
Mot-clé - dessin
Sports d'hiver
Faire du neuf avec du très (très) vieux
Préparons-nous à plonger 2025 dans les oubliettes de l'Histoire
Quelques dessins un peu pourris

Si on croit encore au père Noël passé un certain âge, il convient de s'inquiéter
Être enguirlandé et avoir les boules

Cool heure
Tubercules livrés à la maison
Notre brillante équipe de journalistes est parvenue à photographier M. Raymond Cussé-Dupoulet alors qu'il chevauchait , non loin de Beure, sa motocyclette bisontine de marque "La Solide" du modèle bicylindre 237cc de 1958. Cette motocyclette dont il ne resterait plus que trois exemplaires, l'un en Inde, un autre à Chicago et le dernier, donc, dans le Doubs, en France, était réputée pour sa robustesse à toute épreuve.
Raymond a adopté cette machine pour faire prospérer son petit commerce de vente de pommes de terre à domicile. Adepte des toutes dernières technologies de pointe et féru d'informatique, il a créé un site Internet sur lequel on peut passer commande. Grâce à un ingénieux dispositif de traçage GPS, les clients peuvent, s'ils le souhaitent, suivre le cheminement de la livraison en temps réel. Il est à noter que Raymond livre partout sur le territoire métropolitain et qu'il a déjà une clientèle de fervents amateurs de ce système de livraison à domicile tant dans la région lilloise que dans celle de Pézenas (Héraut, Héraut, petit patapo). S'il reconnaît que les bénéfices suffisent encore à peine à couvrir les frais et notamment de carburant, Raymond est confiant en l'avenir et envisage déjà l'acquisition d'une seconde motocyclette. Cependant, nous a-t-il confié, il ne sait pas trop comment il pourra faire pour piloter les deux véhicules de concert. Il réfléchit à la question.
Si vous souhaitez vous aussi vous faire livrer de la pomme de terre à domicile, visitez le site patatadomicil.pdt.

Tordons le cou aux idées reçues

Ce salon roulant révolutionne la motocyclette
Algologie de confort

La chasse aux voix est ouverte
C'est le corollaire de la démocratie. À la faveur de l'approche des élections, nous sommes appelés à choisir entre les candidat·e·s, les listes proposées. L'année prochaine, nous aurons les élections municipales, dans deux ans, l'élection présidentielle. Entre temps, on ne peut pas écarter l'éventualité de législatives anticipées.
Pour les municipales, il y a un changement pour les petites communes. Il ne sera plus possible de jouer au panachage des listes et il faudra que les listes se tiennent à la parité. D'après ce que mes informateurs m'ont rapporté, à Azerat l'actuelle maire ne repartira pas pour un nouveau mandat. Il paraît qu'elle sera remplacée en tête de liste par mon grand-frère. Selon les mêmes informateurs, il semblerait qu'une deuxième liste serait constituée. Pour cette liste alternative, on me dit que le programme serait articulé autour de deux idées fortes : premièrement, préserver et sauvegarder le petit patrimoine, deuxièmement mettre en place le programme "Voisins vigilants". Dans un premier temps, d'autres informateurs faisaient état de deux autres idées : ouvrir l'église plus souvent (dans l'idée que l'on puisse y pratiquer le culte catholique) et de créer une police municipale.
Si l'idée de préserver et protéger le petit patrimoine (quoi que cela veuille dire) ne me choque pas outre mesure, celle de cette affaire de "Voisins vigilants" me fait hausser un sourcil réprobateur. Déjà, il faut avoir en tête que cette chose est gérée par une société privée qui propose à celles et ceux qui souhaitent rejoindre le programme de télécharger une application (pour dénoncer et avertir) et que cette entreprise privée se réserve le droit de faire ce qu'elle souhaite des données personnelles de ces voisins vigilants. Hormis le fait que ce procédé est réalisé en dehors de toute déclaration à la CNIL et que l'entreprise fait payer une cotisation à la commune qui y adhère, il me semble que tout cela fait un peu trop de droite pour moi.
Je n'aime pas du tout l'idée de donner le pouvoir à des citoyens de laisser libre cours à leurs pulsions de délateur en herbe. Et puis, si l'on admet qu'il peut être bon de procéder à une certaine forme de surveillance, il me semble qu'il serait préférable à tout prendre de confier cette tâche aux gendarmes et policiers.
Pour l'autre liste qui serait une émanation remaniée de l'actuelle, je n'ai pas l'intention de lui donner ma voix non plus. Pour l'heure, je ne sais rien d'officiel quant à la composition de cette liste. Ce que je me dis, c'est que je me dirige vers une petite abstention.

Bâtir un monde nouveau

C'est marqué dessus
Motard de longue date, Raymond pestait de n'avoir jamais trouvé la motocyclette idéale, la monture répondant à toutes ses attentes. Au fil des années, après avoir épuisé la presque totalité des productions mondiales de l'industrie motocycliste de tous les continents, Raymond se retrousse les manches et se met au travail. Il va s'agir de concevoir la moto parfaite. S'il pioche dans des éléments existants pour les pneumatiques, le cuvelage de phare et les ampoules, tout sera de la fabrication artisanale. Malgré les apparences, sa motocyclette regorge de solutions techniques innovantes comme, pour n'en citer que quelques unes, le moteur à six cylindres de forte cylindrée contenu dans un seul et unique cylindre multiplexé ou le réservoir hyperbare de compression intense qui permet, dans un volume réduit, de contenir plus de deux cents litres de carburant. Grâce à l'utilisation de matériaux novateurs, Raymond propose une machine n'excédant pas les quatre-vingts kilogrammes (hors pilote) qui peut rouler à plus de trois cents kilomètres dans l'heure (sur circuit). Une attention particulière a été portée à l'étude du système d'échappement garantissant une émission négative de gaz à effet de serre ainsi qu'un panache parfumé des plus agréables. Ni le confort ni la tenue de route n'ont été ignorés et c'est, selon les essayeurs, un réel plaisir de rouler durant des dizaines d'heures sans ressentir ni fatigue ni mal au fessier. Une prouesse s'il en est !
A quelques jours de la mise sur le marché, Raymond réfléchissait encore à l'appellation qu'il allait choisir pour sa motocyclette révolutionnaire. Finalement, il choisit de faire simple et, puisque sa moto est super, ce sera "Super" qui sera choisi. Une bonne idée de plus au crédit de Raymond qui n'a pas fini de nous étonner puisque, déjà, une nouvelle idée a germé dans son esprit fécond. Nous avons promis de garder le secret mais soyez-en certain, vous allez être surpris !

L'anti-fascisme ne passera pas !
On a beau être du genre à vouloir trouver des excuses aux pires provocateurs, il faut bien reconnaître qu'il en est pour pousser le bouchon un peu trop loin. Pour exemple, la dessinatrice italienne Elena Mistrello. Si je ne suis pas choqué par le fait qu'une femme puisse se permettre de dessiner et si je reconnais que l'Italie est à l'origine de quelques magnifiques choses (les pâtes, le mascarpone, la pizza, le tiramisú…), il faut reconnaître que cette dessinatrice dépasse les bornes. Je vous explique.
Imaginez que cette donzelle a eu le culot de vouloir participer au salon de la bande dessinée de Colomiers, commune de Haute-Garonne comptant 40916 habitants au recensement de 2022. L'outrecuidance est déjà patente. Mais attendez ! Ce n'est pas tout ! Cette jeune personne, une jeune personne qui n'est sans doute en possession de toutes ses facultés intellectuelles, une personne quelque peu diminuée à l'intellect défaillant, se permet de dessiner et d'avoir (ce qui est encore pire) des idées peu compatibles avec les idées fascistes. Elle reconnaît d'ailleurs militer pour la cause des migrants vivant en Italie dans son dernier album intitule « Sindrome Italia ».
De pire en pire, Elena Mistrello avoue ne pas apprécier ce qu'elle nomme « la dérive autoritaire et répressive des États européens à l'encontre des militants et des activistes politiques ». Pour enfoncer le clou, elle s'autorise de parler de « dérive arbitraire croissante de la part des forces de police ». N'en jetez plus ! C'en est trop, c'en est plus que l'on peut supporter. Alors, fort justement, le ministère de l'Intérieur[1] est intervenu pour faire arrêter cette gabegie. Les policiers ont attendu la jeune dessinatrice à l'aéroport de Toulouse pour lui intimer l'ordre de retourner chez elle par le premier avion et au plus vite. Et ce n'est que justice.
Et moi, je me dis que la Macronie est bien une belle et bonne chose. Un temps, il me semble avoir entendu des discours effrayants de Macron qui affirmait vouloir constituer un rempart contre l'extrême droite. Fort heureusement, il a su recouvrer sa raison et combattre comme il se doit la lutte contre l'anti-fascisme. Et dire que certaines personnes prétendent encore que Macron et sa clique ne sont pas d'extrême droite… Delà à dire que nous sommes entrés dans une forme de fascisme en France, il n'y a qu'un pas. Ceci dit, je sais que ça plaît à beaucoup pour qui on ne va pas encore assez loin dans l'abject.
À lire sur le site de Révolution permanente

Note
[1] dirigé par l'exceptionnel Laurent Nuñez, proche de Castaner, de l'infâme préfet Lallement et de Macron, aka "l'éborgneur de Gilets jaunes, le Manchoteur fou". Récemment, a porté plainte contre un humoriste, Pierre-Emmanuel Barré.
Ça bat de l'aile

Volontaire

La seule question qui vaille

Une petite moto de plus ?

Loiseau (c'est moi) retrouve une plume
Hier matin, parce qu'il ne faisait pas aussi chaud qu'en août et que j'en remettais une couche[1], après que j'avais avalé du café qui peinait à rester chaud bien que j'aie pris soin de lui mettre une écharpe, je me suis dit que l'époque était on ne peut pas plus propice pour tester une plume retrouvée récemment. Je l'ai fichée au bout d'un porte-plume et j'ai ouvert le flacon d'encre de chine. Dans un premier temps, j'ai encré un dessin qui traînait là et j'ai été assez satisfait. J'ai continué par un autre dessin puis un autre déjà plus ambitieux. Tout cela me satisfaisait. Alors, j'ai pris le crayonné du dessin que vous pouvez voir ici et j'ai laissé courir la plume sur le papier.
Si je suis plutôt adepte du pinceau, je trouve au moins un avantage à la plume : il n'y a pas besoin de passer les mains sous l'eau pour la nettoyer et moi, quand il ne fait pas chaud[2], je n'aime pas avoir les mains dans l'eau. La plume est paradoxale ou du moins différente au pinceau. D'un côté, elle peut être plus précise et plus prévisible que le pinceau, de l'autre elle me semble moins à l'aise pour les tracés longs. Elle accroche plus que le pinceau et est plus susceptible de produire des traits indésirables. Cependant, le pinceau est capable du pire lui aussi.
Vous me direz que je pourrais utiliser les deux solutions pour les opérations qui leur conviennent et je vous répondrai que vous avez raison. Nonobstant, parce que je déteste avoir tort, je rétorque que je fais bien comme je veux.

Selon le calendrier républicain, nous sommes le jour du coing
Écologie électrique
Une moto de début novembre
On tourne en rond

Vite fait sur le gaz
Reprenons le cours normal

Pendant ce temps à la ferme

Une motocyclette qui respecte votre budget

Un Renault sidéral
En raison d'un souci technique inconvenant, la sonde spatiale qui devait être envoyée sur l'exoplanète Upsilon Andromedae ne s'est pas décrochée du camion chargé du lancement de ladite sonde. Bonne nouvelle, le camion et le chauffeur vont bien. Mauvaise nouvelle, une solution pour le retour du véhicule et du technicien n'est pas envisagée dans l'immédiat.

La macronie, un ramassis de zombies
On a eu Borne, Attal, Barnier, Bayrou. On a eu Lecornu et nous ne nous en sommes presque pas aperçus. A chaque fois, Macron s'en va puiser dans sa réserve de morts-vivants. Et qu'est-ce qu'il lui reste de fidèles dans son dépotoir ? Le saurons-nous bientôt ?

Vol de carotte

C'est le cœur plein d'entrain et le sourire aux lèvres que Gustave hissait ce matin là le fruit de son travail attentionné sur le toit de sa 2cv Citroën. C'était jour de foire à Perzidon-de-l'Artiche et, comme chaque année, s'y tenait le grand concours cantonal des plus gros légumes en présence des grosses légumes du canton. Gustave espérait bien remporter le premier prix en présentant sa carotte de compétition de 123 kilogrammes poussée aux engrais de sa composition.
Il filait bon train et n'était plus qu'à une petite dizaine de kilomètres du chef-lieu lorsqu'il fut dépassé par une grosse et puissante Peugeot 504 qui se rabattit en lui faisant une queue de poisson. Gustave freina de toutes ses forces et s'apprêtait à descendre de son véhicule pour protester lorsque deux hommes d'apparence louche s'avançaient vers lui et lui intimaient l'ordre de se taire et de ne pas bouger. Ils détachèrent la corde qui maintenait la carotte et descendirent la lourde racine sans ménagements. Chargés de leur larcin, il rejoignirent leur Peugeot et s'enfuirent sans explication.
Dépité, Gustave décida d'aller illico à la gendarmerie pour déposer plainte.
Quelqu'un pour produire une suite ? Vos propositions par mail !
Trahi par la science !
Reginald n'a pas encore treize ans[1] lorsque l'idée qui va le hanter durant toute sa vie lui saute au visage, en pleine poire. Cette nuit là, le rêve vient lui donner un sens à sa vie. Il devra concevoir et réaliser la motocyclette ultime, la machine la plus moderne de tous les temps, un monstre de technologie. Depuis, il n'aura de cesse de travailler à ce projet un peu fou. Il en perdra presque le sommeil.
Des décennies passées la clé plate à la main naîtra la machine qu'il présentait aujourd'hui au salon de la motocyclette de Perzidon-la-Santay, petit village de l'Allier, à la limite des Pyrénées-Orientales, près de Beauvais (Oise). Le public se massait autour de Reginald, personnage bien connu dans les environs pour les crises de rire que sa survenue suscite à coup sûr. Il faut reconnaître que de son projet, on n'a pas tout compris, au village. Il s'agirait, selon certains, d'un véhicule à deux roues équipé d'un moteur à liaison covalente contrôlée par dissipation enthalpique. Personne n'a jamais précisément pu expliquer de quoi il en retournait mais les citoyens les plus instruits, l'instituteur en tête, pensent qu'il pourrait y avoir là un rapport, peut-être légèrement lointain, avec la physique quantique. Quoi qu'il en soit et après enquête, force est de constater que nous n'y comprenons rien et les événements qui suivirent la présentation de la machine, en première mondiale, allait montrer que nous n'étions pas éloignés de la vérité.
Reginald arriva sur le coup des 9 heures avec sa drôle de machine qu'il fit descendre de sa remorque. Il attendit que la foule arrivât avant de procéder à la démonstration proprement dite. Il manipula tout un ensemble de manettes et de leviers, pris des mesures d'hygrométrie et de température et récita des formules d'apparence scientifique puis, avec un grand sourire, il appuya d'un index décidé sur le bouton chargé de mettre le feu aux poudres.
Et là, ce fut la déception. Il ne se passa rien. Mais alors, vraiment rien. Un rien de très grande ampleur. Un rien qui, de mémoire d'homme, n'a jamais existé auparavant. Un rien magnifique dans sa vacuité. Pas le moindre sifflement, le moindre pet, le plus petit soubresaut ou tressaillement. Un vide cosmique. La catastrophe.
Reginald remisa sa machine sur la remorque et repartit à son atelier en donnant rendez-vous pour l'année prochaine. Aura-t-il résolu le problème ? Nous le saurons dans un an.

Note
[1] En vrai, il n'est âgé que de douze ans et treize mois
Le dimanche, c'est le jour de la motocyclette
Faut-il honnir les jeux de mots ?
Le plein de stères
La moto à neutron, c'est l'avenir
La maniabilité avant tout
Günther a longtemps et attentivement observé les motocyclettes sportives puis il a brièvement étudié les motocyclettes dites « chaud-père » garées devant le café mal famé de la ville. Il est retourné chez lui et il a réfléchi. Assez vite, il a compris que les motos les plus rapides étaient celles qui sont ramassées et agiles tandis que celles projetant la roue avant à des distances hasardeuses du cadre ne valent pas un clou en matière de rapidité.
Alors, puisque sa volonté est de produire une motocyclette vive et imbattable au 400 mètres haies, Günther a ramassé tous les éléments nécessaires à la réalisation de la meilleure moto du monde, une moto à l'empattement réduit, aux suspensions finement conçues et au moteur fiable sinon le plus puissant. On peut le voir là lors des premiers essais. Quelques peaufinages sont à envisager, Günther est, dans l'ensemble, satisfait de sa réalisation.

La course à la puissance infinie au cœur des enjeux économico-stratégiques mondiaux















