu, car un extincteur est bien en vue. J'aime bien la construction de la cabane. Peut-être pourrais-tu mettre cette image sur le blog, afin de poser la question aux fidèles du blog ?

Je suis aussitôt parti faire une recherche sur Internet.

Il ne m'aura pas fallu bien longtemps pour apprendre que cette animation, ce spectacle, était née de l'imagination de la compagnie Cirkatomik et qu'il s'agit là d'une forme de cabine de photographie où l'éclairage est produit par des flammes générées par la dispersion sous pression de produits en poudre tels que le cacao devant une flamme.

On peut voir une vidéo à l'adresse suivante : vidéo de Photoflamme

mardi 9 avril 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 78

Feuilleton collaboratif du mardi

lundi 8 avril 2019

Du bois qui fume

dimanche 7 avril 2019

Dessin du 7 avril

samedi 6 avril 2019

Bobo la tête

Lorsque le jeune roi de France Charles VIII se cogne le front au linteau de la galerie Hacquelebac du château d’Amboise, il se fait mal et il meurt après une longue agonie de neuf heures. Il a alors 27 ans et nous sommes en 1498. 
Comment un roi de France a-t-il pu mourir d’une façon aussi stupide ? L’Histoire n’est pas très prolixe. Comment un roi de France peut-il se heurter le front au linteau d’une galerie ? Etait-il si exceptionnellement grand que ce linteau était si bas ? Quelles sont les responsabilités des architectes qui conçurent cette porte basse ? On ne le sait pas. Ce que l’on sait, c’est que le roi devait être pressé d’assister à une partie de jeu de paume. Une autre version des faits prétend qu’il était pris d’une pressante envie de pisser et que dans la précipitation il oublia de baisser la tête pour pénétrer dans cette galerie. Peu importe, ce qu’il convient de noter, c’est qu’un roi de France, fils de Louis XI et époux de Anne de Bretagne, a pu mourir d’un choc porté à la tête. 
En 1498, si l’Amérique a bien été découverte et si nous sommes passés du Moyen Âge à la Renaissance, nous sommes toujours au XVe siècle. Dans les faits, la Renaissance n'est encore qu'une vague idée d'intellectuels, une affaire qui occupe les bobos de l'époque qui souhaitent le changement. Il faut bien tenir compte que nous n'avons alors ni eau chaude au robinet ni électricité à tous les étages. Et ne parlons pas de la 4G qui est bien loin d'être seulement imaginée ! Cette fin de siècle est encore faite d'obscurantisme et d'obscurité. C'est d'ailleurs peut-être parce que les pièces du château d'Amboise étaient mal éclairées que le jeune roi courut à grandes enjambées vers son funeste destin la tête haute.
On pleura le jeune roi défunt et on lui chercha un successeur. Ce fut Louis XII. Ce roi trépassa le 1erjanvier 1515. Finalement, ce ne fut pas une grande perte puisque cela a permis à François 1er de monter sur le trône. Et ce roi là, pardon, c'est un roi qui aura su marquer son époque et qui laisse un souvenir vivace dans nos esprits. Ce roi né à Cognac, en Charente, meurt prématurément en 1547 et laisse la place à Henri II qui aimait à fabriquer des buffets aujourd'hui passés de mode.
Il faut attendre 1589 pour voir un Palois monter sur le trône. C'est un Bourbon et il meurt rue de la Ferronnerie, à Paris, en 1610, assassiné par un fou Charentais du nom de Ravaillac qui le paiera cher.
Plus tard encore, il y aura un Louis quatorzième qui laissera des traces du côté de Versailles et qui sera opéré d'une fistule anale. Nous sommes alors en plein dans le 17esiècle et l'affaire du linteau du château d'Amboise n'est toujours pas réglée. Les experts se succèdent de génération en génération, mandatés qu'ils sont par les assurances qui rechignent à payer.
Il faut attendre la Révolution française pour qu'une solution soit proposée. Puisqu'il est hors de question de faire entendre raison aux assurances, que les architectes ne veulent rien entendre et que les maçons refusent désormais de servir un roi déchu, on décide de considérer le problème sous un œil nouveau. Puisque l'on ne peut relever le linteau de cette galerie du château d'Amboise, on va raccourcir le roi au niveau des épaules. Ainsi, il devrait pouvoir aisément passer de la pièce à la galerie sans se heurter le front. Front qui, du reste, hein… Bon. Le roi profite du décolletage pour décéder. De rage, les révolutionnaires prennent sur eux de détruire en partie le château d'Amboise.

vendredi 5 avril 2019

Macron=Bouteflika

jeudi 4 avril 2019

Un clou et une ficelle

mercredi 3 avril 2019

Iris de printemps

mardi 2 avril 2019

Sur la piste du génie

Les enquêteurs Dan Ball et Ali Soue étaient partis tôt ce matin là. Ils avaient reçu pour mission de remonter la piste qui devait mener jusqu'au génie des sales pages masqué repéré à Changé, en Mayenne, là-bas, loin, aux limites du monde civilisé, en des terres inhospitalières et désolées. Ils avaient maugréé, ils avaient tenté de transiger avec leurs supérieurs mais ces derniers avaient été fermes et décidés, c'étaient à ces deux enquêteurs d'élite que revenait la difficile affaire. Il dépendait d'eux de faire toute la lumière sur celle-ci. Ils avaient pris la route pour Angoulême en prenant les petites routes dans ce petit matin qui déjà les éloignait du Périgord glorieux.
Après une halte propice à la vidange de leur vessie, les deux fins limiers reprirent la route. Ali avait pris le volant et il conduisait vite en gardant un œil vigilant pour traquer les éventuels radars. On avait quitté la Charente, on était dans le département de la Vienne, on se dirigeait vers les Pays de la Loire et le département du Maine-et-Loire, Angers. Ils y prirent un repas. Dan Ball devait y rencontrer un informateur qui rejoignit les enquêteurs alors que les cafés étaient servis. Discrètement, ils se rendirent dans un pavillon servant de couverture et ils convinrent de la suite de l'affaire pour le lundi suivant au plus tard.
Ali Soue reprit le volant et la petite centaine de kilomètres les séparant de Changé fut avalée rapidement sans problème majeur. Un rendez-vous avait été donné pour 16 heures à la médiathèque municipale. Malgré quelques difficultés pour trouver le lieu et grâce à l'aide bienveillante des indigènes, l'automobile s'arrêtait devant le bâtiment de facture moderne à 15h59. Les deux enquêteurs se précipitaient dans la médiathèque et se dirigeaient d'un pas décidé jusqu'à l'accueil où on leur appris que le génie des sales pages masqué était déjà reparti. C'était un coup dur. Sous l'œil réprobateur de Dan Ball, l'agent spécial Ali affirma avoir pourtant envoyé un courrier électronique au génie des sales pages. Il partit à l'automobile pour y prendre le téléphone portable qu'il avait dans une poche de sa parka militaire pour le cas où il aurait quelqu'un à appeler ou, cela pouvait arriver, répondre à un appel. Il chercha le numéro de téléphone du génie des sales pages qu'il avait réussi à se procurer et attendit que l'on décrochât. L'attente parut longue mais enfin une voix se fit entendre. C'était lui ! Le temps grimper sur son vélo et il arrivait.

L'enquête était délicate et il était question de ramener des preuves photographiques. Chargé de son sac, Ali avait déjà l'appareil photo bien en main et il vérifiait ses réglages. Il n'était pas question de foirer la mission par un manque de préparation.
La bicyclette arriva chargée du corps puissant du génie des sales pages lui-même. Il ne fallait pas paraître impressionné, c'était une des bases du métier de l'enquêteur, ne rien laisser paraître, laisser penser que l'on en avait vu d'autres et pas des moindres. Pensez donc ! Les enquêteurs saluèrent le génie des sales pages et ils entrèrent à sa suite dans la médiathèque. Afin de déstabiliser le génie des sales pages, les enquêteurs décidèrent de le bombarder de questions abruptes dès tout de suite et sans plus attendre. Dan Ball menait l'interrogatoire tandis que Ali Soue faisait des images.

Les planches sont bien présentes, on ne nous avait pas menti

Il s'agissait de ramener un maximum d'éléments de preuve pour accréditer l'existence du génie des sales pages. Il convenait de réussir à ramener une photo de lui et il s'agissait de ne pas se rater sur ce coup. Usant d'un stratagème astucieux, maquillé en touriste japonais, Ali faisait mine de photographier un peu tout et n'importe quoi avec l'espoir que l'on finisse par ne plus faire attention à ses agissements et, surtout, que l'on ne comprenne pas ses buts réels.

le génie des sales pages est dans la boîte !

Roué, fin psychologue, l'enquêteur Ball avait pensé à se munir de documents capables d'attirer le génie des sales pages dans ses rets. Il les agita à bonne distance du génie des sales pages qui ne put rester insensible à l'appât et s'approcha pour mieux voir ce dont il s'agissait. Non loin de là, Soue mitraillait dans son costume nippon sans discontinuer.

Le piège se referme sur le génie des sales pages attiré par les colifichets remués sous son nez !

Le piège se refermait sur le génie des sales pages. Les photos se multipliaient, l'identification ne ferait désormais plus aucun doute. Il s'agissait à présent pour le miraculeux Dan Ball de convaincre le génie des sales pages d'accepter de réaliser un dessin de sa main sur un ouvrage précis en échange d'un imprimé illustré amené pour le piéger.

Dan Ball fait mine de remettre son cadeau dans sa besace sous l'œil on ne peut plus inquiet du génie des sales pages qui pense son cadeau déjà perdu.

Finalement, le génie des sales pages accepte le marché non sans déclarer qu'il faudra que les enquêteurs acceptent de le suivre dans son repaire. Dan Ball et Ali Soue sentent le piège mais ils se savent assez forts pour s'en sortir la tête haute quitte à user de violence si nécessaire. Avant de suivre le génie des sales pages, Dan Ball vérifie sur un album mis à disposition des visiteurs de la médiathèque que les plans de la bombe à neutrinos corvo-parallèle ne s'y trouvent pas. Rassuré sur ce point, il accepte d'abandonner sa lecture là où il en est.

Il y a tout de même bien trop de 2cv jaunes pour que ça ne cache pas autre chose.

Mais soudainement, le génie des sales pages s'en vient à se demander s'il ne serait pas en train de tomber dans un traquenard à son insu. Il décide de réfléchir en son for intérieur toute affaire cessante sans plus faire attention à cet imbécile de Japonais qui continue à photographier tout et n'importe quoi.

le génie des sales pages en pleine réflexion

D'un seul coup, sans que personne ne s'y attende, le génie des sales pages a un coup de génie des sales pages soudain. Il se précipite à l'extérieur de la médiathèque de Changé (Mayenne) et enfourche sa bicyclette. Les enquêteurs n'ont que le temps de rejoindre leur automobile et de se lancer dans une folle course-poursuite. Heureusement, le génie des sales pages est gêné dans sa progression par un véhicule agricole manœuvrant à faible allure. La filature, discrète, permet d'interpeller le génie des sales pages alors qu'il tente de cacher son vélo dans son garage pour le soustraire à la vision des enquêteurs. Il est pris la main dans le sac et il ne peut faire autrement, dès lors, que de se rendre sans condition.

le génie des sales pages accepte de montrer son laboratoire secret où il élabore ses dessins

Les enquêteurs s'en doutaient un peu mais à présent c'est une certitude solidement chevillée au corps qui les convainc totalement : le génie des sales pages est droitier et il dessine au Rotring© ! Sous la menace, le génie des sales pages accepte de dessiner gratuitement une 2cv sur une page de son album de bandes dessinées. A présent, il a compris que le Japonais était plutôt un Égyptien déguisé voire un Libanais travesti. Il n'est plus en mesure de lutter, il a baissé les bras, il se laisse photographier la mort dans l'âme. Les forces de l'ordre ont vaincu !

La mine est grave mais la main s'exécute. le génie des sales pages n'est plus de taille à lutter contre les enquêteurs qui ont gagné la bataille

le génie des sales pages essaie de justifier ses actes mais il n'est pas dans les missions de nos enquêteurs d'élite de juger du bien fondé de ses agissements. Se saisissant d'un dossier, le génie des sales pages montre à un Dan Ball et à un Ali Soue impavides ses secrets les plus intimes, la documentation qu'il utilise, les résultats de ses recherches.

le génie des sales pages prend les enquêteurs à témoin en dévoilant des planches originales encrées au noir. Suspectant que l'on tente de les amadouer, les enquêteurs ferment les yeux.

Dans une ultime tentative désespérée, le génie des sales pages essaie alors de mettre la main sur un jerrycan d'essence sans plomb qu'il garde toujours par-devers lui pour les cas les plus désespéré afin de s'immoler par le feu. Ainsi, ses plans secrets qui auraient pu lui permettre de conquérir le monde disparaîtraient avec lui dans un incendie spectaculaire et chaleureux. C'était sans compter sur le professionalisme des deux enquêteurs qui, subrepticement, avaient écarté allumettes et briquets. Alors, tout alla très vite. Le coupable était désormais débusqué, il n'y avait plus aucun doute, on le tenait. Le monde libre était sauvé ! Avec un rien de solennité, Dan Ball extirpa une paire de menottes du fond de la poche gauche de son pantalon de velours cotelé et les passa aux poignets du dangereux génie des sales pages du mal. Son sort allait désormais être du ressort de la justice. Les enquêteurs, une fois encore, avaient rempli leur mission avec célérité et ils pouvaient espérer une belle promotion.

le génie des sales pages juste avant de se faire passer les bracelets essayant une dernière fois d'endormir nos valeureux enquêteurs avec des crayonnés d'ambulance Citroën servant de travaux de recherche pour un feuilleton en bandes dessinées prétendument publié chaque mardi.

lundi 1 avril 2019

Première moto d'avril

dimanche 31 mars 2019

Pissenlits de printemps

Pissenlits et viaduc

samedi 30 mars 2019

La Révolution en marche

gilet-jaune-revolte.jpg

vendredi 29 mars 2019

Contribuables, accélérez !

C'est une information donnée par la radio nationale ce matin que l'on ne saurait qualifier autrement que croquignolesque. En dégradant, cassant, couvrant, peinturlurant les radars, les Gilets jaunes seraient à l'origine d'un manque à gagner de six-cent soixante millions d'euros au titre des recettes fiscales. On apprend donc que ces radars seraient de facto des quasi fonctionnaires chargés de collecter l'impôt et, par voie de conséquence, l'automobiliste irrespectueux des limitations de vitesse un contribuable espéré par Bercy.
Un temps, j'ai pensé que ces radars visaient à faire respecter ces limitations de vitesse afin de faire baisser "l'insécurité routière" et le nombre d'accidents. Candide, je pensais que ces radars étaient là pour notre bien à tous, que l'on voulait nous protéger. Il n'en est rien ! Ces radars sont là pour ponctionner le citoyen et garnir les caisses de l'État. C'est bien que ce soit enfin clairement dit.
On accuse donc les Gilets jaunes de nuire au budget commun. A cause d'eux, notre pays ne va pas pouvoir boucler les fins de mois. Hier, nous apprenions que la dégradation de ces radars avait provoqué un accroissement du nombre d'accidents et de décès chez les piétons et cyclistes. On en apprend tous les jours. On pourrait se demander si la communication gouvernementale ne serait pas défaillante. N'y aurait-il plus personne pour relire les déclarations et relever le ridicule qu'elles peuvent contenir ?
Le responsable est le Gilet jaune. A cause de lui, l'État n'a plus de sous ; à cause de lui, les cyclistes meurent ; à cause de lui, les assurances sont exsangues. Le Gilet jaune est la cause de tous les maux. Donné en pâture au bon peuple, voué aux gémonies, livré à la vindicte populaire, le Gilet jaune. C'est lui l'ennemi, c'est lui le responsable, c'est lui qu'il faut combattre ! Ne nous y trompons pas. Macron et ses sbires sont nos amis, des amis qui veulent notre bien.

- page 2 de 308 -

Haut de page