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jeudi 26 septembre 2019

Angoulême encore

On commence par quoi ? Au programme d'aujourd'hui, cinq automobiles et, pour commencer, la Peugeot dont je vous montrais le poste de pilotage. Je reviendrai sur cette auto ultérieurement. Il fallait avoir la foi et le cœur bien accroché pour oser rouler à vive allure au volant d'une machine pareille. Il fallait avoir confiance en ses pneumatiques étroits, il fallait croire qu'il n'y avait pas vraiment besoin de freiner. Il fallait être un peu fou.

Peugeot Sport
La voiture qui suit est une Ferry 750 de 1955. C'est une automobile sportive, ça se voit du premier coup d'œil. La mécanique est d'origine Renault et bon, ma foi, ça devait bien faire l'affaire dans sa catégorie. Apparemment, c'est le fils du constructeur qui a conduit l'auto jusqu'à Angoulême. Ce fils, c'est Luc Ferry, le philosophe, professeur et ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche dans les deux premiers gouvernements de Jean-Pierre Raffarin. Ça ne me le rend pas très sympathique mais on s'en fout. Bref. Je me fous de ce Luc Ferry.

Ferry Sport 1955
Une petite Austin Healey Sprite pour sa bouille rigolote et, pour rester dans l'anglaise, une Allard. Je n'ai pas grand chose à dire au sujet de ces automobiles et je ne trouverai rien de mieux à en dire que l'on pourra trouver mieux dit ailleurs.

Austin Healey Sprite
Allard
Et pour terminer, une bien attirante Alfa Romeo qui est une automobile que l'on saurait aujourd'hui encore conduire aisément. Je n'en ai jamais conduit mais je pressens que l'on doit sûrement pouvoir s'amuser avec ce petit bolide rouge.

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

mercredi 25 septembre 2019

Un peu de tout depuis Angoulême

C'en n'est pas fini avec les photos des Remparts d'Angoulême. Pour aujourd'hui, on commence avec l'intérieur d'une Peugeot de course 1913. On remarque qu'en ces temps anciens, on ne parlait pas encore de tableau de bord à affichage "tête haute". Pour connaître la vitesse de rotation du moteur, il fallait plonger le regard vers la gauche et vers le bas. Du coup, on vérifiait la pression d'huile et aussi autre chose. D'un main bien assurée, on en profitait pour donner un coup de pompe de graissage et on peaufinait l'avance à l'allumage. Il fallait bien ça pour remporter la course.

Peugeot d'avant la grande guerre
Moins sportive, une petite Motoconfort presque trop bien restaurée qui est une invitation au voyage avec ses sacoches et sa trompe bien utile pour effrayer les poules errantes et les chiens belliqueux. En admirant la simple perfection des lignes et de l'équipement, on se prend à se questionner quant à ce qui a conduit l'homme, dans sa folie, à concevoir les si laides machines qui ont suivi.

Motoconfort
Ce qui n'est pas laid du tout, c'est cette Maserati. A quelques années près, elle est contemporaine de la Motoconfort. En voyant ces lignes magnifiques, on se dit qu'il y avait des artistes au sein des bureaux d'étude. Sans doute pourra-t-on considérer que cette jolie automobile aurait aujourd'hui du mal à répondre aux exigences en matière de crash-test et de sécurité passive mais on reconnaîtra qu'il est tout de même beaucoup plus classe de se tuer au volant d'une Maserati qu'à celui d'une vilaine vulgaire voiture d'aujour'hui.

Maserati 3500 GT Spyder
Hop ! Un saut dans les années 30 avec une sportive Rudge Ulster et son monocylindre d'un demi litre. C'est pas dégueulasse non plus. Force est de constater que les Anglais ont saisi un petit quelque chose au sujet de la mécanique distinguée. Il y a là une élégance qui semble naturelle, on aurait du mal à améliorer l'esthétique de la machine. La perfection est presque absolue.

500cc Rudge Ulster
Ceci dit, les Allemands n'ont pas à rougir. Aidés, il est vrai, par le designer Français Paul Bracq, ils ont conçu un vrai classique de l'automobile qui ne parvient pas à se démoder. Avec le classicisme poussé à de telles extrémités, il n'est plus question de beauté des lignes mais bien d'évidences de ces lignes. Ce n'est pas tarabiscoté, on comprend le dessin des formes et des volumes. C'est presque de l'art fonctionnaliste, de l'art au service de la fonction. On imagine que cette belle automobile ne nécessite aucune compétence particulière pour être menée à bonne allure les cheveux au vent, avec chic, noblesse et raffinement.

Mercedes Benz pagode

mercredi 18 septembre 2019

Dans la cour de l'hôtel de ville d'Angoulême

C'est à Paul Abadie que l'on doit l'hôtel de ville tel que l'on peut le voir aujourd'hui. Paul Abadie, c'est le coupable du Sacré-Cœur de Paris, de la restauration des cathédrales d'Angoulême et de Périgueux et, donc, de cet édifice qui fait fonction de mairie sur le plateau de la ville. Paul Abadie, architecte et fils d'architecte est un nuisible comme on n'en voit plus. On ne lui reprochera pas d'avoir manquer d'idées mais bien d'en avoir eu tellement elles ont pu se montrer mauvaises. Avant son intervention, ce bâtiment était un solide château à l'intérêt historique indéniable. Le gars Abadie voulut tout détruire mais on s'opposa au démantèlement du donjon et de la tour "Marguerite de Valois". Armé de ses idées bien arrêtées nourries à la gamelle d'une certaine vision mal digérée du Romantisme alors à la mode, Abadie s'appliqua à dénaturer les lieux avec une constance et une détermination qui force le respect.
Mais bon. Le mal était fait et il allait falloir s'habituer à ça. Dans la cour bien carrée, tirée au cordeau, de l'hôtel de ville, de nombreuses automobiles anciennes étaient exposées. La plus ancienne était une Mors de 1896, leg de MM. Rémy-Pierre et René Tapon à la ville d'Angoulême. Ce sont les services municipaux qui vont œuvrer à la restauration du véhicule avec plus de bonheur que l'infâme Abadie.
A partir de 1906, c'est André Citroën qui dirige l'entreprise Mors. La marque sera absorbée par Citroën à la création de la marque en 1919.

Automobile Mors 1896 "dogcart"
C'est sans doute Boris Vian qui aura su contribuer à la renommée de la marque Brasier. Le génial écrivain, musicien, poète, compositeur et chanteur aimait à rouler aux commandes d'une automobile de la marque et on peut le voir poser fièrement devant son véhicule sur une pochette de disque. Cette marque dont l'emblème est un trèfle à quatre feuilles à l'instar d'une obscure marque italienne était représentée à Angoulême avec un modèle de course à l'équipement très complet. A l'avant, un cordage côtoyait bidons et trousses à outils. Des outils, on en voyait encore dans l'habitacle, à portée de main.

Brasier de course
Aux commandes de la Brasier
Accastillage de la Brasier
De chez Peugeot, deux modèles retenaient l'attention du public. Une antique Lion Peugeot et une Peugeot GP Indianapolis de 1914. La Lion Peugeot étonne par l'étroitesse et la hauteur de sa face avant. Je n'ai pas réussi à déterminer quel moteur cache le capot. Sans doute un moteur à longue course mais s'agit-il d'un monocylindre comme le prétendaient des personnes présentes ou un bicylindre comme il me semble plus probable ? D'un autre côté, il semble qu'il n'y ait qu'un carburateur. Ça ne signifie pas grand chose.

Lion Peugeot
La GP "Indianapolis" de 1914 pouvait paraître presque "normale" du coup avec son long capot d'où sort un tube d'échappement visiblement dénué de tout système visant à réduire les nuisances sonores probables. Le bidon que l'on voit à l'arrière est le réservoir de carburant et il permet peut-être de juger de la consommation de l'engin.

Peugeot GP indianapolis 1914

mercredi 28 août 2019

Quelques Pétaroux

De passage par Thenon, les Pétaroux font une pause sur la place de la mairie. Ils sont nombreux et il n'est pas toujours simple de les photographier. Pour commencer, un Peugeot sx5 qui n'a pas remporté un grand succès commercial. Il faut reconnaître que ce n'était pas un cyclomoteur très intéressant. Ni très puissant ni très agréable à conduire, il ne faisait pas le poids face au 103 de la même marque qui bénéficiait d'un moteur plus élaboré avec son admission à clapets. Avec l'interdiction des cyclomoteurs à boîte de vitesses du tout début des années 80, sa production s'arrêta.

Peugeot SX5
Très courante en son temps, archétype du cyclomoteur populaire, une Motobécane AV79 dans son jus, comme on dit. La rouille lui va bien et elle semble complète.

Dans son jus
Beaucoup plus rare par chez nous, une Santamaria italienne. Je ne sais rien de ce petit cyclomoteur si ce n'est ce que l'on peut voir sur la photo. On sent la restauration appliquée et on imagine la joie de filer sur les petites routes à son guidon.

Santamaria S

lundi 26 août 2019

Les Pétaroux prennent Thenon d'assaut

Si, pour cette édition, je n'ai pas pu me rendre à la Cassagne, je n'ai pas raté tout à fait cette grande fête du cyclomoteur puisque si je ne suis pas allé à eux, ils sont venus à moi. C'était certain, les mobs allaient débouler dans Thenon. Sur la place de la mairie, des tables avaient été dressées avec des jus de fruit, du café, du pain et du pâté. C'est qu'à mi-parcours de la balade, il convenait de reconstituer ses forces au mieux. Le maire de Thenon était venu assister à l'envahissement fumant et pétaradant et les quelques badauds présents scrutaient avec une certaine anxiété l'arrivée de la horde hilare.


Mais bientôt, les premières pétarades se font entendre. Les Pétaroux arrivent ! Les voilà ! Ils sont là ! Ils sont nombreux ! ils filent à belle allure ! Ils sont déterminés ! J'ai mon appareil photo, la carte mémoire est vide, je vais pouvoir commencer à mitrailler. Voilà quelques images de la déferlante qui emplissait l'air d'une douce odeur d'huile 2 temps.







mercredi 29 mai 2019

Faire un break

Peugeot 204 break

lundi 1 octobre 2018

Périvroom #3

On ne va pas non plus y passer l'année. Pour peu que la question du véhicule de collection vous intéresse, cette édition de PériVROOM valait le déplacement. Beaucoup de Bugatti, de belles automobiles d'avant la première guerre mondiale, de rugissantes monoplaces, quelques motocyclettes. Vraiment, ce n'était pas mal du tout. Je n'ai pas regretté.
Tenez, par exemple, une SIMCA Coupé de VIlle. La base est une banale Aronde et, a priori, il n'y a pas à faire étalage d'un enthousiasme particulier. Sauf que, tout de même, l'auto est jolie et qu'elle est carrossée par Facel-Véga. Ce n'est pas si courant. On m'objectera que les VLR Delahaye étaient carrossés eux aussi par Facel-Véga et que ces véhicules tous terrains n'ont pas grand chose de luxueux.

Simca Coupé de Ville
Une Renault, une Corre. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a presque autant d'années qui séparent ces deux autos qu'il y en a entre la plus récente des deux[1] et notre époque. On peut constater qu'il y aura eu plus de bouleversements dans la conception des automobiles dans les 50 premières années que dans les 50 suivantes. Enfin à la condition d'accepter de dire n'importe quoi et de ne pas tenir compte des incroyables progrès de ces vingt dernières années qui nous mènent vers la voiture autonome, bien sûr. Par contre, je pense que l'on peut plus aisément se mettre aux commandes de la petite Renault et s'insérer dans le trafic actuel qu'au volant de la Corre.

Match Corre-Renault
Puisque l'on en est à causer de Renault, nous voyons là l'imposante automobile de 1909 qui tente de faire la course avec une Bugatti. C'est la Bugatti qui va gagner. N'empêche, il y a moins de trente ans entre ces deux automobiles. Tout de même, on reconnaîtra qu'elles n'ont pas été tout à fait conçues pour le même usage, la même destination. Dans la Renault, vous amenez famille et bagages mais vous gagnez moins souvent les courses de vitesse.

Renault contre Bugatti
Une Peugeot 402 Darl'mat et une Bugatti. On pourrait se dire qu'il n'y a guère de rapport entre ces deux marques mais ce serait méconnaître l'histoire de l'une des premières Peugeot, la Bébé Peugeot a bien été conçue, dans les années 10, par Etorre Bugatti.

Peugeot et Bugatti
La 402 est vraiment très jolie. Ça, on ne peut pas le réfuter. Elle date de 1939. Il ne resterait que quelques rares exemplaires de ce beau cabriolet. Peut-être six. Ce qui est un peu dommage, c'est que cette belle carrosserie n'ait pas eu droit à un moteur digne d'elle. Elle doit se contenter d'un "vulgaire" quatre cylindres développant entre 50 et 60 chevaux. Pas de quoi impressionner les autos plus puissantes.

Peugeot 402 Darl'mat
On reste chez Peugeot et on perd une roue avec un side-car de course. Je ne me souviens plus du modèle de la moto. C'est, me semble-t-il, un 350cc à soupapes latérales. Sans doute des années 30. On le voit mal sur la photo mais le singe prend son rôle très au sérieux. Sans doute bien incapable d'atteindre des vitesses folles, cet attelage ne fait cependant pas qu'amuser la galerie !

Side-car Peugeot
Je parlais de la collaboration entre Bugatti et Peugeot.Eh bien figurez-vous que les premières motos Norton étaient équipées d'un moteur Peugeot ! Celle que je vous présente ci-après est, c'est marqué, une Manx. C'est le modèle emblématique de la marque, celui qui nourrit les rêves les plus fous, une machine de légende. Une Manx, quoi ! Ce qui est très regrettable, c'est qu'elle n'ait pas couru.

Norton Manx
Une qui a roulé et plutôt bien, la Magnat Debon pilotée par un solide gaillard équipé de pied en cap dans l'esprit qui sied à l'exercice.

Magnat Debon
Deux Bugatti, deux âges. La plus ancienne, celle qui porte le numéro 7, est une type 13 ou "Brescia". Elle date de 1913. L'autre est une type 35 des années 20. On remarque qu'entre les deux, Bugatti adopte le radiateur en forme de fer à cheval qui sera une marque de fabrique jusqu'aux modèles actuels.

Bugatti 13 et 35

Pour être certain que ce sera bien une Bugatti qui gagnera, le mieux est encore de faire courir une Bugatti contre une Bugatti. C'est la scène que l'on pouvait voir lors de ce PériVROOM à de multiples reprises.

Bugatti contre Bugatti

Mais la surprise venait de la lutte acharnée à laquelle nous avons pu être témoins entre deux ancêtres, une Brasier et une Despine, et une puissante Caterham. Peut-être les anciennes faisaient-elles obstruction et peut-être même la Caterham remporterait-elle la course si on l'avait laissée passer. Mais tous les coups semblaient être permis.

Les ancêtres mènent la course

Spécialement pour le Liaan

Dauphine qui veut se faire voiture de course

Note

[1] la Renault

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