
Cherophobie

Un blog qui blogue de temps en temps



Le 4 août 1789, l'Assemblée nationale constituante abolit les privilèges. 234 ans plus tard, une moto ridicule est publiée sur un blog du même tonneau. C'est affligeant.

Aujourd'hui, c'est le "Jour du dépassement", le jour de l'année où l'on a consommé toutes les ressources que la planète est capable de générer sur un an.
A ce que l'on dit, il faudrait 1,7 planète pour satisfaire la consommation tout en garantissant le renouvellement des ressources. Ceci à l'échelle mondiale. Si toute la planète vivait comme les pays riches, dont nous sommes, il faudrait probablement plutôt entre 2,5 et 3 planètes.
Les pays riches consomment plus (beaucoup plus) que les pays pauvres. En 2021, 10% des personnes les plus riches détenaient 75% des richesses mondiales. Si l'on prend un gâteau, il y a une personne qui engloutit les trois quarts de la pâtisserie et les neuf personnes restantes se battent pour se partager le quart restant.
Une fois que cela est dit, on se sent un peu coupable de consommer tant et plus tandis que d'autres crèvent de faim et que la planète ne sera peut-être pas en mesure d'assurer la vie de tous dans quelques décennies ou siècles. Si l'on a un tantinet de conscience écologique, on se promet de faire attention, de moins consommer, de moins gaspiller, d'être économe, sobre, frugal. Si l'on a décidé que l'on en a rien à foutre des autres, que l'on mérite de consommer toujours plus, que l'on a droit à son petit confort, que l'on refuse de restreindre ses envies, que l'on a bien mérité tout ce que l'on peut consommer, que c'est un droit et, qu'en plus, vu son âge, de toutes les façons, sa vie tire sur la fin, alors, on ferme les oreilles et on rigole de cette histoire de "Jour du dépassement" en se remplissant la panse et en riant gras.
Mais, il y en a qui consomment peu non pas parce qu'ils sont sensibles aux causes écologiques mais simplement parce qu'ils ne le peuvent pas. C'est le cas des pauvres, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Il conviendrait que les riches sachent remercier les pauvres pour leur dévouement.
Je suppose que pour bon nombre de personnes aisées, tout est question de mérite. Si ça va plutôt pas mal pour elles, c'est qu'elles le méritent. C'est plus glorifiant et plus déculpabilisant que de se dire que la plupart du temps, c'est surtout un sacré gros coup de chance. La chance d'être né là plutôt qu'ailleurs, d'avoir eu accès à des systèmes éducatifs et de santé, de ne pas être né handicapé ou dans un pays en guerre, d'avoir eu de la chance.
Les pauvres, les improductifs, les parasites du système, les laissés pour compte, les étrangers d'ailleurs qui fuient la misère, la guerre, la famine, les états totalitaires, ils n'ont que ce qu'ils méritent eux aussi. Quand on veut, on peut. Il suffit de traverser la rue et puis, il faut se donner les moyens, il faut de la volonté, du courage, de la hargne, de l'allant. Si ça reste pauvre, c'est bien parce que ça les arrange.
Lorsque l'on entend, à la radio, sans doute à la télévision, que l'on lit dans les journaux l'annonce de ce "Jour du dépassement", on se dit donc qu'il nous faut faire quelque chose et l'on se fait la promesse de faire un peu plus attention. Et pas un moment, on se dit que, finalement, nous autres, les gens des basses et moyennes classes de la société, nous ne jouons que pour une part infime dans ce problème et que, comble de malchance, ce sera nous qui subirons les premiers les effets de cela.
Normalement, nous devrions nous révolter contre les plus riches, contre les plus gourmands. Mais non, ce doit être dans la nature humaine de croire que ces riches, ces puissants, sont des objectifs à atteindre, des modèles, et qu'il faut tenter de les rejoindre tout en haut, d'avoir accès aux délices de la vie de riche.
Si le pauvre sait qu'il est pauvre, celui qui est juste sorti de la pauvreté ou celui qui a les moyens de se faire une petite vie confortable pense qu'il a gravi une marche vers la cime, qu'il va bientôt rejoindre l'élite, qu'il va jouer dans la cour des grands de ce monde. C'est fou de réussir à se bercer de pareilles illusions.
Ce que l'on nous dit, ce que l'on lit ou entend, ce n'est pas qu'il faut se révolter contre ceux qui bouffent les 3/4 du gâteau, c'est qu'il nous faut nous sentir coupables et responsables de la catastrophe à venir. Si l'on était honnête et cynique, on souhaiterait la disparition des pauvres, des milliards de personnes qui ne servent à rien. Parce que le problème est bien là. S'il n'y avait que des riches et même s'ils consommaient jusqu'à l'éclatement, tout irait très bien.


Les récents propos de Richard Ferrand ont éveillé les craintes d'un tournant vers la dictature dans les esprits. Quoi ? Comment ? Se représenter ? C'est inadmissible, contraire au règlement, anticonstitutionnel, digne d'un dictateur !


Je suis en train de travailler sur un dessin, j'ai le crayonné sous les yeux, et j'ai peur de passer à l'étape de l'encrage. J'ai vraiment envie de ne pas foirer cette étape délicate. Dans l'idéal, je vois à quoi cet encrage devrait ressembler, j'ai bien en tête les résultats obtenus par quelques pointures dans le domaine, et je crains de ne pas réussir à faire aussi bien qu'espéré.
J'accuse l'encre de chine. C'est vrai que les flacons qui sont à ma disposition ne me conviennent pas. Il faudrait que je passe commande, que j'attende la livraison, que je croise les doigts pour que ces encres soient bien comme je l'espère. En attendant, j'essaie malgré tout d'utiliser les encres présentes. J'ai deux encres parfaitement inutilisables. Un flacon de Pébéo et un autre de Sennelier. Elles sont trop épaisses, elles conduisent à des poils du pinceau qui se collent les uns aux autres et cela empêche la précision du trait, des traits trop épais. Ça ne va pas.
J'ai trouvé un truc. J'ai un autre flacon d'encre, de la Pelikan, qui, elle, est bien fluide mais qui ne couvre pas. Au mieux, j'obtiens un gris dégueulasse. J'ai remarqué que si je mélange l'une des encres trop épaisses avec un peu de cette encre Pelikan, je trouve une encre qui est plus liquide et qui sèche un peu moins vite. Presque utilisable mais ce n'est tout de même pas terrible.
J'accuse ces encres de chine parce que je n'ai rien changé sur les autres facteurs. Le papier est sensiblement le même, les pinceaux sont de la même marque et modèle qu'à l'habitude. Maintenant, peut-on exclure que ce soit moi qui ai changé et que je ne sois plus capable d'encrer un dessin ? Honnêtement, je ne le pense pas mais peut-on réellement exclure cela ?
Et moi, j'ai un dessin, un crayonné, qui m'a demandé pas mal d'heures de travail et que je ne veux pas détruire en l'encrant salement. Il y a bien une technique, c'est d'utiliser une table lumineuse pour reporter ce dessin sur une autre feuille. Ainsi, j'ai toujours le crayonné d'origine. Il y a tout un tas de vrais professionnels qui travaillent ainsi. Une autre technique serait de numériser ce crayonné et de réaliser l'encrage sur l'ordinateur. Le hic, c'est que je n'y parviens pas. J'ai essayé plusieurs fois mais rien à faire, je reste bloqué au pinceau ou à la plume (plus rarement) et à l'encre. Peut-être que si je persistais dans l'apprentissage de l'outil informatique j'arriverais à quelque chose de convaincant. Il y a même eu un moment où je me suis dit que ce qui n'allait pas, c'était ma tablette graphique, qu'il me faudrait en trouver une plus grande. C'est un investissement, je n'ai pas trop le budget actuellement pour cela et je ne suis pas persuadé du tout que ce soit là la solution.
Je suis bloqué devant mon dessin. Qu'est-ce que je fais ? Il va bien falloir que je me décide. En attendant, j'ai fait un petit dessin rapide qui explique pourquoi on ne trouve pas plus souvent de moteur à eau sur les motocyclettes.

Hier, et ce n'est pas dans mes habitudes, je suis passé visiter une exposition philatélique au Lardin-Saint-Lazare. De fait, je suis assez insensible aux timbres postaux. Il a pu m'arriver, par le passé, de me laisser tenter par quelque "beau timbre" avec l'idée de montrer au destinataire d'un courrier que j'étais capable, au-delà des apparences trompeuses, de faire preuve d'une certaine attention vis-à-vis d'elle ou lui. Je le confesse sans honte.
S'il n'y avait eu que des timbres, je me serais ennuyé plus que de raison. Mais, heureusement, il y avait aussi une exposition de téléphones anciens, certains du 19e siècle (enfin de la fin de ce siècle) et ça a été fort intéressant d'écouter les explications de la personne responsable de cette collection et d'assister aux démonstrations.
Parce que je suis un fieffé fainéant et que je n'ai rien dans la tête, je me suis bien gardé de prendre quelque note qui soit ou de conserver le nom de l'association (il me semble qu'il y a une association derrière cette collection). Ce que j'ai appris à l'occasion de cette visite rapide, je vais m'attacher à vite l'oublier.
Si je ne m'intéresse pas à la philatélie, il ne faut pas penser que je m'intéresse à la téléphonie. Je n'aime pas le téléphone et en fais un usage très modéré. Je n'aime pas cela, c'est comme ça. Je reconnais à cette invention un côté pratique, parfois fort utile, mais je ne suis pas un acharné de son utilisation. D'ailleurs, et je le remarque bien souvent, je ne suis pas du genre à donner de mes nouvelles trop souvent. Je pars du principe que cela n'est pas de nature à intéresser autrui plus que cela m'intéresse moi.
Mais bon, j'étais donc à cette exposition et j'avais pris mon appareil photo. Alors, après avoir quémandé l'autorisation, j'ai photographié. D'une ce ces photographies prises ce jour, je me suis amusé à réaliser une illustration dont je me sers aujourd'hui pour nourrir ce blog.
Vous pouvez désormais raccrocher.




Bien informé auprès des personnes en charge du dossier de la réforme des retraites agissant en relation avec les plus hautes autorités du pays, j'ai eu accès à un rapport qui nous apprend que ce projet de réforme ne sera pas présenté sous la forme annoncée en raison d'un oubli dans les modes de calculs des annuités. Je vous explique cela.
Seize heures et vingt-trois minutes ce dimanche 15 janvier 2023 à Matignon. C'est Élisabeth qui prend l'appel. Au bout du fil, Emmanuel est en pétard. C'est la grande colère des meilleurs jours. Emmanuel est en train de lire le projet de loi des retraites d'un œil et le rapport McKinsey de l'autre. Il vérifie que le travail de transcription des recommandations du cabinet de conseil dans le texte gouvernemental a été bien fait. Emmanuel est un perfectionniste, un pointilleux, une bête de travail. Il planche sur le dossier depuis déjà trois jours et il y a un truc qui le dérange. Il n'arrive pas à mettre le doigt dessus mais il le sent, y a bien un truc qui cloche. Il lit et relit, il s'applique, fait tous les efforts nécessaires et d'un coup, bingo !, ça y est, il sait ce qui ne va pas !
Aussitôt, dring, il appelle Élisabeth à Matignon. Ça va chauffer pour son matricule. Élisabeth ne comprend pas tout de suite le problème. Elle demande à Emmanuel de se calmer, d'arrêter de vociférer et d'expliquer calmement. Elle le rassure, elle lui explique que rien n'est arrêté, que l'on peut ajouter ou enlever des éléments du projet mais le courroux du président est grand. À l'Élysée, dans le bureau présidentiel, on est en train de poser une tasse (de porcelaine de Limoges) de camomille. Il faut de toute urgence calmer le président, c'est Brigitte qui l'a dit. Sourcils froncés et bouche tordue, Emmanuel regarde la tasse et se dit que, oui, il lui faut retrouver la maîtrise de lui. Il suçote un peu du liquide chaud et ressent illico un bien-être intérieur.
Élisabeth demande à Emmanuel de lui expliquer le problème. Emmanuel, à présent calme, se mue en pédagogue. Lentement il explique. A Matignon, Élisabeth comprend et se rend compte de la bourde, de l'oubli énorme, de la bévue extrême. Elle s'excuse, elle demande pardon, elle bat sa coulpe, elle assure qu'elle va consacrer le reste du dimanche et une partie de la nuit si nécessaire à réparer et elle raccroche.
Il faut revenir en arrière et sur le nombre d'annuités nécessaires pour bénéficier d'une retraite à taux plein, sur le nombre de trimestres. Bêtement, les équipes de la première ministre ont calculé sur une base de 90 jours par trimestre. 90 jours de 24 heures. Des jours, quoi. Ce ne sont pas des lumières, à Matignon. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on fait appel au célèbre cabinet de conseil. Eux, ils calculent correctement. Ils ne se contentent pas d'approximations, d'à-peu-près estimés au doigt mouillé. Ce sont de vrais cracks, des maîtres du calcul précis et définitif. Ce sont des experts chevronnés, de vraies machines vivantes à additionner et soustraire. Des "computers" sur pattes.
Dans son rapport présentant les axes sur lesquels il convient d'agir afin de mettre en place une belle et bonne réforme des retraites acceptable pour les Françaises et Français, il ne suffit pas de se contenter d'un bête calcul des annuités tel que proposé par les cancres de Matignon. Il est impératif de calculer au plus juste et au plus près des réalités en tenant compte des statistiques scientifiques actuelles. Or, ces statistiques sont formelles.
Mais avant tout, rappelons ce qu'est le temps de la retraite. La retraite, c'est cette période qui précède la mort durant lequel des gens sont payés à rien foutre. Ces personnes peuvent se prélasser, regarder la télévision, partager des vidéos humoristique sur facebook, entretenir leur potager, voyager, lire, vaquer au sein d'associations diverses, consommer. Ce sont des personnes assistées, subventionnées, portées par le PIB.
Mais, comme le note très justement le cabinet de conseil américain, il n'y a pas que durant ce temps de la retraite que l'on ne fait rien de bon pour la société. Il y a aussi (et surtout) le temps du sommeil. A raison d'une moyenne de sept heures de sommeil par jour, ce sont un peu plus de 2555 heures perdues sur une année. Près de 106 jours. Plus de trois mois ! Un trimestre, quoi, en quelque sorte. C'est une année tous les quatre ans. Rien de moins.
Ce temps de repos, c'est de la retraite déjà prise au moment où on prétend prendre sa retraite. Il y a un réel problème. Il faut tenir compte de cette retraite anticipée et relever d'autant l'âge légal de départ à la retraite ou, a minima, le nombre d'annuités à prendre en compte. Dans son rapport, l'agence McKinsey suggère donc d'imposer 52 annuités pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein. Et ce n'est que justice sociale, après tout.


Dans le cahier des charges, il était impératif d'utiliser un quatre cylindres en ligne de forte cylindrée. Or, il était tout aussi impératif que la motocyclette n'ait pas un encombrement excessif. De plus, il était question d'innover. Ainsi, les solutions du moteur placé dans la longueur ou dans la largeur de la machine avaient-elles été écartées d'un revers de la main.
L'équipe d'ingénieurs planchant sur la conception de cette motocyclette révolutionnaire se réunit pour réfléchir. Cela dura un temps assez long, on faillit perdre patience, mais la solution fut enfin trouvée. Il suffisait (mais encore fallait-il y penser) de faire faire un quart de tour au moteur pour que tous les problèmes soient réglés.
Le reste ne fut plus, dès lors, que de l'enfantillage et cela ne mérite pas que l'on s'étende sur la question. Le premier prototype put bientôt faire ses premiers tours de roues et nous avons ici un document d'époque montrant l'essayeur maison juste avant le terrible accident qui donna un terrible coup d'arrêt au projet.










Je me suis inspiré d'un dessin trouvé sur Internet. Le dessin a été entièrement réalisé avec le logiciel krita et à la tablette graphique. Je n'y trouve pas le plaisir et la "facilité" du pinceau et de l'encre de chine mais j'y gagne le droit à l'erreur (un petit cmd-z et j'efface un trait). Pour ce qui est de la rapidité d'exécution, ça se discute. Evidemment, il n'y a pas d'étape de crayonné qu'il faut effacer, pas de numérisation pour publier sur le blog. L'un dans l'autre, ça doit se tenir. En ces périodes d'invitation aux économies d'énergie et de risque de coupures d'électricité inopinées, il est sûr que la feuille de papier, le crayon, la gomme et le pinceau gagnent haut la main.
Depuis quelques jours, les problèmes d'accès à Internet se multiplient chez moi. Jusqu'à hier, ce sont des séquences de connexion-déconnexion qui perturbaient le confort d'utilisation. Ce matin, après une coupure légère d'électricité, une micro-coupure comme on dit, il semble qu'il y ait un souci d'accès aux dns de chez Free. Parce que j'ai à rétablir un site fait avec WordPress qui est en panne, il me faut me connecter au réseau et j'ai eu l'idée de passer par le service dns disponible chez un client via un vpn que j'avais paramétré. Ça marche. Là, je suis en train de tenter de rapatrier tout le contenu du site malade sur mon ordinateur et ce n'est pas très rapide (je n'ai pas la fibre optique). Mais bon, ça marche tout de même. Ceci pour dire que je n'ai pas préparé grand chose pour le blog et que vous allez devoir vous contenter d'un truc griffonné pendant que je surveille le téléchargement des fichiers.









Il en aura fallu du temps, du travail, de l'abnégation, de l'imagination, de l'inconscience, de l'intelligence aussi, pour parvenir à ce résultat. Lorsque Jacques-Henri décide de se lancer dans ce projet un peu fou, il se donne trois jours pour parvenir au seul but qui, désormais, guide sa vie et monopolise toute son attention. Rassemblant les différents éléments nécessaires à la conception de ce véhicule révolutionnaire par bien des points, il s'acharne à couper et à souder, à dévisser et à boulonner, à régler et peaufiner les moindres détails, Jacques-Henri est enfin prêt à passer à la phase des essais routiers.
S'il reconnaît qu'un certain temps d'adaptation est nécessaire pour comprendre le mode de fonctionnement et, accessoirement, ne pas se casser la gueule au premier virage venu, Jacques-Henri assure que ce véhicule est ce qui se fait de mieux dans le monde du deux roues motorisé. Nous le croyons sans peine.




