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lundi 13 février 2017

Particules fines agricoles

Tracteur des champs

dimanche 2 octobre 2016

Machinisme agricole

C'est par un furieux hasard que je suis tombé sur ce Société Française Vierzon accompagné de la locomobile. Je n'avais aucune raison logique de passer par là. En roulant, j'aperçois, un peu à l'écart de la route, un bout de quelque chose qui me fait penser à un tracteur agricole ancien. Je vais faire demi-tour et reviens sur mes pas.
Je m'arrête. Il n'y a personne alentour. Je m'avance un peu dans ce que l'on peut considérer comme une cour de ferme et j'aperçois un chien et des voitures. J'avance encore, le chien me regarde d'un air bonace. Derrière une vitre, j'aperçois forme humaine. Je fais un signe. Une dame sort et vient à moi.
J'expose mon idée qui est de faire des photos des deux engins. Avec un gentil sourire, elle m'y autorise. Je vais chercher mon appareil. Je fais deux premières photos et j'entends une voix qui m'exhorte à retirer le broc en plastique qui protège le pot d'échappement du Société Française. Je le remercie, je comprends que c'est le propriétaire. Un homme de peut être quatre-vingt ans fier de son tracteur, de sa locomobile et du reste de sa petite collection. Une conversation s'engage. Il me teste, il veut connaître mes connaissances sur le sujet, s'assurer que je ne suis pas un "jeune" paltoquet qui ne connaît rien à rien. Il me piège un peu, aussi. Je sors de l'épreuve honorablement et me permets même de préciser deux ou trois points. Je fais quelques images et alors, il me conduit à l'intérieur d'une grange où je peux voir quelques moteurs fixes et tracteurs anciens.
Parce qu'il est fatigué et a du mal à marcher, il m'engage à aller voir à côté du hangar, plus loin, un tracteur que je ne connais vraisemblablement pas, un SIFT assez rare. Je le remercie encore et vais voir ça de plus près. Avant, je lui donne ma carte de visite et lui promets que je reviendrai peut-être l'embêter à l'occasion. Ça semble lui plaire et m'avoue aimer parler de ses machines avec des personnes qui partagent son intérêt pour elles.

Et donc, deux photos. La première représente le SFV 302 et la locomobile. C'est amusant de voir deux étapes de l'histoire du machinisme agricole, le passage de la vapeur au tracteur à pétrole. Ça a dû être un très net progrès que de passer de l'un à l'autre. Pour la locomobile, il fallait au bas mot trois heures avant qu'elle puisse commencer à travailler et autant pour pouvoir la bouger sans risque à la fin de la journée. Si le Société Française est loin des standards actuels, si sa mise en route nécessite un cérémonial particulier, il apparaissait tout de même comme plus simple à mettre en œuvre en plus de pouvoir offrir plus de services.

SFV 302 et locomobile
L'autre photo est celle d'un SIFT. Je l'avoue, j'ignorais jusqu'à l'existence de cette marque française. Le modèle que j'ai photographié là à une particularité amusante. Si vous regardez la photo, vous noterez sans doute qu'il y a un gros vide sous le capot, là où l'on s'attend à trouver le moteur. Alors où est-il, ce moteur ? Les tuyaux d'échappement vous permettront sans doute de vous en faire une idée.

tracteur SIFT - Société d'Installation de Force et de Traction

jeudi 10 mars 2016

Agriculture et écologie

Écologie agricole

mardi 20 octobre 2015

Les vieux tracteurs de Lanouaille

Et donc, j'étais parti pour Lanouaille dans l'espoir d'y trouver une belle exposition de vieux tracteurs. Il n'y en avait pas beaucoup et, en fait, rien de bien intéressant. Tout de même, à côté d'un Renault D16, d'un Deutz en piteux état et d'un petit Massey Ferguson, quelques Zetor. Zetor, c'est une marque de tracteurs de Tchécoslovaquie basée à Brno et née au sortir de la deuxième guerre mondiale. La mauvaise image des tracteurs de l'Est, les Avto, Belarus, Ursus ou, donc, Zetor est assez incompréhensible. Certes il existe des tas de légendes autour de la piètre fiabilité de ces tracteurs ou de leurs multiples défauts de conception mais cela devrait rester dans le domaine de la légende. Il paraît que les premiers Avto à quatre roues motrices avaient une nette tendance à s'enterrer dès que l'on engageait le pont avant en terrain meuble. Soi-disant que le pont avant tournait plus vite que l'essieu arrière. Je ne sais pas trop. J'ai tout de même le sentiment que les ingénieurs et concepteurs de ce tracteur avaient procédé à quelques essais en condition avant de le lancer sur le marché. Ce qui a pu nuire à leur large diffusion sur le territoire national, par contre, c'est le manque d'un large réseau de concessionnaires. D'ailleurs, il est amusant de voir que l'on peut passer, à quelques dizaines de kilomètres, d'une marque à l'autre. Ici, on trouvera beaucoup de John Deere lorsque là ce seront les Renault qui seront en nombre. Pour ma part, je connais quelques Avto et Zetor qui travaillent toujours aujourd'hui et ont dépassé allègrement les 40 ans sans problèmes majeurs. Alors, oui, ce sont généralement des tracteurs rustiques, du moins pour les plus anciens. Comparés à ce qui se faisait à la même époque chez les constructeurs capitalistes, les tracteurs des pays de l'Est paraissent dépassés. Il en était de même pour les automobiles ou les motocyclettes.
Mais donc, les photos. J'en ai conservé quelques unes. Je me suis arrêté sur les détails.

Zetor

tableau de bord Zetor

Zetor

Belle mécanique Zetor

Renault D16

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

vendredi 1 mai 2015

Foire de la Latière

Elle est plusieurs fois séculaire, on en parle comme d'une légende, on prétend qu'il faut s'y être rendu au moins une fois dans la vie, c'est la foire de la Latière à Saint-Aulaye.

Alors quoi ? C'est ça, la foire de la Latière ? Je n'y étais jamais allé. Il faut dire qu'il me faut pratiquement traverser le département d'est en ouest pour arriver à la limite des frontières, tout à côté de la Charente. Pas loin de cent bornes depuis Azerat, tout de même. Cela faisait des années que j'en entendais parler, plutôt en bien même si on ne m'avait jamais réellement dit ce que l'on pouvait y trouver.
D'après ce que j'en avais entendu, il s'agissait d'une foire très ancienne, une foire qui se déroule dans la forêt de chêne de la Double, à Saint-Aulaye. J'imaginais des vaches, des cochons, des brebis et des chèvres sous les frondaisons, j'imaginais du très typique. En fait, j'ai été déçu. Passons sur le parking qu'il faut payer 5 euros. C'est cher pour une place dans un pré mais passons. Admettons qu'il faille payer les infrastructures et l'organisation. C'est que ce sont plusieurs dizaines de milliers de visiteurs qui passent par là sur deux jours !
Il semble que ce soit aujourd'hui, le 1er mai, qu'il faille s'y trouver pour profiter réellement de la foire. Du reste, il y en a deux dans l'année. Une au printemps et une à l'automne. J'y étais hier. Depuis le parking, on arrive sur les lieux de la foire. Quelques ânes et chevaux sont là. Rien de bien spectaculaire. En fait de foire sous les arbres, j'ai vu une bête foire commerciale avec des étalages de saloperies diverses, de pièges à gogo en tous genres. De la poêle qui n'attache pas solide comme du silex au lot de chaussettes à 20 euros en passant par de l'authentique artisanat amérindien (véridique) ou de la photo "au mètre" (oui, oui !), je parcours les allées et j'ai le moral en berne. Qu'est-ce que je fous ici ?
Je ne dis pas. Peut-être que la foire est intéressante pour qui veut acheter des plants de tomates ou de cornichons, des canards ou des poulets, de l'outillage à main "made in China". Bien sûr, on peut se restaurer. D'après ce que j'ai lu, il semble que ça puisse ne pas être mal de ce côté là. Je n'étais pas présent pour l'heure du repas, j'étais déjà parti. Ceci dit, je doute tout de même un peu que ça vaille le coup de se rendre à la Latière dans l'espoir de faire un bon repas. Là, on trouve des manèges et animations pour les enfants et puis c'est à peu près tout, on a fait le tour de ce qu'il y a à voir. Décevant.
J'avais lu qu'il y aurait une exposition de vieux tracteurs et j'espérais que, au moins, j'allais pouvoir faire provision de photos. Il y en avait quelques uns. Rien de bien folichon. Quelques Fordson, Massey-Ferguson, Renault et inévitables Société Française Vierzon. Je m'attendais à mieux pour une foire aussi réputée.

Société Française Vierzon 201
Ce que j'ai trouvé aussi très décevant et à la limite du foutage de gueule, c'est la présence de quantité de commerçants présents pour vendre de la charcuterie, du fromage, du pain et des conserves qui n'ont rien à voir avec le Périgord. Disons que, si j'admets qu'il est difficile de produire du Cantal en Dordogne ou du jambon de Bayonne dans la Double, il aurait fallu pouvoir trouver aussi des stands de producteurs locaux pour donner à la foire son caractère périgordin. Ils étaient particulièrement absents. Pour expliquer la chose, j'ai tenté de me persuader qu'il y a une logique. La foire permettait d'acheter ce que l'on ne trouvait pas en Périgord. Les marchands venaient de toute la France pour proposer leurs produits. Pour acheter les produits locaux, on n'avait pas besoin d'aller à la foire. Logique. Logique mais décevant tout de même pour moi.
La Latière, j'y suis venu, j'ai vu, je ne suis pas convaincu. Je n'y retournerai probablement pas.

jeudi 29 janvier 2015

A l'abandon

Manitou

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