mercredi 13 mai 2020

T'as le look coco

Ford 32 Street Rod

jeudi 19 mars 2020

Mémoires d'outre Manche

Rover et Ford

mercredi 2 octobre 2019

Angoulême, ça repart

L'histoire dit que, en ce début des années 60, vexé de ne pas pouvoir racheter Ferrari, Ford conçoit sa GT 40. Cette sportive devra être performante et battre les Ferrari sur leur terrain. Ce sera fait et bien fait. Conçue en Grande Bretagne, elle sera produite à 126 exemplaires. Des répliques seront fabriquées dans les années 90. Je ne sais pas si celle présente à Angoulême est une authentique d'époque.

Ford
L'Austin 7 a sans aucun doute été la petite voiture la plus répandue pendant longtemps en Grande Bretagne. Très répandue, elle a donné naissance à tout un tas de versions sportives après un passage entre les mains d'une foule de mécaniciens et préparateurs acharnés. Elles étaient assez nombreuses, sous différentes formes, à Angoulême.

Austin

Largement diffusée en Italie, la berline Lancia Appia des années 50 a plus souvent été une automobile familiale qu'une habituée des épreuves sportives. Pourtant, certaines ont bien été engagées dans des compétitions où elles ont su briller dans leur catégorie. Celle-ci était magnifiquement restaurée.

Lancia
Une qui ne cache pas son ambition de faire parler la poudre dans des épreuves sportives, c'est cette Alfa Romeo Type 308. Son 8 cylindres gavé par un compresseur délivre allègrement près de 300 chevaux qu'il convient de maîtriser depuis l'habitacle qui n'accueille que le pilote accroché au large cercle de bois.

Alfa Romeo
Et pour en finir, une française qu'il n'est pas nécessaire de présenter et qui n'a, apparemment, pas d'appétence particulière pour le sport. Elle a été tellement diffusée et pendant tellement d'années avec quelques améliorations et transformations mineures qu'elle est aujourd'hui encore, comme la 2cv ou la 4cv, presque connue de tous et de toutes les manifestations.

Citroën

lundi 10 juin 2019

Hot-Rod

lundi 10 septembre 2018

Toujours des voitures des VIntage Days

Si vous en avez marre, si vous êtes lassé, il faut me le dire. On ne peut pas tout connaître mais l'ignorance n'est jamais une bonne excuse. Le dimanche matin, je vois cette petite auto. Je fais confiance à son propriétaire qui doit savoir ce qu'il a dans son garage et, de ce fait, j'accepte l'idée qu'il s'agit d'une Ford Y de 1932. Seulement, je n'ai jamais vu ce modèle et je suis étonné. J'ai attendu un peu avec l'espoir de voir le propriétaire qui aurait pu m'en dire plus. L'espoir fut déçu. Peut-être quelqu'un saura m'en dire plus ?

Ford Y
On ne peut pas tout connaître et il y a des cas où, si on le connaissait, on y perdrait son latin. J'avise une automobile qui ressemble fort à une Matford. Je m'approche, je vais la photographier. Elle me semble avoir été modifiée, ça ne me dérange pas. Ce qui m'étonne, c'est de trouver un écusson SIMCA sur la calandre. Je n'ai jamais entendu dire que SIMCA avait produit des Matford. Ça n'a rien d'impossible puisque SIMCA reprend l'usine Ford (qui produit les Matford) de Poissy et continue à produire des automobiles conçues par Ford mais…

Matford
On ne peut pas tout connaître mais on peut en savoir suffisamment pour avancer que les trois photos suivantes représentent des automobiles populaires dans trois pays différents, la France, l'Allemagne de l'ouest et l'Allemagne de l'est.

2cv type A pré 1953
Volkswagen
Trabant
Populaire et même laborieuse, voilà une pompière Peugeot 203 break photographiée lors de la parade du dimanche matin. Elle a une ligne plutôt réussie, la 203. D'accord, elle est très inspirée par certaines automobiles américaines des années 40 mais ça n'enlève rien au fait qu'elle est, à mon avis, plutôt agréable.

Peugeot 203
Petite et joyeuse, voilà une Autobianchi Eden Roc. Avec sa mécanique de FIAT 500, elle est idéale pour parader dans Rome, les cheveux au vent. C'est clairement une petite voiture "inutile", juste destinée au plaisir et à la bonne humeur. Donc, pas inutile du tout, finalement.

Autobianchi Eden Roc
Plus grande, plus ancienne et tout aussi inutile, une Citroën Traction Avant cabriolet. Là, nous sommes en présence d'une automobile luxueuse qui agit à la façon d'un marqueur social, comme on dit aujourd'hui. Et ça marche toujours ! C'est une très belle automobile.

Traction Avant cabriolet
Tenez, puisqu'il est question de luxe. Voilà une marque qui s'y connaît un peu dans le genre. Celle-ci est, il me semble, une Hotchkiss 411 des années 30. Ce n'est pas une sportive mais une auto de tourisme de luxe.

Hotchkiss
Pour avoir le sourire, rien de plus simple. Il suffit d'avoir une Triumph TR3 à conduire. L'image présentée ici le prouve. N'a-t-elle pas l'air rayonnant, sa propriétaire et conductrice attitrée ? Bien sûr que si ! Et il est quasi certain que je serais dans le même état d'âme si j'avais la chance d'avoir une automobile pareille pour me véhiculer de par les petites routes du Périgord.

Triumph TR3 et sa propriétaire

dimanche 9 septembre 2018

Question de genre aux Vintage Days

La polémique a failli exploser. Quel est le genre de ces Vintage Days, au juste ? Sont-ce des journées ou des jours ? Féminines ou masculins ? Je ne m'étais pas posé la question. Pour moi, les Vintage Days sont féminines et je n'expliquerai pas pourquoi, j'en suis bien incapable. C'est perturbant. Et cela me fait penser aux difficultés que l'on peut rencontrer dès lors que l'on cause des véhicules.
Par exemple, si je vous montre l'automobile suivante, vous serez d'accord avec moi pour dire qu'il s'agit d'une Renault 4cv. Féminine, donc, la 4cv. Et pourquoi donc ? Ce ne sont pas quatre juments. Parce qu'il est question d'une voiture, d'une automobile, d'une Renault ?

Renault 4cv découvrable
Donc, d'accord, si l'on parle d'une automobile, tout ce qui se rapprochera d'elle sera au féminin. Ces Peugeot sont donc des dames. La 201 et la 504. La 201, ça colle, c'est une berline. Mais la 504, c'est un coupé. Un coupé avec un V6. Ce n'est pas si simple qu'il y paraît.

Peugeot 201
Peugeot 504 coupé V6
Peugeot 504 coupé V6
Deux américaines. Américaines ou américains ? Admettons que l'on parle ici d'un "pick up" Chevrolet et d'un "hot rod" Ford. Masculins, donc, ces véhicules. Oui, peut-être. Ce n'est tout de même pas si certain. Déjà, cette question de genre pour des termes en langue anglaise… Ce sont une Chevrolet et une Ford. En français, on pourrait parler d'une Chevrolet "plateau" ou "utilitaire". Mélange de genre. Pour la Ford, c'est plus simple. C'est une automobile ou une voiture modifiée.

Chevrolet 1937 et Ford 1930
Pas modifié mais bien restauré, un utilitaire Citroën, un HY. Là, on sent que c'est couillu, que ça transpire la testostérone. Le HY, c'est un mâle (pour un bien ?). C'est un fourgon et non une fourgonnette. Pas de confusion possible à propos du genre. On dira que c'est un Citroën.

Citroën HY
Si je ne me trompe pas, nous sommes maintenant en présence d'une Chenard et Walcker à traction avant. Dame ! C'est qu'il ne faut pas croire que, avant guerre, la traction avant est une exclusivité Citroën ! Chenard et Walcker ne passera pas la guerre. Déjà, la marque était tombée dans l'escarcelle de Chausson en 1936. Après guerre, Peugeot reprend les petits utilitaires Chenard et Walcker à traction avant et lance les D3 et D4 avec ses moteurs en lieu et place du petit moteur bicylindre deux temps d'origine. Donc, nous sommes en présence d'un cas de marque transgenre passée des automobiles (féminin) aux utilitaires (masculin). Ah ! C'est pas simple !

Chenard et Walcker T24C
Pour en finir avec ce sujet qui me donne mal à la tête, un dernier cas encore plus étrange. Ici, le genre change en fonction du nombre de roues. Si ça a quatre roues, c'est une Morgan, si ça n'en a que trois, c'est un cyclecar. Quoi que l'on en puisse penser, le cyclecar est dans la tradition. Bien sûr, le moteur S&S est un peu trop gros, trop rutilant, pas assez anglais. Mais ça doit être sacrément amusant de jouer avec les radars aux commandes d'un semblable engin sur les routes du Périgord !

cyclecar Morgan

dimanche 15 avril 2018

La rouille n'a pas dit son dernier mot

Tiens ? Ai-je bien lu ou me suis-je trompé ? N'aurait-on pas parlé de Rustol ici, récemment ? Eh bien continuons à en parler un instant si vous le voulez bien. Aux Cabossés de Boulazac, il y avait une Ford Fiesta bien rouillée et recouverte de ce produit protecteur. J'ai eu l'heur de discuter un peu avec le créateur-concepteur-utilisateur du véhicule. Je n'ai pas manqué de le féliciter vivement pour son travail et sa vision d'artiste. Il m'a expliqué sa démarche et le cheminement de création qui ont conduit à ce résultat fort convainquant.
Tout est travaillé dans les moindres détails avec un constant souci de faire entrer de l'humour dans la problématique de la présence de l'automobile au sein de nos sociétés citadines. La sociologie de l'art peut se résumer en une seule phrase : le bréviaire de la causalité organise les rôles. Si l'on sait depuis Rainer Scholblitz que le paradigme de la tendance questionne les codes, il s'ensuit que l'acte manqué du phantasme balaye les valeurs. Dès la Renaissance, et Léonard de Vinci a émis l'idée de manière visionnaire, l'héritage de la cohérence gère la facilité.
Or, de facilité, ici, en l'occurrence, il n'en est point question. Cette apparente facilité est trompeuse, la rouille n'est pas naturelle mais provoquée, la simplification est calculée, l'absence est révélée, l'ajout assumé. Élevée au rang d'œuvre d'art, l'automobile gagne sa place au cœur de la cité, devient art ambulant ou déambulatoire tout en préservant le caractère utilitaire — se déplacer/transporter — pour lequel le véhicule a été conçu. Lorsque le fonctionnel se marie ainsi avec l'esthétique artistique, on ne peut qu'applaudir.

Une automobile pour aller faire la Fiesta

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