mercredi 11 juillet 2018

HAL, là, là…

A l'aube de l'Humanité. Des pas encore tout à fait hommes. Encore des singes ? Une querelle entre deux groupes, la découverte de l'outil, de l'arme. Un monolithe noir.
L'espace. Une navette rejoint une station spatiale. La Lune et de nouveau ce monolithe noir.
L'espace toujours, un vaisseau spatial en route pour Jupiter. Cinq passagers dont trois sont plongés en léthargie profonde. Ah non, pardon. Six passagers. Cinq êtres humains et HAL 9000, l'ordinateur qui gère tout.


En 1968, "2001: A Space Odyssey" sort sur les écrans. C'est devenu ce que l'on appelle un film culte. C'est un film de Stanley Kubrick. Hier, le film était projeté dans sa version restaurée au cinéma VOX de Montignac. Comme je n'avais jamais vu ce film au cinéma, sur un grand écran, dans le noir, avec une belle qualité d'image et de son, j'y suis allé. Bien sûr, j'avais déjà vu le film. Plusieurs fois, même. Mais là, je ne regrette pas. C'est encore plus beau faute d'être beaucoup plus clair.
Parce que, oui, je l'avoue, je ne comprends toujours pas. C'est quoi ce monolithe ? Et puis, la scène finale, elle veut dire quoi donc ? Des questions, je n'en manque pas. Dommage que je n'aie pas les réponses qui vont avec. Quoi que ?

Normalement, je n'aime pas beaucoup les films de science-fiction. Je n'aime pas vraiment la science-fiction d'une manière générale, je peux même dire. Il y a quelques exceptions comme ce film (et quelques autres), quelques romans (Douglas Adams). En BD, je crains de ne rien aimer vraiment. Je ne suis pas certain que "2001: l'odyssée de l'espace" soit uniquement un film de science-fiction. Je n'y comprends rien ou pas grand chose sur le fond mais c'est peut-être très bien ainsi. J'aime à penser qu'il y a un message et que je ne suis pas (encore) assez intelligent pour le comprendre. Ça ne me dérange pas. D'abord parce que la photographie, la bande-son, la mise en scène, le jeu des acteurs, tout, me plaisent. Je me laisse envahir par les images et le son et je pars en voyage pour un peu plus de deux heures. Et je trouve ça merveilleux et ça me suffit.

lundi 9 juillet 2018

Mes motos dans l'histoire

C'est le 9 juillet 1789 que naît la première assemblée constituante française. Cent vingt ans plus tard, un neuf juillet également, naissait Paul Ricard. Et en ce neuvième jour de ce mois de juillet 2018, sur ce blog, je mets en ligne un de mes tous meilleurs dessins de motocyclette[1].
Peut-on conclure quelque chose de ces trois événements ? Apparemment pas. Quel rapport entre un dessin contemporain, la naissance d'un bienfaiteur de l'humanité et un fait historique anodin ? Aucun. Oui. Aucun, comme ça s'écrit[2] Cependant, il est assez cocasse de constater une chose qui ne manque pas de m'étonner depuis que j'en ai pris conscience. L'événement le plus ancien, la naissance de l'assemblée constituante française, est encore dans les mémoires quant on parle encore de Paul Ricard et que mon dessin sera déjà oublié demain. Je vois là la preuve irréfutable d'un sentiment étrange qui me fait bouillir les neurones. C'est certain, le temps d'hier n'est pas celui d'aujourd'hui et on peut constater que ce temps se fait de plus en plus rapide. La faute à quoi ? Au réchauffement climatique ? A la fonte des glaces ? Je ne sais pas.
J'ai fait ce dessin pour passer le temps. Je ne suis pour rien ni dans la naissance de Paul Ricard ni de la création de l'assemblée constituante. Dans un cas comme dans l'autre, je n'étais pas né. Mes arrière grand-mère maternelle, la mère de mon grand-père, née en 1895 et mon grand-père paternel, né en 1906, auraient pu avoir connaissance de la naissance de Paul Ricard mais en aucun cas avoir une quelconque responsabilité de ce fait historique. Oui, j'ai connu une personne née au XIXe siècle. Ça ne me rajeunit pas. Comme je ne peux pas demander à mon arrière grand-mère de se débrouiller pour naître plus tard[3], je dois accepter de ne plus être tout neuf. J'ai beau faire des efforts conséquents pour conserver une certaine jeunesse d'esprit, je ne trompe plus grand monde. Remarquez, Paul Ricard est mort et ne doit plus être très beau à voir. Je ne sais pas quelle gueule il pouvait avoir de son vivant, j'ai vu la gueule de buveurs de son apéritif délétère. Ça donne pas envie de s'y mettre. Ceci dit, lui a droit à la postérité quant moi je dois me contenter à rien, question reconnaissance. Je ne m'explique pas ce qui se sera passé mais j'ai dû merder quelque part dans l'application du protocole qui devait me conduire à la célébrité. Ce qui me console un tout petit peu, c'est qu'il y a encore plus anonyme que moi. Il y a des milliards d'êtres humains qui me sont totalement inconnus, c'est dire qu'ils sont nombreux, les gens de peu, sur notre planète. On peut parier que des milliards de ces personnes pourraient disparaître sans que ça me fasse lever un sourcil. Quand on y pense, ça donne le vertige.
Normalement, quand je dessine une moto, c'est que je ne sais pas quoi dessiner. En fait, c'est juste une forme d'exercice destiné à vérifier que je suis encore capable d'utiliser un crayon. Pour dire la vérité, quand je dessine une moto, c'est que ça va mal, c'est que la cervelle est vide, que je n'ai plus rien dans le ciboulot, que la machine à imaginer est enrayée, qu'elle se coince. La capacité d'imaginer est proche du néant. Je me demande s'il y a un rapport avec l'âge. Peut-être que je suis au début du processus de liquéfaction du cerveau. Je le sens bien que je suis moins vif et moins apte à comprendre qu'il y a ne serait-ce que quelques mois. C'est le début de la fin.
Et donc, je dessine une moto. Sans but précis. Je sais que ça pourra toujours servir à alimenter ce blog. Je regarde ce dessin terminé hier et je me demande ce qu'il vaut. J'ai fait pire. J'ai peut-être fait mieux, aussi. Pour autant, je ne le trouve pas si mauvais. Quand je me demande ce que ce dessin vaut, je ne parle pas d'une potentielle valeur monétaire. Juste de son intérêt "artistique". Si je me demandais combien je pourrais vendre ce dessin, j'ai la réponse. Il m'arrive de vendre des dessins et je sais combien j'en demanderais le cas échéant. Est-ce que ça vaut ce que j'en demanderais ? Peu importe. C'est l'histoire de l'offre et de la demande. Il m'est arrivé d'avoir honte de vendre des dessins au prix que j'en demandais. L'impression (un peu désagréable) d'être un escroc. Vous, vous l'avez gratuitement, ce dessin. Pour vous, il ne vaut donc rien. Pour le voir, vous avez payé votre ordinateur ou tablette ou smartphone. Vous avez payé votre connexion Internet. Vous avez accepté de donner de votre temps (et le temps, c'est de l'argent). Mais si je vous demandais de payer pour voir le dessin, comment vous me renverriez dans les cordes !
Il y a quelques années, Manu Larcenet (dessinateur de talent) arrêtait son blog. Il expliquait qu'il avait cru au respect d'une sorte de contrat moral entre lui, l'auteur, et les lecteurs et visiteurs du blog. On regarde mais on ne touche pas, on ne copie pas, on ne partage pas. Il en a eu marre de voir ses dessins s'afficher sur d'autres sites, sur les "rézossocios". Il a fermé son blog. Et alors, je m'étais demandé pourquoi Larcenet avait ouvert un blog. Il devait bien se douter que ses dessins allaient être copiés, enregistrés, réutilisés. C'est la "règle" sur Internet. C'est tellement simple ! N'empêche, Internet n'est pas une zone de non-droit. Le droit de la propriété intellectuelle d'une œuvre de l'esprit vaut aussi sur Internet. Ainsi, les dessins de Larcenet comme les miens restent la propriété de leur auteur.
La fermeture de mon blog n'est pas d'actualité. Si je partage mes dessins ici, c'est en parfaite connaissance des risques. Et puis, franchement, si je montre mes dessins ou mes photos, c'est surtout et avant tout pour mon plaisir à moi, hein ! C'est juste pour tenter de glaner un peu de compliments ou de reconnaissance. En fait, je vous utilise à mon propre profit. Tenez, combien vous pariez que si vous ne venez plus du tout le blog s'arrêtera ? On fait un test ?
Avant hier, un presque ami artiste m'a appelé pour me proposer que l'on réalise une œuvre commune. Il m'a complimenté pour mes dessins et ça m'a fait du bien. Jusque là, il ne m'en avait jamais trop parlé. Il les avait vu mais il ne m'avait jamais dit ce qu'il en pensait. Peut-être considérait-il que ça allait de soi ? Ce type, cet artiste, a déjà eu l'honneur du CAPC de Bordeaux. Ce n'est pas un obscur artiste incompris. Ça m'a vraiment étonné qu'il me dise du bien de mes dessins.
A mon âge, je sais bien que je ne me débarrasserai jamais de ce problème. Qu'est-ce que ça vaut, mes dessins ? Moi, je vois tous leurs défauts, je vois tous les dessinateurs qui dessinent mieux que moi. Je pense que je ne suis pas trop prétentieux. Ce n'est pas non plus de l'humilité ou de la modestie, c'est plutôt de l'abattement et du découragement. Pour moi, c'est clair, mes dessins ne valent pas grand chose. Parfois, je suis surpris de revoir un dessin oublié et de me dire que, tout de même, il n'est pas si mauvais. Ça pourrait me rasséréner mais j'en conçois plutôt encore un peu plus de dépit. Pourquoi ai-je su faire un dessin correct il y a quelques années et que je ne parviens plus à rien de valable aujourd'hui ? Putain ! Ce que j'aimerais être un peu sûr de moi, avoir confiance en moi. Ça doit être cool de se dire que l'on est le meilleur, hein ?

moyen de locomotion

Notes

[1] C'est une appréciation personnelle qu'il convient de relativiser en tenant compte de ce que je ne me souviens plus très bien des dessins précédents traitant de ce sujet.

[2] D'ailleurs, je trouve que ça s'écrit assez mal. On m'aurait demandé, j'aurais proposé une autre orthographe. On ne m'a pas demandé…

[3] à cause du risque de paradoxe temporel et tout ça

mercredi 4 juillet 2018

Le dessus du panier

Si j'étais allé à Périgueux, ce n'était pas seulement pour lire l'heure au clocher de la cathédrale Saint-Front. Mais puisque l'occasion m'était donnée, j'en profitais. Il était 11h14. Ça m'avait étonné parce que la dernière fois que j'avais de la sorte saisi l'opportunité d'avoir l'heure gratuitement, c'était exactement la même heure à quelques minutes presque. Oui. J'ai conscience de ce que l'on ne peut pas dire que c'était exactement la même heure. Mais bon, je ne suis pas à quelques minutes près. Disons que c'était sensiblement la même heure. A quelques minutes près. Enfin bref, ça m'avait étonné. J'ai l'étonnement facile, on me l'a souvent répété. C'est, à mon avis, parce que je suis enthousiaste de nature. Je suis du genre à découvrir, chaque fois avec la même joie, que les spaghetti soient tous de la même longueur. S'en viennent des questions qui peuvent me poursuivre pour toute la journée. Qui a décidé de la bonne longueur de ces pâtes ? Il y a-t-il une raison qui fait que ces spaghetti soient de cette longueur précisément ? Cela marche aussi avec la courbure des coquillettes ou le diamètre des macaroni. Je suis curieux et avide de savoir. J'aime comprendre, découvrir, imaginer. Je suis ce que l'on peut appeler un esprit ouvert.
En remontant la rue Denfert-Rochereau (j'allais vers la rue Taillefer), je m'arrêtais sur la place de la Clautre pour reprendre mon souffle. C'est qu'à mon âge, on n'a plus le cœur et les poumons de nos vingt ans. Je mettais à profit cette courte halte pour regarder l'heure de nouveau. C'est gratuit, il n'y a pas de raison de ne pas en profiter. Cinq minutes avaient passé. Je me fis la réflexion que je n'avais pas progressé bien rapidement. C'est vrai que je ne portais pas de chaussures de sport. Sur la place, il y avait trois voitures blanches, une rouge, trois bleues, deux noires et une gris foncé. Il y avait deux Renault. J'ai tendance à remarquer plus facilement les Renault, c'est la marque de mes automobiles depuis plus de trente ans. Personnellement, j'ai une Clio gris clair. Je me disais que j'aimerais assez avoir une Megane comme la bleue qui était là. Bien sûr, je la choisirais plutôt grise mais pour la ligne, je la trouve épatante, la Megane. Par contre, Diesel ou essence ? Mon beau-frère, le mari de ma sœur, me disait qu'il fallait faire plus de 25000 kilomètres par an pour que le Diesel soit rentable. J'en suis bien loin.
J'étais à Périgueux pour acheter des médicaments. J'en ai besoin pour ma santé. Il y a deux pharmacies dans la rue Taillefer. Avant, j'allais à celle qui est la plus proche de la place de la Clautre mais, un jour, il y a une dizaines d'années, j'y avais été plutôt mal reçu. Bien qu'il m'en coûte, je vais désormais à l'autre, distante de 89 mètres exactement. Et là, c'est précis. D'accord, je ne compte pas les décimètres. Vous pinaillez. Pour ma santé, j'ai besoin de préparations homéopathiques. Ça me fait du bien. On dit que ce n'est pas la panacée et même que c'est du placebo mais moi, ça me fait du bien. Après, je me sens nettement mieux.
11h38 ! Houla ! Le temps passe ! Je me remettais en marche. Ah mince. Je m'étais promis de ne plus utiliser cette expression. Je n'ai pas envie que l'on sache pour qui je vote. J'aime conserver une certaine discrétion quant à mes choix politiques. N'empêche que, à mon avis, il faut bien le moderniser, notre pays ! Il faut en finir avec les régimes spéciaux et les règles du siècle dernier. Il faut remettre l'économie en marche. D'ailleurs, en parlant de marcher, il faudrait que je m'y mette. Déjà 11h42 !
En passant devant sa vitrine, je m'arrête en me demandant si ce caviste aurait ce vin que j'ai bu chez ma sœur mardi dernier. C'était un vin très correct et pourtant pas cher, avait précisé Jean-Luc, mon beau-frère. C'était un vin du genre Bordeaux. Je ne me souvenais plus de la marque. Un château quelque chose. Sur l'étiquette, on voyait un dessin avec des rangs de vigne et un bâtiment dans le fond. C'était écrit "Château" suivi d'un nom. Lequel ? Mince, j'aurais dû le noter. J'essayais de reconnaître la bouteille parmi celles exposées. C'était du vin rouge. Dommage que je n'aie pas le temps. Je demanderai à Jean-Luc et je repasserai le mois prochain.
J'arrivais à la pharmacie sans plus me laisser distraire par les vitrines. Ça allait mieux parce que maintenant la rue est légèrement en descente. Je n'avais pas à me presser, la pharmacie ferme à 12h30. J'entrais et sortais la liste des médicaments nécessaires. La pharmacienne me rassembla tous les petits tubes dans un sac en papier. Je payais, saluais et sortais. Pour revenir, je changeais de trottoir et, sans me presser, revenais vers la cathédrale. Je regardais l'heure encore deux ou trois fois. Sur la place de la Clautre, la Megane était partie. D'un côté, ça n'était pas plus mal, je pouvais rejoindre ma Clio sans perdre de temps.
Après, bien sûr, je suis rentré chez moi et je me suis préparé à manger (des pâtes avec du poulet froid). J'ai fait la vaisselle et j'ai fait une petite sieste. Ce soir je mange chez ma sœur, je demanderai à Jean-Luc comment s'appelle son vin.

side-car

lundi 25 juin 2018

Par l'attribut sub-nasal de Plekszy-Gladz

Ce qu'il y a de super chouette avec l'informatique, c'est que le problème n'est jamais très loin. Quand je dis que c'est chouette, c'est parce que, par exemple, ça permet d'occuper un dimanche qui s'annonçait ennuyeux. Hier, j'ai l'idée de procéder à la mise à niveau d'un site Internet. Il y a une nouvelle version du CMS utilisé qui apporte un lot de nouveautés enthousiasmantes.
Prudent, je fais une sauvegarde de la base de données et de l'ensemble des fichiers du site. Selon l'éditeur du CMS, la procédure est assez simple. Il suffit de suivre à la lettre le tutorial publié à l'intention des personnes désireuses de mettre leur site à niveau. Tout devrait bien se passer. Je lis le tutorial, le relis, pense tout comprendre bien comme il le faut et me lance.
Il est conseillé de sauvegarder la base de données et les fichiers. Ça tombe bien, je l'ai fait. On me dit que je dois créer un nouveau répertoire à la racine du site et y placer tous les fichiers de l'ancienne version du site. A cette même racine, on me dit de téléverser l'archive de la nouvelle version du site et de la décompresser en SSH. Ok. Pas de souci. Je lance le terminal de MacOS et tape les commandes utiles. Bien. Après, il faut récupérer quelques répertoires et fichiers de l'ancien site et les placer dans le nouveau site en écrasant ce qui existe. Aucun problème. Ensuite, il est question d'ajouter un nouveau préfixe aux entrées de la base de données. Je me rends sur l'interface de phpMyAdmin et fais ce qui est demandé. Enfin, on m'explique qu'il faut me rendre à une url permettant de lancer la mise à niveau. Je m'exécute.


Quelques champs à compléter, quelques cases à cocher et la mise à niveau se lance. Je passe les pages les unes après les autres, on me demande de bien vérifier que la base de données est bien celle définie, je réponds que oui. Un message m'avertit que la conversion des tables est en cours. Ça progresse à vive allure !
Un message de congratulation vient m'annoncer que tout s'est bien terminé et que je n'ai plus qu'à aller sur l'administration du site pour finaliser la mise à niveau. Je le fais. Ah mais c'est que non ! Ça ne va pas du tout en fait ! Pourquoi il n'y a plus rien de tout ce qu'il y avait sur le site ? Et pourquoi donc tout a été remplacé par des données d'exemple ? Ce n'est pas ce qui était prévu, me semble-t-il.
Je cherche à comprendre, je ne comprends pas. Je tente de trouver une solution à ce problème sur les forums, rien. Je me dis que j'ai dû salement merder à un moment donné. Bon. J'ai des heures à tuer, je vais tout effacer et repartir sur l'ancienne version. Je remets tous les répertoires et fichiers du site chargés sur mon ordinateur sur le serveur après avoir tout effacé sur celui-ci. Je vide complètement la base de données et importe la sauvegarde faite quelque temps avant. Normalement, ça devrait marcher. Non ?
Eh bien non, ça ne marche pas. Et alors là, je commence à m'agacer. J'ai une erreur 500 persistante. Un problème de droits sur les fichiers ? J'essaie de restaurer les droits par défaut. Rien à faire, ça ne marche pas. J'essaie des trucs et des machins avant de baisser les bras et de me préparer à devoir tout refaire. C'est ce que j'ai commencé à faire ce matin, sur une installation toute neuve. Ça va aller, il n'y a pas tant de trucs. C'est juste que je ne comprends rien à ce qui a pu se passer. D'autant moins que ce n'est pas la première fois que je m'amuse à ce genre d'exercice.
Vous pouvez aller vous recoucher.

dimanche 24 juin 2018

Manu veut quelqu'un au bout du fil

Pierre Cordier, ci-devant député de les Les Républicains des Ardennes, avait déposé une proposition de loi visant à réglementer le démarchage téléphonique. La proposition de loi a été adoptée mais — parce qu'il y a un "mais" de taille — les députés LaREM l'ont amendée en en ôtant tout ce qui était intéressant ou presque. Le motif ? Ah ! Le motif ! Macron veut que les entreprises puissent continuer à commercer librement, libéralement, quitte à faire chier le peuple. Un autre motif serait qu'il convient d'encourager la concurrence permise par ces démarchages téléphoniques, notamment dans les domaines du gaz et de l'énergie. Et puis, bien sûr, on n'allait pas oublier d'user de cet argument facile et lamentable, il y a la question de l'emploi. Que les centres d'appel soient majoritairement à l'étranger n'a semble-t-il pas atteint Manu qui, ces temps derniers, est plus préoccupé par le choix de sa piscine pour le fort de Brégançon.
Le démarchage téléphonique, c'est tout de même une plaie connue du monde moderne. On en arrive à ne plus décrocher voire à débrancher son téléphone pour avoir la paix. Si l'on ne veut pas craindre de louper un appel potentiellement important, on en arrive à devenir désagréable, à raccrocher au nez de l'appelant, à pester. Pour les employés de ces centres d'appel, ce ne doit pas être bien agréable non plus. Déjà que c'est un boulot de merde mal payé…
Et tout ça pour quels résultats ? Quel est le retour sur investissement ? Je suppose qu'il ne doit pas être nul. Pour ma part, on m'a proposé du vin et des panneaux solaires, une éradication des termites et de nouvelles fenêtres, des voyages et des lots à venir chercher en magasin. Parfois, je réponds patiemment, d'autres fois je me fous de la gueule de la personne qui ahane son discours, le plus souvent je me fends d'un poli "au revoir et merci" avant de raccrocher.
Les députés aux ordres ont revu le texte de loi en en enlevant tout ce qui pouvait être intéressant. Un indicatif spécifique ? Viré ! Le consentement de l'appelé ? Viré ! La possibilité d'engager des poursuites pénales ? Virée ! La loi a été adoptée après avoir été amendée de manière à la transformer en coquille vide. On va pouvoir, grâce aux députés à Manu, continuer à faire chier le bon peuple. Il y a plus grave, c'est entendu. Cependant, on ne dira jamais assez tout le mal qu'il faut penser de Macron et de ses serviteurs serviles. Pouah !

vendredi 22 juin 2018

L'imitation à quatre vins

Et si, après tout, nous n'étions pas pressés ? Après tout, nous pouvons bien accepter de rouler un peu moins vite pour la bonne cause, celle d'épargner des vies humaines. Ça n'a pas de prix, une vie humaine !
Si une vie humaine n'a pas de prix, c'est que, "en même temps", elle a une valeur considérable dès lors qu'il est question de celle d'un usager de la route en France et qu'elle ne vaut strictement rien, peau de balle, si l'on parle de celle de migrants. En cela, on comprend combien tout est relatif en Macronie.
Abaisser la vitesse maximum autorisée sur les routes à double sens, ce n'est pas l'affaire du siècle. Il y a plus grave. Ça ne constitue tout de même pas une attaque majeure de nos libertés individuelles, on s'en remettra, on ne le sentira même pas passer. Et puis, on nous le dit et répète, c'est pour notre bien et celui de nos semblables.
Dans bien des cas, la vitesse est un facteur aggravant en cas d'accident de la circulation. Des experts ont été mandés et ils ont planché sur la question. Ce matin, sur France Inter, le micro était ouvert à Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière qui expliquait très bien cela. Les experts ont réfléchi et ils ont rendu un rapport "enfantin" : la vitesse, là est le mal.
Soit. On ne peut décemment pas aller contre la physique. Un choc a 90km/h est potentiellement plus destructeur qu'un choc à 80 km/h, toutes choses étant égales par ailleurs. Ce n'est même pas discutable. C'est "enfantin", nous dit Anne Lavaud. Si l'on voulait se laisser aller à un accès de mauvais esprit, on lui rétorquerai que l'on aurait dû abaisser cette limitation de vitesse de bien plus encore. C'est hyper enfantin !
"Enfantin". L'antenne est ouverte aux auditeurs. L'un d'eux questionne la déléguée générale sur l'attitude à adopter à partir de ce 1er vis-à-vis des poids-lourds qu'il nous sera impossible de dépasser. La réponse, enfantine et pleine de justesse ne tarde pas : "on ne les doublera pas, on les suivra". Notez que si l'on tient à rester dans le respect scrupuleux du code de la route, c'est déjà ce que l'on doit faire tant il est hasardeux de songer à doubler un poids-lourd en un temps raisonnable.
Ce n'est pas bien grave. On ne va mettre que quelques poignées de secondes de plus sur nos trajets quotidiens. Et puis, il faut voir le bon côté des choses. On économisera du carburant et l'usure du véhicule en plus de garantir un peu plus notre intégrité physique. Qui a envie de mourir dans un accident de la route ? Hein ? Pas moi.
On le sait, le risque nul n'est pas envisageable. La vie, c'est un risque. On risque tous de nous blesser, de nous faire mal, de souffrir, de mourir. On risque aussi de rire, de connaître joie et bonheur, plaisir et jouissance. Mais là, on ne sait comment l'éviter. Il y a des pistes de travail sur lesquelles travaillent des experts. On a commencé à bannir le plaisir de l'alcool et du tabac, de la bonne chère et de la gourmandise. On va bien finir par trouver comment nous empêcher de baiser. Le risque, voilà l'ennemi à combattre !
D'un autre côté, il y a un truc que je ne pige pas. Éradiquer le risque comme on l'a fait de la variole, voilà qui est une chouette idée qui devrait tous nous emplir d'une joie complète et jubilatoire. Or, dès lors, pourquoi donc la France vend-elle des armes, des missiles et des avions, capables a priori de tuer et blesser ? Parce que ces armes ne sont pas censées être dirigées contre le bon peuple de France ? Ah oui, bien sûr.
Certains avancent que la raison vraie de cette baisse de la vitesse sur le réseau secondaire serait de remplir les caisses de l'État avec les contraventions qui ne manqueront pas de tomber. On nous a assurés que non, que les éventuelles sommes d'argent ainsi récoltées iront abonder les caisses des différents organismes agissant pour la réparation des blessés de la route. Si l'on pousse la logique, il devrait y avoir moins de blessés et donc trop d'argent dans ces caisses d'ici peu. Cet argent excédentaire pourrait alors être redistribué aux Français. Grâce à la baisse de la vitesse, nous allons nous enrichir. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

jeudi 21 juin 2018

La faute aux socialos

dimanche 17 juin 2018

dessin en photo

dédicace

samedi 9 juin 2018

Un dessin de moto

Gronda de juin

vendredi 8 juin 2018

Les vendeurs sont des voleurs

Ah ! Ça faisait longtemps. Je ne traque pas les utilisations de mes dessins mais j'ai quelques informateurs qui, bénévolement, bossent pour moi. Cette fois-ci, c'est un type qui vend (cher) une épave de camion Renault et qui espère pouvoir la vendre plus rapidement en affichant un dessin qui ne correspond même pas au modèle. Et ma foi, ai-je envie de dire, pourquoi pas ?
Je ne vais pas contacter le vendeur pour le prévenir de l'utilisation non autorisée de ce dessin, je vais contenter de m'amuser de le voir surgir dans cette annonce.

jeudi 7 juin 2018

Retour des corbillards hippomobiles

La lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la planète aussi, sont dans l'air du temps. Les injonctions à faire attention à nos actes et à changer nos habitudes néfastes pour d'autres plus respectueuses de l'environnement et des écosystèmes sont nombreuses. Le Blog qui nuit (très) grave ! s'inscrit dans cette démarche citoyenne et réfléchit à des solutions à apporter à ces graves problèmes de la vie quotidienne.
Autrefois, c'était un cortège de marcheurs qui accompagnait le défunt en sa dernière demeure. Aujourd'hui, ce ne sont qu'automobiles malodorantes et bruyantes qui encombrent la voie publique pour, le plus rapidement possible, conduire le trépassé en son trou. On dirait que l'on souhaite que ce corps privé de vie, de souffle vital, disparaisse le plus vite possible de la surface de la Terre pour ses profondeurs. Encore y aurait-il un bus pour conduire les veuf et veuve, les parents et amis. Mais non, chacun et chacune monte dans son automobile et suit le corbillard. Est-ce bien raisonnable ? Bien sûr que non.
C'est pourquoi il nous faut revenir au corbillard hippomobile de toute urgence. A la voiture hippomobile et au cortège de personnes à pied, la mine grave, la figure affligée, le pas traînant, la larme à l'œil. Réhabilitons le glas et les tentures noires, faisons en sorte que mourir redevienne un honneur que l'on mérite. Cessons de crever dans la précipitation et redécouvrons les valeurs vraies, nom d'une pipe qu'on casse !

2cv Corbillard

mardi 5 juin 2018

Motocyclettes Farfelues dédicacées

Lors des Rencontres Littéraires qui se sont tenues à Azerat, on m'a demandé de réaliser une dédicace. J'ai proposé de la faire à tête reposée, tenant compte du fait que le destinataire est un voisin azeracois et qu'il me sera aisé de lui transmettre le livre souillé d'un gribouillis. Je profite de cette occasion qui m'est offerte de reparler de ce bouquin qui est la honte de la profession pour rappeler que l'on peut se le procurer contre une douzaine d'euros (hors frais de port) auprès de l'éditrice officiant au sein de la célèbre maison d'éditions Ichnos Éditions.

Dédicace

dimanche 13 mai 2018

Encore une dédicace de torchée

Serpette dédicacée

mercredi 9 mai 2018

De nouveau rien de nouveau

Simplement heureux

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