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lundi 23 octobre 2017

Les lecteurs ont du talent #3

C'est au tour de MITO-MITO de répondre à l'appel. Il m'a fait parvenir plusieurs images dont j'ai retenu les cinq suivantes. Pour commencer, la FIAT-SIMCA 8 Sport que nous avons déjà vue mais dont nous ne nous lassons décidément pas un instant.

Simca Huit
Bien placé en hauteur pour voir la course, la Delahaye que j'ai à mon grand regret ratée lors de la parade. La voilà donc en pleine prise de vitesse en bas du cours Tourny ! Roulez petits bolides !

Delahaye 135 Competition
D'ailleurs, si l'on aime à la voir de haut, cette Delahaye 135, on n'hésite pas à faire fi de tout accès de pudeur pour s'autoriser à lui mater le cul. C'est du propre.

Cul de Delahaye
Les vedettes n'étaient pas les SIMCA ou les Ford comme on pourrait le penser mais bien les Bugatti. Allez savoir pourquoi ? Bref, en voilà une belle dont le photographe à saisi le tableau de bord à la fois minimaliste et complet. Notez l'absence de compteur de vitesse.

Tableau de bord
Et pour dire que ces automobiles légendaires roulent, voilà une preuve qui saura faire taire les médisants les plus perfides. Oui, une Bugatti roule, oui on n'hésite pas à faire vrombir les moteurs ! Et quelle musique !

En pleine course

samedi 21 octobre 2017

Les lecteurs ont du talent #2

Tournesol nous transmet cinq images qu'il apprécie. Parce que la manifestation était une évocation du Grand Prix de Périgueux de 1950, les machines sportives étaient mises à l'honneur. Pas si courants, souvent oubliés, les side-cars sportifs étaient représentés par une belle des années 30, une Peugeot latérale qui posait bien des tracas à son propriétaire avec un allumage capricieux et difficile à régler correctement. S'il est presque certain que cet engin ne permet pas d'atteindre des vitesses folles, les sensations doivent être, elles, tout à fait intéressantes.

Side-car de course Peugeot
Toujours pour les motocyclettes, une 250 Magnat Debon sympathiquement coursifiée qui a eu son petit succès auprès du public. Il faut reconnaître que cette petite moto est agréable à l'œil.

250 Magnat Debon

Quoi de mieux qu'une monoplace pour illustrer l'idée d'une course automobile ? En voilà une pleine remorque !

Monoplaces empilées
De course à n'en pas douter, une SIMCA 8 de sport qui savait faire parler la poudre lors de la parade autour de la place Tourny.

SIMCA 8 de course
Et parce qu'il y a bien longtemps que l'on n'a pas parlé de Bugatti sur ce blog, en voilà une, majestueuse, belle et fort convoitée, une Type 57 cabriolet Stelvio des années 30.

Bugatti Type 57

dimanche 8 octobre 2017

Et qui c'est qu'est pas mort cette nuit ?

Hier, le voisin — un saint homme — arrive tandis que je remplace une ampoule sur mon automobile. De sa promenade pré-vespérale, il a ramené un cèpe. Il m'avise et vient à ma rencontre tout sourire, me tend le champignon, m'invitant à l'accompagner de deux œufs. Ne m'attendant nullement à cette délicate attention, j'avais prévu tout autre chose pour mon repas du soir. Comme je ne souffre pas d'une rigidité psychologique par trop prononcée, je change illico de projet et imagine déjà le festin annoncé tout en prévoyant d'éplucher quelques pommes de terre qui seront cuites dans de la graisse de canard.
A l'heure dite, je nettoie le cèpe et le détaille en morceaux pas trop petits. Dans la poêle de compétition utilisée de préférence dès lors qu'il s'agit de préparer un bon plat, je verse un peu d'une huile assez neutre au goût. Sur la cuisinière, je fais chauffer cela avant d'ajouter le champignon que je mélange à l'aide d'une noble spatule de bois. Je baisse la flamme et laisse réduire doucement.
Alors, je m'occupe des pommes de terre. Une fois débarrassées de leur peau et essuyées, je les tranches en rondelles honnêtement épaisses. Dans la sauteuse, la graisse de palmipède fond tranquillement. Elle est bientôt rejointe par les pommes de terre qui rapidement prennent une belle couleur dorée. Avec la spatule, je les retourne souvent avant de les saler d'une belle pincée de sel fin et d'un soupçon de gros sel gris. Je touille une fois encore et couvre après avoir baissé le feu pour une cuisson douce qui rendra les pommes de terre fondantes sous leur croustillante pellicule.
Le cèpe a bien fondu et les œufs ont déjà été mélangés à la fourchette dans un bol. Le sel et le poivre ont été ajoutés et j'ai aussi émincé deux gousses d'ail qui sont en train de transmettre leur saveur au champignon. Alors, après m'être assuré que les pommes de terre sont cuites, j'augmente la flamme sous la poêle et attends que la chaleur me paraisse bien vive. Dès lors, il ne me reste plus qu'à ajouter les œufs et à les agacer du plat de la spatule jusqu'à ce qu'ils prennent une consistance baveuse à souhait.
Dans l'assiette prévue à cet effet, je roule l'omelette et les pommes de terre avant de, vite, filer dévorer avec plaisir ce plat simple mais ô combien réjouissant.
Ce matin, c'est avec un petit plaisir que je constate que le champignon devait être comestible.

Cèpe

samedi 7 octobre 2017

Périgueux en 30 secondes

23 heures et des brouettes. Je pars de Périgueux, je suis passé par les arènes et j'arrive devant la tour de Vésone. J'ai envie de faire une photo, je m'arrête et sors l'appareil photo et le pied. Je m'installe, je cadre et je déclenche. Trente secondes de temps de pose. Je me décale pour une seconde image, cette fois je me contente d'une pose de 15 secondes.

Tour de Vésone à Périgueux
La tour de Vésone est un élément important du patrimoine de Périgueux. Elle est là depuis plus de deux millénaires, érigée à l'époque gallo-romaine. Beaucoup pensent que c'est un donjon médiéval. Assez injustement, la ville romaine qui s'étendait là est méconnue et le Périgourdin ne semble pas trop intéressé par cette période. Le musée Vesunna que l'on doit à l'architecte Jean Nouvel est construit sur la domus et l'on chemine juste au-dessus des vestiges de ces lieux d'occupation humaine pour un parcours à mon avis passionnant. Or, le quartier de Vésone, quelque peu excentré du cœur de la ville actuelle, à proximité de la cité administrative, n'est pas sur le trajet du touriste lambda qui préfère baguenauder dans la ville Renaissance où se trouvent les commerces et restaurants. C'est dommage d'ignorer cet aspect de la ville, ce pan de son Histoire.
Mais donc, je m'étais arrêté pour faire des photos de cette tour de Vésone de nuit. J'ai déclenché trois fois et ne conserve que les deux images publiées aujourd'hui. J'imagine qu'il y a là matière à faire bien d'autres photos bien meilleures que celles-ci. D'ailleurs, il doit y avoir tout un tas de belles photos à faire de Périgueux la nuit. Ce pourrait être un projet rigolo, ça, que de partir pour une expédition photographique à la découverte de la ville à l'heure des étoiles, non ? Faudra que j'y réfléchisse.

Tour de Vésone à Périgueux

mercredi 27 septembre 2017

Quelle perte de temps

Comme il est de coutume assez rarement, je me réveille ce matin à 5 heures et 37 minutes (si j'en crois le réveil présent à ce moment précis et à portée d'œil). Je vais me préparer du café et je trépigne fiévreusement dans l'attente qu'il passe comme les minutes le font de leur côté. Un premier grand bol me remet les idées au clair, le deuxième finira par me faire reprendre les esprits tout à fait. Le troisième ne sera là que pour dire que je bois un litre de café.
J'écoute les nouvelles de la nuit à la radio et j'allume l'ordinateur aux alentours proches de 7 heures. La journée commence. Peu après, je suis au travail. Je suis en train de mettre en place un site Internet un peu compliqué et ça prend tournure. Là, à l'heure où je vous cause, je me rends compte que je n'ai pratiquement pas quitté l'écran de toute la journée. Si mon travail a bien avancé, j'ai comme l'idée que j'ai comme raté une journée, que j'ai perdu du temps, que les heures passées ne repasseront plus par là. Au moins, je ne me suis pas ennuyé. Je déteste l'ennui, d'une certaine manière. Si je l'accepte et en jouis lorsqu'il est recherché, je ne le supporte pas lorsqu'il est subi. En fait, il me semble qu'il est assez rare que je m'ennuie complètement. C'est presque à chaque fois une porte grande ouverte sur une occupation nouvelle. Il m'arrive de ne pas m'apercevoir que la journée est passée avec l'étrange sentiment de n'avoir rien fait des minutes écoulées. Lorsque je travaille réellement à quelque chose, le temps passe aussi mais pas de la même manière. Il apparaît comme plus pesant.
Avec tout ça, je n'ai rien imaginé pour le blog et je me contente de choisir une photo inédite vieille de déjà plusieurs semaines.

La large toile mondiale

lundi 25 septembre 2017

Un peu à cheval sur hier et aujourd'hui

Château de Peyrignac

Ch^teau de la Chapoulie - Peyrignac

jeudi 21 septembre 2017

Depuis la vitre ouverte

Vu ce que je suis payé pour, je vais pas me casser le cul à descendre de mon véhicule pour faire une photo, faut pas pousser. Alors je vous explique le contexte. J'étais dans mon fourgon et je faisais un crochet par la Bachellerie avant d'aller à Montignac, en Dordogne les deux patelins. J'avais pris la route qui passe par Rastignac parce que c'est là mon habitude lorsque je vais à la Bachellerie. Il y en a qui font autrement mais moi c'est comme ça et je n'ai pas à me justifier de mon choix.
Là, au détour d'un virage, voilà que je vois la lumière qui baigne le village, son clocher, ses champs, juste le temps qu'un trou se fasse sa place dans l'ammoncellement de nuages lourds. Je m'arrête un peu en vrac à la limite d'un fossé, je sors l'appareil photo du sac et je déclenche deux fois depuis la portière, la vitre baissée. Je n'aurai pas eu le temps de faire une troisième image ou de descendre que, déjà, les nuages replongeaient tout dans une ombre un poil menaçante.

La Bachellerie

mardi 19 septembre 2017

Architecture ferroviaire

Gare de campagne

vendredi 15 septembre 2017

Toile de carotte

Perles d'eau

mardi 12 septembre 2017

Classe & distinction

En route !

vendredi 8 septembre 2017

Invasion britannique

La mécanique anglaise, c'est pas rien. Face à ses représentantes sur roues, on comprend mieux l'origine du flegme britannique. Il faut une certaine dose de résilience pour faire bon ménage avec elles, c'est une chose certaine. Les citoyens anglais sont des personnages que nous autres Français avons du mal à comprendre tout à fait. Tandis que nous serions prompts, en bons latins, à sortir la clé à molette pour faire comprendre à cette saloperie de mécanique qui c'est qu'est le chef, l'Anglais se lisse la moustache en laissant échapper un "well" qui en dit long sur son intention de retrouver son calme avec un doigt de sherry et une tasse de thé accompagnée de scones fumants.
Toutefois, ne médisons pas. Il peut arriver que le véhicule d'Angleterre puisse accepter de fonctionner presque convenablement et nous avons pu le constater lors des récents Vintage Days. Les Jaguar et Triumph étaient dignement représentées et leurs charmes ne laissaient pas indifférent l'homme de goût, l'esthète que je suis. Pour commencer, quelques Jaguar dont une SS100.

Jaguar SS100 et Triumph TR5

Austin et Jaguar XK120

Jaguar XK 150

Triumph TR3

Triumph Vitesse

MG

Jaguar Type E

jeudi 7 septembre 2017

Des populaires aux Vintage Days

Lorsque l'on est écœuré de trop de luxe tapageur, que les Jaguar ou autres Bentley vous sortent par les trous de nez, quoi de mieux que de diriger son regard vers les véhicules populaires ? Et il se trouve que de ces modestes véhicules, il y en avait aussi à Périgueux.
Après sa nationalisation, Renault se dirige vers l'automobile destinée aux masses laborieuses. On a un truc conçu pendant les années de guerre, un machin propulsé par un moteur à quatre cylindres placé à l'arrière. Parce que l'on ne manque pas d'imagination, à la RNUR, on l'appelle "4cv". Elle est produite jusqu'en 1961 sans grands changements.

Comme un canari

Renault 4cv

Le grand luxe en petit

On le constate sur la dernière image, le luxe (et même le grand luxe) n'est pas oublié chez Renault. Il s'agit là d'un luxe modeste. Point de cuir Connoly, de ronce de noyer, d'aluminium bouchonné mais quelques accessoires supplémentaires et un gain de quelques chevaux. De cette 4cv, on cherche à concevoir un nouveau modèle. Ce sera la Dauphine.

Renault Dauphine

Le plein de phares

Sur la deuxième image, on est épaté par le nombre de dispositifs d'éclairage en présence. Je me suis renseigné auprès de son propriétaire qui m'a appris qu'il avait réalisé lui-même (et en tôle s'il vous plaît !) ce capot qui donne un aspect bien sportif à cette modeste Dauphine.

Motoconfort et Motobécane sont au rendez-vous pour illustrer la mobilité mécanique du petit peuple, de la France d'en-bas, du gagne-petit, du laborieux.

Motoconfort et Motobécane pour une équipée sauvage

Il n'en reste pas moins vrai que l'on n'a pas besoin d'engin d'exception pour afficher un grand sourire et tutoyer le bonheur simple. La preuve ces deux jeunes gens chevauchant un GT10 et un TSA Peugeot, deux sympathiques cyclomoteurs que l'on prend plaisir à revoir.

Petites Peugeot

mercredi 6 septembre 2017

Locomotion en mode vintage

Et on continue notre petit tour d'horizon des forces en présence lors des Vintage Days 2017. Cette manifestation courrait sur trois jours, du vendredi au dimanche. Je me suis contenté d'y être présent le samedi, jour où il me semblait être le plus certain de voir la plus grande quantité de véhicules. J'ai largement fait l'impasse sur les défilés de mode, le concours d'élégance et les divers jeux pour me consacrer à ce qu'il y avait de moins vivant, les mécaniques.
Certainement la plus ancienne des automobiles présentées ce samedi sur l'esplanade Robert Badinter, cette de Dion-Bouton du début du 20esiècle. Elle pourrait dater des années 1910 ou de la toute fin de la première décennie de ce siècle mais j'avoue ne pas connaître parfaitement la production de la marque et ne pas posséder un savoir encyclopédique à ce sujet. Je vous prie de me pardonner.

de Dion Bouton

La matinée de ce samedi, les cours Montaigne et Fénelon étaient réservés à la parade motorisée et aux spectateurs qui étaient bien nombreux. Il est amusant de constater combien tous sont conciliants avec l'automobile pourvu qu'elle soit un tantinet ancienne à l'heure où l'on "réfléchit" à interdire les centre-villes aux véhicules à moteur et à commencer par les plus vieilles d'entre-elles.

Des voitures dans la ville

Pas jeune non plus, une Citroën B10 des années 1920. On note que cette automobile ne possède pas de freins à l'avant et qu'elle est directement dérivée de la B2 dont elle utilise le moteur. Il s'agissait d'une version améliorée de la B2, notamment parce qu'elle avait une caisse "tout acier", et ne remplaçait pas cette B2 qui fut construite jusqu'à l'apparition de la B12 en 1926.

Citroën B10

Un peu plus de trente ans après, les choses ont évolué et chez Citroën c'est l'époque de la DS et de la déjà ancienne 2CV dont on voit là l'un des derniers modèles à capot en tôle ondulée agrémenté d'une baguette en aluminium. Les études de la 2cv Citroën avaient débuté plus de vingt ans auparavant et avaient été arrêtées en raison de la seconde guerre mondiale.

Négociation de virage

La 2cv Citroën a su inspirer des hurluberlus anglais qui s'en sont donné à cœur joie avec cette plate-forme et cette motorisation. Les transformations sont assez nombreuses un peu partout, au Royaume-Uni mais aussi en Allemagne ou aux Pays-Bas. En France, notre administration interdit toute tentative d'imagination non autorisée depuis longtemps et c'est ma foi bien dommage.

Deux chevaux et trois roues

2cv Burton

mardi 5 septembre 2017

Modernisation et sécurité

C'est par un courrier distribué aux habitants de la commune que nous apprenons que la modernité arrive à Azerat. On nous prévient de ce que, à compter du 1er septembre de cette année, nous devons mener nos déchets ménagers à des bornes enterrées disposées à cette intention en deux points de la commune.

Modernisation et sécuritéSi c'est par modernisme, on ne peut qu'applaudir l'initiative qui, enfin, permet à cette modeste commune qu'est Azerat de pouvoir jouer à arme égale avec les plus grandes métropoles de France. Nous sommes désormais à pied d'égalité avec Paris et Pézenas et avons les moyens de traiter nos ordures la tête haute, avec une fierté légitime et bien compréhensible.

Passons sur l'apparence du courrier distribué. Il y a de la couleur, on note l'effort fait pour le présenter bien, mais tout son intérêt réside dans son contenu. Ainsi, on nous avertit que ces bornes enterrées seront « le seul mode de collecte à compter du 1er septembre 2017 ». Or, il se trouve que nous y sommes et que la date est même dépassée de plusieurs jours. Demain matin, normalement, dès l'aube, le camion passera par Azerat pour collecter les ordures ménagères de tout un chacun. Et que va-t-il donc se passer ? Rien. A priori les agents et le camion repartiront gros jean comme devant, bredouilles, à vide. Ils se seront déplacés en pure perte et pourquoi ? Hein ? On se le demande bien.

Le souci est que si les bornes sont bien présentes elles ne semblent pas avoir été installées complètement. De fait, des barrières en interdisent l'accès et le citoyen soucieux de bien faire que je suis se trouve dans un embarras inconfortable. Que vais-je donc faire de mon petit sac poubelle de 30 litres, moi ? Prends-je le risque de le déposer en bord de route comme je le fais depuis une quinzaine d'années ? Le conserve-je par devers moi dans l'attente de jours meilleurs ? Dois-je espérer un prochain courrier de la mairie apportant un complément d'information ? Je ne sais.

Bac à ordures

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