vendredi 13 avril 2018

La Peste, elle enterre Dino

Franchement, on ne le regrettera pas, ce Dino

dimanche 8 avril 2018

Un gentil petit monstre

mercredi 4 avril 2018

La Peste, elle s'essaie aux boissons d'homme

Il n'y a pas que d'la pomme

dimanche 1 avril 2018

Chasse aux œufs

jeudi 22 mars 2018

Les oiseaux y laissent des plumes

Est-ce dû aux pratiques agricoles, à l'utilisation d'intrants chimiques à outrance ? Les insecticides sont bien responsables de la raréfaction des insectes, c'est même leur fonction première. Or, il se trouve que les oiseaux ont un goût particulier pour les insectes. Surtout les oiseaux insectivores, du reste. Pour ceux-ci c'est l'heure de la famine. Ils ne trouvent plus assez de nourriture alors ils n'ont rien de mieux à faire que mourir ou moins se reproduire. Le résultat, c'est un tiers d'oiseaux de moins de volatiles dans nos campagnes. Des études dont une menée par le CNRS dans les Deux-Sèvres sur un territoire de 10 hectares montrent que le phénomène de raréfaction des populations aviaires s'accélère depuis deux ans. Faut-il s'en alarmer ?
D'un côté, l'homme a tendance à regarder la faune, la flore, la planète, selon l'utilité que toute chose peut avoir pour lui. Il s'inquiète de la disparition des abeilles parce qu'elles sont des agents pollinisateurs nécessaires à l'agriculture et, accessoirement, de bonnes productrices de miel. Il s'émeut de la chute de population chez les lombrics depuis qu'il a compris leur rôle fondamental dans le travail des terres arables en permettant l'aération et le drainage des sols cultivés. Il veut protéger certaines espèces végétales, certaines espèces animales, certaines ressources minérales parce qu'elles sont utiles à sa survie, son expansion. En quoi les oiseaux lui sont utiles ? Si on ne se pose pas la question pour les poules pondeuses, les canards mulards à gaver, les grives plaisantes à chasser et les autruches rigolotes à regarder, ils chassent sans vergogne le pigeon des villes, l'oiseau voleur de cerises ou de récoltes diverses.
On reconnaît aux oiseaux leur capacité à disséminer certaines graines ou encore leur aide dans la lutte contre la prolifération d'insectes "nuisibles" mais à part ça ? A quoi sert donc le moineau, le merle, la pie, la mésange ou le rouge-gorge ? On se le demande bien. Et puis, après tout, des espèces d'oiseaux ont déjà disparu sans que ça semble remettre en cause la survie du genre humain. D'autre part, on sait à présent que les oiseaux sont les derniers descendants des dinosaures. Peut-être ont-il fait leur temps, non ? Qui va aujourd'hui regretter la disparition de leurs lointains ancêtres ?
Alors, sans doute faudrait-il cesser de regarder tout ce qui nous entoure sous l'œil de l'utilité. La biodiversité est sans doute garante d'un équilibre subtil dont nous avons bien du mal à cerner toutes les implications. Si l'homme est passé maître dans l'art de faire disparaître ce qui ne l'arrange pas, de façonner son monde à son idée, rien ne dit qu'il a compris ce qu'il faisait réellement en agissant. Personnellement, ça me fait un peu chier de ne plus voir d'hirondelles, de verdiers, de faucons crécerelle.

mercredi 21 mars 2018

Il en faut peu pour être heureux

dimanche 18 mars 2018

Le retour de l'horreur

Vieille bagnole insignifiante

vendredi 16 mars 2018

Moto de fin de semaine

Peugeot, Terrot, Dé-Dé, Koehler Escoffier, la France n'a pas été en manque de marques de motocyclettes et a longtemps été une patrie importante sur l'échiquier de la production mondiale de deux roues motorisés. Parmi tous ces constructeurs, nous nous arrêtons aujourd'hui sur le cas de l'un d'eux qui n'a, malheureusement, pas eu le succès commercial qu'il méritait. Vous l'aurez reconnue, nous parlons ici de la marque «Régine» qui avait ses usines à Louvois sur Guidonne (Seine & Loire).
Une mécanique complexe au service de la simplicité

Des solutions techniques à la pointe

Le credo d'Albert Trébla, le créateur de la marque, était de construire "compliqué" pour une utilisation simple à la portée de tout un chacun. Rapidement, il opte pour la solution du moteur multicylindre et, particulièrement, du quatre cylindres calé à 90° à distribution culbutée et soupapes à longueur variable. Ce choix impose, on le comprend sans peine, la nécessité d'un refroidissement sans faille et c'est un classique système à thermosiphon qui sera retenu. Après quelques errements, le radiateur sera placé à l'avant et servira de support à la colonne de direction. Un choix audacieux et intelligent s'il en est.
L'allumage est confié à un classique système batterie-bobine adjoint à un allumeur à rotation planétaire orbitale breveté dès 1923. On l'aura compris, le principal intérêt du système est de pouvoir s'affranchir de la présence de bougies d'allumage à l'époque trop souvent à l'origine de pannes diverses et ennuyeuses. Ici, les étincelles sont quasi permanentes et constantes. Elles garantissent une bonne inflammation du mélange gazeux dans toutes les circonstances quelle que soit la pression barométrique !

La santé du motocycliste

Trébla connaît, pour en souffrir lui-même, les ennuis de santé les plus répandus en ces années d'après-guerre chez les motocyclistes. Hypertension artérielle et hémorroïdes. C'est pourquoi il fait le choix de l'abandon de la selle. Que n'aurons-nous pas entendu de la part des détracteurs ! On accusa Trébla de vouloir faire des économies de bouts de chandelle, de chercher à porter un coup fatal à l'industrie de la selle de moto française, de sacrifier le confort au bénéfice d'une poignée d'inconséquents maladifs.
Les critiques pleuvent tant et plus qu'elles parviennent à fragiliser l'industriel qui finit, fin 1943, par proposer en option une selle monoplace à la clientèle. Hélas, l'époque n'est pas propice au commerce, l'approvisionnement en matières premières est soumis aux forces d'occupations allemandes et le carburant ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
Albert Trébla ira jusqu'à s'entretenir avec le Maréchal qui lui prêtera une oreille attentive plutôt que la somme d'argent nécessaire à l'achat de ces matières premières au marché noir. Amer, déçu par la politique, devenu acariâtre sur le tard, Trébla liquidera son affaire dans l'attente de jours meilleurs.
Ces jours n'arrivèrent pas. En 1945, c'est la purge et Albert Trébla est suspecté d'avoir collaboré avec l'ennemi et le régime de Vichy. Cela lui sera longtemps reproché et on peut aujourd'hui regretter que la France libérée n'ait pas jugé bon de soutenir cet industriel visionnaire à rebondir au moment de l'établissement de la Nouvelle Société des Motocyclettes Régine. Pourtant les archives parlent et ce ne sont pas les idées ingénieuses qui manquaient dans les cartons de ce génie de la mécanique ! Ne parlons, pour l'exemple, que du système de suspension en fibre de noix de coco qui ne demandait plus qu'à être expérimenté ou de la très intéressante injection de carburant à air pulsé à commande numérique qui n'attendait que l'apparition du PC de chez IBM pour voir le jour.

La fin des haricots

1953. Albert Trébla a 84 ans et entretient seul la flamme des motos Régine dans son petit atelier au fond de la cour à droite de son modeste pavillon de banlieue. Il sait que l'époque des mécaniques d'exception est passé. Le peuple rêve de 4cv et de 203. Les confrères de Trébla, Bugatti, Delahaye ou Talbot vont mal, l'heure n'est plus au luxe et au raffinement mécanique. Dans un dernier élan, Albert Trébla encourage son gendre à s'engager pour le rallye Vesoul-Besançon dans la catégorie des plus de 500cc. Trébla pense que la victoire attendue nourrira la promotion de la marque et la relancera sûrement. Cette victoire est a priori acquise dans la mesure ou la "Régine" est la seule motocyclette engagée dans la catégorie. Mais quand ça veut pas, ça veut pas. A la veille du départ, Noël Léon, le gendre, ne sent pas trop cette course. Il n'est jamais monté sur la machine préparée pour l'événement — il n'a même pas de permis de conduire — et il n'est pas certain d'avoir compris comment au juste elle fonctionnait. Dans la salle de restaurant de l'hôtel modeste mais bien tenu, on tente de lui donner du courage en le faisant boire et bien manger. Le matin du départ, il est barbouillé. Quelque chose qui ne sera pas passé, sans doute. Un coup bas des concurrents ? Certainement pas puisque concurrence, en l'occurrence, il n'y a pas. Harnaché comme il le faut, bottes aux pieds et casque en tête, Noël approche de la grille de départ en poussant la Régine de course. Il a mal au bide, ça tambourine dans la tête, il la sent pas, cette course. On l'aide à démarrer la machine, on lui fait les dernières recommandations, la commissaire brandit le drapeau du départ, le drapeau s'abaisse… et rien ne bouge. Noël Léon est comme tétanisé, incapable. On diagnostiquera à l'hôpital de Vesoul où il est conduit en toute hâte un rare cas de liquéfaction partielle du cerveau avec épanchement auriculaire. Irrémédiable et incurable. Le malheureux n'aura d'autre solution que de rejoindre le corps de la Gendarmerie Nationale et d'attendre la retraite.
Albert Trébla est abattu. C'en est trop pour le vieil homme. Dans un dernier sursaut d'énergie désespérée, il empoigne une masse pour détruire la moto de course sous les yeux effarés du public. Après quoi, posément, il meurt d'un arrêt cardiaque sous les applaudissements nourris de la population vésulienne.

L'héritage

La fille d'Albert Trébla, effondrée par la perte du père et la décrépitude de l'époux va à l'atelier, au fond de la cour à droite. Elle se saisit de la clé, ferme la porte et se dirige vers le vieux puits en pneus usagés. Elle se penche au-dessus de la margelle et laisse tomber cette clé au fond du puits. On pourrait croire l'histoire de cette marque française terminée avec cette ultime action. Que nenni !

2018. A Louvois sur Guidonne, en ce mois de mars, M. Nathanaël Dubosquet, amateur et collectionneur de motocyclettes anciennes voit une roue dépasser du bric-à-brac d'un brocanteur ayant déballé quelques saloperies et rossignols pour le vide-greniers organisé par l'Association des Anciens de la commune. D'un doigt prudent, il écarte la théière ébréchée et le slip imprimé imitation panthère pour mieux découvrir ce qui est rattaché à cette roue. Il entrevoit d'abord une fourche puis un radiateur en laiton et enfin un moteur, un semblant de cadre, un réservoir à carburant. Son cœur fait trois tours et demi sur lui-même.
— Combien ?
— Beuh ? Trois-cents ?
— Tope là !
On finit par mettre la motocyclette à jour, c'est bien elle, celle que l'on pensait perdue à tout jamais, la dernière des dernières, la Régine dernière version. Elle semble complète, rien ne manque, la selle est bien absente. Pour trois cent mille euros, il a fait l'affaire du siècle. Un petit coup de chiffon, un peu d'air dans les chambres à air, peut-être du lubrifiant par ci par là et du carburant et ce sera reparti ! M. Dubosquet exulte !
Bien sûr, il se fait copieusement engueuler par Mme Dubosquet à son retour. Il a oublié le pain. Le ouiquinde est occupé à la remise en route. Les réglages, faute de documentation fiable, sont délicats mais en fin de journée, ce dimanche, la bécane démarre ! Elle cafouille encore légèrement, les montées en régime ne sont pas d'une franchise rassurante, mais elle tourne dans une pétarade réjouissante.
La Régine Grand Luxe sera le joyau de l'exposition du club de motos anciennes de Louvois sur Guidonne qui se tiendra début avril.

Lutte contre l'hypertension artérielle

jeudi 15 mars 2018

Dessin douteux

Moto improbable

mercredi 14 mars 2018

Scoot toujours

Allure et distinction

samedi 10 mars 2018

Encore un dessin très dispensable

vendredi 9 mars 2018

Une sorte de bug

On m'a demandé un dessin. Il doit représenter une coccinelle. Ça me pose un sacré problème. Comment peut-on désormais dessiner une coccinelle ? La coccinelle ultime existe, elle est la création de Gotlib et j'ai beau faire, au mieux je tombe sur un hommage à elle. Impossible de dessiner une coccinelle crédible après celle de Gotlib, du moins pour moi.
Je dessine une coccinelle. Elle ressemble beaucoup à celle de Gotlib mais j'essaie de ne pas la faire trop ressemblante. Je me vautre lamentablement, c'est un ratage de haut niveau. Je dessine une coccinelle et sitôt que je la montrerai, on me dira que j'ai copié sur celle de Gotlib. De fait, elle est bien installée au fond de ma mémoire et je n'en peux pas la déloger si facilement.
Faut reconnaître que la marge de manœuvre est mince et que Gotlib l'avait bien compris en créant ce personnage. Qu'est-ce qu'une coccinelle ? Assurément un coléoptère ! C'est une bestiole toute ronde, rouge avec des points noirs. Pas moyen de la faire étique ou verte à carreaux bleus. Il faut bien respecter les standards ou s'attendre aux pires lazzi d'une foule rigolarde.
La vie n'est pas simple.


jeudi 8 mars 2018

Ouvrons l'œil

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mercredi 7 mars 2018

La décroissance dans l'industrie automobile


Petits tracas de la vie ordinaire

Je reviens de Périgueux. J'avais rendez-vous avec un client. Le 7 mars à 10 heures. J'arrive chez lui, je sonne, il ne vient pas m'ouvrir. Sa voiture est bien là, il doit être présent. Je l'appelle sur son téléphone, il ne répond pas. Bon. Je lui laisse un message et je m'en retourne à Azerat.
Ce qui est agaçant, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il me fait le coup. Il aura sans doute une fois de plus fait la fête durant une bonne partie de la nuit et sera allé se coucher en se bourrant les oreilles de bouchons anti-bruit. Tout à l'heure, en début d'après-midi, il m'enverra un courrier électronique pour s'excuser.
Moi, j'ai perdu une partie de ma matinée, j'ai dépensé quelques litres de carburant et j'en suis agacé. Je suis revenu chez moi et je vais me préparer du café avant de me consacrer à d'autres boulots en cours.

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