lundi 24 avril 2017

Marine la Grouïk en marche

Marine la Grouïk

dimanche 23 avril 2017

La grande tombola

Faites-vos jeux

vendredi 21 avril 2017

Recrudescence de l'abstention dans la police

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jeudi 20 avril 2017

Celui qu'il a son projet

Parce que c'est son projet

mardi 18 avril 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Repos du guerrier

Repos bien mérité

lundi 17 avril 2017

Bad News

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jeudi 13 avril 2017

Vivre dans le luxe sans honte

Avoir tant de temps que l'on peut jouer à le perdre, voilà ce qu'est le luxe extrême. Du temps, j'en ai encore, je ne sais pas combien. Je vis dans l'illusion d'être à la tête d'une ressource inépuisable de temps. Une masse de secondes, de minutes, d'heures, de jours, de mois. D'années, aussi, peut-être ?
Ce qui est curieux, c'est d'être heureux d'avoir du temps et, dans le même temps, de refuser que ce temps passe trop lentement. On est vite dispendieux avec son temps. On le dilapide, on veut qu'il passe sans que l'on s'en rende compte. On voudrait qu'il s'écoule comme tombant d'une poche trouée, d'une poche trouée sans fond. Nous voulons du temps et toujours plus de temps et nous ne souhaitons pas avoir conscience de ce temps. Alors, on le perd, on le dépense sans compter, on vit dans l'illusion qu'il est sans limite alors que, tout au fond de nous, nous nous le cachons, nous le savons compté. C'est pas un peu bizarre, ça ?
Il faudrait vivre le temps au présent, sans jamais se projeter, sans jamais rien espérer. Mais alors, nous ne ferions plus rien qui ne serait pas d'une nécessité immédiate. A moins qu'il ne nous faille nier le temps, ne plus y porter le moindre intérêt. Alors, une fois cette notion éteinte, nous pourrions vivre tout à la fois au présent et au futur. Nous ne considèrerions plus le temps comme une ressource inépuisable, nous gèrerions ce temps que comme un capital nécessaire en y puisant ce dont nous avons besoin, sans jamais avoir le sentiment ni d'en gagner ni d'en perdre. La preuve du temps, c'est la vie, en fin de compte.
On m'a demandé de faire des dessins. Je n'avais pas vraiment envie de les faire parce que les idées à illustrer ne me plaisaient pas plus que ça. J'ai même tenté de me saboter, j'ai presque incité mon client à reprendre sa commande. Mais bon, peut-être bien que l'on n'a pas trouvé d'autre dessinateur et on a continué à me harceler avec cette affaire de dessins à faire. J'ai tournicoté tout ça et puis j'ai fini par trouver une approche différente qui fait que je trouve un peu de plaisir à faire ce travail. Je pars de l'idée (faible) et j'ajoute mes trucs, mes obsessions habituelles. Je fais miennes ces idées, je les malaxe avec du jus de cervelle et je les recrache sur le papier. Ça prend du temps mais j'en ai et prendre du plaisir à grignoter sa cagnotte de temps, ce n'est pas désagréable. Il me reste encore quelques dessins à faire mais j'ai déjà envoyé ceux réalisés au client qui prétend que cela convient parfaitement. Alors, je vais encore prendre de mon temps pour cette commande aujourd'hui.

Que de temps perdu

mercredi 12 avril 2017

Vote honnête vs vote utile

Il votera blanc au premier tour. Pour le deuxième, il voit La Peine contre Macron et il votera contre elle. Pas pour lui, il le clame ! Il ne supporte pas Macron mais, il me prend à témoin, il faut bien lutter contre le F-Haine. Et pourquoi il votera blanc au premier tour ? Parce que son candidat n'a plus aucune chance pour atteindre le second tour, pardi.
Je lui ai dit que, selon moi, tout cela n'est pas très honnête. Ne pas voter ou voter blanc au premier tour, si vraiment personne n'incarne ses idées, c'est tout à fait recevable. Ne pas participer au suffrage parce que l'on est opposé à l'idée de démocratie, ça se défend aussi. Ne pas se déplacer parce que l'on considère ce premier tour joué d'avance, ça me dérange. On pourrait penser à une sélection des deux candidats basée sur les études des officines de sondage. Ça simplifierai les choses. Ça améliorerait la productivité. Plus rapide, moins dispendieux, nous aurions tout à y gagner.
Si les études d'opinion se sont bien trompé lors de scrutins récents et dans plusieurs pays, ça ne signifie pas qu'elles se trompent encore cette fois-ci et il n'est pas impossible que le duel que l'on nous promet déjà ne surviendra pas. Toutefois, on peut aussi écouter tout cela avec une légère méfiance et se dire que rien n'est joué. Je suppose, mais ce n'est alors qu'un excès de confiance en mon bon sens, que celle et ceux que l'on place parmi les "petits" candidats, celui qui va sur Mars et l'autre qui veut un Frexit, celui qui n'a pas d'impunité et celle qui lutte contre le capitalisme, celui du Béarn et le souverainiste, n'ont effectivement et quoi qu'ils puissent dire ou penser arriver au second tour de ces élections. Mais pour les cinq restants ?
On enterre Hamon qui, il faut le reconnaître, est mal barré. Il n'est pas aidé par son camp. Fillon, on ne sait jamais. Je refuse de me mettre dans la tête d'une personne pouvant être tentée par ce choix. Je ne m'en remettrais probablement pas, nerveusement parlant. Il nous reste donc trois ou quatre possibles combattants à l'issue de ce premier tour. Le couple qui sort le plus souvent est composé de la Peine et de Macron. Mais on peut aussi imaginer un Mélenchon-Fillon, un Macron-Fillon, un La Peine-Fillon, un La Peine-Mélenchon ou un Mélenchon-Macron. Certaines combinaisons semblent trop improbables mais qui sait ?
Ce qui est curieux, c'est que ce sont les deux pollutions politiques qui ont le vent en poupe. Je suis épaté de voir comment a été traité Hamon par certains socialistes. Je ne dis pas que son programme soit réalisable mais, au moins, il y a des idées. Trop à gauches pour certains mais bon, je ne trouve pas honnête l'attitude de certains pontes socialistes qui préfèrent rejoindre Macron. Ça, franchement, je n'arrive pas à comprendre. J'ai entendu à la radio que le camp de Mélenchon a demandé à Hamon de baisser les bras. Il a refusé. Je le comprends un peu mais, dans le même temps, je note qu'il n'a pas hésité à demander aux écolos d'abandonner la partie.
Il est bien possible que la gauche ne soit pas présente au deuxième tour et alors, honnêtement, je ne me déplacerai pas pour donner ma voix à qui que ce soit.

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jeudi 6 avril 2017

Transport de poules

Avec une valve

mercredi 5 avril 2017

Méthode traditionnelle

J'ai une série de dessins à faire. J'ai eu l'idée de filmer une partie de l'encrage de l'un d'eux. J'aime bien encrer, c'est un exercice qui demande à ce que l'on soit détendu du gland. Faut y aller sans précipitation mais avec détermination. Faut pas trop réfléchir, juste se laisser aller, peinard, petit à petit.

Après, j'ai fait un montage rapide que j'ai accompagné de musiques puisées un peu au hasard, juste histoire qu'il y ait du son.

mardi 4 avril 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Interlude

En raison de raisons indéterminées bien regrettables, notre dessinateur nous a fait savoir il y a quelques jours qu'il serait dans l'impossibilité d'assurer la livraison du feuilleton du mardi. Nous avons, bien entendu, pris les mesures qui s'imposent et l'empêché écope d'un blâme et d'une sanction à la hauteur de l'inconvénient par lui créé.
Fort heureusement, nous avons pu mettre la main sur un talent disponible afin d'assurer la livraison de ce feuilleton.

Feuiileton collaboratif du mardi

dimanche 2 avril 2017

Pas de Poutou en Dordogne

Annoncée par le site d'information ewanews récemment, la venue de Philippe Poutou à Terrasson-Lavilledieu le 3 avril prochain n'aura pas lieu. "Attention, Philippe Poutou ne sera pas présent lundi soir à Terrasson. C'est son comité de soutien local qui animera une réunion publique le lundi 3 avril à 20 heures à la salle des fêtes de Terrasson. Le candidat ouvrier ne sera pas en Dordogne comme annoncé par erreur sur notre site, nous vous prions de bien vouloir nous en excuser."

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Hier, vous vous êtes globalement très bien comportés et je vous félicite. J'ai cherché à vous dissuader de sacrifier à la tradition du poisson d'avril en vous manipulant un peu, en vous amenant sur une fausse piste. Ça a plutôt bien marché. Bien sûr, je vous invitais à jouer alors que de jeu, il n'y en avait pas vraiment. Et du coup, oui, on peut voir dans mon petit stratagème une forme de poisson d'avril.
Hier soir, j'ai eu une idée qui m'a paru géniale. Je me suis fait la promesse de ne pas l'oublier et me suis endormi le sourire aux lèvres. Ce matin, je me souviens bien avoir eu une idée mais impossible de la faire revenir à la surface. Si jamais elle reparaît je vous le ferai savoir.

samedi 1 avril 2017

L'intelligence au service de la fainéantise

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A vous de jouer...

vendredi 31 mars 2017

La faim justifie les médiocres

Qui veut le pouvoir ? Et pourquoi ? Dans cette campagne électorale d'anthologie[1] nous allons de surprise en révélations, d'affaires en mise en examen, sans jamais trop écouter les programmes, idées, propositions et discours. Et pourtant, il y a le choix, ce ne sont pas les candidats qui manquent. Mais on s'en fout, on s'en bat les gonades. On fait mine de plus s'intéresser aux déboires judiciaires, à l'argent mal acquis, aux revirements, aux tournages de veste, aux ralliements et aux désertions. Les programmes, ce n'est pas notre préoccupation. Ce que l'on aimerait, ce serait que ces élections présidentielles se déroulent non plus par le vote citoyen mais à la manière d'un jeu de télé-réalité avec des évictions de candidats multiples jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un ou qu'une candidat-e- et, de par là même, un-e- vainqueur-e-.
Ce jeu pourrait s'appeler "Mensonge et intégrité". Le vote du public viendrait éliminer les postulants en fonction de ce qu'il pourrait considérer comme encore acceptable. Le but du jeu serait de parvenir à gagner en mentant juste ce qu'il faut. Ni trop pour ne pas se faire écarter ni trop peu pour ne pas paraître dépourvu d'imagination et de soif du pouvoir. En gros, ça reviendrait à désigner le meilleur arnaqueur, l'escroc idéal.
Remarquez, si nous nous retrouvons avec pour seule perspective à avoir à choisir entre une candidate d'extrême-droite et un libéral ni de gauche ni de... gauche, c'est bien fait pour notre gueule. Ça fait maintenant des décennies que nous jouons à ne plus voter qu'en fonction d'algorithmes prétendument scientifiques et en jouant à une sorte de bonneteau hasardeux. On désigne machin pour contrer truc, on accepte le principe des primaires pour mettre en avant qui saura le mieux battre celui du camp d'en-face. On ne vote plus pour des idées mais contre des personnes.
Il y a quinze ans, nous avons été nombreux à voter Chirac contre le père le Pen. On veut nous faire rejouer la pièce et dès à présent on nous brandit l'épouvantail de l'insupportable, de l'inacceptable, pour faire élire un candidat qui, logiquement, ne devrait plaire à personne. Ce qui fait sa force, à Macron, c'est bien de n'avoir pas de programme précis, de naviguer dans une sorte de centre à la godille, un coup à droite, un coup à gauche, sans faire de vagues, sans avancer réellement.
Je me demande si, en 2002, il n'aurait pas été finalement intéressant de laisser le Pen remporter les élections présidentielles. C'est un pari un peu osé mais on peut supposer qu'il n'aurait pas eu de réel pouvoir, qu'il n'aurait pas eu de majorité au parlement, qu'il aurait été incapable de faire quoi que ce soit. Alors, évidemment, avec un personnage pareil, on peut se faire peur à penser à un coup d'état et à l'arrivée d'une dictature. Le discours vaut aussi pour ce qui est aujourd'hui possible. La question est : "le moins pire est-il préférable au pire ?"
Evidemment, si l'affaire Fillon n'était pas survenue, tout serait différent. Mais comment est-il arrivé là, le Fillon ? Normalement, ce devait être Sarkozy ou Juppé qui devait être désigné par la droite. Pas Fillon ! Jamais personne n'avait pensé à ça. Peut-être pas même Fillon lui-même. Pareil pour Hamon. Dans ce cas, bien entendu, c'était plus compliqué parce que, logiquement, plus personne ne pouvait croire en une victoire des socialistes.
Si le premier tour des présidentielles, les analystes nous le disent, est joué[2] la seule question qui devrait nous préoccuper est de savoir si nous devons voter et pour qui. On peut aussi avoir l'idée farfelue de voter pour qui on se sent le plus proche au premier tour mais si c'est plié, à quoi bon ? La probabilité pour que la gauche soit présente au deuxième tour est extrêmement faible. Celles et ceux qui en appellent à un ralliement des candidats de gauche sont gentils mais mathématiquement, en ajoutant les voix envisagées de Arthaud, Poutou, Mélenchon et Hamon plus celles des écolos et quelques autres qui traînent, il n'y a aucune chance pour que la gauche soit présente au deuxième tour.
Ce qui n'est pas totalement exclu, bien sûr, c'est que Fillon dépasse Macron. Le cas le Pen est compliqué. Tout le monde la dit présente au deuxième tour mais les experts se sont déjà trompé à plusieurs reprises ou n'ont rien vu venir. Bref, on navigue dans le brouillard et le mieux que nous avons à faire, c'est d'agir en conscience, sans calcul, sans vote utile, sans plan sur la comète.

Savoir refuser

Notes

[1] peut-être ?

[2] J'adore les experts

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