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Universal Carrier et Berliet TBU CLD

Malgré la feuille d'érable que l'on voiet sur l'aile droite de ce petit véhicule chenillé, l'origine de l'Universal Carrier est bien anglaise. Mû par le très diffusé V8 Ford à soupapes latérales[1] qui développe environ 80 chevaux, cet engin a été présent sur de nombreux fronts en Europe, en Afrique ou dans le Pacifique sud. Il a souvent été cantonné à des missions de logistique ou de secours sanitaire.

Derrière la cuisine roulante, on peut voir un Berliet TBU CLD[2]. C'est un gros camion équipé d'une grue puissante.

Universal Carrier anglais et Berliet TBU CLD français
Vickers Carden-Loyd Universal Carrier et Berliet TBU CLD

Notes

[1] dans le domaine militaire, on le trouve dans les Ford-Simca cargo, dans les S.U.M.B. (Simca-Unic-Marmon-Bocquet). Pour les usages civils, il a équipé de nombreuses Ford, les Matford, les Simca V8.

[2] CLD pour Camion Lourd de Dépannage

Voiture de djeune

Il y a une soixantaine d'années, le jeune américain pouvait acquérir cette Ford Mustang qui initiait ce que l'on appellera les Pony car. Le Pony car, c'est une voiture à prétention sportive assez rudimentaire dans sa conception. Aujourd'hui, on apprécie toujours cette ligne qui n'a pas vieilli. C'est sans doute l'une des automobiles les plus facilement identifiables.
Ce qui est amusant, c'est que pour le marché américain, la Mustang est considérée comme une petite voiture. Pour nous autres Français, en terme de petites voitures, on avait la Renault 4, la Citroën 2cv, les Simca 1000 et Renault 8 ou, venues de l'étranger, les FIAT 500, Austin Mini ou Coccinelle Volkswagen.
Avec la Mustang, Ford connaîtra un vrai succès commercial que la concurrence aura du mal à atteindre. Aujourd'hui, c'est une automobile iconique de ces années 60.

Pony car
On s'fait des langues en Ford Mustang

Side car boche

BMW R12
BMW R12 détail


Cette motocyclette naît dans l'Allemagne nazie. C'est un fait incontestable tout autant que le fait que BMW n'est pas une marque connue pour son opposition au régime nazi. Une fois que cela est rappelé, on peut considérer que cette moto reste une moto, un objet manufacturé qui n'a a priori pas d'opinion politique. Qu'elle ait pu être utilisée par des militaires allemands ne lui donne pas directement, à mon avis, d'intentions idéologiques.
Il est possible que cette motocyclette ait été récupérée par la CMR dans l'immédiat après-guerre. La France doit reconstruire son industrie et motoriser les administrations nationales. On récupère tout ce qui peut servir, les stocks laissés par les Allemands et on bricole. Il n'est pas impossible que cette motocyclette soit passée par ce CMR et qu'elle ait été attelée à cette époque. Il est tout aussi possible qu'elle ait été attelée par la suite.
C'est motorisé par un moteur deux cylindres à plat de 750cm3 à soupapes latérales, une technologie déjà ancienne mais qui se justifie par la simplicité mécanique et la bonne solidité. Ce n'est pas très puissant mais ça bénéficie d'un couple moteur satisfaisant.

side car BMW R12
BMW R12 attelé

Il s'agit de l'une des dernières motocyclettes de chez BMW à arborer un cadre en tôle emboutie. Elle ne dispose pas de suspensions arrières mais a déjà une fourche télescopique.

krafträder in technik und leistung voran
Des motos en avance sur la technologie et la performance

Des Juvaquatre sous la pluie

La Juvaquatre est inspirée de l'Opel Olympia des années 30. Cependant, il est difficile de les confondre. Née en 1937 avec un petit moteur à soupapes latérales, elle sera produite dans les années d'après guerre et adoptera successivement les moteurs de la 4cv et de la Dauphine. Tout cela n'entraînera pas une hausse des performances remarquable. Si la voiture a été imaginée comme voiture familiale économique, c'est dans sa version utilitaire qu'elle connaîtra le succès.

Juvaquatre utilitaire
Renault Juvaquatre


La Juvaquatre de gauche est celle de Jean Bataille, peintre en lettres et artiste de Gironde. Il a trouvé là une belle manière d'allier publicité et plaisir de rouler en ancienne.

Cabri au lait

Le terme "cabri" vient du Provençal et désigne le chevreau.
Pour réaliser cette recette traditionnelle, il vous faudra tout d'abord vous procurer un cabri de belle taille que vous prendrez soin de dépecer et de vider après l'avoir abattu.
Au marché, vous aurez acheté une dizaine de têtes d'ail, trois bons kilogrammes d'oignons, quinze litres de vin blanc sec, six cents grammes de piments forts, deux litres d'huile d'olive extra vierge première pression à froid, cinq kilogrammes de tomates, une livre d'olives noires avec noyaux, du sel et du poivre (sauf si vous en avez en quantité suffisante chez vous) et cinq litres de lait frais.

À l'aide d'un gros couteau solide, vous couperez le cabri en autant de morceaux que vous le jugerez nécessaire. Dans une grande jatte en terre, vous placerez la viande avec les piments coupés finement, le vin blanc, le poivre en grains, le piment pilé, l'ail écrasé, les oignons détaillés en fines rondelles, les tomates concassées, les olives et un litre d'huile d'olives.
Vous laisserez le tout dans un endroit frais durant trois jours.
Dans un grand faitout, vous verserez un litre d'huile que vous porterez à ébullition. Vous y ferez frire la viande bien essuyée avec un torchon propre puis vous ajouterez à l'aide d'un écumoire les tomates, olives, ails, oignons et piments. Enfin, au bout d'une heure, vous verserez la moitié de la marinade sur la préparation. Vous laisserez cuire à petit feu pendant dix heures au minimum. Passé ces dix heures, vous retirerez du feu et couverez d'un couvercle pour environ vingt-quatre heures.
Trois heures avant le repas, vous retirerez tout le liquide contenu dans le faitout (vous le conserverez pour faire des œufs à la campagnarde). À feu vif, vous faites revenir la viande et tout ce qui reste dans le faitout avant de verser les cinq litres de lait. Vous continuez la cuisson jusqu'à ce que vous obteniez une sauce bien liée qui nappe la cuillère.
Vous présenterez ce met d'exception à vos convives dans un grand plat en terre vernissée.

Renault Monaquatre Cabriolet de 1934
Renault Monaquatre Cabriolet (1934

Artois

L'Artois est un "pays" du nord de la France, en Picardie, dans le département du Pas-de-Calais. Toutefois, l'Artois peut aussi être une ancienne province située, là aussi, dans le nord de la France. On retrouve ce nom dans la Stella Artois qui, elle, est belge, de la région de Louvain, pour être précis. Et lorsque l'on parle bière, il est essentiel de rappeler combien il convient d'être précis. Ne serait-ce que parce qu'il y a bière et bière et qu'il est déconseillé de confondre. Mais nous ne sommes pas là pour parler de bière. Et pas plus de l'autre bière, d'ailleurs.
Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, j'aimerais vous entretenir d'un sujet qui n'est pas plus géographique qu'historique. Quoique, peut-être un peu tout de même. Mais je vous assure que je ne vais pas vous tenir la jambe avec des histoires d'anciennes régions septentrionales. Non. Pour une fois, nous allons parler automobile et même, je le précise, d'automobile ancienne. Et ceci même s'il en existe de bien plus anciennes.
Cette automobile date de la toute fin des années 40 et du tout début de celles de la décennie suivante. Pour être plus clair, elle a été présentée au public en 1948 qui, s'il a été assez patient pour attendre un peu, l'a vue disparaître du catalogue dès 1950.
Hotchkiss, puisqu'il faut bien citer la marque à un moment ou à un autre, a été une marque d'automobiles de prestige. Entre autres malheurs, la Seconde Guerre mondiale a causé bien du tracas pour bien des constructeurs de l'époque, dans notre bel hexagone qui recouvrait tout juste l'Alsace et la Lorraine. Combien sont-elles, ces marques qui tentèrent de faire du presque neuf avec du vieux et qui disparurent bien vite ? Pensons à Bugatti, pensons à Delahaye. Et en l'espèce, chez Hotchkiss, on tente de proposer une voiture luxueuse en se basant sur des modèles des années 30 juste rhabillés de frais. La population n'a pas le cœur à acheter de la voiture de luxe et il ne faudra que quelques années pour que la plupart de ces marques disparaissent.
Le modèle présenté ici et photographié à Périgueux lors des Vintage Days est une Hotchkiss Artois (c'est la raison d'être du premier paragraphe ainsi que du titre). C'est une automobile sobre dans cette robe sombre. Elle passe presque inaperçue dans le nombre d'autres automobiles. Il m'est difficile de dire si je la trouve jolie ou pas. Elle m'apparaît classique et sage, pas vraiment enthousiasmante. Une bonne automobile de bon bourgeois.

Une belle automobile qui ne veut pas trop le montrer
Hotchkiss Artois

Camion militaire

En voyant ce camion, j'étais dans l'incertitude. Il y a bien un certain air de famille avec d'autres véhicules militaires. Hormis la couleur, je veux dire. Il y a ce capot légèrement plongeant qui me fait penser au célèbre "Jimmy", le GMC CCKW, mais en plus court, plus bombé. Comme ça, au jugé, j'avançais qu'il n'avait pas dû être utilisé durant la seconde guerre mondiale. Il me paraît un peu trop récent et, surtout, je l'aurais vu dans les archives filmées ou photographiées du débarquement. Alors, je proposais qu'il ait pu être présent lors de la guerre de Corée.
C'est bien un GMC mais du type XM135. Il a été fabriqué entre 1950-1955. Parmi les quelques innovations apportées par rapport à son illustre prédécesseur, il y a l'anecdotique pot d'échappement vertical placé à l'arrière droit de la cabine mais surtout une boîte de vitesses automatique à deux étages et un freinage à air comprimé. Il est à noter que le XM135 n'a que six roues (oui, d'accord, il y a aussi une roue de secours) contre 10 pour le CCKW. Pour autant, il existe une version à 10 roues plus petites basée sur ce camion, le M211.
Ce camion a connu une carrière et une diffusion assez réduite et a rapidement été remplacé par le REO M35 apparu en 1949 et produit jusqu'en 1999.

Camion GMC XM135 1950-1955
GMC XM135

V8

Vous prenez une automobile des années 30 et vous placez un moteur V8 dedans. Dans le même temps, vous recouvrez la carrosserie d'une jolie peinture, vous installez un intérieur douillet, vous virez ce qui ne vous plaît pas, remplacez tout un tas d'accessoires par d'autres plus en accord avec vos goûts personnels et vous vous retrouvez avec un véhicule le plus dissemblable possible des autres de la même espèce. Ainsi, même complètement bourré, vous aurez une chance de retrouver votre automobile.

Une Ford avec du V8 dedans
V8

Caravelle

Au sein de la Régie, il a été décidé que c'était une bonne idée de prendre des noms de navire pour ses modèles. Ça a commencé avec la Frégate, ça a continué avec les Goelette et Galion et ça a finit avec la Caravelle. Sauf que, justement pas. La Caravelle n'a rien à voir avec la Santa Maria, la Pinta ou la Niña. Elle doit son nom à la Caravelle que l'on pouvait admirer dans les airs, cet avion qui a fait la fierté de la France avant que le Concorde arrive.
A la Régie, il y a eu un moment où il a été décidé que l'on allait arrêter de donner des noms aux véhicules et que l'on allait se contenter de mettre un "R" devant un nombre. On a eu droit aux R3 et R4, les R8, les R16, les R12. La dernière aura été la R19 apparue en 1988. Pour autant, avant ces R19, on était déjà revenu à des noms avec la Fuego, la Supercinq ou encore l'Espace.
On peut trouver notre Caravelle joliment dessinée mais, à mon avis, elle manque de ce caractère un peu sportif tant dans son trait que dans sa conception, qui aurait pu en faire un petit succès commercial. Sans même parler de la motorisation qui n'était finalement pas si ridicule, une automobile au châssis un peu plus affûté n'aurait pas été une mauvaise idée.

Renault Caravelle
Caravelle

Oldsmobile 88

Depuis 2004, il n'est plus possible d'acheter une Oldsmobile neuve. La marque a été très populaire entre les années 50 et 70 mais la suite de l'histoire montre que les ventes baissent. En 2004, la General Motors jette l'éponge. La marque disparaît.
En France, pays très amateur de moteurs Diesel, on a pu voir quelques Olsmobile 88 Diesel dans les années 80. Je me souviens en avoir croisé plusieurs. Dans mon souvenir, il existait deux motorisations. Un gros V8 dérivé directement du modèle essence et un plus petit V6. Je me souviens aussi de la déplorable fiabilité de ces voitures équipées du V8 Diesel. Au début des années 1990, à Brive, il existait un garage qui tentait de vendre un modèle de 88 Diesel V8 5000 francs. A l'époque, je cherchais une automobile pour remplacer une Simca Chrysler 1307 et une connaissance m'avait dit d'aller voir ce garagiste "très sérieux". Dans son parc d'automobiles d'occasion, il y avait deux grosses bagnoles. Une BMW série 5 qu'il a été impossible de faire démarrer et une Oldsmobile marron qui avait dans les 150000 km. Cela devait déjà faire pas mal de temps qu'elle était là. Les pneumatiques étaient visiblement dégonflés, l'intérieur tout en beau velours américain sentait le renfermé. Ce n'était absolument pas le genre de véhicule que je recherchais mais, pour la curiosité, j'acceptais que l'on démarrât l'engin. Ce fut assez comique. Elle démarra après bien des efforts en lâchant, par l'arrière, un épais nuage bien noir et, par l'avant, un affreux bruit de moteur qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'il devait y avoir quelques soucis de ce côté. Il était sûr que les 8 cylindres n'étaient pas tous disposés à travailler. Au moment de faire bouger le véhicule, la boîte automatique déclara forfait. Je n'achetai pas l'Oldsmobile.
Par contre, ma copine de l'époque fut intéressée par une Peugeot 204 blanche de 1970 qui avait pour elle un intérieur rouge en état proche du neuf, un kilométrage réel très bas et un prix correct. Par contre, il n'existait pas, à part le pavillon, une pièce de carrosserie qui n'avait pas été en contact avec un obstacle à un moment ou à un autre. Je ne me souviens plus combien nous l'avions payée mais ce devait être dans nos moyens. Vers midi, après avoir rempli les papiers, ma copine prit le volant de la 204 pour rentrer chez nous. Moi, au volant de ma 2cv, j'étais parti devant et je me disais que la 204 n'allait avoir aucune difficulté pour me rattraper bien avant la sortie de Brive.
A un moment, tout de même, je me suis inquiété de ne pas voir la Peugeot arriver. Je fais demi-tour et reviens vers le garage. Je trouve ma copine arrêtée à quelques mètres du garage. Plus d'embrayage. Bon. Garage sérieux, qu'il disait. Heureusement, il y a encore le patron qui, sans joie, accepte de regarder. Il prétend que ce n'est rien, juste un léger manque de liquide hydraulique dans le circuit d'embrayage. Il revient avec un bidon, fait le plein, purge le système et nous laisse partir. J'ai hésité à lui demander l'annulation de la vente et le remboursement. Mais bon…
Bien évidemment, il y avait une fuite. L'avantage, c'est que sur ces véhicules un peu anciens, il n'était pas difficile de réparer un maître cylindre émetteur en changeant les coupelles. C'était une voiture assez agréable à conduire. Je ne l'ai pas conservée très longtemps, elle a été remplacée par une AX en très bon état que vendait pas cher une voisine de mes parents. La 204 a été rachetée par une personne qui se promettait de la restaurer. Elle le méritait, je pense. Et je n'ai jamais eu de Oldsmobile 88.
Celle photographiée lors des Vintage Days est une 88 de la première série et doit dater des tout débuts des années 50.

Oldmobile 88 Sedan
Oldsmobile 88

Heckflosse

J'ai pris tout mon temps pour accorder aux Mercedes-Benz un intérêt esthétique. Au long des années 60 et 70, j'avais compris que cette marque était classée dans la catégorie des automobiles luxueuses et je ne comprenais pas pourquoi. Pour moi, le luxe était plutôt à aller chercher chez les grands Bretons avec les Rolls-Royce, Bentley et Jaguar ou du côté des États-Unis d'Amérique avec les extravagantes Cadillac. J'admettais qu'il pouvait y avoir un certain aspect luxueux dans la DS ou la SM de chez Citroën et c'était bien un peu tout. A l'époque, je ne connaissais pas bien les autres marques peu répandues telles que Facel Vega et je ne m'intéressais pas beaucoup aux automobiles plus anciennes. C'est ainsi que j'ignorais tout des grandes marques d'avant-guerre.
Et je me souviens de la première fois où j'ai eu l'honneur de monter à bord d'une Mercedes et de la déception qui a suivi. J'étais encore à l'école primaire et le père d'un copain avait une automobile de cette marque. Un jour, je ne sais plus pourquoi, il m'a été proposé de prendre place à bord pour être conduit à l'école. Bah… Bof, bof, bof… Des sièges en plastique, un peu durs, pas d'accessoires qui montraient que j'étais dans une voiture de luxe. Cette première expérience, j'aurais pu m'en passer sans souci.
Aujourd'hui encore, je n'ai pas de passion pour ces automobiles. Depuis, je suis monté dans de vraies Mercedes assez luxueuses mais il est rare que je les trouve belles et si passionnantes. Je mets de côté quelques modèles, bien sûr.

Sérieuse et statutaire automobile
Mercedes Benz W110

C'est tout de même pas si mal

Sportive
Renault 8 Gordini


La Renault 8 Gordini, véritable icône des années 60 et 70, incarne à elle seule l'esprit de la sportivité française. Avec son design élégant et ses lignes distinctives, elle a marqué les esprits tant sur la route que sur les circuits.

Dérivée de la Renault 8, la Gordini s'est rapidement fait un nom grâce à son moteur performant et sa tenue de route remarquable. Les courses de côte et les rallyes ont vu s’affronter des pilotes audacieux au volant de cette petite berline, faisant vibrer les passionnés de mécanique et de vitesse.

La couleur bleu Gordini, avec ses fameuses bandes blanches, est devenue un symbole de victoire et de passion. Chaque virage pris à son bord était une promesse de sensations fortes et de plaisir de conduite. Elle a su allier charme et performance, séduisant des générations de fans.

Aujourd’hui, la Renault 8 Gordini n’est pas seulement un véhicule de collection ; elle représente une époque où le sport automobile se mêlait à la vie quotidienne, où chaque sortie était une aventure. Un hommage à cette belle machine, c'est aussi une célébration d'un héritage automobile qui continue d’inspirer les passionnés.

Merci, Renault 8 Gordini, pour les souvenirs gravés dans nos cœurs et les rêves de vitesse que tu as laissés derrière toi. Tu resteras à jamais une légende sur quatre roues.

(Selon Chat GPT)

Une Jeep

En 46 avant Jésus Christ, le 26 septembre du calendrier romain, Jules César ordonne que l'on tue Vercingétorix. Enfin c'est là une proposition et il existe d'autres hypothèses. Alors, vous me direz que le calendrier romain n'est pas le calendrier grégorien et que le 26 septembre d'alors n'est pas celui d'aujourd'hui. Cela est vrai et je vous rétorquerai que la Jeep photographiée à Périgueux lors des Vintage Days n'a pas grand rapport avec le chef gaulois, la Guerre des Gaules et la Rome antique.
Je suis sur mon blog et je m'octroie le droit de dire ce que je veux ici. Et puis, je n'ai rien à dire de cette Jeep, disons-le tout net. C'est une Jeep, je ne sais même pas si c'en est une authentique ou une Hotchkiss française. Je ne suis pas allé y regarder de trop près.
Avec sa caisse de Caca Colo, son "Tow Bar" (ou triangle de remorquage), ses cordes, sa remorque, sa mitrailleuse (…), elle est bien équipée et prête à affronter tous les conflits.
J'aime bien la Jeep. Je la trouve jolie, bien proportionnée, bien dessinée. J'apprécie beaucoup moins le prix qu'il est demandé de nos jours pour un exemplaire correct. C'est dissuasif.

Une Jeep bien accessoirisée
Heureux au volant de la Jeep

Quelques motocyclettes à l'ombre

La Honda CB350 du premier plan a été produite de 1968 à 1973 et assurait pouvoir atteindre les 170 km/h. Elle succède à la CB77 en proposant une robe plus classique et plus attrayante pour la clientèle occidentale. Cette 350 bicylindre a été un vrai succès commercial.
Elle est là accompagnée d'une Ducati, d'une Triumph et d'une BMW. Les temps changent et il semble heureusement que la querelle s'éteigne entre européennes et japonaises.

Motocyclettes à l'ombre sur la place Tourny à Périgueux
Honda CB350

Indien ?

Comme le notait avec justesse et à-propos un célèbre lecteur de ce blog et héros des temps modernes avec qui je cheminais lors de ces Vintage Days 2024, les Indiens, on leur aura vraiment tout volé. Et de fait, on peine à comprendre l'apport des peuples apaches à la genèse de ce pick-up Chevrolet de 1959. La couleur, peut-être (quoiqu'il en existe des bleus).
Tandis que, longtemps, en France, le pick-up (plateau bâché ou non en français) a été cantonné à son rôle d'utilitaire au service des artisans, aux États-Unis d'Amérique il est aujourd'hui encore le véhicule de prédilection pour une large partie de la population. Cela fait que plutôt que de se cantonner dans des motorisations juste suffisantes, les marques américaines ont vite fournis de gros moteurs avec plein de chevaux pour ces engins.
Ici, nous sommes en présence d'un Chevrolet Apache de 1959. Il s'agit du type 31 mais il existe un type 32. La différence entre les deux est de taille puisque c'est la longueur de la benne qui les distingue. S'il n'a pas les jantes d'origine et s'il n'est pas impossible que le moteur ait eu droit à une préparation visant à encore améliorer les performances, le reste me semble assez dans l'esprit de l'origine.
Maintenant, reste la question de l'attrait pour la production automobile américaine. Si je ne rejette pas tout en masse, il me semble que je conserve une très nette préférence pour les automobiles européennes. Peut-être est-ce parce qu'elles me sont plus familières. Elles me paraissent tout de même bien moins tape-à-l'œil et clinquantes, plus "classes".

bagnole de redneck
Chevrolet Apache 1959

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