vendredi 18 août 2017

Moto de prince

Quitte à faire n'importe quoi

jeudi 10 août 2017

Un salon qui s'illustre et un verre désintéressé

Samedi, à Thenon, se tiendra la première édition du Salon du Livre Illustré. J'en serai avec mes collègues du Palmier (en vente partout). Il y aura un quart d'une centaine d'auteurs présents et on espère qu'il y aura encore plus de visiteurs. Le même jour, la petite commune (ou gros village) accueillera un vide-greniers. Alors, si d'un côté c'est la promesse que les gens seront nombreux on peut aussi se demander si nombreux seront ceux à franchir le pas de la mairie pour aller voir les ouvrages et leurs auteurs. Nous le saurons très bientôt et je ne manquerai pas de vous tenir au courant. Bien sûr, si vous êtes de passage par Thenon vous êtes invités à venir découvrir les beaux livres illustrés de photos, dessins, peintures et aquarelles et à en acheter et à discuter avec les auteurs et auteuses.
Deux salles seront occupées. Une pour les auteurs, l'autre pour les éditeurs. Pour cause de Ha ! Ha ! Ha ! Éditions je serai dans la seconde avec Marc Balland et Patrick François.
Pour l'occasion, je me suis occupé de concevoir une petite affiche.

Salon du livre illustré

La promesse de faire (enfin) de meilleures photos ?

Il y a quelques jours, sur un forum consacré aux appareils photos numériques à visée reflex Canon, une personne passe une annonce. Elle change de marque et souhaite se débarrasser d'un petit accessoire dont elle n'aura plus l'usage.
Un temps, j'avais envisagé l'acquisition de ce petit truc. Il s'agit d'un verre de visée gravé d'une grille promettant un meilleur cadrage. Là, le verre est proposé au prix des frais de port. C'est un geste généreux. J'ai été le plus rapide à dire que j'étais intéressé et je l'ai reçu par la Poste hier matin. Je l'ai aussitôt installé et pas encore réellement essayé.
Aujourd'hui, je vais envoyer un chèque pour rembourser les frais de port et j'ai fait un petit dessin que je vais offrir à mon tour.

Un verre ça va

vendredi 4 août 2017

Trop de morts sur les routes de Dordogne

21 morts sur les routes de Dordogne depuis le 1er janvier

Le journal Sud-Ouest est prompt à colporter la mauvaise nouvelle chaque fois qu'elle survient et particulièrement lorsqu'il est question d'accident routier. Cela peut s'expliquer pour partie par l'accident de Jean-François Lemoine, président du directoire du groupe de presse, qui le laissa tétraplégique en 1991. Dès lors, le quotidien œuvre en faveur de la sécurité routière et d'éveiller les esprits à elle.

Peut-être aussi ce titre aime à relater chaque accident de la route, qu'il y ait blessé ou pas, parce que ça permet de pondre du titre qui fait vendre. Mais c'est un procès d'intention et j'en suis bien conscient.

Lutter contre la délinquance routière, tenter de tout mettre en action pour que nos routes soient plus sûres et moins meurtrières, c'est certainement très bien. Honnêtement, on ne peut pas souhaiter toujours plus d'accidents, de blessés, de morts, de handicapés. Et dans le même temps, nous savons bien que pour atteindre le Graal du zéro mort, il faudra commencer par supprimer les conducteurs, interdire le traffic routier. Le vocabulaire est important. Pour frapper l'opinion et aussi pour justifier les mesures prises au nom de la sécurité routière, on parle de "criminalité" de "délinquance", de "violence" et j'en passe. Certes, des comportements sont à dénoncer. Evidemment, on ne peut pas jouer au jeu de la situation particulière dont se servent certains. Il n'y avait personne sur l'autoroute, je ne mettais la vie de personne en danger ou Je suis un excellent conducteur, je n'ai pas eu le moindre accident depuis plus de vingt ans. Mais bon, l'usager de la route a trop souvent le sentiment que l'on cherche avant tout à le verbaliser pour remplir les caisses de l'État. Le radar qui flashe alors que, franchement, l'endroit où il est placé est remarquable avant tout par sa capacité à faire du chiffre, nous en connaissons tous. Les limitations de vitesse sont parfois décidées d'une façon tout à fait arbitraire et sans que l'on comprenne ce qui peut justifier que l'on doive ici rouler moins vite que là.

Enfin tout ça juste parce que j'ai eu l'idée de faire un dessin à propos de ce champignon sur lequel on a parfois tendance à appuyer un peu fort.

Sécurité routière et champignon

mardi 1 août 2017

Un bon alibi

Alibi

lundi 31 juillet 2017

Un plumage en noir

Ce n'est pas tous les jours que je peux me réjouir d'avoir aussi bien perdu mon temps. Le plus souvent, je le perds plutôt mal mais là, c'est du grand art. J'ai tenté d'enseigner l'utilisation d'un truc promettant de réaliser des interfaces web puissantes et rapides à quelqu'un qui n'a sans doute pas les pré-requis pour en comprendre quoi que ce soit. Cette personne refuse d'admettre qu'en la matière, la syntaxe peut avoir une certaine importance. Il s'étonne et s'agace lorsque plus rien ne marche, que tout est cassé. Je passe près d'une heure pour réparer mais il ne veut rien entendre, ce n'est pas de sa faute si c'est trop compliqué. Il voudrait de l'intuitif, du simple et facile. Il existe des solutions pour cela, des solutions qui, en plus, ne sont pas si mauvaises mais non, il veut faire par lui-même et ce n'est pas gagné.
Alors, je lui ai rédigé un petit document de quatre pages pour qu'il puisse s'en inspirer et mettre en pratique les quelques rudiments juste en recopiant et en ajustant. J'ai tenté de faire simple et pédagogique. Vraiment. Je me suis appliqué, j'ai été clair, j'ai donné des exemples, j'ai expliqué. Devinez quoi ? Oui, il n'arrive pas à suivre et à recopier.

Bon. Cela m'a laissé le temps de retrouver une plume que je n'avais pas utilisée depuis belle lurette. Alors j'ai fait deux dessins, pour voir.
La plume a quelques avantages sur le pinceau et le pinceau quelques autres sur la plume. L'idée judicieuse serait d'utiliser les deux outils, chacun pour ce qu'il fait le mieux. Un peu comme le bricoleur peut utiliser le marteau et le tournevis selon les cas. Le marteau pour enfoncer un clou, le tournevis pour visser la vis. L'outil qui va pour une tâche n'est pas efficient pour une autre.

J'ai failli vous mettre une photo (encore !). Je pense que vous devez en avoir un peu marre de mes photos. Faut pas hésiter à le dire. Je ne vous promets pas que cela m'incitera à n'en plus mettre sur le blog mais vous pouvez toujours essayer. Bref, deux dessins.

Pas en marche

A la plume

jeudi 27 juillet 2017

De l'outre espace

Pour moi, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors que je cherchais un raccourci que jamais je ne trouvai. Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme devenu trop las pour continuer sa route.
Si la vie est apparue ou est en train d'apparaître sur une autre planète, quelque part dans le vaste univers, il n'y a pas de raison pour qu'elle ait choisi de se développer de la même manière que par chez nous. Il serait presque incroyable que la vie ne soit apparue que sur notre Terre à nous autres. Il n'empêche que ça nous plaît bien de penser que les extraterrestres sont assez différents de nous mais pas trop. On aime à penser qu'ils pourraient être petits mais avec un cerveau énorme, assez laids selon nos critères, assez repoussants, même. Ils pourraient n'avoir que trois doigts mais fort longs, des yeux exorbités, une peau visqueuse et un tout petit zizi. Ils viendraient tenter de nous coloniser ou nous exterminer mais à la fin, c'est nous qu'on gagnerait parce que, tout de même, l'Homme c'est pas la moitié d'un con.
Enfin ça, c'est dans le cas où ce seraient les ET qui viendraient nous visiter. Et si c'était nous qui réussissions à partir à la rencontre de ces êtres étranges sur leur petite exoplanète ridicule ? Ah ! Peut-être pas tout de suite là maintenant mais disons, soyons fous, dans deux ou trois ans ? On envoie un vaisseau spatial vachement moderne avec piscine à bulles, court de tennis, piste de danse et tout ce qu'il faut pour passer le temps parce que le voyage va tout de même prendre quelque temps. De la bouffe en quantité avec les boissons pour accompagner, une connexion à Internet pour pas perdre le contact avec la famille et aussi se tenir au courant des choses de l'actualité, une statue du président Macron pour protéger les voyageurs en marche vers l'ailleurs et quelques outils pour réparer en cas d'avarie.
Donc, paf, une sélection d'astronautes triés sur le volet part vers les espaces infinis de l'énormité interstellaire avec une carte Michelin, une boussole et un sextant bien réglé. Nos hommes et femmes divaguent un peu, sortent de la voie lactée, prennent la direction préconisée par d'éminents astronomes et les voilà en vue de la planète de destination. Ils se posent sans difficultés majeures et sortent du vaisseau spatial en combinaison étanche, on n'est jamais trop prudent. Il y en a un qui, avec précaution, soulève la visière et vérifie que l'atmosphère est bien respirable. Coup de bol, elle l'est. Du coup, ils peuvent s'habiller plus confortablement pour mener à bien leur expédition de recherche de la vie. Dans leurs bagages, ils ont amené tout un tas de véhicules avec le plein de carburant. Un quatre-quatre, des petites motos tous-terrains, un quad, une patinette, des vélos et un petit camion avec une cellule de camping-car. Comme la planète ne présente pas de reliefs accidentés et que la pesanteur est moins forte que sur Terre, ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres en peu de temps. Ils vont du nord au sud, de l'est à l'ouest et, un jour, alors qu'ils ne s'y attendaient plus vraiment et qu'ils commençaient à trouver le temps un peu long, paf, au détour d'un virage ils se retrouvent nez à nez avec un enfant extraterrestre occupé à garder un troupeau de brebis-chèvres à poils longs. Nos voyageurs de l'espace vont à sa rencontre et avec beaucoup de gestes parviennent à expliquer leur planète d'origine, leur voyage et l'assurer de leurs bonnes intentions. L'enfant, peu farouche, les conduit jusqu'à son village où les astronautes peuvent rencontrer le chef pour un entretien particulier.
La barrière de la langue n'est pas bien difficile à abattre pour nos terriens choisis pour leur faculté à apprendre de nouvelles langues. En à peine une heure, ils parviennent déjà à baragouiner la langue indigène d'une manière tout à fait acceptable. Quant au chef du village, il est ravi d'avoir la primeur de la prise de contact avec ces étrangers qui viennent de loin, d'une galaxie lointaine et à eux inaccessible. Il accepte au nom de ses semblables les cadeaux et est visiblement émerveillé par le baromètre décoré d'un paysage alpin. Il explique que son peuple n'est pas bien riche et qu'il ne peut offrir en retour qu'une brouette de diamants d'une pureté inconnue sur Terre. Les voyageurs font mine d'accepter sans enthousiasme excessif, un peu par sens du protocole mais beaucoup parce qu'ils aimeraient en avoir plus qu'une brouette.
Le chef local écoute avec attention et intérêt les explications des envoyés plénipotentiaires sur les problèmes connus sur la planète Terre. Il est horrifié d'apprendre que la pollution a conduit à la disparition de tant et plus d'espèces animales et végétales et propose aussitôt, dans un geste de générosité indéniable d'accueillir les milliards de Terriens qui souhaiteraient venir vivre sur cette planète agréable où rien ne manque, ni eau ni oxygène, ni terre arable ni ressources minérales de toutes sortes. En effet, cette planète un poil plus petite que la Terre est riche d'un sous-sol bien garni en pétrole, métaux plus ou moins rares et même des trucs inconnus sur Terre. Pour le sol, il est tellement bon que l'on peut y faire pousser tout en un temps record. Parce que le climat est particulièrement adéquat en tous points, on peut espérer engranger récolte sur récolte toute l'année. En outre, on peut trouver à l'état naturel tout plein d'espèces de végétaux bien intéressants dont une sorte d'arbre qui donne des feuilles plaisantes à fumer et des fruits qui ont tout de la côte de bœuf. Des roches métamorphiques procurent à qui le souhaite une boisson délicieuse au goût et assez bien alcoolisée. Il suffit de creuser d'un coup de pioche et de puiser le liquide. La belle vie.
Ni une ni deux, un accord est conclu entre les représentants terriens et les autochtones et un banquet est organisé pour saluer le rapprochement entre les deux peuples. Il est décidé que quelques Terriens resteront sur place en gage de confiance et que le même nombre d'extraterrestres feront le voyage jusqu'à la Terre afin qu'ils puissent présenter leur chouette planète aux autorités terriennes. Tope-là ! Le temps de faire les pleins de l'engin spatial, de vérifier les bougies, de faire une rapide vidange et de remplir le réservoir de liquide de lave-glace et c'est déjà l'heure du départ. L'émotion fait bien couler quelques larmes mais l'assurance d'un prochain retour et la joie de revoir bientôt les nouveaux amis réchauffent les cœurs. La manette de starter est tirée, le bouton d'allumage des réacteurs est pressé et c'est le décollage. L'esprit joyeux, les voyageurs de l'espace parcourent les dizaines de milliers d'années lumière à la vitesse de... la lumière. Pour que le temps passe plus vite, on apprend aux êtres de la petite planète à jouer à la belote et les parties de carte se succèdent tout le temps du trajet avec toujours plus de franches rigolades.
Peu de temps après, c'est déjà l'atterrissage. Une foule immense est là pour accueillir les héros. Les dirigeants de tous les pays se battent pour avoir l'honneur de les recevoir chez eux et pour en apprendre plus. Les extraterrestres font les gros titres des journaux, quelques scientifiques proposent que l'on les dissèquent illico, les curés prétendent qu'ils sont création divine. Mais déjà, on œuvre à bride abattue pour construire les fusées nécessaires à la grande migration. On bâtit des sortes d'arches de Noé pour amener tous les animaux utiles, on fabrique des fusées-silo pour embarquer les graines et noyaux, les spores et tubercules du monde végétal ou cryptogame. Les ingénieurs redoublent d'ardeur, les ouvriers travaillent en sifflant. On commence à faire ses bagages, ses cartons.
En quelques mois, tout est fin prêt. On embarque tout et le reste, on verse une petite larme pour la planète Terre et c'est le grand départ. Les scientifiques ont optimisé la puissance des vaisseaux et calculé l'itinéraire afin qu'il soit le plus rapide possible et en à peine deux semaines et demi, les Terriens arrivent à destination. Ils sont accueillis sous les vivas de la foule venue souhaiter la bienvenue à leurs nouveaux amis. Ici, on n'a pas chômé et les villes sont toutes déjà bâties sous les directives de l'architecte resté sur place. Les immeubles sont en marbre rose, les escaliers en bois précieux, les vitrages en diamant pur et les boutons de porte en or surchoix. Afin de ne pas reproduire les erreurs commises sur Terre, on a décidé de ne pas créer de frontières ou de pays. La géographie des lieux ne permet d'ailleurs pas vraiment de définir des frontières naturelles et on ne peut trouver un morceau du territoire préférable à un autre. Tout a été dessiné méthodiquement et intelligemment de manière à ce que les espaces verts soient nombreux et accessibles à tous. On a bien sûr réservé des espaces pour les terrains de football et les piscines olympiques. Les routes sont tracées rationnellement et permettent de rejoindre quelque point du globe en un minimum de temps. D'ailleurs, on a su s'inspirer des technologies locales pour créer des véhicules qui n'utilisent pas de source d'énergie pour se déplacer à une vitesse ahurissante en toute sécurité. Les réseaux de communications aussi ont bénéficié de la technologie extraterrestre et on n'est pas bien loin de la transmission de pensée avec des débits affolants. Grâce aux ressources naturelles et au savoir des sorciers du cru, tous auront accès à une médecine à la fois douce et particulièrement efficace. Du reste, l'atmosphère environnante semble protéger de la maladie et, peut-être même, de la mort. Les sommités scientifiques se déclarent très intéressées par ce fait et ont déjà sorti microscopes et tubes à essai pour tenter d'en apprendre plus.
Le temps que tout un chacun gagne ses nouvelles pénates et un immense banquet est organisé. Les Terriens font découvrir les produits de leur ancienne planète et découvrent ceux de leur nouvelle. Les extraterrestres se montrent impressionnés par les fromages français si puissants et odorants et assez dubitatifs face aux plats venus de Grande-Bretagne. Aussi, ils tombent amoureux des chats qu'ils ne connaissaient pas ainsi que de la truffe blanche d'Italie. Au cours du festin, les grands de la Terre décident d'un commun accord qu'ils démissionnent ou abdiquent tous et qu'ils acceptent d'adopter le régime politique en cours sur la planète, une forme d'anarchie éclairée et bienveillante. On lève les verres pour cela et on s'embrasse.
Peu de temps après, le temps que la glace soit totalement rompue et que les plus solides timidités soient vaincues, on s'aperçoit non sans surprise de l'inter-fécondité entre les humains et les extraterrestres. Les premiers enfants naissent bientôt et ils sont tous particulièrement beaux et déjà bien avancés intellectuellement pour leur âge. C'est une ère de bonheur et de prospérité qui débute là et personne ne trouve à s'en plaindre.
Les religieux qui, dans un premier temps demandaient à voir, campés sur leurs croyances qu'ils étaient, envoient valdinguer soutanes, turbans, fanfreluches, croix et croissants, kippa et gris-gris, livres saints et idoles païennes pour participer au grand élan d'amour et de paix. Les cultures anciennes sont remisées au rôle de curiosités pour les musées présents un peu partout dans les villes. Bien entendu, l'argent est éradiqué et les échanges se font sur le principe de la bonne foi et de la générosité. Les professions intellectuelles, les artistes, les penseurs, écrivains, musiciens, réalisateurs et autres philosophes sont respectés au même titre que les cultivateurs, ouvriers et manœuvres. Les industries sont dirigées afin de répondre aux besoins de la population et d'une manière démocratique dans le sens d'un respect du bien-être de la planète et de l'environnement.

Pendant ce temps, la planète Terre, libérée des humains se reconstitue doucement, comme une convalescente. Le travail de la sélection naturelle et de l'évolution des espèces poursuit son œuvre et, de temps à autres, elle voit débarquer des touristes venus d'une lointaine planète venus là comme on va au parc d'attraction. Ces touristes sont très respectueux et ne laissent pas de papier gras après leur départ. Bref et pour faire court, tout est de nouveau en ordre dans l'univers.

Tintin et Milou d'une lointaine planète

jeudi 20 juillet 2017

La moto du 19 juillet 2017

Trükha Dœurou

samedi 15 juillet 2017

Parce qu'il faut un titre

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jeudi 13 juillet 2017

Hey ! On est intelligents ou pas ?

La nuit a été courte et n'ayant rien de mieux à faire, je me suis laissé aller à réfléchir pour passer le temps. Ce n'est pas venu tout seul, je vous rassure. Il a fallu une sollicitation extérieure, en l'occurence une réflexion entendue à la radio, pour que la machine se mette en branle. En substance, il était question d'une personne qui détourne des choses récupérées pour créer d'autres choses avec un minimum d'outils et, dans l'idéal, sans recours à une source d'énergie autre que la sienne propre, de la 100% musculaire garantie sans OGM[1].
Ce type a l'air de s'amuser comme un petit fou avec ses bouts de palettes, ses vieux chauffe-eau, l'argile récupérée sur son terrain et les trésors récupérés dans les déchetteries. Bien sûr, il s'éclate encore plus avec son jardin, son verger, ses poules. Dans l'idée, il cherche à tendre vers une certaine autonomie alimentaire et énergétique. A tous les coups, il doit avoir une certaine appétence pour la cause écologique. Il vit à la campagne, est propriétaire de sa maison et de son terrain et, apparemment, a un emploi dans la vraie vie. Il a une automobile, ne refuse pas le "progrès"[2]. Bref, rien ne permet de le soupçonner d'être un illuminé, un jeune drogué inadapté, un punk à chien, un rastaquouère.
La récupération de ce qui est jeté, de ce qui est réputé ne plus avoir la moindre valeur, et l'utilisation de tout ce qui n'a a priori aucune chance de pouvoir être monnayé est devenu un jeu obsessionnel. Et le plus rigolo, c'est que ça marche ! Notre bonhomme ne se ment pas, il ne cache pas qu'il faut parfois se tuer un peu (mais pas trop) à la tâche pour parvenir à ses fins. Mieux, il reconnaît avoir parfois la flemme ou un désir d'efficacité et préférer la perceuse électrique ou la tronçonneuse au vilebrequin et la hache. C'est un pragmatique plus qu'un idéologue et c'est à mettre à son crédit.

Il faut cultiver notre jardin

Il y a deux conditions impératives qui s'imposent à qui veut entreprendre un potager. D'abord, bien entendu, avoir un bout de terrain à disposition. Ensuite, et c'est encore plus important, avoir l'envie et accepter de se fatiguer. En gros, faut qu'ça plaise. Sans plaisir, c'est peine perdue, c'est même pas la peine d'entreprendre. Si jamais vous vous décidez à faire pousser des trucs et des machins dans une terre qui est basse et qui colle aux bottes, si jamais vous y allez en vous disant que vous seriez mieux à boire une bière en regardant Derrick sur l'écran de votre téléviseur 4K, il vaux mieux que vous oubliiez. Vous avez beau cultiver des belles idées écologistes, il faut voir la réalité en face, vous êtes plus un théoricien qu'un praticien. Et puis en plus il pleut et vous avez mal au dos alors…
Par contre, si vous réussissez à prendre tout ça comme un jeu, là c'est autre chose ! Tous les jardiniers en herbe vous le diront, une tomate mûrie au soleil naturel sur un pied planté dans de la vraie terre, ça a un peu plus le goût de tomate que de la boule rouge boosté au substrat hydroponique. D'ailleurs, ce jardinier, en toute honnêteté, reconnaît humblement produire les meilleures tomates du monde connu.
Faire son jardin, c'est apprendre, écouter les conseils, connaître des doutes et des déceptions mais aussi des joies et des bonnes surprises. On commence à faire son compost, on trace ses sillons en estimant ce que l'on pourra récolter. On ajuste d'une année sur l'autre, on teste des légumes ou des tubercules exotiques, pour voir. En ce moment, plusieurs personnes m'en ont parlé, la mode est à la cacahuète qui, je ne l'aurais pas cru, pousse très bien sous nos latitudes.
Si on a suffisamment la main verte et assez de terrain, on peut envisager les conserves, le séchage. Et puis, peut-être, commencerez-vous à produire par vous-même les graines et les plants de l'année suivante. Alors là, c'est quasi le nirvana. Avec une légitime fierté, vous faites un beau bras d'honneur au système et à tous les Monsanto et autres Bayer du monde ! Bravo !
Le top, c'est — nul besoin de le préciser[3] — de produire des pommes de terre, de l'ail et du persil. Les pommes de terre à la sarladaise n'en seront qu'encore plus succulentes, c'est du garanti sur facture. Et puis, si vous êtes assez fou, pourquoi ne pas faire pousser du blé que vous récolterez à la main et que vous moudrez avec un moulin à pierre à manivelle pour produire une farine qui vous donnera le pain à cuire dans un four construit de vos mains alimenté au bois coupé par vous ? Je n'ai aucune idée de la surface nécessaire à la production de blé suffisante pour une année. Ça doit pouvoir se calculer.

Récupérer, construire et bâtir

Pour bien réussir, il faut être imaginatif, avoir une âme d'inventeur. Ce n'est pas donné à tous. Moi, pour ne citer que la personne la plus intelligente connue de moi, je n'ai pas la chance d'être assez imaginatif pour voir comment détourner un machin pour faire une machine. Heureusement, il y en a pour venir en aide aux handicapés tels que moi. Par exemple, j'ai vu ça sur Internet, un type[4] explique comment bricoler un "poêle dragon" à partir d'une bouteille de gaz, d'une vieille cocotte et de bouts de ferraille récupérés. Et le truc, c'est que ça marche. Alors bon, d'accord, il convient de relativiser. C'est un peu moins beau qu'un Godin ou un Jøtul, c'est visiblement du "fait maison" avec tout ce que cela implique comme concessions en termes d'esthétique très personnelle et de finitions encore à finir. Mais bon, ça marche, ça produit de la chaleur, ça permet de cuisiner et de chauffer une pièce. En plus, ça fonctionne avec des bouts de bois glanés dans les bois, des petites branches et même des feuilles mortes. La limite, mais on doit pouvoir améliorer le système, c'est qu'il faut recharger le poêle tous les quart d'heure. C'est un peu contraignant, ça oblige à rester à moins de quinze minutes de la pièce où est placé le dispositif et à faire des quarts pour la nuit. On a rien sans rien.
Construire plus grand comme une "habitation" ? Il y en a qui font. Je vous avais montré une cabane en branches et en torchis perdue dans les bois il y a quelque temps. Les moins aventureux choisiront une vieille caravane ou une carcasse de fourgon, les plus riches acquerront une yourte et les plus créatifs feront avec ce qu'ils trouveront et quelques outils sommaires. On pourra pousser l'idée jusqu'à vouloir produire de l'électricité avec des panneaux solaires ou une éolienne. On réfléchira à avoir une réserve d'eau et on rendra son petit chez-soi agréable et confortable sans se préoccuper des réglementations diverses et variées. On tutoiera gentiment l'illégalité et ça n'en sera que plus savoureux.
Ceci dit, rien ne vous empêche de bâtir encore plus grand et en toute légalité avec un vrai permis de construire et un raccordement aux réseaux d'adduction d'eau et d'électricité. Une maison en bois ou en terre voire en pierres. En fait, ça dépendra beaucoup de vos compétences et de votre détermination.

À la recherche de l'intelligence perdue

Je ne suis tout de même pas si bête que ça ! Je sais faire des trucs. Je sais lire, écrire, un peu compter. Je ne suis tout de même pas idiot ? Si ? C'est pas impossible, finalement.
Comme pas mal de mes semblables d'aujourd'hui, je suis un utilisateur, pas un constructeur. Je sais utiliser une machine à café, un ordinateur, une automobile, un appareil photo, un ouvre-boîte, un robinet d'eau chaude et froide, un téléphone, une chaîne Hi-Fi. La plupart du temps, je ne comprends même pas comment tout cela fonctionne. J'ai une vague idée des techniques mises en œuvre dans la production électrique et me contente de brancher une prise dans une autre, mâle dans femelle, en respectant ce que d'autres personnes ont conçu pour les idiots de mon genre afin qu'ils ne s'électrocutent pas trop. Du coup, on ne cherche même plus à comprendre tellement on nous mâche le boulot. On nous débarrasse du besoin de réfléchir. On devient bête par confort et fainéantise. C'est pile-poil ce que je me suis dit ce matin après avoir bu mon café à l'issue d'une courte nuit.
Le confort moderne nous propose un marché de dupe auquel nous adhérons tous ou presque. Tenez, rien que pour dire, à quoi bon apprendre à écrire ? A quoi bon acquérir quelques notions d'orthographe ? Aujourd'hui, on peut parler à son téléphone pour écrire un courrier électronique. Si on est encore adepte du clavier, on fait confiance au correcteur orthographique. Quant à écrire avec un stylo sur du papier, pfiou ! C'est un truc de vieux chnoque, plus personne fait ça de nos jours !
Il paraît qu'il y a des personnes qui reconnaissent ne plus savoir écrire. Ça ne m'étonne pas tant que ça. Parmi toutes les critiques que l'on peut faire à l'encontre de la photo numérique, il y a sans doute celle de la trop grande facilité d'exécution apportée par les dispositifs à notre disposition. D'un côté, c'est un réel progrès de ne plus rater ses photos, c'est certain. Mais d'un autre côté, il y a ce petit truc qui faisait qu'il fallait être un peu initié pour comprendre comment faire une photo bien exposée. Je ne parle pas ici du cadrage ou de la qualité "artistique" d'une image, je ne vous entretient que de l'aspect technique. Certains appareils photo réfléchissent à ce qu'ils ont devant leur "œil". Ils comprennent s'il s'agit d'une personne ou d'un paysage et adaptent les réglages en fonction. A quoi bon apprendre le rapport qu'il existe entre la sensibilité, l'ouverture du diaphragme et la vitesse d'obturation ? Moi qui suis déjà vieux, je peux vous dire qu'il valait mieux comprendre ça avec un Zenit E !
On ne peut pas tout savoir sur tout. Ce n'est pas nouveau. Peut-être, mais c'est pas sûr, fut un temps où l'érudition était de ce monde. Peut-être a-t-il été possible d'embrasser la totalité des savoirs disponibles et connus dans une même cervelle. Aujourd'hui, ce n'est pas envisageable. Nous sommes entrés dans l'ère des experts. Il n'y a pas si longtemps, peut-être un siècle en arrière, une personne pouvait sans doute posséder le savoir nécessaire à sa survie. Le monde était majoritairement à la campagne et mangeait ce qu'il produisait grâce à son travail. On savait couper son bois et coudre ses habits, équeuter les haricots et tuer le poulet. Pour pas mal de personnes de notre monde gagné à la cause moderniste, les légumes connus sont les frites surgelées, les brocolis surgelés, les salades sous atmosphère contrôlé et les tomates en flacon. Donnez-leur des salsifis, des épinards ou des poireaux et vous verrez leur attitude se changer pour celle d'une poule découvrant un couteau.
Autrefois, quand on savait pas on consultait son dictionnaire. Aujourd'hui, on cherche sur Internet. Je suis un vrai défenseur du projet wikipedia qui, malgré tout ce que l'on peut raconter, est un projet ambitieux et généreux. Il y a une vraie belle idée derrière, je vous l'assure ! Un contenu toujours à jour, toujours (ou presque) corrigé, globalement fiable et disponible partout et à tous. Enfin pourvu que l'on ait un ordinateur et l'électricité en plus d'Internet, bien sûr. Avec Internet, plus besoin de savoir, il est préférable de savoir chercher, de savoir questionner. La date de la naissance de Erik Satie ? A quoi bon mémoriser ça quand on a la réponse à portée de quelques tapotements de touches ?
Le problème, c'est que la culture, ce n'est pas que le savoir. wikipedia ou plus généralement Internet et l'ordinateur, fait l'impasse sur le contexte général. On a accès à l'œuvre de Verlaine mais on ne sait rien du mouvement dans lequel il s'inscrit, son époque, sa vie. On peut profiter d'une visite virtuelle du Louvre mais ne rien connaître de l'histoire des lieux, de Paris, de l'architecture du bâtiment. On trouve la recette de cuisine que l'on veut mais l'on a pas celle qui est transmise de génération en génération dans une famille.
Quelque part, l'intelligence est liée à la culture et la culture à la civilisation. Une civilisation, c'est avant toute chose une histoire collective. Pour prétendre à la civilisation, il faut au minimum être deux. Ça, j'en ai la certitude. A partir de trois, ça commence à merder mais il faut faire avec. Si nous sommes ce que nous sommes, c'est dû à l'amoncellement de strates superposées les unes sur les autres depuis l'apparition de l'Homme d'une part mais aussi depuis l'apparition du premier mammifère et de la première amibe avant lui. La civilisation, c'est un long cheminement.
Les choses vont trop vite. Si l'on ne veut pas être largué, on est obligé de suivre le mouvement. Tant pis pour les fondamentaux, on fait du passé table rase. On se dirige vers ce que l'on appelle le trans-humanisme. Est en train de naître un état de symbiose entre l'organique et la machine. L'idée de l'Homme augmenté fait son chemin. L'Homme équipé n'est pas nouveau, les prothèses ont déjà une longue histoire. Les jambes de bois, les crochets, les lunettes, les hanches en titane ou le cœur artificiel sont déjà des visions du passé. On nous parle de rétine connectée permettant de recevoir des informations de ce que nos yeux voient, on parle d'implants neuronaux permettant de générer des sensations à la demande. L'ordinateur gagnera peut-être dans un futur proche sa place en chacun d'entre-nous pour notre plus grand bonheur.
Franchement, si un jour on arrive à concevoir un dispositif qui permet la transmission de pensée et l'accès à toutes les ressources du monde entier, un dispositif qui nous permettrait de voir un film directement "dans notre tête", à converser avec n'importe qui à l'autre bout de la planète[5] sans nous préoccuper d'une langue différente ou d'un accent à couper au couteau, à transférer des images captées par notre œil bionique à la vitesse de la lumière, hein ? Franchement, ça fait rêver, non ? Tiens, faire l'amour avec son fantasme de la perfection absolue quand bon me semble ou créer la sensation de déguster le plus grand vin du monde ou le plus délicieux de tous les plats juste en imaginant la chose mais en ressentant "pour de vrai" ces sensations, hein ? Ça donne pas un peu envie, ça ? Et peu importe de savoir si la personne avec qui vous discutez de la dernière coupe du monde de football existe en chair et en os ou en puces et connexions. Rien à foutre ! L'important c'est l'échange et la sensation retirée de cela, non ?

Faut vivre avec son temps

On peut regretter le passé. On peut idéaliser ce passé et cultiver un penchant certain pour la nostalgie. Il y a encore quelques années, pour peu que l'on ne soit pas manchot on pouvait réparer plein de trucs soi-même. La bagnole qui refusait de démarrer était rendue à la raison d'un bon coup de clé à molette bien placé. On savait gratter les platinées, nettoyer les bougies, régler son ralenti, faire sa vidange, corriger une bielle défaillante avec un bout de fil de fer, détordre un piston fondu avec sa bite et son couteau. Maintenant que les temps ont changé, si on sait lever le capot de sa voiture on s'empresse de le refermer tellement rien ne semble accessible. Réparer le pneu crevé de sa motocyclette sur un bord de route n'est plus à la portée de tout un chacun. D'abord, il n'y a plus d'outillage de bord. Et puis, avec une bécane de 350 kg, si on a pas une grue d'atelier dans sa sacoche, on n'arrive à rien.
Autrefois, le mécanicien vous escroquait avec le mégot rivé au coin des lèvres mais il réparait. Aujourd'hui, il ne fume plus mais ne répare plus non plus. Il change, il remplace. Il branche la valise, il dit que c'est "ça" qui déconne et qu'il faut changer tout "ça" avec et que ça va coûter chérot. On le voit, il escroque toujours mais d'une manière plus électronique, plus sophistiquée, plus moderne, quoi !
Nous, pauvres cons qu'on est, on nous a pas trop demandé notre avis. On nous a pas demandé si on préférait du réparable ou du jetable. On aurait pu résister, certains l'ont fait, mais il est un fait immuable dans la nature humaine, c'est que c'est toujours la modernité qui gagne à la fin. Le bronze a gagné face à la pierre polie, le fer face au bronze. C'est comme ça. Il y avait un truc qui marchait super bien, jamais en panne. Un jour, un mec arrive avec un nouveau truc plus moderne qui fait la même chose mais en mieux, en plus rapide ou en plus fort ou en moins fatiguant, peu importe. Par contre, ce nouveau truc peut tomber en panne. Bon, braves cons que nous sommes, on accepte le risque pour pas passer pour des vieux cons.
Un exemple qui vaut ce qu'il vaut. La machine à écrire. On prend une bonne vieille Underwood. Ça tombe jamais en panne ce truc. Même pas la peine de la graisser, rien. Paf ! La machine à écrire électrique débarque. Moins besoin de se muscler digitalement, frappe plus rapide. Oui, mais le jour de panne de secteur, le troupeau de dactylo est à l'arrêt. Et voilà que l'ordinateur débarque avec son logiciel de traitement de texte. Oh ! On peut même enregistrer son courrier pour plus tard. Ouais mais pas d'électricité, pas d'ordinateur. Et en plus, les bugs incompréhensibles, les mises à niveau du système qui fait que le logiciel ne marche plus, l'imprimante qui n'est plus compatible avec le nouveau système ou qui a les buses qui se bouchent ou qui chie du toner partout. Du coup, on vire tout et on rachète du plus récent en faisant mine de ne pas savoir qu'il faudra tout refaire dans deux ou trois ans. Le truc, c'est que le stylo Bic©, lui, il est toujours là prêt à reprendre le service.
Collectivement, l'humanité est capable de beaucoup plus aujourd'hui qu'hier. Pour le meilleur comme pour le pire. Individuellement, c'est autre chose. Vivre indépendamment des autres en visant une certaine autarcie est de plus en plus difficile. Chacun de nous, un peu plus certains que d'autres toutefois, détenons une partie du savoir global et on comprend donc pourquoi les techniques de communications sont devenues si importantes que l'on ne peut plus s'en passer. Ce que l'on appelle le "Big Data" et l'intrication serrée de la globalité colossale de données fait que rien n'est plus et ne sera jamais plus arrêté. Le savoir de l'humanité qui a pu avoir l'apparence d'un bloc monolithique est devenu changeant, polymorphe, mouvant. Dans tous les domaines, les croyances explosent et sont remises en question au profit des dernières découvertes. L'esprit humain à lui même n'est plus en mesure de suivre le rythme effréné auquel il est soumis et doit se replier vers la machine, déléguer son intelligence aux robots.
Avec morgue et suffisance, on peut penser que le savoir de l'Homme de la Préhistoire se limitait à la taille de bouts de pierre, à la fabrication de pointes et d'épieux, à quelques techniques de chasse, à quelques remèdes bricolés avec de la bave de mammouth et des champignons hallucinogènes et à l'art de dégueulasser des parois avec des dessins. Il ne connaissait rien au moteur à combustion interne, ne savait pas faire fonctionner un bistouri électrique, était bien incapable de faire fonctionner Windows©[6] et n'avait même pas de conscience écologique véritable. Il n'empêche que celles et ceux qui, parmi eux, ont réussi à procréer sont nos ancêtres. Et nous comme eux avons sans doute les mêmes besoins vitaux. Je ne pense pas que l'on puisse sérieusement prétendre qu'il était moins intelligent que nous le sommes. Notre intelligence s'est enrichie de la sienne et le problème d'aujourd'hui est de se demander quelle intelligence nous transmettrons aux générations futures si nous la confions aux machines. Est-ce que les machines auront assez d'imagination pour imaginer la suite ? Il semble qu'elles ne seront jamais dans le besoin de quoi que ce soit. Les machines ne rêvent pas. Peut-être que l'Homme se singularise par la grandeur de ses rêves. Les petits rêves c'est bien pour passer le temps mais ce n'est pas très utile, il vaut mieux faire de grands rêves !

Bon allez, un dessin sans rapport avec quoi que ce soit pour finir...
Food Truck

Notes

[1] au passage, je n'ai rien contre les OGM

[2] téléphone mobile, ordinateur, Internet...

[3] mais on ne sait jamais

[4] et ce ne doit pas être le seul

[5] voire de l'univers

[6] mauvais exemple

mardi 11 juillet 2017

Tour de rien

Le tour en Dordogne

samedi 8 juillet 2017

Le recyclage de dessin

C'est un dessin fait sans intention particulière. Il y avait une feuille de papier et un crayon. Il s'agit d'un dessin automatique ou, du moins, d'un dessin improvisé. Il n'y a pas eu d'idée à son origine. Ça a commencé par un trait et ça s'est construit autour de lui. En fait, c'est peut-être le besoin de m'assurer que je suis encore capable de faire un dessin, de me rassurer sur ce point. C'est que j'ai une tendance certaine à douter.
Alors, il y avait ce type avec un air abruti et il me plaisait bien. C'eût été dommage de jeter ça. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire, ce personnage ? Je ne suis pas allé chercher bien loin, je me suis contenté de prendre la première vague idée qui est arrivée. Un écran d'ordinateur. Bon. Et alors ? Ah oui. D'accord. un clavier, une souris. Voilà.
Voilà, oui, mais ça ne disait encore rien. Un dessin vide de sens, ça n'a pas d'intérêt. J'ai fait une bulle et je me suis dit que je trouverai bien quelque chose de brillant à y écrire. Ça ne s'est pas trouvé et le dessin est resté de côté en l'état.

Hier, j'apprends que chaque minute ce sont trois cents heures de vidéo qui sont envoyées sur youtube. Dans le monde, certes, mais tout de même ! Trois cents heures chaque minute ! C'est fou. Alors, c'est entendu, tout ne mérite sans doute pas d'être vu, tout ne peut pas intéressé tout le monde mais ça reste assez vertigineux. C'est dire aussi qu'une vidéo de plus envoyée sur youtube est nécessairement noyée dans une masse considérable d'autres vidéos et que, forcément, il y a peu de chance pour que sa vidéo soit mise en avant par les algorithmes de chez youtube. D'ailleurs, je n'ai aucune idée des règles édictées par google pour cette mise en avant. Disons que je me doute un peu que si vous regardez des vidéos en étant connecté à votre compte il doit bien y avoir un truc qui calcule vos goûts et cherche à vous proposer quelque chose en relation avec ce que vous avez déjà vu. De même, si vous utilisez un navigateur qui conserve des traces de vos visites, le programme informatique peut analyser l'historique et en tirer des conclusions. Mais si, comme j'aime à le faire, vous vous amusez à regarder des vidéos depuis un navigateur qui ne conserve rien et sans jamais vous identifier, vous avez une idée de ce que l'on met en avant d'une manière plus ou moins neutre pour vous inciter à cliquer sur une vidéo. On peut pousser la démarche encore un peu plus loin en masquant la zone géographique de votre connexion et la langue du navigateur.
Et là, forcément, pas de surprise. Dans cette configuration, youtube vous propose en premier choix les vidéos les plus populaires, les plus vues, les plus cliquées. Ce n'est pas étonnant, c'est même assez logique que l'on puisse imaginer que vous n'êtes pas si différent des autres, mais ça contribue aussi à auto-alimenter le principe. En proposant ce qui est le plus vu, on incite à augmenter encore le nombre de vues.
Enfin bon, ce n'est pas bien grave et, franchement, on s'en fout. C'est qu'il arrive que l'on peut se demander pourquoi sa vidéo n'est pas plus vue et comment on peut corriger cela. C'est une discussion récente sur le sujet qui m'a fait m'intéresser à la question. Alors que l'on me suggérait de placer des bons mots clé pour avoir plus de vues, je pensais, dans le vague, par instinct, que cela ne suffisait sans doute pas. Alors, j'ai un peu cherché et j'ai vu que chaque minute, trois cents heures de nouvelles vidéos étaient mises en ligne. Ça m'a semble énorme. Je pense que ça l'est.
Evidemment, la discussion concernait la récente bande-annonce avec Pierre Bellemare. Comment atteindre le plus de monde possible ? Comment faire le buzz ? Alors, déjà, bon, Pierre Bellemare est connu mais je doute que ça parle beaucoup aux plus jeunes. Et puis, ce n'est pas non plus une vedette incontournable. Disons-le simplement. Après, le sujet... Comment dire ? Je doute que l'histoire d'une commune comme Escoire, déjà peu connue en Dordogne, attire les foules. Admettons que les habitants d'Escoire puissent mordre à l'hameçon. Je ne suis pas sûr que celles et ceux des communes limitrophes en fassent de même. Si vous avez regardé cette vidéo depuis ce blog, je ne pense pas que ce soit ni pour Pierre Bellemare ni pour Escoire. Si vous l'avez fait, c'est plus certainement par curiosité, tout simplement.
Ceci dit, je suis surpris de voir les records de vues de certaines vidéos sur youtube. Je suis d'accord qu'il en faille pour tous les goûts mais bon. Dans le même temps, les sites de mise en ligne de vidéos comme youtube, dailymotion et autres permettent une chose qui aurait pu sembler inconcevable il y a quelques années. Aujourd'hui, n'importe qui peut montrer ses vidéos potentiellement au monde entier (du moins à la partie du monde connectée à Internet et pouvant accéder à ces plates-forme). Mieux que la télévision !

Un métier à temps plein

vendredi 7 juillet 2017

La drogue met la pédale douce

Bicyclette motorisée

lundi 3 juillet 2017

Bouts de dessin

Bouts de moto

jeudi 29 juin 2017

EPR de Flamanville

L'ASN a rendu son rapport et c'est tout bon ou presque. C'est cool parce que vu les milliards déjà engloutis par le projet de ce réacteur de nouvelle génération, ça aurait été dommage de devoir tout arrêter. Bon, il faudra que l'on pense à changer le couvercle d'ici six ou sept ans mais on a le temps de voir venir. Et puis, d'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts et on pourra dire qu'on avait oublié.
L'histoire, elle commence avec Areva, fleuron de notre industrie nationale, qui a la charge de fabriquer la cuve de cet EPR. Hélas, c'est pas de bol, l'acier utilisé n'est pas de la bonne qualité et une menace de devoir tout arrêter pour remplacer la cuve gronde en 2015. C'est que ça n'arrange un peu personne, cette affaire. Déjà, bon, le budget initial pour la construction de cet EPR de Flamanville a été multiplié par trois et dépasse les dix milliards d'euros. Pour remplacer cette cuve défectueuse, il faudrait tout casser et recommencer à zéro. C'est ennuyeux. Alors, EDF et ses partenaires commencent à tergiverser. D'accord, l'acier n'est pas vraiment aux normes mais pas de souci, ça ira très bien ainsi. On sait les difficultés du secteur depuis la catastrophe de Fukushima, les mauvaises affaires d'Areva avec UraMin, les retards pris dans la construction de l'EPR en Finlande et le coût démentiel qu'Areva doit supporter au titre des retards (neuf ans de retard, tout de même). Pour rigoler, il me semble avoir lu que le réacteur aurait été vendu dans les trois milliards d'euros et que Areva doit payer près de quatre milliards de dédommagement. LOL comme disent les jeunes.
L'ASN intervient et examine les documents fournis par EDF et Areva pour établir son rapport. Dans un premier temps, ça m'a un peu choqué que les experts se contentent de ces documents. Je me suis dit que, peut-être, existait-il un risque pour que EDF et Areva ne soient pas totalement honnêtes et osent maquiller un peu la vérité à leur avantage. J'ai l'esprit mal placé. Et puis, je me suis dit qu'il ne fallait pas être parano et qu'il est impossible que l'on joue sur un sujet si sensible. L'ASN a tout lu, ses experts ont tout calculé, et le rapport a été rendu. Tout est bon sauf le couvercle. Il faudra le changer dans quelques années. Alors tout va bien !

Notre sécurité est entre de bonnes mains
Par contre, ne nous voilons pas la face, ce n'est pas aussi simple que de remplacer le couvercle d'une cocotte-minute. Le couvercle, c'est là où se trouvent les tubes contenant les barres de combustible radioactif. Ce n'est pas si anodin que ça. C'est vrai que lorsque l'on entend "couvercle" on pense à sa cuisine, à cette brave casserole inoffensive qui, jour après jour, fait chauffer l'eau des pâtes.
Bien sûr, il serait rageant de se dire qu'après avoir dépensé tant de milliards d'euros on arrêtait tout ou on recommençait tout à zéro. Nous sommes tous comme ça, pas foutus de calculer comme il le faut. Si ça se trouve, il coûtera plus cher de terminer cet EPR de Flamanville que de le laisser tomber. L'argent perdu est perdu et il est illusoire de penser que l'on pourra se refaire d'une manière ou d'une autre.
La question qui agite les opposants au nucléaire est bien sûr celle de la sécurité. On sait que la cuve n'est pas parfaite, on sait que le couvercle est mauvais, peut-on au motif que l'on a investi des sommes considérables continuer sur sa lancée en croisant les doigts ? La preuve que oui !

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