En connaître un rayon en désintégration

Sergueï Novitchok n'aime pas du tout que l'on puisse le précéder sur la route. C'est comme ça, il n'aime pas ça. D'ailleurs, comme il le dit si bien lui même : « Personne n'aime avoir quelqu'un devant soi ! ».

Or, Sergueï a un problème. S'il ne supporte pas d'être devancé, sa motocyclette ne permet pas, en raison de ses maigres performances, de dépasser les véhicules roulant devant lui.
Et c'est là que tout le génie de Sergueï a été mis à contribution pour résoudre ce problème de la meilleure des manières envisageables. Les esprits simples auraient sans doute suggéré de, sinon remplacer la motocyclette, au moins changer le moteur pour un modèle plus puissant. C'eût été la solution de facilité, peut-être aussi celle de la raison. Mais Sergueï n'est pas une personne raisonnable.
Face à toute contrariété la plus minime soit-elle, Sergueï sort l'artillerie lourde. Il n'a aucune mesure. Un moustique sera combattu au minimum au fusil d'assaut quand ce n'est pas au bazooka ; quiconque lui aura mal parlé devra subir les pires représailles et pleurer devant les ruines fumantes de son domicile. Sergueï est un brave garçon dès lors que l'on ne le contrarie pas trop.

Dans le secret de son atelier, il a mis au point le rayon désintégrateur qui pulvérise, atomise, tout véhicule ayant l'impudence de rouler devant lui. La seule solution pour celui ou celle qui se trouve sur son chemin : accélérer pour disparaître à la vue de Sergueï. Fort heureusement, nous l'avons évoqué, la motocyclette de Sergueï n'est pas rapide. Elle est même particulièrement lente puisqu'il est possible de la doubler à cloche-pied. Et ça aussi, ça énerve Sergueï.

Plus jamais derrière
Plus tranquille sur les routes françaises.

Dérive sécuritaire. Vraiment ?

Après l'ANTS[1], l'Assurance maladie, les impôts (DGFiP), l'Éducation nationale, Bloctel, l'URSSAF, les ministères de l'intérieur ou des sports, toute une liste d'universités, d'hôpitaux, de mairies et sans parler des entreprises privées, la France montre qu'elle est une cible de choix pour les cyberattaques. Ailleurs, ce n'est pas qu'il y a moins de piratage mais je fais ici preuve de chauvinisme tant il faut reconnaître que, tout de même, notre beau pays intéresse beaucoup les pirates informatiques.
Cela fait des années que la décision a été prise de favoriser la dématérialisation des données au sein des organismes et services officiels et il est bien possible que ce soit une bonne décision et qu'il n'aurait pas été possible de faire autrement. Les bons côtés de la numérisation des administrations, c'est que ça facilite le traitement des données, que ça doit rendre les démarches plus accessibles et rapides, que ça permet des échanges entre les services et que, dans un certain sens, ça peut faciliter la vie de tous[2].
Alors moi, je ne suis pas contre ce passage au tout numérique. Je paie mes factures d'eau et d'électricité par voie informatique, je déclare mes (maigres) revenus de même, j'ai immatriculé quelques véhicules, j'ai demandé une carte Vitale (je ne sais pas où elle est vraiment mais j'en ai une), j'ai fait quelques démarches pour ma maman et pour quelques autres personnes depuis mon ordinateur. Globalement, ça fonctionne.
Je ne regrette pas le temps où il fallait faire la queue pendant des heures à la Préfecture pour un certificat d'immatriculation. Je ne regrette pas non plus de ne pas avoir à faire la queue à la Poste pour envoyer un courrier. D'ailleurs, je ne regrette pas de ne plus acheter de timbres postaux. Je le dis, je ne suis pas contre le tout numérique.
Toutefois, je pense qu'en tant qu'usager de ces modes de communication avec les organismes officiels, je suis en droit de demander que tout cela soit protégé. Je n'ai pas forcément envie que mes données personnelles se retrouvent dans la nature. Pour être franc, je ne crains pas trop pour mes données de santé ou pour mes déclarations de revenus. Les pirates n'en tireront pas grand chose. De plus, et c'est sans doute très prétentieux, j'estime ne pas être une cible facile pour les attaques émanant de courriels frauduleux. De manière générale, j'utilise des mots de passe assez robustes ou l'authentification à double facteur.
Les services de l'État savent trouver des financements pour traquer les fraudeurs (sauf pour les riches bizarrement). La CAF, France travail, l'Assurance maladie[3] ont les moyens pour traquer ces fraudeurs. On sait trouver les moyens financiers pour fliquer les citoyens français. Par exemple, aujourd'hui, lors d'un contrôle routier les forces de l'ordre savent si votre véhicule est assuré, s'il bénéficie d'un contrôle technique valide, si vous avez encore des points sur votre permis, où vous habitez et tout un tas d'autres renseignements. On trouve de l'argent pour la vidéo surveillance, pour le traçage des téléphones mobiles, pour traquer les jeunes qui vont faire la fête dans des free parties.
Le problème selon moi est en partie une question de formation et de sensibilisation à la sécurité informatique. Il n'est pas normal en 2026 que l'on n'ait pas généralisé les systèmes d'authentification sécurisés et que l'on ait pas pris la peine de former et sensibiliser le personnel. Après, il y a aussi les questions d'externalisation des systèmes de gestion de données au privé.
Et plus que tout, il y a cette attitude de la macronie qui consiste à nier toute responsabilité. Il faut vraiment en finir avec cette saloperie.

Notes

[1] Agence nationale des titres sécurisés. Retenez le mot "sécurisés"

[2] à la condition de savoir utiliser un ordinateur, que l'on a une connexion Internet et toutes ces sortes de choses, évidemment

[3] je sais que ce ne sont pas des services de l'État à proprement parler

C'était attendu et réclamé, c'est là aujourd'hui

La traditionnelle motocyclette du 18 août
Une exeptionnelle motocyclette qui vaut son pesant de cacahuètes

N'empêche qu'on rigole mais il faut bien reconnaître qu'il a une sacrée prestance, Roger, sur sa motocyclette imaginée, conçue et manufacturée en République Démocratique du Bayasabhad. Avec son échappement relevé et son moteur à cylindre unique, elle est l'assurance d'une vitalité et d'une force inédites dans toute l'histoire de production de motocyclettes.
La vitesse, si elle est bien au rendez-vous, n'est pas la seule raison qui a conduit Roger à choisir cette machine spécifiquement. Comme beaucoup de ses amis, il aurait pu jouer la carte de la facilité et acheter une moto venue de l'Asie lointaine, du continent américain ou encore de la péninsule italienne ou de l'Allemagne. Mais attention ! Roger aime l'originalité et il n'est pas homme à faire comme tout le monde.
Il a opté pour le modèle "luxe" celui avec une selle biplace, et il se rend au bal du village voisin avec la ferme intention de lever une gisquette et de l'emmener faire le tour de patelin. Bien sûr, pour mener à bien son plan, il faudra que sa motocyclette parvienne à parcourir la dizaine de kilomètres sans tomber en panne.

Souvent imité, jamais égalé

Un fieffé faussaire néanmoins talentueux a tenté de gruger les experts en histoire de l'art de dessiner des motocyclettes farfelues. Et vous, réussirez-vous à ne pas vous laisser duper en trouvant les erreurs qui se sont glissées dans la contrefaçon ? Et saurez-vous déterminer quelle est l'œuvre réelle et authentique ?

Une vraie moto de compétition
Tout ce qu'il faut pour la victoire
Une vraie moto pour découvrir nos belles régions
Le bonheur sur deux roues

La macronie a la solution contre les incendies

En 2024, Gabriel Attal, alors premier ministre de Macron, a baissé le budget initialement prévu pour l’acquisition de quatre appareils Canadair pour n’en prévoir que deux. Ces avions devraient être livrés en 2027.
La macronie se défend en mettant en avant un plan européen de lutte contre les incendies et la mise en commun de l’achat de nombreux appareils aériens.
Ce qui, à mon avis, constitue une grave faute, c’est que nous constatons depuis des années des canicules à répétition et des incendies chaque années plus difficiles à combattre. Ils ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas été mis au courant. Mais « qui aurait pu prévoir ? »

La macronie contre les flammes
Attal, premier ministre de Macron avait annulé le financement de Canadair. Heureusement, ils ont un plan b

Comment gagner un milliard de dollars grâce à un jeu facile ?

Pour gagner le milliard de dollars, il suffit de trouver la profession de notre motocycliste. Toute personne qui aura trouvé sera suspectée d'avoir triché et, au regard des règlements de ce jeu, n'empochera donc pas le gain.

La fabuleuse motocyclette moderne
Rien n'est plus beau et agréable qu'une motocyclette de qualité supérieure.

Pour celles et ceux que ça pourrait intéresser, le troisième épisode des aventures de Ruffin sur la route de l'Elysée est en ligne.

Pour les motards qui en ont marre de se casser la gueule

Jean-Régis a la moto dans la peau à l'instar du macadam qui recouvre la chaussée avec son cortège de petits cailloux pointus qui aiment à se glisser dans la peau et qui font si mal au corps et à l'ego du brave motocycliste. Disons-le sans ambages, Jean-Régis est ce que l'on appelle dans le jargon un poireau, un bien piètre pilote de véhicule à deux roues motorisé. Souvent, trop souvent, ses escapades se terminent par une chute douloureuse et malvenue.
Jean-Régis tient néanmoins et contre tout à circuler sur une motocyclette parce que, en vrai rebelle, il refuse de faire comme tout le monde. Il aime le rock, il veut faire jeune, il veut épater les filles, il fait de la moto. Or, on l'a dit, il est très mauvais pilote. Si, en son temps, il a réussi à se procurer un permis de conduire les motocyclettes dans d'obscures circonstances et en échange d'une somme d'argent assez conséquente, force est de constater que le carton rose[1] n'est pas la garantie d'une maîtrise adéquate d'un véhicule conçu pour ne pas tenir sur ses roues sans intervention humaine. Il faut un certain sens de l'équilibre et, surtout, un minimum d'intelligence pour avoir conscience de ses limites et ne pas chercher à tutoyer des angles qui, les lois de la physique l'affirment, ne manqueront pas d'assurer la gamelle superbe et manifeste. Jean-Régis n'a que trop expérimenté la théorie, il l'a mise en pratique, il peut en témoigner, passé une certaine limite, on se râpe le cuir immanquablement.

Alors, Jean-Régis est passé à l'action avec son marteau, sa scie à métaux, son poste à souder et beaucoup de détermination. Il allait dans le secret de son garage construire de ses mains une machine à même de lui donner satisfaction. Après presque autant d'heures passées à s'acharner sur son projet que de canettes de mauvaise bière, il lui était enfin offert de faire les premiers tours de roue autour de chez lui. Sur l'illustration que nous avons été en mesure de nous procurer auprès de témoins de la scène, la "moto" de Jean-Régis a bel et bien roulé. Certes, pas très longtemps, certes pas très loin, certes pas très bien mais elle s'est déplacée. L'image nous montre Jean-Régis qui affiche une tête montrant le mécontentement ressenti au moment où il se rend compte que les espoirs fous ne sont pas au rendez-vous et que la machine ne donne pas entière satisfaction. Quelques secondes après ce moment de vie pris sur le vif, Jean-Régis va percuter le mur de la boucherie Lebœuf et perdre la majorité de ses dents.
Nous nous associons aux proches de Jean-Régis en ces moments difficiles et souhaitons qu'il puisse à l'horizon des mois à venir se remettre à l'ouvrage pour une fois encore bien nous faire rire avec ses bricolages. Longue vie à lui !

Pour deux roues de plus
Plus tout à fait une moto pas encore une auto

Note

[1] c'est là le nom que l'on utilisait pour désigner le permis de conduire en une lointaine époque

Divine Dictature Démocratique

Je réfléchissais à un truc à propos des problèmes de la politique à la française. On a pris l'habitude de classer les partis sur une ligne qui va de la gauche à la droite avec, à chaque bout son extrême.
Moi, je pense que ça pose un problème important. Il y a des politiques qui affirment n'être ni de gauche ni de droite ; il y a des partis qui refusent d'être classés aux extrêmes ; il y a des partis qui tentent de se placer au centre, indécis, dans le doute, dans l'expectative, attendant sans doute qu'il se passe quelque chose pour choisir la bonne direction à prendre.

Et alors, j'ai réfléchi et je suis arrivé à la conclusion que tout ça serait rapidement réglé si on voyait la politique non plus sur un seul axe mais sur les trois axes qui nous sont donnés à considérer dans la vie de tous les jours. Je suis étonné qu'il n'y ait pas eu d'autres esprits brillants pour penser à cela. Parfois, je me dis que vous avez de la chance d'avoir un inactif comme moi pour penser.
Donc, nous aurions la possibilité de classer les politiques sur l'axe gauche-droite mais aussi sur celui haut-bas et sur celui avant-arrière. Ça changerait tout.
Par exemple, le RN pourrait être considéré comme un parti qui plonge toujours plus bas, toujours plus à droite et toujours plus en arrière. La macronie serait un peu sur la même tendance mais un peu plus en avant sur certains points. Les socialistes seraient légèrement en arrière, légèrement à droite et déjà dans les profondeurs.
Bien sûr, tout cela serait à affiner et il y aura débat. Toutes et tous ne seront sans doute pas d'accord pour reconnaître au NPA une position spatiale élevée, avancée et à gauche. Il faudra faire appel aux mathématiciens, historiens, statisticiens et scientifiques s'occupant de tout ça pour faire la lumière sur un point d'origine à partir duquel on distribuera les politiques.

Déjà, cela me donne une idée. Je vais créer un parti politique dont je serai le guide suprême et qui affichera clairement son positionnement en relation avec cette brillante idée issue d'un cerveau de qualité supérieure. Ce parti s'appellera "Divine Dictature Démocratique" et aura l'ambition de réunir toutes les personnes qui pourront se reconnaître dans nos valeurs qui sont encore à définir. Le 3D se place au-dessus des partis, en avance sur eux et à équidistance de la gauche et de la droite. Toujours plus haut, toujours plus en avance, toujours en position centrale !

Retour aux fondamentaux

Hier matin, en pleine crise de désœuvrement, alors que je faisais un méritoire travail d'introspection en consultant des billets de mon ancien blog datant d'une quinzaine d'années, je me sentais plonger dans les affres du désarroi et du désespoir. Je déprimais à qui mieux mieux.
Par quel maléfice pouvais-je écrire et proposer de si bons textes et dessins et par quel sortilège en suis-je aujourd'hui incapable ? Évidemment, j'ai vieilli. Bien sûr, ça joue. Certainement, j'ai changé, ma vie a changé, le monde n'est plus le même, les sujets d'actualité d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Et aussi, mon public n'est plus tout à fait le même. Il reste quelques fidèles qui sont là depuis presque le début mais un certain nombre de lecteurs et visiteurs ne sont plus là. Certains sont morts, d'autres se sont lassés, sont passés à autre chose.
Dans les billets que j'ai lu ou parcouru, je parlais beaucoup plus de moi, de ma vie quotidienne. J'écrivais à propos de ma voiture ou de ce que je mangeais, je faisais des dessins peut-être un poil plus rigolos, j'écrivais des textes qui me semblent plus amusants que ceux d'aujourd'hui. Mais tout cela est très subjectif. Tous ces dessins, tous ces textes qui m'épatent aujourd'hui, je les avais oubliés et je les redécouvre comme s'ils étaient neufs et d'un auteur que je ne connais pas, un autre qui serait le moi d'autrefois qui n'est pas encore le moi d'aujourd'hui.

Et alors, ce qui m'étonne le plus, c'est comment je n'arrêtais pas de parler de moi et de mon quotidien. Ce n'était pas passionnant[1] mais ça m'amuse de lire ces histoires. Je crains que si je revenais à cette habitude de parler de moi et de ma vie, ce serait ennuyeux à mourir et il me semble que, pour le bien de l'humanité, il convient de m'abstenir de le faire. Et puis, surtout, il y a tellement de sujets de grand intérêt dans l'actualité .
D'ailleurs, en parlant d'actualité.

J'en ai marre qu'on nous mente. On nous raconte tellement de mensonge qu'on en arrive à baisser les bras et à ne même plus nous insurger. Je ne sais pas si vous avez remarqué. Moi, si. Tenez, un exemple que l'on ne peut pas plus d'actualité. C'est le jour parfait pour dénoncer un beau et gros mensonge.
Je ne suis pas né de la dernière pluie et j'ai quelques années au compteur. Des années, j'en ai connu des dizaines, des bissextiles et des normales, des palindromiques, des pluvieuses, des fastes, des chiantes. Tout un panel d'années qui se sont toutes suivies les unes les autres à un rythme immuable. Alors certes, à l'échelle de l'Univers, je n'en ai pas connu tant que ça mais, tout de même, on reconnaîtra que j'en ai connu plus qu'un vulgaire morveux qui en est encore à baver en remplissant sa couche et qui ne sait rien de la marche du monde, qui n'a pas de mémoire, pas d'histoire et, allez savoir, si ça se trouve même pas d'avenir. Moi, sans me vanter, je peux dire en levant le menton[2] : J'ai vécu !
Même si je n'ai pas un souvenir précis de cette époque, je suis tout de même né sous de Gaulle. Ça claque. Si je disais ça à un jeune d'aujourd'hui, sûr qu'il me regarderait avec des yeux ronds en se demandant ce qu'il raconte, le vioque[3]. Je peux dire que j'ai connu la guerre du Vietnam, les premiers pas de l'homme sur la Lune, Sacha Distel, le petit Grégory, Jacques Chirac et Léon Zitrone[4]

Je sais qu'il y a plus vieux que moi encore mais je considère que celles et ceux qui sont concernés ne sont plus vraiment en mesure de comprendre quoi que ce soit à ce que je m'efforce à expliquer avec, pourtant, beaucoup de clarté. Je n'ai rien contre les vieux. D'abord, ce n'est pas complètement de leur faute s'il en sont réduits à ce qu'ils et elles sont. Qu'on se le dise, je ne fais pas dans le jeunisme et ne suis pas méprisants envers nos anciens. Je les aime, les ancêtres. Ils savent tellement de choses que celles et ceux de mon âge n'ont jamais connu. Ce sont des puits de savoir. Ce n'est pas de leur faute si ce savoir n'intéresse plus grand monde à part, peut-être, les archéologues.
Je vous disais un peu plus haut que nous sommes le jour idéal pour parler de ce gros mensonge que l'on nous serine chaque année que dieu fait[5]. Ce n'est pas la futile polémique actuelle qui voudrait que l'on travaille un jour férié. Ce n'est pas un mensonge, on le veut vraiment. Enfin pas moi mais si les autres le font, j'avoue que ça me serait bien utile s'il arrivait que je ressente le besoin d'acheter du tabac, du café, du pain ou des pâtes. Je supporte mal qu'en ce jour, on m'empêche d'accéder aux produits de première nécessité. Et aussi, faudrait prendre conscience qu'on a une économie nationale à redresser et que la situation n'est pas brillante. Faut se retrousser les manches et aller au turbin.
Non, ça, ça n'est pas important. Pas plus que la vente du muguet qui fait de la concurrence déloyale pour les vrais fleuristes qui n'ont plus que je jour des chrysanthèmes à se mettre sous la dent avec les yeux pour pleurer. Et pas non plus le défilé des syndicats et leur cortège de gauchistes fauteurs de trouble.

Ce qui me hérisse le poil, qui me rend fou, qui m'irrite au plus haut point, cette affaire qui ne semble pas ennuyer le bas peuple, les gens d'en bas, les sans-dents, trop occupés qu'ils sont à s'aviner devant CNews, c'est tout simplement cette fable du premier mai.


Je l'ai dit tout à l'heure, bien qu'exceptionnellement jeune pour mon âge, j'ai déjà la mémoire de plusieurs années passées. Et chaque année c'est la même chose, on nous raconte que c'est le premier mai ! Mais nom d'une pipe ! Réveillez-vous ! Révoltez-vous ! Ne laissez pas les puissants vous raconter n'importe quoi ! Que diable ! Dans l'histoire, des mois de mai il y en a eu des milliards de milliards dans la galaxie[6]. Ce ne peut donc être le premier à apparaître sur Terre. On nous ment, on nous ment, on nous ment ! J'enrage !

Par la présente, je m'engage à ne pas réitérer ce genre de texte pour les mois et années à venir et je tiens à vous présenter mes excuses. Sur ce, je vais aller acheter du pain.

Notes

[1] mais je n'ai pas de vie passionnante

[2] penser à acheter des citrons

[3] bien que je ne sois pas certain que ce terme soit utilisé par les jeunes actuels

[4] ah oui, les citrons, c'est vrai !

[5] gloire à lui

[6] Hommage discret à ce brave Bayrou

Hollande se prépare !

La rose à la main[1], l'ancien président de la République François Hollande, l'air grave et pénétré, a annoncé qu'il se préparait à proposer au peuple de France de le choisir pour présider de nouveau.
François Hollande a la réputation d'être blagueur et d'user et abuser de l'humour. A un an des élections présidentielles, l'heure est grave et il est légitime de se demander s'il est bien opportun qu'un ancien homme d'état se laisse aller à la rigolade alors que les signes de l'arrivée de l'extrême droite se multiplient.
La préparation de François Hollande semble incongrue et farfelue mais peut-être nous étonnera-t-il en réussissant à rallier à lui une majorité d'électrices et d'électeurs. Sur un malentendu, tout reste possible.

Hollande se prépare
Les marchands de parapluie soutiennent Hollande

Prenons-nous à imaginer. Tandis que Retailleau peine à trouver d'autre promesse de campagne que d'être toujours plus raciste et xénophobe ; tandis que Attal chouine parce qu'il n'a pas eu son bol de Benco© au petit déjeuner ; tandis que Bardella tronche sa princesse au son de chants nazis ; tandis que tous s'élèvent contre l'extrémiste d'ultra gauche antisémite, Hollande avance ses pions en s'assurant le vote des vendeurs de parapluies et de cirés bretons. Après son célèbre mon adversaire c'est la finance qui eut le succès que l'on connaît, il profère qu'avec lui aux manettes, la France ne connaîtra pas de stress hydrique. Dès lors, les éleveurs d'escargots et d'une façon générale le monde paysan apportent leur soutien au candidat corrézien.
Déjà, Valls pose sa candidature pour le poste de premier ministre et on se prépare à déposer une nouvelle Loi travail qui, en plus de rendre obligatoire une journée de travail de solidarité le 1er mai[2] établira la semaine de travail de 50 heures et le démantèlement de la Sécurité sociale au profit des organismes privés d'euthanasie préventive.
Sur la question de la sécurité, les forces de l'ordre auront le droit de frapper tout manifestant pris en flagrance de critique du président de la République, du gouvernement et de ses décisions.

François Hollande fera son coming out en révélant qu'il n'a jamais été de gauche. Alors, oui, peut-être, une majorité votera pour lui. Pour beaucoup, ce sera voter pour un président de transition qui fera passer le temps dans l'attente du retour de Macron.

Maintenant, la question est de savoir ce que je ferais si jamais[3] on me proposait de choisir lors d'un éventuel second tour entre Bardella et Hollande. Je choisirais Hollande très certainement, par dépit.

Notes

[1] pour rappeler qu'il est socialiste

[2] solidarité envers tous sauf pour les travailleurs

[3] c'est assez improbable

Bon, cette guerre mondiale, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

L'autre jour, j'étais chez une copine qui a des enfants[1] âgés d'une vingtaine et quelques années. J'ai profité de leur présence pour leur demander s'ils étaient prêts à rejoindre l'armée française pour défendre le pays, la patrie, ses valeurs et toutes ces sortes de choses. Ils n'y sont pas prêts du tout.
Je leur ai demandé s'ils étaient inquiets de l'éventualité d'une guerre engageant la France et là, ils ont répondu que oui mais qu'ils ne prendraient tout de. même pas les armes pour défendre Macron.
Et pourtant, selon les propos de Raphaël Glucksmann rapportés par l'Obs en 2025, il nous faut nous préparer à une guerre contre la Russie d'ici 2029. Je ne suis pas du genre à prendre la défense de Poutine et à penser qu'il ne nous veut que du bien mais, pour l'heure, il me semble que la personne la plus dangereuse sur notre planète reste Trump. Maintenant, si l'on imagine que Poutine va gagner sa guerre contre l'Ukraine, on peut aussi imaginer qu'il ne s'arrêtera pas là et qu'il cherchera à regagner les pays sortis de l'influence soviétique pour refonder une forme d'URSS. Dans ce cas, l'Europe devra bien défendre la Pologne, les pays baltes, l'Allemagne. Sans doute.
Avec Trump, nous sommes plus proches d'une guerre de tous contre tous et de tous contre les États-Unis d'Amérique. Le monde entier contre Trump.
Moi, je ne suis pas trop chaud pour aller faire la guerre. Et puis, je suis vieux et réformé P4[2]. Et puis, si on me demandait mon avis, je dirais volontiers que la guerre, je n'en ai pas envie, que ça m'ennuie, que ça ne m'arrange pas.

Le pays est prêt pour faire la guerre
Moto de guerre victorieuse

Notes

[1] une fille et un garçon

[2] en gros, je suis fou

Haut de page