jeudi 17 octobre 2019

L'amour du travail bien fait

Je n’ai pas payé ta facture car j’ai eu un prélèvement de 550 euros. L'excuse est à mon avis tout à fait recevable. Le client m'assure qu'il va procéder au règlement "sous peu" depuis un certain temps. Là, alors que je ne lui demandais rien, que je ne l'ai pas relancé, il tient à me rassurer en m'envoyant un courriel. J'apprécie l'attention. Il m'avait appelé à l'aide, il était en détresse, il avait un besoin urgent d'un coup de main. Il m'a écrit et puis, sans doute parce que je ne lui ai pas répondu assez vite, il m'a téléphoné. Il m'a expliqué son souci, il a su trouver les mots pour me dire son grand malheur et l'urgence de la situation et moi, la larme à l'œil, n'écoutant que mon grand cœur sensible et bienveillant, j'ai laissé le crayon ou le pinceau ou le je ne sais quoi que j'utilisais à cet instant précis pour porter secours à cet homme aux abois.
Je ne me souviens plus avec précision ce que j'étais en train de faire à ce moment là mais je me souviens que le problème que je m'étais approprié alors qu'il ne me concernait absolument pas quelques minutes avant m'a occupé au bas mot pendant trois heures. Je me souviens de l'intense satisfaction d'être parvenu à mes fins, d'avoir réussi à démêler l'écheveau, la joie d'avoir vaincu, d'avoir gagné. Un petit moment de bonheur simple, une petite victoire contre l'adversité. J'adore ça. J'adore réellement ce moment où je finis par comprendre l'origine d'un problème et que j'entrevois la solution, la méthode, le truc, l'astuce. J'adore.
Et alors, je me dis que pour tant de bonheur, de joie, de satisfaction, finalement, je pourrais bien accepter que l'on ne me donne pas, en plus, de l'argent. Après tout, j'ai bien été suffisamment récompensé de mes efforts. J'ai peur de paraître trop bassement mercantile en réclamant que l'on me paie quelque chose pour ces quelques rares instants au cours desquels je me suis senti plus fort que l'adversaire. J'ai été heureux, j'ai rendu un homme heureux, la vie nous a semblé heureuse et pleine de promesse. Qui serais-je pour oser en demander plus ? Je vous le demande.
Ce qu'il y a de confortable avec les travaux techniques, c'est que l'on peut envisager d'atteindre à la satisfaction vraie, entière, complète, pleine. Lorsque vous parvenez à débloquer un boulon, lorsque votre pain est bien cuit, lorsque le robinet ne fuit plus, lorsque la fracture est bien réduite, lorsque la facture est bien enregistrée, que la comptabilité est juste au centime, que le condamné à mort est bien décédé, que le blé est bien récolté, que la loi est bien passée, on est content. On ne se pose pas plus de questions. Mais lorsque l'on est dans le "travail de l'esprit", c'est pas la même affaire. Une ligne de texte, une touche de couleur, un trait de crayon, une note de musique, une tirade, un pas de danse ou une rime ne peuvent jamais être considérés comme parfaits. Enfin c'est ce que je pense. C'est pour cela que j'aime bien avoir des boulots techniques, ça repose. Et le repos ajouté au contentement sans condition, c'est déjà bien assez payé, non ?
Ah oui ! J'oubliais de le préciser. Si le client m'a envoyé ce courriel pour me dire qu'il ne m'avait pas payé, c'était aussi pour me demander un nouveau petit service. Trois fois rien, juste un petit quelque chose qu'il n'arrive pas à réaliser par lui-même et qui ne me prendra pas beaucoup de temps. Déjà, j'apprécie beaucoup que l'on puisse considérer que j'aie quelque compétence qui n'est pas à la portée du premier quidam venu. Mine de rien, ça fait du bien. On sent son ego tout ragaillardi, tout pimpant. Ce n'est pas rien. Surtout que je suis de nature à parfois me rabaisser un peu, à ne pas avoir une confiance inébranlable en moi. Finalement, je devrais sans doute remercier ce client de me faire confiance. J'hésite encore à lui facturer le petit boulot que je viens de faire pour lui, entre 6 et 9 heures, ce matin. Déjà qu'il n'arrive pas à régler 60 euros…

mardi 15 octobre 2019

Malgré la défaillance de l'auteur du feuilleton en bande dessinée, la joie continue

lundi 14 octobre 2019

Bonus

Coup de frein

freins148.tif

vendredi 11 octobre 2019

Boutique, dédicace et dessin de side-car

Dès demain matin, Marc Balland, Patrick François et moi-même tenterons de dédicacer notre dernier ouvrage, le Sablier, à la boutique de l'association Ha ! Ha ! Ha ! Editions, au 40 bis de l'avenue de la 4eRépublique, à Thenon, en Dordogne. Qu'est-ce que le Sablier ? C'est un merveilleux livre de 120 pages avec du texte et des illustrations. Si vous avez la chance d'avoir eu le Palmier[1] entre les mains, vous pouvez vous faire une petite idée de ce que c'est. Sinon, tant pis pour vous. Bien sûr, ce livre a été réalisé dans un but mercantile et les auteurs comptent bien s'enrichir par delà les limites imposées par la décence la plus élémentaire. Pour les aider à le faire, vous pouvez vous délester de la somme de 12 euros (plus les frais de port) auprès de la Boutique en ligne. Si vous venez jusqu'à la boutique "en dur", vous n'aurez pas à payer les frais de port. Si vous avez à payer pour votre déplacement (frais de carburant, titre de transport ou autre), l'association Ha ! Ha ! Ha ! tient à préciser qu'elle ne les remboursera que sur présentation d'un certificat médical dûment contresigné par une autorité préfectorale ou par : M. Castaner — place Beau Veau — Paris.

Sud-Ouest 11 octobre 2019


Pour terminer sur une note joyeuse, un dessin de notre employé chargé d'assurer les livraisons partout en France et sur la planète réalisé sur le vif récemment.

Note

[1] toujours disponible sur la boutique

mardi 8 octobre 2019

Jeu du Nautilus

Bon, pas eu le temps de faire une nouvelle page pour le feuilleton. Par contre, j'ai trouvé ce document qui pourrait intéresser nos gentils lecteurs :
Il y a le Nautilus dans ce croquis, mais où ? (c'est presque trop facile)
Un autre question : Il y a beaucoup de choses que l'on trouve dans le feuilleton sur ce document, mais quel est l'élément qui n'existe pas dans la bande dessinée du feuilleton ? (les cercles ne comptent pas)
Vous avez dix minutes.

Voilà. Après tout, la BD est dans la rubrique jeu, non ?

mardi 17 septembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 89 et des poussières

Dessin pour faire oublier qu'il n'y a pas de feuilleton

vendredi 13 septembre 2019

Une bonne action est une action qui rapporte plus

mercredi 11 septembre 2019

Le jour d'après

vendredi 6 septembre 2019

A Paris, c'est plus beau quand on roule à moto

Joyeuse monture

vendredi 30 août 2019

Absence

J'explique. Parce que je n'ai plus la moindre poudre à me fourrer dans le nez, je pars pour quelques jours faire des provisions là où je sais que j'en trouverai un bon kilogramme pour pas trop cher. Si jamais je ne me fais pas pincer par les flics, je serai de retour un de ces jours prochains. Pendant mon absence, amusez-vous bien et pour celles et ceux qui ont la chance d'être des Vintage Days, profitez bien !

mardi 27 août 2019

Tentative (avortée) de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Interlude motard(ière)

Moto au lieu du feuilleton collaboratif du mardi

samedi 24 août 2019

L'Amazonie flambe par la faute du colibri qui n'a pas fait sa part du boulot

J'ai déjà dit ici tout le mal que je pense des Colibris et de leur discours moralisateur. Je ne vais pas revenir là-dessus mais voilà que les incendies qui détruisent la forêt amazonienne viennent à point nommé apporter de l'eau à mon moulin.
J'avais dit mes doutes quant à la fable du gentil petit colibri qui, inlassablement, avec obstination, va d'un point d'eau aux flammes dévastatrices pour contribuer à leur extinction. Il fait sa part du boulot, prétend-il, le pédant volatile agaçant. Aux autres de faire la leur et, ensemble, la victoire triomphera. Voire ! Cette fable m'horripile en cela qu'elle donne toute la gloire aux plus petites actions et que, du coup, elle incite à n'en point trop faire. Et puis, je n'aime pas les discours de Pierre Rabhi, je le reconnais. Et puis aussi, je suis d'une extrême mauvaise foi et d'un mauvais esprit qui forcent l'admiration des foules. Il n'empêche que le feu fait rage et que l'on n'entend pas trop les colibris faire des allers-retours vibrionnant au-dessus de la forêt.
Enfin moi, ce que j'en dis…

vendredi 23 août 2019

Rien ne vaut un bon crayon

- page 1 de 84

Haut de page