samedi 24 juin 2017

moto samediesque

Moto du samedi

samedi 17 juin 2017

Vroum, blop !

Moto du team

jeudi 15 juin 2017

Gribouillis sans fil

« Allo ? Tu m'écoutes ?
— Oui, oui. Tu disais ?
— J'ai vu machin et il m'a dit
— Hum, hum
— Et tu sais ce que je lui ai répondu ?
— Ah non, je ne sais pas.
— Sinon tu fais quoi ce week-end ?
— Je bosse sur un site.
— Moi je vais à la plage !
— Quelle chance !

C'était il y a quelques jours et la conversation avait commencé à m'ennuyer depuis déjà longtemps. En fait, c'était plutôt un soliloque, un monologue. Elle parlait, elle parlait, me demandait parfois une réaction et moi, je m'en foutais. Heureusement, une feuille de papier était posée sur la table et j'avais une main libre pour gribouiller en mode automatique. Je suis presque certain que les esprits les plus éveillés pourraient trouver une interprétation intelligente de ce dessin au regard du contexte.
Pour ma part, j'ai écarté le dessin après que l'on avait mis fin à l'appel téléphonique et suis passé à tout autre chose. Ce dessin, je l'ai retrouvé ce matin en cherchant autre chose et je me suis dit que, après tout, il pourrait bien être mis à profit pour un billet facile. C'est que je n'ai pas que ça à faire.

Moto téléphonique

mardi 13 juin 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Les messages codés de la résistante Gaëlle

Gaëlle et ses actes de résistance

jeudi 1 juin 2017

La Peste, elle trouve une grotte pas trop léolithique

Grotte alors !

mardi 30 mai 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — résumé de l'épisode précédent

feuilleton-petard.jpg

dimanche 28 mai 2017

Nazis from outer space

Point Godwin

lundi 24 avril 2017

Marine la Grouïk en marche

Marine la Grouïk

dimanche 23 avril 2017

La grande tombola

Faites-vos jeux

vendredi 21 avril 2017

Recrudescence de l'abstention dans la police

flic-champs-elysees.jpg

jeudi 20 avril 2017

Celui qu'il a son projet

Parce que c'est son projet

mardi 18 avril 2017

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Repos du guerrier

Repos bien mérité

lundi 17 avril 2017

Bad News

bad-news.jpg

jeudi 13 avril 2017

Vivre dans le luxe sans honte

Avoir tant de temps que l'on peut jouer à le perdre, voilà ce qu'est le luxe extrême. Du temps, j'en ai encore, je ne sais pas combien. Je vis dans l'illusion d'être à la tête d'une ressource inépuisable de temps. Une masse de secondes, de minutes, d'heures, de jours, de mois. D'années, aussi, peut-être ?
Ce qui est curieux, c'est d'être heureux d'avoir du temps et, dans le même temps, de refuser que ce temps passe trop lentement. On est vite dispendieux avec son temps. On le dilapide, on veut qu'il passe sans que l'on s'en rende compte. On voudrait qu'il s'écoule comme tombant d'une poche trouée, d'une poche trouée sans fond. Nous voulons du temps et toujours plus de temps et nous ne souhaitons pas avoir conscience de ce temps. Alors, on le perd, on le dépense sans compter, on vit dans l'illusion qu'il est sans limite alors que, tout au fond de nous, nous nous le cachons, nous le savons compté. C'est pas un peu bizarre, ça ?
Il faudrait vivre le temps au présent, sans jamais se projeter, sans jamais rien espérer. Mais alors, nous ne ferions plus rien qui ne serait pas d'une nécessité immédiate. A moins qu'il ne nous faille nier le temps, ne plus y porter le moindre intérêt. Alors, une fois cette notion éteinte, nous pourrions vivre tout à la fois au présent et au futur. Nous ne considèrerions plus le temps comme une ressource inépuisable, nous gèrerions ce temps que comme un capital nécessaire en y puisant ce dont nous avons besoin, sans jamais avoir le sentiment ni d'en gagner ni d'en perdre. La preuve du temps, c'est la vie, en fin de compte.
On m'a demandé de faire des dessins. Je n'avais pas vraiment envie de les faire parce que les idées à illustrer ne me plaisaient pas plus que ça. J'ai même tenté de me saboter, j'ai presque incité mon client à reprendre sa commande. Mais bon, peut-être bien que l'on n'a pas trouvé d'autre dessinateur et on a continué à me harceler avec cette affaire de dessins à faire. J'ai tournicoté tout ça et puis j'ai fini par trouver une approche différente qui fait que je trouve un peu de plaisir à faire ce travail. Je pars de l'idée (faible) et j'ajoute mes trucs, mes obsessions habituelles. Je fais miennes ces idées, je les malaxe avec du jus de cervelle et je les recrache sur le papier. Ça prend du temps mais j'en ai et prendre du plaisir à grignoter sa cagnotte de temps, ce n'est pas désagréable. Il me reste encore quelques dessins à faire mais j'ai déjà envoyé ceux réalisés au client qui prétend que cela convient parfaitement. Alors, je vais encore prendre de mon temps pour cette commande aujourd'hui.

Que de temps perdu

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