Les réponses simples au secours des questions complexes

canicules et responsabilités
C'est la faute à pas de chance

Hier en fin de journée, j'ai appris la mort d'une connaissance. C'était une personne avec qui j'avais coupé les ponts au moment de la crise COVID. Elle m'avait pompé l'air avec ses discours antivax et ses mises en garde. Nous nous étions bien embrouillés au moment où elle avait prophétisé que j'allais mourir des suites du vaccin dans deux ou trois ans. Elle m'avait agacé et je me souviens que j'étais parti de la petite fête en me promettant de ne plus avoir de contact avec elle. J'ai tenu parole et je suis à la fois un peu triste et aussi un peu content de constater que je suis toujours vivant.
Je parle de cette personne au féminin parce que c'est une personne. Rien ne permet d'en déduire le genre de cette personne. Elle n'est pas morte du COVID. On m'a dit qu'elle avait continué sa croisade anti vaccin. Bon. C'est une personne que j'avais appréciée et que je connaissais depuis assez longtemps. J'ai la colère tenace, je ne me déplacerai pas pour son enterrement.

Roger achète une motocyclette sur Internet

Alléché par l'offre explosant la concurrence, Robert passe commande par Internet d'une Moto Rouge, célèbre marque qui a connu son heure de gloire vers la fin des années 50, entre le mardi 20 septembre et le vendredi 3 octobre. La presse spécialisée avait alors loué les mérites du petit industriel qui avait cru bon de se diversifier et de reconvertir une partie de son outillage de confection en bonneterie. Une sélection de membres du personnel avait été formé à la tôlerie, à la mécanique, à l'ingénierie, à la mise en peinture et au gonflage des pneumatiques afin de pouvoir concevoir, fabriquer, assembler et vendre des motocyclettes modernes pour l'époque.

Robert cherchait une de ces motocyclettes depuis déjà plusieurs décennies lorsqu'il apprend que la production est relancée par un industriel de Finlande équatoriale en Tanzanie, à Zanzibar city. Ni une ni deux, il vire le contenu de son plan épargne logement (PEL) sur son compte courant et se connecte par Internet au site marchand de l'entreprise. Là, il ne met pas longtemps à trouver le formulaire de commande et verse les arrhes demandées.
La livraison de la motocyclette est prévue pour le mois suivant et les jours qui viennent sont un supplice pour Robert qui vit dans l'attente de la réception de son nouveau véhicule. Il compte les heures, regarde le calendrier plusieurs fois chaque jour, consulte ses mails, rêve de sa moto, ne parle plus que d'elle, enquiquine tout le monde avec sa moto, ne mange presque plus. Il est impatient.

Et puis, ce matin là, un camion de livraison s'arrête devant chez lui. C'est elle, Robert le sait. Le livreur sonne à la porte, Robert ouvre, confirme qu'il attend bien une livraison et la motocyclette se retrouve sur le trottoir, dans sa belle caisse en bois. Avec un pied de biche, Robert démonte la caisse et il aperçoit sa motocyclette tant attendue. La désillusion ne tarde pas. La Moto Rouge ne l'est pas tellement, rouge. Après réflexion, avec sagesse, Robert se dit que, après tout, même si la moto n'est pas du plus beau rouge, il saura se satisfaire d'une belle motocyclette qui, au moins, n'est pas jaune. Robert déteste le jaune.

Robert avait acheté une moto rouge sur Internet
En plus, elle fait un drôle de bruit et elle fume curieusement

L'arithmétique de la bonne fortune

On parle beaucoup des milliardaires depuis quelques années. Autrefois, le millionnaire représentait le summum de la richesse insolente. Pas les millionnaires en anciens francs, hein ! J'ai connu l'époque à laquelle, à partir d'une certaine somme, on avait tendance à causer en anciens francs. Pour parler du prix d'une maison ou d'une automobile, on discutait en millions de centimes de nouveaux francs. « Roger, il s'est payé une DS à plus de 2 briques mais Mathilde a acheté une bicoque à vingt millions. »
Avec le passage à l'euro, on s'est aperçu que ces riches ne l'étaient pas tant que ça. On a compris que la brique ne représentait guère plus que 1524 euros. Ça claque moins. En quelques années, on pouvait gagner l'équivalent d'une brique par mois et ça n'épatait plus grand monde. La fin d'une époque.

Un million de francs (ceux d'après 1960) ne représentaient plus que 152449 euros et il fallait faire avec. Mais rassurons-nous, il restait de vrais millionnaires en euros et c'est heureux parce qu'il nous faut lutter contre la haine du riche et, au contraire, glorifier la réussite.
Millionnaire, c'est bien mais milliardaire, c'est mieux. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron ne disait-il pas son amour de l'argent dès 2015 avec sa petite phrase devenue célèbre : «  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » Ce cri du cœur a été entendu et, s'il est vrai que les nouveaux milliardaires ne sont pas tous de prime jeunesse (mais ils l'ont sans doute été), la France peut s'enorgueillir d'avoir élargi son cheptel de très riches sous le règne de Macron. Rien que dans les différents gouvernements qui se sont succédé on compte plusieurs dizaines de très hauts patrimoines et s'est une excellente chose tant on sait que ce sont les plus riches qui savent ce qu'il convient de faire en matière d'économie. Car ne nous voilons pas la face. Donnez de l'argent aux pauvres et vous verrez que ces gens de peu le dépenseront sans vergogne dans des achats vulgaires et alimentaires. C'est donner de la confiture aux cochons, finalement.

Pour le bien du pays, il faut donc un accroissement conséquent du nombre de milliardaires. Nous en sommes tous convaincus, je l'espère. Mais une question se pose. Eh oui ! On peut avoir le désir bien légitime de devenir milliardaire et ne pas savoir comment s'y prendre pour y parvenir. Tout est question de volonté. Quand on veut, on peut. Une question de volonté, bien sûr, mais aussi une question de temps.
Tenez, un petit exercice simple à la portée de tous·tes. Imaginons que vous receviez une somme de 10000 euros par mois et que, d'une manière ou d'une autre, vous parveniez à ne pas dépenser un centime de cette manne financière. En combien de mois ou d'années aurez-vous le bonheur d'entrer dans le club très select des milliardaires ?

En connaître un rayon en désintégration

Sergueï Novitchok n'aime pas du tout que l'on puisse le précéder sur la route. C'est comme ça, il n'aime pas ça. D'ailleurs, comme il le dit si bien lui même : « Personne n'aime avoir quelqu'un devant soi ! ».

Or, Sergueï a un problème. S'il ne supporte pas d'être devancé, sa motocyclette ne permet pas, en raison de ses maigres performances, de dépasser les véhicules roulant devant lui.
Et c'est là que tout le génie de Sergueï a été mis à contribution pour résoudre ce problème de la meilleure des manières envisageables. Les esprits simples auraient sans doute suggéré de, sinon remplacer la motocyclette, au moins changer le moteur pour un modèle plus puissant. C'eût été la solution de facilité, peut-être aussi celle de la raison. Mais Sergueï n'est pas une personne raisonnable.
Face à toute contrariété la plus minime soit-elle, Sergueï sort l'artillerie lourde. Il n'a aucune mesure. Un moustique sera combattu au minimum au fusil d'assaut quand ce n'est pas au bazooka ; quiconque lui aura mal parlé devra subir les pires représailles et pleurer devant les ruines fumantes de son domicile. Sergueï est un brave garçon dès lors que l'on ne le contrarie pas trop.

Dans le secret de son atelier, il a mis au point le rayon désintégrateur qui pulvérise, atomise, tout véhicule ayant l'impudence de rouler devant lui. La seule solution pour celui ou celle qui se trouve sur son chemin : accélérer pour disparaître à la vue de Sergueï. Fort heureusement, nous l'avons évoqué, la motocyclette de Sergueï n'est pas rapide. Elle est même particulièrement lente puisqu'il est possible de la doubler à cloche-pied. Et ça aussi, ça énerve Sergueï.

Plus jamais derrière
Plus tranquille sur les routes françaises.

Dérive sécuritaire. Vraiment ?

Après l'ANTS[1], l'Assurance maladie, les impôts (DGFiP), l'Éducation nationale, Bloctel, l'URSSAF, les ministères de l'intérieur ou des sports, toute une liste d'universités, d'hôpitaux, de mairies et sans parler des entreprises privées, la France montre qu'elle est une cible de choix pour les cyberattaques. Ailleurs, ce n'est pas qu'il y a moins de piratage mais je fais ici preuve de chauvinisme tant il faut reconnaître que, tout de même, notre beau pays intéresse beaucoup les pirates informatiques.
Cela fait des années que la décision a été prise de favoriser la dématérialisation des données au sein des organismes et services officiels et il est bien possible que ce soit une bonne décision et qu'il n'aurait pas été possible de faire autrement. Les bons côtés de la numérisation des administrations, c'est que ça facilite le traitement des données, que ça doit rendre les démarches plus accessibles et rapides, que ça permet des échanges entre les services et que, dans un certain sens, ça peut faciliter la vie de tous[2].
Alors moi, je ne suis pas contre ce passage au tout numérique. Je paie mes factures d'eau et d'électricité par voie informatique, je déclare mes (maigres) revenus de même, j'ai immatriculé quelques véhicules, j'ai demandé une carte Vitale (je ne sais pas où elle est vraiment mais j'en ai une), j'ai fait quelques démarches pour ma maman et pour quelques autres personnes depuis mon ordinateur. Globalement, ça fonctionne.
Je ne regrette pas le temps où il fallait faire la queue pendant des heures à la Préfecture pour un certificat d'immatriculation. Je ne regrette pas non plus de ne pas avoir à faire la queue à la Poste pour envoyer un courrier. D'ailleurs, je ne regrette pas de ne plus acheter de timbres postaux. Je le dis, je ne suis pas contre le tout numérique.
Toutefois, je pense qu'en tant qu'usager de ces modes de communication avec les organismes officiels, je suis en droit de demander que tout cela soit protégé. Je n'ai pas forcément envie que mes données personnelles se retrouvent dans la nature. Pour être franc, je ne crains pas trop pour mes données de santé ou pour mes déclarations de revenus. Les pirates n'en tireront pas grand chose. De plus, et c'est sans doute très prétentieux, j'estime ne pas être une cible facile pour les attaques émanant de courriels frauduleux. De manière générale, j'utilise des mots de passe assez robustes ou l'authentification à double facteur.
Les services de l'État savent trouver des financements pour traquer les fraudeurs (sauf pour les riches bizarrement). La CAF, France travail, l'Assurance maladie[3] ont les moyens pour traquer ces fraudeurs. On sait trouver les moyens financiers pour fliquer les citoyens français. Par exemple, aujourd'hui, lors d'un contrôle routier les forces de l'ordre savent si votre véhicule est assuré, s'il bénéficie d'un contrôle technique valide, si vous avez encore des points sur votre permis, où vous habitez et tout un tas d'autres renseignements. On trouve de l'argent pour la vidéo surveillance, pour le traçage des téléphones mobiles, pour traquer les jeunes qui vont faire la fête dans des free parties.
Le problème selon moi est en partie une question de formation et de sensibilisation à la sécurité informatique. Il n'est pas normal en 2026 que l'on n'ait pas généralisé les systèmes d'authentification sécurisés et que l'on ait pas pris la peine de former et sensibiliser le personnel. Après, il y a aussi les questions d'externalisation des systèmes de gestion de données au privé.
Et plus que tout, il y a cette attitude de la macronie qui consiste à nier toute responsabilité. Il faut vraiment en finir avec cette saloperie.

Notes

[1] Agence nationale des titres sécurisés. Retenez le mot "sécurisés"

[2] à la condition de savoir utiliser un ordinateur, que l'on a une connexion Internet et toutes ces sortes de choses, évidemment

[3] je sais que ce ne sont pas des services de l'État à proprement parler

C'était attendu et réclamé, c'est là aujourd'hui

La traditionnelle motocyclette du 18 août
Une exeptionnelle motocyclette qui vaut son pesant de cacahuètes

N'empêche qu'on rigole mais il faut bien reconnaître qu'il a une sacrée prestance, Roger, sur sa motocyclette imaginée, conçue et manufacturée en République Démocratique du Bayasabhad. Avec son échappement relevé et son moteur à cylindre unique, elle est l'assurance d'une vitalité et d'une force inédites dans toute l'histoire de production de motocyclettes.
La vitesse, si elle est bien au rendez-vous, n'est pas la seule raison qui a conduit Roger à choisir cette machine spécifiquement. Comme beaucoup de ses amis, il aurait pu jouer la carte de la facilité et acheter une moto venue de l'Asie lointaine, du continent américain ou encore de la péninsule italienne ou de l'Allemagne. Mais attention ! Roger aime l'originalité et il n'est pas homme à faire comme tout le monde.
Il a opté pour le modèle "luxe" celui avec une selle biplace, et il se rend au bal du village voisin avec la ferme intention de lever une gisquette et de l'emmener faire le tour de patelin. Bien sûr, pour mener à bien son plan, il faudra que sa motocyclette parvienne à parcourir la dizaine de kilomètres sans tomber en panne.

Souvent imité, jamais égalé

Un fieffé faussaire néanmoins talentueux a tenté de gruger les experts en histoire de l'art de dessiner des motocyclettes farfelues. Et vous, réussirez-vous à ne pas vous laisser duper en trouvant les erreurs qui se sont glissées dans la contrefaçon ? Et saurez-vous déterminer quelle est l'œuvre réelle et authentique ?

Une vraie moto de compétition
Tout ce qu'il faut pour la victoire
Une vraie moto pour découvrir nos belles régions
Le bonheur sur deux roues

La macronie a la solution contre les incendies

En 2024, Gabriel Attal, alors premier ministre de Macron, a baissé le budget initialement prévu pour l’acquisition de quatre appareils Canadair pour n’en prévoir que deux. Ces avions devraient être livrés en 2027.
La macronie se défend en mettant en avant un plan européen de lutte contre les incendies et la mise en commun de l’achat de nombreux appareils aériens.
Ce qui, à mon avis, constitue une grave faute, c’est que nous constatons depuis des années des canicules à répétition et des incendies chaque années plus difficiles à combattre. Ils ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas été mis au courant. Mais « qui aurait pu prévoir ? »

La macronie contre les flammes
Attal, premier ministre de Macron avait annulé le financement de Canadair. Heureusement, ils ont un plan b

Comment gagner un milliard de dollars grâce à un jeu facile ?

Pour gagner le milliard de dollars, il suffit de trouver la profession de notre motocycliste. Toute personne qui aura trouvé sera suspectée d'avoir triché et, au regard des règlements de ce jeu, n'empochera donc pas le gain.

La fabuleuse motocyclette moderne
Rien n'est plus beau et agréable qu'une motocyclette de qualité supérieure.

Pour celles et ceux que ça pourrait intéresser, le troisième épisode des aventures de Ruffin sur la route de l'Elysée est en ligne.

Pour les motards qui en ont marre de se casser la gueule

Jean-Régis a la moto dans la peau à l'instar du macadam qui recouvre la chaussée avec son cortège de petits cailloux pointus qui aiment à se glisser dans la peau et qui font si mal au corps et à l'ego du brave motocycliste. Disons-le sans ambages, Jean-Régis est ce que l'on appelle dans le jargon un poireau, un bien piètre pilote de véhicule à deux roues motorisé. Souvent, trop souvent, ses escapades se terminent par une chute douloureuse et malvenue.
Jean-Régis tient néanmoins et contre tout à circuler sur une motocyclette parce que, en vrai rebelle, il refuse de faire comme tout le monde. Il aime le rock, il veut faire jeune, il veut épater les filles, il fait de la moto. Or, on l'a dit, il est très mauvais pilote. Si, en son temps, il a réussi à se procurer un permis de conduire les motocyclettes dans d'obscures circonstances et en échange d'une somme d'argent assez conséquente, force est de constater que le carton rose[1] n'est pas la garantie d'une maîtrise adéquate d'un véhicule conçu pour ne pas tenir sur ses roues sans intervention humaine. Il faut un certain sens de l'équilibre et, surtout, un minimum d'intelligence pour avoir conscience de ses limites et ne pas chercher à tutoyer des angles qui, les lois de la physique l'affirment, ne manqueront pas d'assurer la gamelle superbe et manifeste. Jean-Régis n'a que trop expérimenté la théorie, il l'a mise en pratique, il peut en témoigner, passé une certaine limite, on se râpe le cuir immanquablement.

Alors, Jean-Régis est passé à l'action avec son marteau, sa scie à métaux, son poste à souder et beaucoup de détermination. Il allait dans le secret de son garage construire de ses mains une machine à même de lui donner satisfaction. Après presque autant d'heures passées à s'acharner sur son projet que de canettes de mauvaise bière, il lui était enfin offert de faire les premiers tours de roue autour de chez lui. Sur l'illustration que nous avons été en mesure de nous procurer auprès de témoins de la scène, la "moto" de Jean-Régis a bel et bien roulé. Certes, pas très longtemps, certes pas très loin, certes pas très bien mais elle s'est déplacée. L'image nous montre Jean-Régis qui affiche une tête montrant le mécontentement ressenti au moment où il se rend compte que les espoirs fous ne sont pas au rendez-vous et que la machine ne donne pas entière satisfaction. Quelques secondes après ce moment de vie pris sur le vif, Jean-Régis va percuter le mur de la boucherie Lebœuf et perdre la majorité de ses dents.
Nous nous associons aux proches de Jean-Régis en ces moments difficiles et souhaitons qu'il puisse à l'horizon des mois à venir se remettre à l'ouvrage pour une fois encore bien nous faire rire avec ses bricolages. Longue vie à lui !

Pour deux roues de plus
Plus tout à fait une moto pas encore une auto

Note

[1] c'est là le nom que l'on utilisait pour désigner le permis de conduire en une lointaine époque

Divine Dictature Démocratique

Je réfléchissais à un truc à propos des problèmes de la politique à la française. On a pris l'habitude de classer les partis sur une ligne qui va de la gauche à la droite avec, à chaque bout son extrême.
Moi, je pense que ça pose un problème important. Il y a des politiques qui affirment n'être ni de gauche ni de droite ; il y a des partis qui refusent d'être classés aux extrêmes ; il y a des partis qui tentent de se placer au centre, indécis, dans le doute, dans l'expectative, attendant sans doute qu'il se passe quelque chose pour choisir la bonne direction à prendre.

Et alors, j'ai réfléchi et je suis arrivé à la conclusion que tout ça serait rapidement réglé si on voyait la politique non plus sur un seul axe mais sur les trois axes qui nous sont donnés à considérer dans la vie de tous les jours. Je suis étonné qu'il n'y ait pas eu d'autres esprits brillants pour penser à cela. Parfois, je me dis que vous avez de la chance d'avoir un inactif comme moi pour penser.
Donc, nous aurions la possibilité de classer les politiques sur l'axe gauche-droite mais aussi sur celui haut-bas et sur celui avant-arrière. Ça changerait tout.
Par exemple, le RN pourrait être considéré comme un parti qui plonge toujours plus bas, toujours plus à droite et toujours plus en arrière. La macronie serait un peu sur la même tendance mais un peu plus en avant sur certains points. Les socialistes seraient légèrement en arrière, légèrement à droite et déjà dans les profondeurs.
Bien sûr, tout cela serait à affiner et il y aura débat. Toutes et tous ne seront sans doute pas d'accord pour reconnaître au NPA une position spatiale élevée, avancée et à gauche. Il faudra faire appel aux mathématiciens, historiens, statisticiens et scientifiques s'occupant de tout ça pour faire la lumière sur un point d'origine à partir duquel on distribuera les politiques.

Déjà, cela me donne une idée. Je vais créer un parti politique dont je serai le guide suprême et qui affichera clairement son positionnement en relation avec cette brillante idée issue d'un cerveau de qualité supérieure. Ce parti s'appellera "Divine Dictature Démocratique" et aura l'ambition de réunir toutes les personnes qui pourront se reconnaître dans nos valeurs qui sont encore à définir. Le 3D se place au-dessus des partis, en avance sur eux et à équidistance de la gauche et de la droite. Toujours plus haut, toujours plus en avance, toujours en position centrale !

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