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mardi 18 juillet 2017

Et c'est le drame

Selon notre envoyé spécial détaché sur place, l'accrochage aurait eu lieu aux alentours de 2 heures, ce matin du mardi 18 juillet 2018. Comme tout honnête citoyen qui se respecte, il dormait et a été extirpé de son sommeil par un grand bruit.
Pour ma part, je n'ai rien entendu du tout. Je devais dormir depuis à peine une demi-heure et le sommeil aura été le plus fort. Notez que je ne le regrette pas. Ce matin, cet envoyé spécial qui se trouve être aussi mon plus proche voisin vient toquer à ma porte ouverte. Il m'apprend la catastrophe de la nuit. Une automobile aurait percuté une autre automobile arrêté en bord de route. Il se trouve que je suis directement concerné en tant que propriétaire de l'un des deux véhicules.
Je chausse mes souliers et, équipé d'un appareil photo, je file à la chasse aux informations. Il ne me faut pas longtemps pour déterminer qu'une Peugeot 406 est venue percuter une Peugeot 405 break. Il faut dire que les deux automobiles sont encore présentes. Sur les deux pare-brise, un mot d'excuse.

C'est un peu ennuyeux. Non pas que je nourrisse un amour immodéré pour ce break Peugeot, je vous rassure. Non, plus prosaïquement je peux dire qu'il m'était de quelque utilité dans mes déplacements alentours et se révélait bien pratique. Il faudra sans doute que j'entre en contact avec la gendarmerie de Thenon et cela ne m'emplit pas d'une grande joie. Je suppose aussi que la suite sera une affaire d'assurances et d'experts dépêchés sur place.
Par contre, je ne comprends pas ce qu'il aura pu se passer au juste. On pourrait penser que la 406 aura coupé la route pour venir accrocher la 405 mais le rétroviseur de la 405 était plié vers l'avant, comme si l'autre voiture l'avait percutée de l'arrière jusqu'à l'avant. Seulement, la 406 porte bien les traces de l'accrochage sur son côté gauche. Au niveau de la roue avant gauche de la 405, une flaque de ce qui ressemble à du liquide de frein pourrait être à mettre en relation avec l'état de la roue arrière gauche de la 406. Alors, peut-être cette roue arrière s'est-elle bloquée en roulant et aurait fait dévier la 406 de sa trajectoire. Il est aussi possible que la 406 arrivait bien de l'arrière et que, suite au blocage d'une roue, elle ait fait un tête à queue et soit venue s'écraser contre la 405. L'affaire n'est pas totalement élucidée et les enquêteurs se perdent en conjectures. Le mystère plane sur le petit village d'Azerat.

Accrochage malencontreux

lundi 20 février 2017

De belles motocyclettes à Marsac-sur-l'Isle

Il n'y avait pas que des automobiles anciennes à avoir les faveurs du public lors de l'exposition de Marsac-sur-l'Isle. On pouvait aussi voir de belles motocyclettes avec, entre autres, une Indian attelée, des Terrot, Peugeot et Motobécane en plus d'une Gnome-Rhone et de quelques anciennes anglaises et allemandes. Les amateurs de Honda étaient venus en force présenter leurs belles machines dont cette magnifique 1000 CBX à l'imposant moteur 6 cylindres en ligne.

Un moteur impressionnant
Du côté des anciennes, une Peugeot P108 se montrait sous ses plus beaux atours aux côtés d'une René Gillet bien intéressante également. Cette petite 250cc ne devait pas être un foudre de guerre mais elle était bien conçue et sa finition était de haut niveau.

Peugeot P108 ou René Gillet
Mythique et légendaire, la Honda 750 Four est en quelque sorte ce qui s'est fait de tout meilleur en matière de motocyclettes à son époque. Si elle fait aujourd'hui figure de "classique", il ne faut pas oublier qu'elle a incarné le modernisme en son temps. C'est toujours un plaisir d'en croiser une, surtout lorsqu'elle semble rouler au quotidien et qu'elle est en ce superbe état de restauration.

Une mythique Honda 750 Four
Exposée dans le bâtiment accueillant la vente aux enchères, une populaire et mal aimée 125 CZ de type 476. D'origine tchèque, cette petite moto a parfois été comparée aux MZ d'Allemagne de l'Est. La comparaison peut se concevoir pour la cylindrée ou la relative simplicité technique mise en œuvre mais l'Allemande lui était très nettement supérieure. Toutefois, il est amusant de savoir que cette CZ en bien piteux état que rien ne permet de penser qu'elle soit en état de prendre la route rapidement s'affichait avec une mise à prix de 1000 euros. Je suis curieux de savoir si elle a trouvé acheteur et à quel prix elle est partie.

125 CZ 476

mercredi 28 décembre 2016

Un Peugeot qui n'ira pas plus loin

Retour aux vieilleries. Ce matin, je cherchais une photo un peu ancienne, faite il y a bien trois ans. J'ai plongé dans les archives et l'ai retrouvée. Alors, j'ai été happé par cette envie soudaine et parfaitement ridicule de regarder tout un tas de ces vieilles photographies et ça m'a amené à une réflexion qui ne me plaît pas des masses, pour tout vous dire.
À l'évidence, j'avais plus d'idées il y a trois ans qu'aujourd'hui. Plus d'idées, plus d'imagination. C'est un coup à vous ruiner le moral, une constatation pareille. Je me suis demandé pourquoi les idées semblaient apparaître plus facilement, presque à mon insu. Évidemment, j'ai vieilli. Ça peut constituer un début d'explication. J'ai vieilli, le cerveau marche moins bien, est moins vif, c'est comme ça, on n'y peut rien. Que l'on n'y puisse rien changer, c'est un fait mais ça n'empêche pas que c'est rageant. Et inquiétant aussi ! Si je peux constater la décrépitude sur seulement trois années, ça n'augure rien pour les temps à venir. Je suppose que le cerveau se dégrade de plus en plus vite. Si ça se trouve, dès 2017 je ne serai plus capable de faire quoi que ce soit. J'en suis tout abattu. Chienne de vie de merde.
Si encore je notais une stagnation, bon, je me ferais une raison. Ce ne serait pas réjouissant mais, au moins, j'aurais l'idée que je pourrais toujours produire à qualité égale pour les années prochaines. Mais non. Il s'agit de régression. Je suis presque nostalgique de ces temps aujourd'hui lointains où tout me semblait possible. Je dessinais mal, j'étais un piètre photographe, je ne comprenais pas grand chose des questions informatiques mais j'avais comme une faim d'apprendre et, surtout, une capacité d'apprentissage qui me fait tellement défaut aujourd'hui. C'est bien triste.
Toutefois, en regardant ces anciennes photographies je me suis aperçu que je pouvais aujourd'hui faire mieux pour leur traitement. C'est tout l'intérêt de conserver les fichiers bruts issus de l'appareil photo. Vous pouvez toujours revenir dessus pour refaire un "développement" numérique. Je me suis pris au jeu et choisis de m'attaquer à quelques images. Je me suis dit que, peut-être, je m'intéresse plus à l'aspect technique qu'autrefois. En fait, c'est peut-être aussi que j'arrive encore à apprendre. Les logiciels évoluent, j'essaie de les utiliser, il me semble normal — et donc pas inquiétant — que je parvienne à obtenir des résultats aujourd'hui que je ne parvenais pas à avoir hier. C'est donc une mauvaise piste.
La technique, c'est un truc chiant pour quelqu'un comme moi qui suis à peu près autodidacte en tout. Il y a tout un tas de trucs que je pressens mais comme je n'ai pas le savoir il faut que j'essaie de réinventer en expérimentant. C'est une perte de temps et, souvent, je dois me contenter de ce que j'ai pu tenter de comprendre d'une technique possible. Je pense que c'est aussi un frein à l'évolution. À tourner en rond autour d'un problème et à se satisfaire du moins pire, on n'a plus le cœur à créer.
Enfin bon, je ne suis pas un artiste non plus, hein ! Je sais bien qu'il y a plein d'artistes qui ont créé une œuvre en se contre-balançant de la technique. Je n'ai pas l'esprit assez bien tourné pour qu'il en sorte des trésors d'imagination. Mon ambition est de produire honnêtement des choses acceptables. J'aurais aimé pouvoir me créer un style au lieu de naviguer entre les styles des autres qui m'influencent et à qui je pique ceci ou cela. Souvent, on fait comme on peut et ce n'est déjà pas si mal. C'est toujours mieux que ne rien faire du tout, à mon avis.
Bref. Ça sert à rien de se lamenter sur mon malheur bien ridicule. Il est bien préférable de se réjouir de pouvoir encore s'amuser à perdre un peu de temps à triturer des curseurs, des courbes, des boutons dans des logiciels, à pouvoir presser un déclencheur et à tourner des bagues sur un appareil photo, à s'amuser avec une bête feuille de papier et un vulgaire porte-mine ou un pinceau trempé dans de l'encre. Passer une bonne heure à pester parce que ça ne va pas comme je veux sur un dessin et, finalement, m'apercevoir que je suis arrivé à quelque chose qui m'amuse, c'est une belle récompense. Des fois, ça ne fonctionne pas et c'est la vie. Pareil pour la photo. Un moment, j'ai tenté d'appliquer une méthode plébiscitée par bien des photographes amateurs ou professionnels. J'ai jamais rien pigé au truc et, du coup, j'ai foiré pas mal d'images à vouloir trop bien faire. Aujourd'hui, je suis revenu à une approche plus approximative et je ne m'en porte pas plus mal. J'essaie de faire au mieux à mon idée. Il faut oser oser de temps à autres.
Le vrai truc qui me fait défaut et que j'aimerais développer, c'est le sens de l'imagination. Pour moi, l'imagination est vraiment un sens au même titre que les autres. Pas très souvent, j'ai une idée qui me traverse. Là, ça peut être jouissif. Surtout si je sais quoi en faire, comment la mettre en dessin ou en photo ou en texte. Il m'arrive de la noter pour plus tard et il m'arrive que plus tard j'en fasse effectivement quelque chose. Je suis persuadé que l'imagination peut se travailler mais j'ai aussi conscience que nous n'avons pas tous la même faculté à imaginer. Moi, il me faut du temps. Je suis un lent. Il faut que l'idée s'incruste quelque part dans le cerveau et qu'elle fasse sa vie. Je n'ai pas un esprit fulgurant du tout et, après tout, il faut faire avec. La photographie ne laisse qu'une place assez limitée à l'imagination une fois qu'elle est faite. Pour réussir une bonne photo, il faut avoir l'esprit un peu rapide. Pas pour tous les styles. Un photographe paysagiste doit savoir imaginer ce que sera le paysage à telle heure de la journée avec telle lumière. C'est un esprit patient, contemplatif, dont il a besoin. Un photographe de rue, lui, aura besoin d'un esprit ouvert et à l'écoute de tous les instants. Il lui faudra imaginer en un moment ce qu'il va se passer. Il peut provoquer un peu, bien sûr, mais il lui faut une imagination instinctive. J'ai eu le plaisir de rencontrer de très bons photographes et j'ai remarqué qu'ils étaient incapables d'expliquer leur démarche. Tout est comme s'ils voyaient la photo avant de déclencher.
Chez les dessinateurs, ceux que je préfère sont ceux qui n'ont visiblement pas qu'une maîtrise de la technique. Je lis un peu de bandes dessinées et les auteurs qui m'ennuient sont invariablement ceux qui dessinent bien (ou pas) mais qui s'arrêtent à la technique, qui n'ont pas grand chose à dire ou qui ne savent pas comment le dire. Je pense à l'instant à Folon qui est un dessinateur qui a été encensé et qui m'a toujours laissé très froid. Je n'ai jamais rien compris à ce qu'il cherchait à dire et je n'ai jamais aimé non plus son dessin. Pour ma part, j'ai eu l'idée de ne rien avoir à dire de spécial et de le retranscrire au mieux dans mes dessins. C'est pas bien glorieux.
Et donc, en regardant les photos un peu anciennes conservées sur un bien brave disque dur, j'ai eu l'idée d'en retraiter quelques unes dont celle d'un vieux fourgon Peugeot D4A qui finissait ses jours dans une casse en 2013. J'ignore s'il existe encore. Je n'ai jamais aimé ces fourgons. A l'époque où il s'en trouvait encore couramment en circulation, je leur préférais les HY Citroën et, bien sûr, les Renault Goélette ou apparentés. Je n'ai jamais aimé non plus l'Estafette Renault et, curieusement, ne suis jamais parvenu à considérer le Kombi VoksWagen comme un utilitaire. Trop sympathique et rigolo, sans doute.

Peugeot D4A

mardi 6 décembre 2016

Faisons le tri

Tri Peugeot Limoges

samedi 19 novembre 2016

Drame sur la route des vacances

Je ne sais pas où nous sommes. En bord de mer si l'on en croit la présence du phare. Sur la route des vacances, c'est sûr. Et c'est la panne, bête et brutale. Une panne assez importante pour que le J7 de l'assistance Peugeot vienne au secours de la 403 familiale. En quelle année ? Mystère. Le négatif récupéré dans un vide greniers, négatif qui a sans doute résisté comme il l'a pu à un dégât des eaux, ne nous dit rien de la date. Le J7 est apparu en 1965. Rien d'étonnant alors que les 403 circulent encore. Jusque dans les années 70, on pouvait encore assez souvent trouver ces voitures sur nos routes. Longtemps encore, de modestes artisans ont utilisé ces voitures dans leur définition utilitaire, en plateau.
On peut supposer reconnaître le propriétaire de la 403 à droite de la photo. Peut-être explique-t-il la nature du problème au mécanicien. Le reste de la famille n'est pas là. Serait-elle partie se rafraîchir à la terrasse d'un café proche ? Et pourtant, il y a bien quelqu'un pour immortaliser ce moment et ainsi créer un drôle de souvenir de ces vacances.

403 Peugeot

dimanche 25 septembre 2016

Ecolo à la sauce nucléaire

Récemment, j'ai pu voir un peu le panorama de ce qu'il existe en matière de voiture électrique et hybride. C'était à Périgueux et c'était une étape du "Nouvelle-Aquitaine Electrique Tour". Des Renault, Peugeot, Volkswagen, BMW, Tesla, des propriétaires d'automobile électrique, le SDE24, des bornes de recharge partout et même un tapis rouge. Bien, bien, bien.

Renault Twizy
Il y avait aussi deux bicyclettes à aide électrique que l'on pouvait essayer. Je ne l'ai pas fait. Tout cela est très bien et très propre. Très "écolo". Très dans l'air du temps. Très anti Diesel, surtout. Et franchement, c'est bien, la voiture électrique. Ce n'est pas bruyant, c'est nerveux, c'est simple à conduire, ça ne demande pas trop d'entretien. Il n'y a que la question de l'autonomie mais on ne peut pas tout avoir et c'est surtout une question de déploiement de bornes de recharge. On a enlevé tous les parcmètres au profit des horodateurs, ils vont peut-être revenir sous la forme de bornes de recharge. On paiera son stationnement en rechargeant ses batteries. Pourquoi pas ?

Renault ZOE
La question de l'écologie est mise en avant et là on peut se permettre de tiquer un peu. Certes, la voiture électrique ne pollue pas (ou pollue moins). Ça, c'est une certitude. Moins de pollution par les gaz d'échappement, moins de pollution sonore aussi ! Et c'est important. Mais la production de l'électricité et des batteries (ainsi que leur inévitable recyclage) peut faire dire que le bilan écologique n'est pas si positif que ça. On le sait, la France est très dépendante de son parc de réacteurs nucléaires. On peut voir la production électrique par filière sur le site de RTE en temps réel. 76% au moment où j'écris ces lignes. Mon ordinateur est donc alimenté pour les ¾ en électricité nucléaire.
Je ne suis pas contre l'électricité nucléaire parce que je suis bien content d'avoir de l'électricité. Je ne suis pas non plus un défenseur de cette production électrique et pense qu'il est sans doute bon de pousser les énergies renouvelables. Le nucléaire pose tout un tas de problèmes que nous connaissons tous. Les déchets, les coûts cachés, la sécurité. A côté, une éolienne est moins problématique. Elle produit moins aussi. Bref.

ZOE nucléaire
Le problème de la voiture électrique, c'est que ça ne résout rien à la problématique de la voiture. La vraie question, en matière d'environnement, c'est de savoir si l'on peut se passer de nos véhicules, accepter de moins se déplacer, de se déplacer plus intelligemment, plus propre, plus écologique, plus économique, aussi. Ce n'est pas sûr mais on sera sans doute obligés d'y arriver. On nous a poussé à avoir notre véhicule personnel, on a poussé l'industrie automobile et nous nous y sommes bien habitués.
Il se trouve que, aujourd'hui, les automobiles n'ont pas le droit de rouler dans Paris. Sans doute est-ce la voie à suivre. Sans aller dans les extrêmes et parce qu'il y aura toujours des personnes pour soulever des particularités, il faudra éduquer les gens à mieux réfléchir à leurs déplacements. J'aime bien pouvoir prendre la bagnole pour aller où bon me semble lorsque j'en ai envie mais des fois je me demande tout de même si ça pourra durer longtemps.

Peugeot ION Mitsubishi
Parmi les véhicules présents, il y avait beaucoup de "citadines". Ce sont elles que je vous présente aujourd'hui. Il y avait aussi des Tesla, une BMW i8, une Volkswagen XL1. J'aime bien la BMW, je la trouve aguicheuse avec ses airs de voiture sportive bien agressive. J'aime aussi la XL1. Les Tesla sont plus classiques. Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas croire que l'on roule avec ces autos pour des raisons de préservations de la bonne santé de la planète. N'empêche que la BMW me plairait bien.

Renault ZOE
Si je ne laisse pas tomber la 405 Diesel que j'aime d'amour pour passer à une voiture électrique, vous me croirez si vous le voulez, c'est pour une question financière et aussi parce que ça serait tout un pataquès pour installer le dispositif de recharge dans mon garage où je ne pourrais de toute manière pas faire entrer la voiture. Avec une ZOE, je pourrais faire l'aller-retour Périgueux. Il serait plus délicat d'aller me promener sur les bords de la Dordogne ou partir à l'aventure sur les petites routes du département. Le truc aussi, c'est le temps de recharge. Je ne sais pas si l'automobile électrique a vraiment un avenir pour les peuplades des campagnes. Je ne pense pas que ce soit très bien adapté.
Il y a quelques années, on parlait de stations-service où l'on pourrait procéder à un remplacement des batteries. Ce serait une bonne idée. Bien sûr, il faudrait passer par une unification des batteries pour toutes les marques. Déjà que j'ai vu que toutes les prises n'étaient pas standardisées (et c'est scandaleux)...
Ou alors, un jour, peut-être, on arrivera à faire de l'électricité liquide et on pourra faire le plein comme avec du vulgaire gazole ?

Electricité liquide

lundi 12 septembre 2016

Véhicules anciens à Groléjac

Peut-être deviens-je difficile. L'an dernier, l'absence de tracteurs agricoles lors de l'exposition de véhicules anciens de Groléjac avait créé une déception dont j'avais eu bien du mal à me remettre. Cette année, pas beaucoup plus de tracteurs mais, me semble-t-il, aussi moins d'automobiles vraiment anciennes. Il ne doit pas être facile d'attirer les collectionneurs d'autant plus que les manifestations de ce genre ont tendance à se multiplier.
Mais tout de même, quelques véhicules bien intéressants dont ceux que je vous propose aujourd'hui avec une sélection un peu rapide. Pour commencer, un utilitaire pas si courant avec un Peugeot Q3A joliment restauré.

Peugeot Q3A

Pour poursuivre, deux cabriolets, l'un arrivé des Etats-Unis d'Amérique et l'autre d'Italie avec une Corvette et un bien agréable spider Fiat

Fiat 124 spider

Chevrolet Corvette début des années 60

Et pour rester dans le sujet, une Peugeot 403 cabriolet et une Renault 4cv découvrable rares.

4cv découvrable

Peugeot 403 cabriolet

Pour terminer, une classique Citroën Traction Avant que l'on prend toujours plaisir à croiser.

Citroën Traction Avant 7cv

mardi 30 août 2016

Un 103, deux 103, trois 103, quatre 103, cinq 103, six 103, sept 103 et huit 103 Peugeot

Est-ce que l'art sert à quelque chose ? Est-ce que l'art doit être utile ? Est-ce qu'une peinture, une sculpture, une poésie, doivent réellement avoir une fonction ? Et puis c'est quoi, l'art ? Faut-il s'arrêter à la peinture, la sculpture, l'architecture et ces formes d'arts "officiels" ? C'est pas simple, tout ça. Si l'on accepte que l'art ne doit pas obligatoirement avoir d'utilité, alors cet engin vu à la Cassagne lors de la fête des Pétaroux à la Noix est une œuvre d'art. Si l'art doit avoir été réalisé par une personne qui maîtrise sa technique, alors oui, il s'agit bien d'une œuvre d'art. Et peu importe que le tour à métaux ait remplacé le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre. Il y a eu une vision, il y a eu un besoin viscéral de réaliser, il y a eu le désir de mener son projet au bout. Et c'est là, à mon avis, ce qui constitue l'essence même de l'artiste. Cette irrépressible envie de produire quelque chose qui ne sera ni un outil ni un objet utile ni quoi que ce soit qui ne se se suffira pas à elle-même.

8 moteurs de 103 Peugeot
Le déclic a été provoqué par la vision d'un engin pourvu de deux moteurs de cyclomoteur placés l'un derrière l'autre. Il a été question de faire mieux, de faire plus. Trois moteurs alignés ! Oui mais c'est que ça commençait à faire long. Le cerveau se met à bouillir et l'idée jaillit. Ce sera huit moteurs en V. Eh ouais ! Huit moteurs de 103 Peugeot en deux sous ensemble de quatre.

Une réalisation proche de la perfection
Le huit cylindres en V, ça fait tout de suite penser à l'Amérique. Là, c'est du pur franchouillard. Du moteur qui n'a rien de noble, du vulgaire moteur de cyclo, du deux temps commun, du moteur de traîne-cul de base. Et pour rester au plus proche de l'idée, on va faire en sorte qu'il reste le maximum de pièces d'origine. On conservera les pots d'échappement, on conservera la selle et le réservoir, les cylindres et les culasses. Tant que l'idée est dans la tête, c'est assez simple. Après, il faut passer à la réalisation et là, il faut avoir de solides connaissances en mécanique et en utilisation de machines-outils, en tour et en fraiseuse. Et une fois que le tout est conçu, réfléchi, il faut régler. Arrive le jour où l'on presse le bouton de démarrage et que les moteurs entre en action ! J'imagine la fierté de l'artiste lorsque son œuvre prend vie.

L'œuvre du diable ? Vraiment ?
"Mais au fond, ça sert à quoi ?" demandait une personne présente. C'était l'incompréhension totale. Cette personne n'avait visiblement pas conscience du fait que, justement, ce qui fait la beauté de l'œuvre c'est bien qu'il s'agit en quelque sorte d'un acte gratuit. Il est bien évidemment exclu de rouler légalement sur route avec cette machine. Il y a peu de chances pour qu'elle puisse recevoir une homologation. De toutes façons, la machine n'est pas prévue pour rouler longtemps. Elle n'est pas confortable, elle n'est pas facile à conduire. Non, c'est juste un délire d'artiste.

400cc d'art mécanique

lundi 18 juillet 2016

Avec le soleil, les vieilles sont de sortie

Et paf ! Je viens à passer par là. Et poum ! Quelques voitures anciennes. Pif ! Je sors l'appareil photo. Dommage, l'heure n'était vraiment pas idéale. Une lumière dure qui met à mal les possibilités du capteur à s'en sortir. On s'en fout, l'important est de montrer des engins que l'on ne croise pas tous les jours sur les routes.
Hormis la SIMCA P60, nous avons affaire à un petit rassemblement impromptu de petites autos que l'on pourrait ranger dans la catégorie des cycle-cars si l'on ne craignait pas d'être remis à sa place par quelque pointilleux. Non parce que oui, en effet, ce ne sont peut-être pas stricto sensu des cycle-cars. Pas tous, du moins. Mais il n'empêche que nous sommes en présence de petites automobiles de petite cylindrée qui ne doivent pas trop craindre les radars.
La première que j'ai aperçu a été le trois roues qui n'est pas sans faire penser à une Morgan. Plusieurs trucs m'ont fait tiquer. Je vous autorise à chercher la petite bête. Sinon, une Amilcar, des Rosengart, une FIAT et une Peugeot. Et place aux photos.

FIAT et Amilcar

Peugeot et Rosengart

Rosengart

Morgan ? Vraiment ?

SIMCA P60

lundi 18 avril 2016

En passant par Segonzac

Aussi peu bizarre que cela puisse être, je n'étais jamais passé par Segonzac, petite commune de deux-cents âmes du Périgord située vers Ribérac. Parce qu'il devait y avoir un rassemblement de véhicules anciens qui passait par là, je m'y suis rendu et j'en suis revenu avec quelques images que je vous présente aujourd'hui.

SIMCA, Jaguar, Fiat, Peugeot et Citroën
Des populaires françaises comme il se doit dans toute bonne manifestation du genre avec son lot de représentantes de l'industrie automobile nationale. Les Renault, Citroën, Peugeot et SIMCA étaient représentées. Parmi elles, on notait la présence d'une rare SIMCA 8 Coupé de 1949. Cette voiture a été la première à s'affranchir, du moins pour sa ligne, de la production FIAT au sein de cette marque. L'animateur de la rencontre nous apprenait que cette auto avait connu l'honneur de la première page du magazine LVA.
Généralement, dans la voiture ancienne, les auto prestigieuses et celles plus communes se côtoient dans un esprit bon enfant. Ainsi, on pouvait voir une très belle Jaguar XK 150 aux côtés de la SIMCA citée précédemment ou d'une FIAT-SIATA (ou plutôt ORSA, il me semble) Spring amusante.

Traction tous feux allumés Produite sur une longue période, la Traction Avant de chez Citroën est souvent bien présente dans ce genre de manifestation et c'est toujours un plaisir de la voir. Plusieurs modèles étaient là.

Traction 11 BL
SIMCA Ariane 4
Sous ses faux airs de voiture américaine, l'Ariane faisait de l'effet. Mécaniquement, elle n'innovait en rien. Une Baulieu équipée du V8 à soupapes latérales était également présente.

Une berline nette ?
Mythique et aujourd'hui excessivement chère, une berlinette Alpine équipée de jantes Gotti réveillaient bien des souvenirs et faisait envie. Plus récente et déjà considérée comme "collectionnable", on pouvait voir une appétissante Opel Speedster.

Opel Speedster
Sportive également mais dans un tout autre style, la Jaguar XK 150 étalait tout son charme britannique et imposait une certaine forme de respect. Celle-ci était magnifiquement restaurée et le son du six cylindres de 4 litres ravissait les oreilles. Dans un autre genre, il y avait une jolie BMW 3.0 CS qui n'est plus si courante sur nos routes.

Jaguar XK 150
SIMCA 8 et 2cv
BMW 3.0 CS
Et puis, il y avait une sorte de réplique de Bugatti basée sur une plate-forme de coccinelle Volkswagen. Elle était déjà présente à l'exposition de Marsac-sur-l'Isle. Bon. Ce n'est pas un véhicule particulièrement intéressant. Ce n'est même pas une belle réplique. Elle n'est pas fidèle à un modèle ayant existé. Mais après tout, pourquoi pas, finalement ? La personne qui semble en être propriétaire paraît bien s'amuser avec et n'est-ce pas le plus important ?

Fausse Bugatti ou vrai jouet motorisé ?

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

mardi 25 août 2015

Du noir et du blanc pour la Cassagne

Deux photos pour aujourd'hui. La première est celle d'un sympathique jeune rebelle participant à la randonné des Pétaroux. J'ai beaucoup aimé sa bécane qui a pour principale particularité de posséder un moteur Peugeot dans une partie cycle Motobécane. Beau travail d'adaptation ! J'aime beaucoup le pot de détente à ras du sol et, plus encore, l'attitude du jeune. Pour faire la photo, je me suis posé à bonne distance et je n'ai rien fait d'autre qu'attendre. Il a commencé à afficher un air un peu renfrogné. Alors, pour bien le déstabiliser, sans dire un mot, d'un signe de tête, je lui ai fait comprendre que le silencieux, une boîte de bière recyclée, méritait d'être un peu remis en ordre. Il s'est exécuté et a repris la pose, attendant que je daigne porter l'appareil à l'œil et déclencher. J'aime bien cette photo.

Motobécane Peugeot

La deuxième image est d'une réalisation plus simple. La personne de droite a voulu que je fasse la photo. Je n'en suis pas certain mais il est possible que celui de gauche soit authentiquement écossais. Je ne l'ai pas entendu parler.

Ecossais en kilt

lundi 24 août 2015

Les pétaroux sont revenus à La Cassagne

Cent-vingt cyclomoteurs l'an passé pour la première édition, plus de deux cents cette année. La Rando à la Noix de La Cassagne est en passe de réussir à se hisser haut dans le monde des manifestations dédiées aux cyclomoteurs et à la bonne humeur ! Et c'est mérité.
La bonne humeur, c'est bien ce qui va faire la différence avec les rassemblements de véhicules anciens parfois un peu trop pincés. C'est que, s'il y a des manifestations qui se prennent trop au sérieux, ce n'est certainement pas le cas dans ce magnifique village de La Cassagne, dans le beau Périgord Noir, niché dans un décor de rêve. On est ici pour se retrouver et pour bien s'amuser. Pour preuve, tous les cyclos sont acceptés. Bon, d'accord, il faut qu'il ne soient pas trop récents mais c'est assez laxiste pour que l'on puisse venir avec une machine des années 90 voire encore plus récente. Pas de scooter, par contre. Je ne sais pas si c'est une volonté des organisateurs ou si ce sont les candidats qui manquent.
Si la pluie a été bien vive pour la matinée, elle n'a pas réussi à dissuader les participants à se lancer dans la randonnée de 65 kilomètres qui passait par Saint-Geniès et Valojoulx pour revenir à La Cassagne. Les déguisements étaient vivement encouragés et, cette année, ils ont été encore plus nombreux à se prêter au jeu.

Motobécane water cooling ?
Mobylette à bois
Les Motobécane/Motoconfort étaient bien représentées. Je n'ai pas fait les comptes mais il m'a semblé qu'au petit jeu des marques présentes, elles auraient gagné. Qu'en déduire ? Soit elles ont été majoritairement vendues dans la région, soit elles sont plus solides que les Peugeot, l'autre grande marque française de cyclomoteurs. Dans les années 70 et 80, ce que l'on voyait le plus, me semble-t-il, était le 103 SP Peugeot. Elles paraissaient plus "modernes", plus à même de plaire au jeune, que la bleue de chez Tobek. La marque de Pantin mit un peu de temps pour réagir en sortant le 51 et il faut reconnaître que, à l'époque de sa sortie, il devenait difficile de lui préférer la 103 de chez Peugeot.

Peugeot ou Motobécane
Dans les mémoires, les Motobécane plus anciennes paraissent vieillottes. Mais c'est sans doute que les mémoires sont défaillantes. Si l'on a retenu les Peugeot les plus répandues, on a vite oublié les séries précédentes comme les BB. Ce n'est pas qu'elles déméritaient, ces braves BB mais il faut avouer que, niveau technologie, ça commençait à dater lorsque leur production a cessé au début des années 70.

BB Peugeot

Mais parce que le cyclomoteur n'est pas une affaire exclusivement franco-française, on pouvait revoir de bien belles machines venues d'ailleurs à La Cassagne. Et pour ce qui est de venir d'ailleurs, les cyclo japonais se posent un peu là. Alors, je sais déjà que des esprits chagrins vont pester ou bouder. D'abord, on s'en fout. Ensuite, objectivement, je ne vois pas ce que l'on peut reprocher à ces machines. Prenons le cas de ce 50 trial Yamaha pour commencer. C'est une "mobylette" qui m'a bien attiré à l'époque. Il faut dire que la ligne est plus que plaisante. Qu'avions-nous à proposer, en face ? Le SX5 Peugeot ?

Yamaha 50 trial
Avec son petit moteur quatre temps, la Honda PS50 n'était pas, à mes yeux, très jolie. Je pense même qu'à l'époque je devais la trouver parfaitement laide. Aujourd'hui, je la vois d'un autre œil, plus amusé et plus nostalgique. Le temps excuse beaucoup, dirait-on. On peut se demander ce qui a pu pousser l'acquéreur de l'époque à craquer pour elle. La réputation de solidité de la marque ? La consommation très contenue ? L'entretien facile ? Le moteur 4 temps qui permettait de s'affranchir des pompes à mélange 2 temps ? Peut-être aussi la présence d'un bon concessionnaire, tout simplement ? Quoi qu'il en soit, la Honda avait bien quelques arguments en sa faveur.

Honda PS50
Mi italienne mi française, la Gitane-Testi a fait rêver bien de jeunes apprentis motards. Moi, je ne les aimais pas trop. Je les trouvais trop tape-à-l'œil avec leur peinture pailletée, leur pot de détente et leurs guidons bracelets. Il y avait aussi que, pour cause de réglementation, elles étaient souvent tellement bridées qu'elles arrivaient à se faire pourrir par les 103 trafiqués. Et ça, ça m'amusait beaucoup. Suis-je devenu plus honnête avec le temps ? Je ne saurais le dire. Toujours est-il que, aujourd'hui, entre un 103 et un Gitane-Testi, je n'hésiterais pas longtemps ! Celle-ci était déjà présente l'an dernier et ce fut un vrai plaisir que de l'entendre craquer lors du démarrage à la poussette. Un bon petit bruit de 2 temps à pot de détente, bien pétaradant comme il faut !

Prêt à faire la course
Peu courant, plus rare, moins diffusé, voilà une Alphonse Sutter. Je ne sais pas trop quoi dire à propos de cette machine. J'ai cherché sur Internet et j'ai tout juste trouvé qu'elle serait peut-être propulsée par un moteur ABG/VAP. Bon. C'est peu. Il faut dire qu'à une époque, celle de cette machine possiblement, il est apparu tout un tas de constructeurs/assembleurs qui puisaient dans les catalogues des accessoiristes pour produire leurs machines. Parfois, ces constructeurs concevaient au moins le cadre mais ce n'était pas toujours le cas. Quoi qu'il en soit et bien que je ne puisse pas vous en dire beaucoup plus, une photo de l'A. Sutter avec son nounours et sa remorque !

Peu courant cyclomoteur Alfphonse Sutter.

dimanche 19 juillet 2015

Franchouillardes en goguette

Renault-Citroën-Peugeot

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