dimanche 25 novembre 2018

Ça vaut mieux qu'une chaise de même


Et comme nous sommes dimanche et qu'il faut se détendre…

Je vous propose un petit jeu. Il s'agit de jouer avec LREM. Je propose "La Révolte En Mouvement", "La Rue Emmerde Macron" et, bien sûr, "La Ratatouille Enerve Mémé". A vous !

samedi 24 novembre 2018

Darmanin se fout de notre gueule

Déjà, il a une bonne vraie gueule de con. De vrai con, vraiment. Il est ministre de l'Action et des Comptes publics. Il a été exclu de Les Républicains. Il s'est prononcé contre le mariage homosexuel. Un con, vous dis-je.
Ce con, donc, a voulu dire combien il comprend les Français de la France d'en-bas. Et comment ça s'y prend un immense et glorieux connard quand ça veut dire qu'il comprend cette France populaire ? Hein ? Il s'y prend comme le con magnifique qu'il est, il se lamente lamentablement des prix des restaurants parisiens où l'on doit payer deux cents euros pour deux personnes… sans même prendre de vin. Mais mon pauvre gros con de ministre de merde ! Est-ce que tu sais seulement à qui tu parles, toi qui est fils de tenancier de bar et de femme de ménage ? Comment peux-tu, toi, ignoble connard, mépriser le petit peuple, toi qui en viens, connard ! Comment ?
Il voudrait mettre de l'huile sur le feu, ce connard merdeux, qu'il ne s'y prendrait pas mieux. Je ne sais pas ce que va donner cette colère des gilets jaunes mais déjà, on sait quelle tête placer au bout d'une pique, pour commencer.
Je suis en colère.

mercredi 21 novembre 2018

Parce qu'il le vaut bien

Si scandale il y a, où se trouve-t-il ? Est-il dans les millions cachés aux services fiscaux japonais ou dans l'avidité ? Lorsque l'on gagne ses neuf millions d'euros par mois an, a-t-on raisonnablement besoin de gagner encore plus ? Craint-on les fins de mois difficiles ? Vit-on dans la peur du lendemain ? Carlos Ghosn est suspecté d'avoir omis de déclarer pas loin de la moitié de ses revenus (38 millions d'euros au lieu de 78 millions d'euros). Si l'erreur involontaire n'est pas totalement inenvisageable, elle est assez peu crédible. L'erreur aurait couru sur plusieurs années, entre juin 2011 et juin 2015.
Garder une poire pour la soif, c'est humain. Constituer des réserves pour les toujours possibles jours mauvais, c'est compréhensible. Nous avons tous un paquet de sucre mis de côté, du café d'avance, une bouteille d'huile et un paquet de pâtes dans les placards. Je suppose que Carlos Ghosn est un inquiet, un anxieux. Chaque jour, il doit se dire que l'on ne sait pas de quoi demain sera fait et, sans même y réfléchir, il met un petit million de côté pour pouvoir voir venir, au cas où.
Et puis, Carlos Ghosn est une personne tout à fait honorable. Un grand patron, un capitaine d'industrie, un redresseur d'entreprise, un visionnaire d'exception. Au Japon, on en a fait un héros de manga. C'est un être charismatique et complexe, un représentant de l'excellence à la française. Grâce à lui, le fleuron de l'industrie française qu'est Renault s'est hissé au plus haut à l'échelle mondiale.
S'il est d'ores de déjà écarté de la direction de Nissan, il reste à son poste de PDG de Renault. On a tout de même noté qu'il était quelque peu empêché et on a nommé un Bolloré pour faire l'intérim. Ouf ! Les Twingo et autres Zoé vont continuer à tomber des chaînes et à fleurir dans les concessions. C'est qu'il faut en vendre des voitures pour payer le salaire de Carlos ! Bon, il faut être honnête, il n'y a pas que ce salaire à payer. Et en plus des salaires, il y a la publicité. Parce qu'une Renault, s'il n'y avait pas la pub, ça se vendrait moins bien, il faut le reconnaître. Chez Renault, le budget pub monte à plus de quatre cents millions d'euros par an. Ce n'est pas rien mais c'est à ce prix que l'on trouve de la Renault dans les spots pub de la télé et sur les pages en papier glacé des bons magazines. C'est qu'il faut réussir à vendre toutes ces voitures qui donnent tant de travail à tant de monde.
Et là, on se prend à frémir d'effroi à l'idée que l'image de Renault puisse être écornée par la mise en cause de son estimable patron. La bourse a réagi, les investisseurs sont frileux. Le consommateur pourrait chercher à sanctionner la marque et s'en détourner pour la concurrence. Il faut calmer le jeu comme on dit dans les milieux sportifs. Il faut rassurer et dépassionner le débat. Jusqu'à preuve du contraire, Carlos Ghosn est innocent. Ce sont les Japonais qui manœuvrent pour faire tomber ce héros au sourire si doux et au grand cœur. Salopards de Japonais ! Ah ! Les traitres ! On ne peut pas faire confiance à ces gens étranges au sourire impénétrable. D'ailleurs, Carlos Ghosn n'a rien dissimulé au fisc français à ce que l'on en sait. Ça prouve bien que nous avons affaire à quelqu'un de foncièrement honnête. Il faut sauver Renault, il en va de l'avenir de la nation.

mardi 20 novembre 2018

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 68¾ - Dessinateur en grève !

lundi 19 novembre 2018

Macron sauve la planète - épisode 1

dimanche 18 novembre 2018

Mickey a 90 ans

samedi 17 novembre 2018

Détourner les Français de l'automobile

J'ai beaucoup réfléchi. Ma cervelle a approché l'affolement de soupapes. J'ai mis à contribution l'intégralité de mes capacités à penser et je pense que le résultat est fructueux. J'ai trouvé la solution !
Quel est le problème, au fond ? Le problème, c'est l'automobile et, d'une manière plus générale, l'idée même du véhicule individuel à moteur à combustion interne. Le Français ne veut pas payer le carburant trop cher. J'entends cela mais, excusez-moi de devoir le dire, le Français est un sot. Plutôt que pleurer sur l'augmentation du coût du litre de gazole ou d'essence sans plomb, ne ferait-il pas mieux de cesser d'acheter ce carburant qui part immanquablement en fumées nauséabondes, délétères pour la planète et la santé ? Faut-il qu'il soit peu disposé à la chose intellectuelle pour n'y avoir pas pensé de lui-même, le Français ! Heureusement, je suis là.
Mais, me demandera ce bête Français, comment aller au travail ? Comment aller à l'hypermarché ? Comment aller à la mer ? Sot ! Sot ! Sot ! Ah ! Français à l'étroitesse d'esprit digne des pires étrangers ! Ah que je te plains ! Ah que je ne peux te pardonner ta coupable paresse intellectuelle ! Ne comprends-tu donc pas que tu fais fausse route ? Faut-il que tu m'aies attendu ? Que je vienne dessiller ta vision basse et obtuse ? Et si je n'avais pas été là ? Hein ? Comment peut-on vivre ainsi durant tant d'années dans l'attente de l'être providentiel, du miracle qui arrivera et expliquera tout ? Enfin ! Je suis là !
Donc, j'ai réfléchi et j'ai trouvé. Il faut détourner le Français de l'automobile, le dégoûter de cette machine infâme et coûteuse. Car que sont les services que peuvent rendre ces automobiles face aux dépenses qu'elles imposent ? Réfléchons-y et tirons le bilan idoine. A tête reposée, calmement, sereinement. L'automobile pollue, l'automobile coûte, l'automobile tue, l'automobile agace, l'automobile questionne. Et en contrepartie ? Elle ne permet rien de plus que de se rendre à plusieurs kilomètres et de revenir au point de départ. Est-ce bien raisonnable ? Qu'alliez-vous faire là-bas que vous n'auriez su faire ici ? Et si, imaginons la chose, vous êtes tellement mieux là-bas qu'ici, pourquoi n'iriez-vous pas y établir vos pénates ?

L'automobile, les problèmes sans les solutions

Je connais des personnes qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans l'automobile. Il faut acheter le véhicule, il faut changer le certificat d'immatriculation, l'assurer, le nourrir en carburant, l'entretenir, vidanger son huile et changer ses filtres et ses pneumatiques, payer les péages et le stationnement, le contrôle technique et les révisions, les amendes et tout un tas d'autres choses dont on se passerait bien.
Et pourtant, tous les automobilistes ne sont pas des déficients mentaux. Il y en a même des biens. Seulement, ils oublient de penser. Pire, ils refusent de le faire. Ils rechignent à ouvrir les yeux et à observer leur automobile avec les yeux connectés à leur bon sens. Parce que, franchement, c'est laid, une automobile. Une motocyclette encore plus, certainement, mais, par chance, il y en a moins à combattre. L'automobile est une agression visuelle, olfactive et sonore. C'est avant tout un amas de métaux et de matières plastiques plus ou moins habilement maquillé sous une couche de peinture et derrière quelques accessoires en "enjoliveurs" au goût plus que douteux. Les constructeurs et leurs services de communication ont tellement bien œuvré qu'il en est aujourd'hui pour s'extasier devant la "beauté" d'une automobile, se ravir des courbes arrondies et des lignes élancées, de la largeur des pneumatiques et de la forme des feux arrières. Vraiment ? Franchement ? En toute objectivité ? Vous ne sentez pas, confusément, qu'il y a quelque chose de dérangeant dans tout ça ? Vraiment ? C'est beau ces trucs montés sur des pneumatiques plein d'accessoires et d'équipements disparates chargés de cacher la misère ? Vous me faites de la peine.
On ne vous aurait pas dit que c'était beau, vous ne l'auriez pas deviné. Reconnaissez-le, au moins. Avez-vous conscience que l'on s'est infiltré dans votre esprit pour vous faire accepter l'inacceptable, l'inepte ? Vous êtes victime de la publicité. Pouvez-vous mettre au même niveau la statuaire grecque et la dernière née de l'industrie automobile ? Où sont les artistes qui ont décidé que le plastique peint en rouge, que les chromes étincelants, que les jantes en alliage étaient tombés dans le domaine du "beau" ?

"Oui mais, l'automobile, c'est pratique"

Pratique pour quoi ? Pour remplir le coffre de saloperies achetées dans des magasins stupides ? Pour aller perdre son temps au boulot ? Pour risquer l'accident mortel ? Pour craindre les radars ? Pour bouillir dans les embouteillages ? Pour faire grise mine face à la facture brandie par le garagiste ? Pour épuiser les réserves de pétrole ? Pour pourrir l'atmosphère ? Pour écraser les hérissons ? J'ai beau chercher et faire des efforts, je ne vois rien de bien indispensable dans l'idée de l'automobile particulière.

Pour certains, l'automobile est un marqueur social. Ils se donnent l'impression de se grandir, de s'élever dans la société en possédant un truc qui roule. Ils se pensent l'égal des grands en achetant une automobile d'une marque un peu prestigieuse, ils croient tutoyer le PDG ou le décideur. Notons tout de même que jamais on a entendu parler d'un phare de la pensée qui se serait fait remarquer par la "classe" de son automobile. Oui, d'accord, peut-être Françoise Sagan. Sait-on si Sartre avait une automobile ? Sait-on ce que conduit tel grand écrivain ? A-t-on vu tel prix Nobel dire sa fierté de posséder une automobile ? Tout au plus, dans l'actualité récente, a-t-on entendu parler de Trump enfumant la cour du palais de l'Elysée avec son automobile blindée. Il n'y a pas de quoi être particulièrement fier.
Que l'on puisse avoir la nécessité de se déplacer, ça peut se concevoir. Il faut juste comprendre que le véhicule personnel n'est pas l'unique solution. En premier, pourvu que vous ayez été bien conçu, dans les règles de l'art, vous avez des pieds. On peut aller loin avec deux pieds fonctionnels. Nous passons sur le recours aux animaux et nous intéressons à la bicyclette. Ce n'est pas mal mais c'est assez fatigant dans les montées et ça ne protège pas bien de la pluie. La téléportation n'est pas encore au point et rien ne permet de dire si elle le sera un jour. Ça semble assez compliqué et poser tout un tas de questions complexes.

L'automobile, un moyen de locomotion très moyen

Plus des trois quarts de la population française vit en ville ( données de 2012 — Source ). Pour ces personnes et même si ces services demandent à être améliorés et complétés, il y a les transports en commun. Pour les autres, on peut éventuellement envisager que l'on puisse encore être obligé d'utiliser un véhicule personnel pour se rendre à une gare, à un parking desservi par des navettes, un tramway, des bus. Mais dans le fond, l'idéal serait que ces personnes n'aient pas à se déplacer du tout. L'idéal n'étant pas à portée de main, on peut accepter les déplacements sur un faible rayon. Ainsi, les automobiles seraient limitées à un maximum d'une dizaine de kilomètres. Il faudra aider à la réinstallation de commerces en zone rurale et dans les centre-villes. Des systèmes de livraison à domicile seront mis en place.
Ainsi mes amis, je vous en conjure. Je sais que mon message a été entendu, je sais votre prise de conscience, je vous sais désormais convaincus. Aussi, vous qui avez de vieilles automobiles, des Bugatti, des Delage, des Delahaye, des Ferrari ou des Porsche, des Citroën ou des BMW, confiez-les moi ! Je saurai les soustraire à vos regards, je saurai vous aider à faire pénitence, à expier vos péchés. Pensez à faire le plein de carburant et à gonfler les pneus.

vendredi 16 novembre 2018

Jouons avec une plume et de l'encre ainsi qu'un peu avec un ordinateur

jeudi 15 novembre 2018

Pas touche au gas-oil du peuple !

Je n'irai pas manifester avec les "gilets jaunes". Je suis plein de suspicion par rapport à ce mouvement et je pense que le combat n'est pas des plus nobles qui soient. Je ne manifesterai pas aux côtés de la Peine et de Mélenchon. On a les combats qu'on peut.
C'est quoi le problème au juste ? Le prix des carburants. C'est tout ? Oui, c'est rien que ça. C'est juste que des gens disent qu'ils en ont marre de payer pour rouler. Dans l'idéal, ils voudraient que les carburants soient gratuits. Parce qu'ils ont conscience que l'on ne leur accordera pas ça, ils demandent que, au moins, le gouvernement baisse les taxes. A quel niveau ? Je n'en sais foutre rien.
On m'a demandé si ça me plaisait de payer des taxes. On m'a dit, bien sûr, que je ne devais pas me sentir concerné ou, pire encore, que j'étais un soutien fidèle et sans concession à Macron. Je rassure tout le monde, je paie mon carburant comme tout le monde et je n'aime pas la politique de Macron.
Pour certains, l'idée est de foutre le bordel pour réussir, à terme, de mener la révolution qui va conduire Macron et ses sbires au pilori. Le peuple va ainsi se soulever et marcher sur l'Élysée comme un seul homme. On va voir ce qu'on va voir ! On ne pique pas les sous du peuple sans avoir à craindre son courroux. Les têtes au bout des piques, les barricades… et le carburant à un prix aussi bas que possible.
Plus prosaïquement, je ne me vois pas revêtir cet horrible gilet jaune pour parader en public. J'ai ma dignité. Et pourquoi pas un nez rouge ou des mocassins à gland, tant qu'on y est ? Franchement, faut pas s'aimer pour accepter de se ridiculiser ainsi.
Qu'il y ait de la colère contre Macron, ça je le comprends. C'est bien. Ça aurait été encore mieux de comprendre plus tôt qu'il ne fallait pas le mener à son poste mais bon, on ne refait pas l'Histoire. Je me demande combien il y en aura à manifester qui ont glissé le bulletin Macron dans l'urne aux premier et deuxième tour des présidentielles. La colère présente est la voix de la déception, le prix du carburant est un prétexte à manifester. Vous allez voir qu'ils seront plus nombreux pour cette mobilisation que lorsqu'il s'agit de défendre les services publics, la Sécurité Sociale, les acquis sociaux. La France est peuplée d'automobilistes qui défendent un modèle de société qui sent le gas-oil.

mercredi 14 novembre 2018

2cv rapide

mardi 13 novembre 2018

L'artiste fait défaut


Tandis que Liaan se trouve dans l'obligation de surseoir à la réalisation de la planche hebdomadaire du feuilleton pour des raisons honteuses dont j'ai fait le serment de ne rien dévoiler afin de ne pas mettre à mal l'honneur de notre artiste préféré (nous sommes tous avec toi, Liaan !), nous apprenons le décès d'un autre immense artiste, Stan Lee, survenu le 12 novembre dernier (oui, hier, c'est ça). Sur ce blog, Stan Lee est sans doute moins connu que Liaan. Pourtant, ce dessinateur a remporté un succès certain avec d'étonnants personnages de super-héros comme Spider-Man ou Hulk.
Gloire soit rendue à ces deux héros de la bande dessinée qui ont tant apporté aux arts graphiques populaires.

dimanche 11 novembre 2018

La paix n'a pas gagné la bataille

Cent ans après, de quoi nous souvenons-nous ? On nous a raconté qu'il fallait cultiver le souvenir pour que ce soit la Der des Ders à tout jamais. Le conflit fini, la paix aurait pu, aurait dû, se propager pour longtemps. On sait ce qu'il en a été. On est même allé jusqu'à accuser les pacifistes d'avoir provoqué la deuxième guerre mondiale. Faut-il des raisons pour expliquer une guerre ? Peut-on expliquer la guerre ? L'excuser ? La comprendre ?
La guerre existe depuis longtemps, existera encore longtemps, est partout à différentes échelles. La paix ne fait pas partie de la panoplie du genre humain. La paix, si seulement elle peut exister un jour, devra être le fruit d'un énorme bouleversement des consciences, du schéma mental de l'Homme. Tout donne à penser que nous ne sommes pas prêts pour la paix, que nous sommes programmés pour la guerre, le combat.
On peut le comprendre, nous sommes le fruit d'une longue évolution du vivant et ce vivant se bat pour sa survie et sa reproduction depuis très longtemps. Les tout premiers organismes vivants se contentaient peut-être de puiser leur source de vie de l'environnement, de la chimie de leur milieu, de la lumière et de la chaleur du soleil. Les premières cellules, il y a peut-être 3,5 milliards d'années, étaient possiblement des cyanobactéries, des stromatolithes, pour qui le sens de la vie était sommaire. Il y avait bien une certaine forme de vie, embryonnaire, mais pas de pensée, pas de but, pas d'idée.
A un moment, la concurrence est arrivée. Les espèces se sont multipliées, des stratégies sont nées. Certaines solutions n'ont pas connu le succès et ont été abandonnées. La concurrence a conduit à croître plus vite ou en plus grand nombre, de détruire les organismes voisins. Le règne végétal n'est pas pacifique du tout, la guerre est toujours présente. L'idée de la défense d'un territoire, de l'occupation d'un écosystème, de l'éradication des concurrents n'est pas nouvelle et nous avons hérité de toute cette longue histoire.
Aujourd'hui, pour vivre, nous devons tuer. Ne serait-ce qu'une carotte ou un poireau. Mais nous ne voulons pas seulement vivre, nous voulons l'abondance, nous refusons le risque de manquer. Alors, on y va à tour de bras, on ratiboise, on avale goulûment, on dévore à belles dents, on vole la part du voisin et le voisin par la même occasion et sa femme et sa fille pour faire bonne mesure. Et enfin, son cochon, ses rutabagas et on va faire une petite sieste avec le sourire de celui qui a bien œuvré. C'est ce que l'on appelle l'humanité.

Un siècle après la fin de cette guerre horrible on nous fait de beaux discours et de belles cérémonies. On en appelle à la paix entre les peuples et c'est de la belle hypocrisie, du pur mensonge fait-main, de la vraie belle ouvrage. Je ne comprends pas le sens profond de tout cela. Devoir de mémoire ? Ah ! Le Devoir de mémoire ! Il se trouve que je n'ai pas, dans ma famille, de "Mort pour la France". Il doit bien y en avoir, hein, mais pas un qui ait franchi la barrière de ma lignée et qui soit arrivé jusqu'à moi. Je ne le regrette pas, je ne m'en enorgueilli pas non plus. C'est comme ça. Mon arrière grand-père maternel, du côté de son père, était Allemand pour ce premier conflit mondial. Il n'est pas mort à la guerre. Je n'ai pas de monument au morts où aller me recueillir. Il m'arrive de les regarder, ces monuments, de lire la liste de ceux tombés au champ d'honneur entre 14 et 18 puis entre 39 et 40. Parfois, ceux de la guerre d'Algérie ont été ajoutés. Je n'ai pas connaissance d'un monument pour ceux d'Indochine.
Que va-t-il se passer ? A Paris, on va réveiller la flamme du soldat inconnu, on va dire des mots et on va s'en retourner préparer la prochaine guerre ou vendre des armes pour une guerre économiquement profitable. Hypocrisie de merde. Merde à la guerre, merde aux armées, merde aux militaires ! Merde, merde et re-merde !

vendredi 9 novembre 2018

On est le neuf

S'il avait fallu que je ne montre et n'écrive que des images et des propos cohérents sur ce blog, il y a fort à parier qu'il serait bien moins fourni. Et force est de constater, avec un peu d'amertume et beaucoup de déception, que ce n'est pas encore ce jour que l'intelligence fera son entrée en ces pages.
Aussi, mais je ne veux pas vous jeter la pierre, vous ne m'aidez pas à progresser sur le chemin malaisé de la lumière, de la pensée forte et de la connaissance. Finalement, peut-être sommes-nous parvenus à nous trouver, vous et moi, sur le terrain de l'intellection modeste et de la compréhension défectueuse. Si nous ne sommes certainement pas entre gens savants, nous ne sommes pas non plus de parfaits idiots. Ce n'est déjà pas si mal et, comme on le dit, après tout il faut de tout pour faire un monde.
Dans ce marasme intellectuel qui nous envahit, j'ai eu hier la chance, à Périgueux, de rencontrer une personne particulièrement brillante, artiste, dessinateur et peintre, photographe et écrivain. J'étais là pour tenter de remettre en route un vieil Apple G4. Mon diagnostic a rapidement été que la panne venait de l'alimentation. Trouver une alimentation pour ce modèle d'ordinateur n'est pas aisé et, lorsque l'on en trouve une sur le marché de l'occasion on découvre qu'elle est vendue au prix d'une machine complète. Pour tout dire, cet ordinateur vieux d'une quinzaine d'années ne mérite peut-être pas que l'on tente de le faire revivre.
La personne chez qui j'étais me propose un café que j'accepte avec entrain. A un moment, elle me dit : « Vous aussi le noir vous va bien ? ». Je ne m'attendais pas à cette simili question. Que veut-elle donc dire ? Face à l'absence de réponse, la personne précise le fond de sa pensée : « Les idées anarchistes ne vous sont pas étrangères ? ». Du coup, je commence à comprendre le sens de ses propos et je réponds (enfin !) que, effectivement, je me sens proche de ces idées.
Alors, l'homme se lève et va vers sa bibliothèque. Il se saisit d'un livre et me le montre. Une fois encore, je ne comprends pas bien où on veut m'amener. « Je suis un frère », me dit-il sur le ton de la confidence. Là, je comprends. L'ouvrage porte les symboles de la franc-maçonnerie. Ok, d'accord, je pige… Enfin pas trop, tout de même. Pas tout. Et là, sans doute parce que j'arbore un air particulièrement stupide, il m'explique que beaucoup d'anarchistes sont entrés en franc-maçonnerie. Et de me citer plusieurs noms de l'anarchisme.
Je n'ai pas jugé bon discourir à ce propos. Déjà parce que je n'ai toujours pas compris pourquoi et comment la discussion a pu dériver sur le sujet de l'anarchie et de la franc-maçonnerie. Oui, d'accord, j'étais chez cette personne parce que j'avais précédemment dépanné un type lui aussi franc-maçon à qui j'avais été recommandé par un client franc-maçon. Ça doit forcément venir de ce cheminement.
Moi, je ne connais rien de bien précis au sujet de la franc-maçonnerie. Ça n'a jamais été un sujet qui m'a passionné. Je ne sais pas en quoi ça consiste exactement, ce que ça implique, à quoi cela oblige. Surtout, je pense que je m'en fous totalement.
J'ai proposé d'amener le disque dur du Mac en panne chez moi pour récupérer les données afin que ce client puisse travailler depuis son ordinateur portable dans l'attente de trouver une solution valable pour soit réparer soit remplacer le Macintosh malade. Depuis hier soir, je transfère les données sur un disque dur externe qu'il sera possible de connecter en USB. En attendant que ce soit fini, j'ai eu le temps de faire un dessin que j'ai encré ce matin et qui n'a rien à voir avec tout ça.

Moto pour vieux

mercredi 7 novembre 2018

La plume et la gomme

Hier, j'ai mis à profit un passage par Périgueux pour acheter des plumes et une gomme. Je ne suis pas allé à Périgueux uniquement dans ce but. J'étais à Périgueux pour ramener à un client son ordinateur réparé et mis à jour. Il s'agissait d'un MacBook de 2010. Sauf malheur, la machine est repartie pour quelques années de bons et loyaux services. Demain, je retourne à Périgueux pour m'occuper de deux autres Macintosh. Un vieux G4 et un MacBook.
J'étais à Périgueux, je suis passé par un commerce qui propose du matériel pour beaux-arts. Ce n'est pas que j'avais un besoin urgent de quoi que ce soit mais voilà que je passe dans un rayon et que j'avise des plumes à dessiner. « Et pourquoi pas ? » me dis-je d'une voix intérieure et intime. Je choisis des plumes qui me semblent intéressantes à tester, en profite pour prendre une nouvelle gomme (j'en fais une belle consommation) et je me dirige vers la caisse pour régler mes achats. Si je ne l'avais pas fait, ça aurait été du vol, j'aurais peut-être été pris, on m'aurait sans doute conduit au poste et je serais actuellement à moisir dans une cellule, dans l'impossibilité de m'occuper de ce billet quotidien auquel je m'astreins. C'eût été déplorable. On ne pense pas suffisamment aux conséquences de ses actes au moment de commettre un larcin et c'est la raison pour laquelle les prisons sont pleines à craquer, en état de surpopulation.
Alors que j'avais les plumes et la gomme en main, j'ai réfléchi à tout cela et me suis dit (je me parle beaucoup) que je n'avais aucune envie de connaître l'horreur que j'imagine du milieu carcéral. Alors, parce que j'avais de l'argent en poche, je suis allé payer. Il ne me restait plus qu'à revenir chez moi pour pouvoir tester ce modèle de plume sur du papier. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui.
Ce matin, j'ai aussi réparé une lampe Maglite© rechargeable. Elle ne fonctionnait plus. J'avais déjà déterminé que c'était l'ampoule qui était morte. C'est une ampoule halogène assez chère. La lampe appartient à l'un de mes petits frères. Ce matin, donc, je remplace l'ampoule et je constate que ça n'éclaire pas beaucoup plus. Là, ça m'a agacé. J'ai entièrement démonté la lampe. C'est assez bien foutu, on peut tout démonter. Vraiment tout. Bon, parfois, c'est un peu vicieux pour comprendre comment mais j'y suis arrivé. Avant, mais je l'avais déjà fait, je me suis assuré que le chargeur fonctionnait bien. Je me suis aussi assuré que les accumulateurs étaient chargés. Donc, j'ai entièrement démonté la lampe et j'ai nettoyé tous les contacts. J'ai remonté les éléments, j'ai mis l'ampoule et j'ai testé. Ça a fonctionné. J'ai fini le remontage.
Après, j'ai fait la vaisselle mais ça ne m'a pas pris beaucoup de temps. J'ai pu enfin m'intéresser à cette plume. Je vous l'ai déjà dit, mon outil préféré reste le pinceau que je trouve bien plus souple et bien plus amusant à utiliser. D'un autre côté, il faut le reconnaître, le pinceau est moins précis et est sans doute plus générateur de hasards plus ou moins heureux. J'avais une ébauche de dessin et j'ai décidé de l'encrer avec la plume. Ça n'a pas été une franche réussite mais il faut tenir compte de ce qu'une plume demande une période de rodage. Il faut que je m'habitue à elle, il faut qu'elle s'habitue à moi. Quoi qu'il en soit, pour pas très cher, j'ai trouvé un nouveau jeu.

- page 2 de 72 -

Haut de page