
Nuit

Un blog qui blogue de temps en temps

Après beaucoup de consultations d'oracles divers et variés, il apparaît que plusieurs faits marquants surviendront en cette année 2026 qui, notons-le au passage, se terminera comme elle a commencé, un jeudi.
2026 sera une année propice aux plantes halophytes et halophiles comme la frite ou le bambou autrichien à fleur rose. Cependant, il est à noter qu'une possible gelée matinale aux environs du mois de février vienne mettre à mal les efforts des jardiniers et maraîchers désireux de cultiver ces végétaux. Par précaution, nous suggérons qu'il serait ingénieux de tricoter de bonnes chaussettes pour protéger les tendres pousses.
Le 14 avril 2026, à 13h34 précises, Isidore B. de Saint-Pantoufle-lès-Arpions périra dans les flammes de son pavillon. Afin de ne pas l'alarmer plus avant, nous prenons le soin de ne pas divulguer son nom de famille.
Le 3 mai, c'est Marie-Françoise J. qui aura elle aussi une bouffée de chaleur lorsqu'elle recevra, par la Poste, un courrier qu'elle n'attendait pas puisque, traditionnellement, le facteur n'officie pas les dimanches. En y regardant à deux fois, un coup de l'œil gauche et de l'autre œil pour le coup d'après, elle s'apercevra que celui qu'elle avait pris pour un facteur de la Poste n'était autre que son voisin de palier qui venait lui demander du sel. Plus de peur que de mal, donc.
C'est en juillet, le 14 pour être précis, que Jean-Luc L., de Carnivaillon, sera tout émoustillé par la rencontre avec une très jolie demoiselle lors du bal populaire. Fatigué dans la région du cœur, il fera un infarctus heureusement sans gravité qui l'amènera malheureusement à ne pas pouvoir déclarer sa flamme et à fêter son quatre-vingt dix-huitième anniversaire aux urgences de l'hôpital local.
Il faudra attendre le mois de décembre pour que se reproduise un événement somme toute assez rare puisque sera enregistré un mardi 15 que l'on aura déjà rencontré en septembre. Cette succession de 15 devrait réveiller le souvenir de l'an 1515 bien connu de tous.
Le 3 février, à Bonneuil-Mauvézuit, Madame M. déjeunera comme à son habitude dans la petite salle à manger de son petit pavillon à étage typique de cette belle région. Mal triées, les lentilles dont elle se régalera cacheront un tout petit caillou qui manquera de peu de lui briser une molaire déjà fragilisée. Cet événement d'apparence anodine fera néanmoins remonter de sa mémoire le doux souvenir de son enfance et la surprise ravie, au réveil, de constater que la petite souris était passée durant son sommeil et avait glissé une pièce de 5 francs sous son oreiller en échange d'une dent de lait tombée la veille. Elle sourira en faisant glisser le petit caillou inopportun sur le bord de son assiette.



Au début des années 50, l'économie allemande reprend des couleurs et chez Mercedes-Benz, on conçoit et commercialise les premières automobiles de l'après-guerre. On adopte la ligne "ponton", appellation qui désigne une carrosserie qui intègre les ailes ainsi que les portes dans une seule surface. Le modèle photographié lors des Vintage Days de Périgueux est un modèle de luxe équipé d'un moteur à six cylindres. Il s'agit possiblement d'une 220 S.
En France, il faudra attendre les 403 même si, dans une certaine mesure, on peut admettre que la Frégate de chez Renault apparue en 1950 propose un style approchant. Les Facel-Vega et Simca 9 ne tarderont pas à suivre la mode.
Néanmoins, ce style de carrosserie qui n'avait rien de très révolutionnaire prit un bon coup de vieux avec l'apparition de la DS Citroën.

Notre brillante équipe de journalistes est parvenue à photographier M. Raymond Cussé-Dupoulet alors qu'il chevauchait , non loin de Beure, sa motocyclette bisontine de marque "La Solide" du modèle bicylindre 237cc de 1958. Cette motocyclette dont il ne resterait plus que trois exemplaires, l'un en Inde, un autre à Chicago et le dernier, donc, dans le Doubs, en France, était réputée pour sa robustesse à toute épreuve.
Raymond a adopté cette machine pour faire prospérer son petit commerce de vente de pommes de terre à domicile. Adepte des toutes dernières technologies de pointe et féru d'informatique, il a créé un site Internet sur lequel on peut passer commande. Grâce à un ingénieux dispositif de traçage GPS, les clients peuvent, s'ils le souhaitent, suivre le cheminement de la livraison en temps réel. Il est à noter que Raymond livre partout sur le territoire métropolitain et qu'il a déjà une clientèle de fervents amateurs de ce système de livraison à domicile tant dans la région lilloise que dans celle de Pézenas (Héraut, Héraut, petit patapo). S'il reconnaît que les bénéfices suffisent encore à peine à couvrir les frais et notamment de carburant, Raymond est confiant en l'avenir et envisage déjà l'acquisition d'une seconde motocyclette. Cependant, nous a-t-il confié, il ne sait pas trop comment il pourra faire pour piloter les deux véhicules de concert. Il réfléchit à la question.
Si vous souhaitez vous aussi vous faire livrer de la pomme de terre à domicile, visitez le site patatadomicil.pdt.

A l'origine, le bobber désigne une motocyclette modifiée avec l'ambition de la rendre plus performante. Il s'agit déjà de l'alléger, de la débarrasser de tout ce qui n'est pas utile. Adieu garde-boue, au-revoir selle biplace, divers caches latéraux et accessoires trop lourds. On choisit des éléments légers qui feront gagner quelques mètres/heure.
La mode est passée par les oreilles des constructeurs qui se sont emparés du "phénomène" et proposent des bobbers clé en main. Cette pratique va à l'encontre de l'idée originale.
