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lundi 22 juillet 2019

Pontiac GTO


Assez peu de véhicules intéressants à Fossemagne en ce dimanche matin. Une Toyota et une Nissan que je n'ai pas daigné photographier, une Renault 5 GT Turbo, une Peugeot "je ne sais plus quoi", une 2cv, une Méhari, une R12 bien pourrie qui n'auront pas eu l'occasion de se faire tirer le portrait non plus. Il y avait aussi une Citroën GS club 1220 mais elle n'était pas suffisamment bien garée pour que je puisse bien la prendre en photo. Quoi d'autre ? Pas grand chose. Une Chevrolet Caprice sans grand intérêt, une Lincoln Continental qui ne me plaisait pas beaucoup, une Corvette, une Vollkswagen et, tout de même, une MG, une AC Cobra et une Pontiac GTO que je vous présente aujourd'hui.
Peut-être suis-je arrivé trop tôt. J'avais cru comprendre que seraient présentes plusieurs motos anciennes, je n'en ai pas vu. Ou alors, il fallait peut-être considérer que la Yamaha Virago et la Suzuki étaient ces motos anciennes. Pas impossible. Ce n'est pas grave. Par rapport aux années précédentes, pas de voiture d'avant guerre, pas de voiture des années 50. Tant pis, c'est comme ça. Mais donc, alors que j'allais repartir pour Azerat avec quelques images enregistrées, j'entends le son reconnaissable d'un gros V8 glougloutant de plaisir. C'est la première des "Muscle cars". Des automobiles au moteur d'une cylindrée énorme gavé de carburant par des carburateurs gros comme ça et qui vous délivre des centaines de chevaux sauvages et vous propulse à des vitesses déraisonnables le plus rapidement possible. Je ne suis généralement pas friand des caisses américaines mais celle-ci ne me laisse pas insensible.

Pontiac GTO 1966

dimanche 10 mars 2019

Salon Périgueux Classic Auto - sixième éclatement


On n'avait pas terminé de faire le tour des véhicules exposés. Il y avait un stand qui semblait s'intéresser aux Alpine. Il existe des centres d'intérêts plus sujets à caution. Ne parlons ni de la philatélie ni de la collection de coquilles d'huîtres — j'en connais parmi vous qui vous y adonnez avec gourmandise — mais parlons plutôt de l'intérêt que d'autres peuvent porter pour les émissions de télévision ou les représentations du Christ rédempteur dans l'art sumérien de la période d'Uruk. Ou plutôt, n'en parlons pas. D'une part, je ne suis pas compétent pour en parler et d'autre part, à n'en point douter, cela nous amènerait trop loin de notre préoccupation du jour.
Donc, les Alpine. Que peut-on en dire qui ne se sache pas déjà ? Qu'elles sont souvent de couleur bleue. Un peu à l'image des bagnoles de la gendarmerie nationale. Ça aurait pu être des véhicules intéressants si les concepteurs avaient pensé à les équiper de ce qui leur manque le plus, un moteur à six cylindres à plat voire, à la rigueur, d'un moteur à douze cylindres en V. Hélas ! Ils durent se contenter d'une mécanique Renault. Bien sûr, c'est moins pire que s'ils avaient dû faire avec un moteur Citroën ou Peugeot (passons sous silence le cas embarrassant des moteurs SIMCA). Nonobstant, ils firent ce qu'ils purent et c'est ainsi qu'ils tentèrent de trouver le salut dans cette couleur bleue qui mieux que nulle autre chante la gloire de notre belle nation française dont nous ne sommes pas qu'un peu fiers.
Il y avait une Alpine A110 L GT4 qui était bleue. Ce n'est pas le modèle le plus intéressant mais c'est l'un des plus rares. C'est pour ainsi dire une Alpine pour famille nombreuse. Ce n'est pas vraiment une sportive mais ce n'est pas non plus un break Diesel pour horde catholique s'en allant péleriner dans l'espoir d'un miracle qui viendrait guérir le pied-bot de la grande fille que l'on aura du mal à caser.

A110 L GT4
Plus commune mais plus enthousiasmante, une A110 de 1972 au volant de laquelle on aimerait aller friser le 80 km/h à proximité d'un radar qui veille à notre sécurité pour notre bien. Elle est bleue et ça prouve que je ne dis pas que des mensonges. C'est une jolie petite automobile qui a su se construire un palmarès en compétition et cela a grandement contribué à sa renommée et au fait que c'est aujourd'hui un véhicule très recherché et hors de portée pour la majorité des bourses.

A110
Chez Renault, après avoir tué la marque, on a cherché à la ressusciter. On l'avait quelque peu dénaturée en sortant des R5 Alpine, il faut bien le reconnaître. Bon. Là, on ressort une Alpine et on s'inspire beaucoup de la A110. D'ailleurs, on l'appelle A110. C'est dire que l'on a de l'imagination, chez Renault. Et alors, avouons-le, c'est plutôt réussi. Ça évoque bien le modèle de référence. C'est du véhicule de collection dès sa sortie des chaînes.
A110 deuxième génération

Les chefs, en matière d'automobile, ce sont les Américains. C'est connu et reconnu. Et de toutes les marques nées sur le continent américain, Ford tient une place qui n'est pas des moindres. Là, il y avait des Vedette avec leur V8 un poil poussif et pas qu'un peu gourmand. Les soupapes latérales, c'est rigolo mais c'est pas le summum en matière d'efficacité et de rendement.

Ford Vedette
Le moteur Ford est tombé dans l'escarcelle de SIMCA après que Ford a jeté l'éponge et cédé son usine à la marque française. SIMCA a voulu utiliser ce moteur en mettant au goût du jour et toujours à la sauce américaine les Vedette Ford. Le moteur est toujours aussi peu performant mais l'ensemble a une gueule pas dégueulasse. Enfin, c'est une question de goût.

Simca