vendredi 7 février 2020

Charlatans et escrocs au programme du Salon du bien-être et des médecines douces de Thenon

Je pourrais ou devrais m'en foutre. Sans doute devrais-je considérer que les abrutis ont bien le droit de croire à ce qu'ils veulent, qu'ils ont bien le droit de se laisser escroquer, qu'ils ont bien le droit de vivre leur vie d'abruti. Après tout, je laisse les croyants religieux libres d'aller à l'église, au temple, à la mosquée, à la synagogue ou là où ils pensent devoir aller. Je m'en fous. Tant qu'ils ne m'obligent pas de les suivre dans leurs délires, néanmoins. Je laisse libres celles et ceux qui pensent se soigner avec du sucre ou les autres qui font l'amour avec les arbres ou qui sucent des cailloux. Juste, je considère que la société n'a pas pour rôle de les aider à financer leurs pratiques ridicules. Ainsi, je soutiens la décision de ne plus rembourser l'homéopathie. Je considère que je suis relativement conciliant avec les tarés mais il y a des limites.
Ces limites sont atteintes avec la tenue du 7e Salon du bien-être et des médecines douces de Thenon ces 7, 8 et 9 février. Ce qui fait naître la colère, c'est que je découvre que ce salon de pseudo-sciences et de pseudo-médecines, cette réunion d'escrocs et de charlatans (il faut les appeler par leur nom), est organisé par l'Office du Tourisme Vézère Périgord Noir. Et là, non, je ne l'admets pas. Comment cet Office du Tourisme qui reçoit des financements publics peut organiser pareille manifestation ? Je ne comprends pas et n'admets pas que des élus puissent de facto cautionner la tenue d'un salon de la supercherie et de la connerie patente. Ça m'agace, ça me met en colère.


On peut le voir sur l'affiche, ce salon reçoit l'aide de la commune de Thenon et de la Communauté de Communes mais aussi de la presse avec Ewanews, Radio Cristal et France Bleu Périgord. J'imagine que l'apport de ces derniers se limite (et c'est déjà bien trop à mon goût) à communiquer sur le salon, à faire venir du monde, à rendre public… et, c'est plus grave, à donner une caution à l'événement.
Lors de ce salon qui sera riche d'une trentaine d'exposants, il y aura des conférences. Il sera question du shutaïdo. Qu'est-ce que c'est que cette merde, encore ? J'ai cherché, j'ai trouvé ça :

Philippe Apruzzese, penseur inspiré, vous invite à entrer dans le monde merveilleux du Shutaïdo. Une méthode d'approche du bien-être humain, qu'il a conçue, mis au point et qu'il perfectionne jour après jour.

Le Shutaïdo est une Gymnastique originale qui permet dès les premiers mouvements de se mettre en phase magnétique avec la Terre et... l’univers. De retrouver son Identité intérieure, sa propre dimension spirituelle ce qui apporte autonomie et... "liberté d’Être".

C’est un Art qui a la particularité d’être en évolution permanente où chacun expérimente librement les courants d’énergies qui l’animent aux travers de divers mouvements spécifiques. Les changements de paramètres actuels bouleversent notre biorythme, notre boussole intérieure est déréglée. L’homme, s'il n’est plus en phase magnétique, "peut perdre le nord".

Le premier mouvement, à lui seul, permet de se mettre en phase magnétique avec la Terre chaque jour, de s'ancrer, de s'aligner, de se centrer (cela prend trente secondes!). Les techniques sont simples, bénéfiques et accessibles à tous. Ils peuvent aussi être pratiqués assis.

« Le shutaido est une discipline spirituelle, cosmogonique, procédant d’une série de mouvements programmés selon une méthodologie précise, et qui s’adapte instantanément aux nouveaux courants perpétuels universels.

L’efficacité de cette méthode repose sur l’incorporation de nouveaux courants d’énergies que le mouvement engendre. »

Et en toutes circonstances, garder votre libre arbitre!

Je sens la colère grandir. Je m'énerve, je m'agace, je fulmine. Je ne suis pas au bout de mes peines. D'un autre intervenant, Benjamin Sahler, on apprend :

qu'il aime parler avec son âme… depuis l’enfance

Un autre nous apprend que :

Cet enseignement que j'ai canalisé au mois d'octobre 2019, permet de nettoyer, guérir, reconnecter et unifier les différents espaces qui constituent le coeur vibral ou coeur quantique, mais également de mieux maitriser nos émotions dans la vie de tous...

Le quantique ! Nous y voilà. On touche le fond du fond. Le cœur quantique. Merde alors ! Là, ça doit être du lourd, du sérieux. Le cœur vibral, je ne sais pas trop mais le cœur quantique, oui, certainement, ça doit être du savant, du scientifique ! Connard, connard, connard ! Et tout ça grâce aux Rayons sacrés. Je n'invente rien, c'est dit, c'est écrit. Les rayons sacrés, ces sacrés rayons, ont un rapport avec le quantique ! Mais quels cons ! Quels sales cons ! Je suis en colère.

Un autre encore. Pierre Foucher. On pensait avoir touché le fond et pourtant, on continue de creuser. La bêtise et l'escroquerie est un puits sans fond.

Musique du soi,entre corps et esprit,
la voix exprime notre présence au monde,
nos joies et nos peurs,nos tensions intérieures,
notre vie émotionnelle.
Quand la voix se donne,l'être tout entier s'ouvre.
La voix libérée est acceptation,
don de soi,
écoute de l'autre
joie retrouvée,
OUI à la Vie.
Oser sa Voix,c'est oser être soi.

C'est beau comme une chiasse d'angelot. Je ne serais pas bienveillant et non-violent, je lui écraserais bien la tête à coups de masse de 10kg. Putain. Les cons !
Et ce n'est pas fini. Marion Jamet est Messagère voyageuse. Quel est la teneur de son message ?

Je m’inspire des traditions ancestrales amer-indiennes et chamaniques mongoles afin de soutenir tout cursus thérapeutique pour aller plus loin dans sa propre histoire, afin de réveiller son inconscient.

C’est comme si nous nous connections à plus ancien que nous, à des civilisations pleines de sagesse pour nous guider sur notre chemin de découverte de nous même.

Je mêle donc des pratiques et rituels ancestraux, avec des thérapies actuelles comme la respiration sacrée intuitive(inspirée de la respiration holotropique), le psychodrame et l’approche psycho-émotionnelle.

"Holotropique" ? Cherchez pas, c'est du véritable bullshit. Ce que je me demande, c'est comment il faut être dans sa tête pour être en mesure de débiter un tel torrent de conneries. Ou alors, il faut user de drogues ? Ou bien, c'est une hypothèse, il faut comprendre comment impressionner les gogos à qui on s'adresse ? Et que je te donne de la civilisation ancienne pleine de sagesse, du rituel ancestral, de la tradition perdue et lointaine. Ça me fait gerber, tiens.

Si on continue les recherches, on tombe sur ce qu'il est dit à propos de Véronique Viala :

Ces nombreuses années de recherche dans le domaine des thérapies et de la connaissances de soi, plus de 20 ans d'accompagnement avec la terre l'ont amenée à conscientiser et mettre en forme les multiples facettes d'une pédagogie basée sur le senti, ayant pour objectif le développement de la personne et de ses potentialités créatrices , l'Art du Senti . Dans sa démarche personnelle et pédagogique, elle relie l'écoute corporelle au travail sur la matière.

Elle, c'est une potière-sculptrice. Il n'y a pas de mal à ça sauf que là où le potier ou le sculpteur lambda se contente de faire de l'art ou des pots, elle, elle prétend faire de la thérapie. Alors, d'accord, je veux bien que, dans certains cas, la pratique du modelage de la terre peut être bénéfique. OK.

Ecouter le coeur, la porte de l'âme,
développe la communication avec la Conscience
ainsi que l'accès à ce réservoir immense d'intelligence en vous

Ça, c'est ce que nous raconte Tina d'Incayas. Je fatigue, je n'ai pas le courage d'aller plus loin. Allez, tout de même, histoire de bien nourrir ma colère, je termine avec une astrologue, Claude Jary des Loges, qui nous promet que 2020 est d'ores et déjà une année "historique" ! Youpi !

jeudi 29 août 2019

La classe en Pétaroux


Et c'est tout pour aujourd'hui et je vais me coucher.

mercredi 28 août 2019

Quelques Pétaroux

De passage par Thenon, les Pétaroux font une pause sur la place de la mairie. Ils sont nombreux et il n'est pas toujours simple de les photographier. Pour commencer, un Peugeot sx5 qui n'a pas remporté un grand succès commercial. Il faut reconnaître que ce n'était pas un cyclomoteur très intéressant. Ni très puissant ni très agréable à conduire, il ne faisait pas le poids face au 103 de la même marque qui bénéficiait d'un moteur plus élaboré avec son admission à clapets. Avec l'interdiction des cyclomoteurs à boîte de vitesses du tout début des années 80, sa production s'arrêta.

Peugeot SX5
Très courante en son temps, archétype du cyclomoteur populaire, une Motobécane AV79 dans son jus, comme on dit. La rouille lui va bien et elle semble complète.

Dans son jus
Beaucoup plus rare par chez nous, une Santamaria italienne. Je ne sais rien de ce petit cyclomoteur si ce n'est ce que l'on peut voir sur la photo. On sent la restauration appliquée et on imagine la joie de filer sur les petites routes à son guidon.

Santamaria S

lundi 26 août 2019

Les Pétaroux prennent Thenon d'assaut

Si, pour cette édition, je n'ai pas pu me rendre à la Cassagne, je n'ai pas raté tout à fait cette grande fête du cyclomoteur puisque si je ne suis pas allé à eux, ils sont venus à moi. C'était certain, les mobs allaient débouler dans Thenon. Sur la place de la mairie, des tables avaient été dressées avec des jus de fruit, du café, du pain et du pâté. C'est qu'à mi-parcours de la balade, il convenait de reconstituer ses forces au mieux. Le maire de Thenon était venu assister à l'envahissement fumant et pétaradant et les quelques badauds présents scrutaient avec une certaine anxiété l'arrivée de la horde hilare.


Mais bientôt, les premières pétarades se font entendre. Les Pétaroux arrivent ! Les voilà ! Ils sont là ! Ils sont nombreux ! ils filent à belle allure ! Ils sont déterminés ! J'ai mon appareil photo, la carte mémoire est vide, je vais pouvoir commencer à mitrailler. Voilà quelques images de la déferlante qui emplissait l'air d'une douce odeur d'huile 2 temps.







lundi 20 mai 2019

A la rencontre d'auteurs et d'autrices de grand talent et d'ouvrages de haute qualité avec de brillantes illustrations

salon livre illustré Thenon 2019

mercredi 23 mai 2018

Et pendant ce temps, à Thenon…

Je m'étais rendu à Thenon pour faire le plein de carburant. Aux pompes, deux véhicules attendaient du côté droit tandis que, du côté gauche, celui qui, parce que l'orifice de remplissage de mon véhicule s'ouvre du côté droit, a ma préférence, se trouvait une automobile immatriculée en Bretagne arrêtée dans le sens contraire de la marche. Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre les Bretons et j'ai bien conscience qu'il convient de ne pas, d'un cas particulier, faire de généralité mais je n'ai pas pu m'empêcher de qualifier l'automobiliste présent là d'abruti fini. D'accord, je le comprends, en se présentant ainsi à contresens il avait l'ouverture de son réservoir du bon côté et, j'en conviens, cela était plus pratique. Cependant, l'automobiliste ne semblait pas avoir pensé un instant qu'en agissant de la sorte il empêchait un autre automobiliste d'attendre son tour de ce côté des pompes à carburant. Je me rangeais donc, sans rien dire, derrière les deux véhicules de droite et patientait.
Arrivant dans la direction de Périgueux, trois automobiles s'engagent sur le parking du supermarché. Trois automobiles américaines. Je me murmure à l'oreille que j'ai été bien avisé de prendre un appareil photographique avec moi et cela me met de bonne humeur.
La première voiture a fini de faire le plein de carburant, la deuxième se met en position. Le temps qu'elle en ait fini, le Breton idiot en arrive tout juste à raccrocher son pistolet. Alors, il commence une danse rituelle assez amusante bien qu'un peu déconcertante. Dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, il fait le tour des pompes (en passant derrière la voiture qui me précède) à deux reprises en lançant des regards appuyés de haut en bas et de droite à gauche. Je finis par comprendre que le Breton débile cherche du papier pour essuyer ses mimines. N'en trouvant pas, dépité, il se résout, la mort dans l'âme pense-je, à s'installer au volant de sa petite auto. Alors, ce qui devait arriver arriva. Une autre auto arrive et se place face au capot du breton véhicule. Le Breton mou du bulbe agite alors frénétiquement les bras derrière son pare-brise pour faire comprendre que l'arrivant le gène beaucoup. Pendant ce temps, je prends position pour à mon tour remplir mon réservoir.
Une courte engueulade survient au terme de laquelle notre Breton demeuré est contraint de repartir en marche arrière. Je ris sous cape. Je repose le pistolet, visse le bouchon de réservoir et monte dans la voiture. Je décide d'aller vérifier s'il n'y aurait pas moyen de faire des images des américaines entrevues. Quelle chance ! Elles sont là, bien garées, s'offrant en spectacle. Je me gare, prends l'appareil et vais faire des images. J'en profite pour discuter avec le propriétaire de la Dodge. Il m'apprend qu'elle arrive de l'Arizona où elle était plus ou moins abandonnée. Il y a eu du boulot pour la rendre roulante, il a fallu changer le radiateur et le carburateur, par exemple. Par contre, nulle question de restauration pour le moment, elle va rester dans son jus, dans l'état où elle a été trouvée. C'est un choix, j'aime bien aussi.
Il s'agit donc d'une Dodge de 1948 équipée de son six cylindres à soupapes latérales. A ses côtés, une Cadillac de 1958 et, un peu plus loin, une Plymouth de 1953, toutes deux munies de V8 culbutés. Je refais quelques photos, finis de causer avec le propriétaire de la Dodge et repars chez moi.

Dodge Coupé 1948
Cadillac Coupe DeVille 1958
Buick Special 1953


lundi 2 octobre 2017

Dans l'attente du passage du Tour, les sportifs à bout de nerf

Attente insupportable, la tension monte

Toujours prompt à distiller l'information dans des délais raisonnable, je suis déjà en mesure, dès aujourd'hui et sans plus attendre, de vous fournir une image parlante de la palpable tension de l'attente du passage du peloton à Thenon en juillet dernier. Je me questionne encore sur ce qui peut pousser des gens à venir parfois de loin avec fauteuil et sandwiches juste pour voir passer un troupeau de cyclistes pendant quelques dizaines de secondes. Il y a forcément une raison, une raison qui m'est inconnue, qui ne me concerne peut-être pas. Ces personnes étaient là, assises au bord de la route et lui lisait la Dordogne Libre comme s'il y cherchait déjà les résultats de l'étape. A moins qu'il ne cherchait à s'assurer une dernière fois que c'était bien aujourd'hui, ici, qu'allait passer le Tour ? Je n'en sais rien, je ne suis pas allé à la pêche à l'information. Je me suis demandé comment ces gens pouvaient ne pas avoir conscience de leur ridicule mais ça, c'est une autre affaire.

Haut de page