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mercredi 3 octobre 2018

Recyclage

C'est un dessin qui date de quelques années[1]. Je n'avais jamais pris le temps de le mettre en couleurs. J'avais besoin d'un dessin de tracteur, je me suis souvenu de lui. J'ai réussi à le retrouver et ça n'a pas été une mince affaire. Il ne me restait plus qu'à le peinturlurer sur l'ordinateur.

Tracteur de récupération

Note

[1] 10 et 11 décembre 2011

samedi 29 septembre 2018

Puissance agricole

Tracteur

dimanche 26 août 2018

Bouillotte du peuple

C'est à la Cassagne que l'on pouvait découvrir ce petit tracteur allemand. Il s'agit d'un Allgaier R22 dit "bouillotte". Quel curieux surnom pour un tracteur agricole, ne manquerez-vous pas de vous exclamer. Il y a une explication.
Ce tracteur est le pendant de le VolksWagen pour le machinisme agricole. Le constructeur a souhaité concevoir un tracteur accessible à tous, fiable, solide et simple à entretenir. Pour cela, on a cherché à supprimer quelques éléments susceptibles de causer des pannes. On s'est surtout intéressé au système de refroidissement en le simplifiant à l'extrême. Pas de radiateur, pas de durit, pas de pompe à eau. A la place de tout ce dispositif complexe, on a conçu une sorte de grosse réserve d'eau de plusieurs dizaines de litres d'eau qui entoure le haut moteur en une seule pièce de fonderie avec celui-ci. Le refroidissement n'est donc assuré que par l'évaporation de cette eau. Simple et facile.
Bien sûr, cela oblige à vérifier que la réserve d'eau ne soit pas vide. Un flotteur permet à l'opérateur, grâce à une pige, de s'assurer du niveau d'eau. Ajoutons que dans ce souci de simplicité et de réduction des éléments mécaniques, le tracteur n'a pas de démarreur. Il faut user de la manivelle pour le faire péter. De même, pas de système de boule chaude comme sur les Société Française Vierzon ou autres Lanz et affiliés. Non, on assure le préchauffage de la chambre de pré-combustion par l'insertion d'une "cigarette" de démarrage, une mèche introduite après son allumage dans l'emplacement prévu à cet effet. Une fois que cela est fait, on tourne la manivelle à toute volée et, normalement, le moteur doit démarrer.

Allgaier R22 Volksschlepper

jeudi 23 août 2018

Pas que des pétaroux à la Cassagne !

Où en étions-nous ? Ah oui. Les cyclomoteurs. Vous en avez pas un peu marre, vous, de ces indigents pétaroux ? Oui, moi aussi. Heureusement, il n'y avait pas que ça à la Cassagne. Il y avait aussi la présence de l'association "Passeurs de mémoire"[1] qui avait dressé deux tentes pour une exposition hétéroclite d'objets présents lors des deux derniers conflits mondiaux et quelques véhicules, plusieurs Jeep et un half-track M3 possiblement de marque White. La présence de ces véhicules et de l'association s'explique par la collaboration au film promotionnel de cette édition de la fête.
J'ai beaucoup de mal, en raison de mauvaises lectures de jeunesse sans doute, avec la chose militaire. Je n'aime pas les militaires, je les trouve cons et bêtes. C'est comme ça. J'ai beaucoup de mal aussi avec les amateurs de "militaria", ces nostalgiques probables des guerres d'antan. Que l'on ait le souhait d'honorer les victimes de ces conflits, admettons. Que l'on s'arrête aux victimes de quelques guerres passées sans soutenir les victimes présentes, ça me dérange un peu plus. Disons-le, je ne comprends pas la démarche ou je n'ose pas entendre la petite voix sournoise qui me chuchote quelque chose à l'oreille. Est-il besoin de se déguiser en militaire pour dénoncer la guerre ? Je m'interroge.
Restent les véhicules. C'est une autre question que celle des véhicules. Je n'ai pas de goût particulier pour les engins trop guerriers, les chars d'assaut ou les auto-mitrailleuses. Par contre, et je ne l'ai jamais nié, j'aime beaucoup les petits camions Dodge, les plus gros camions GMC ou Ward et les jeep de l'armée américaine de cette deuxième[2] guerre mondiale. D'abord, parce que ces véhicules ont été utilisés civilement après réforme. Une fois débarrassée de son étoile, de ses marquages et de sa laide couleur, une jeep redevient un engin tout à fait acceptable.
Notons que, dans le cadre d'un souci de conservation de cette mémoire dont il est question là, j'admets que l'on ait le souci de préserver quelques véhicules recouverts de leur couleur et marques distinctives "authentiques". Par contre, ce que je n'admets pas un instant, c'est de voir une Jeep Hotchkiss française bariolée avec une étoile ricaine. Faut pas pousser. Bref, une photo d'un half-track.

White M3 Half Track
Moins guerrier, le tracteur Société Française Vierzon HV2. Ça j'aime bien ! Que dire à propos de ce tracteur ? C'est, comme de bien entendu, un monocylindre semi-Diesel. Avec un peu plus de cinq litres de cylindrée, ça vibre pas mal, merci. Cette recette du tracteur monocylindre de forte cylindrée a été utilisée durant de nombreuses années avant de disparaître totalement. Si, aujourd'hui, on s'amuse à les voir démarrer et à les entendre pousser leurs explosions au rythme d'un marteau pilon, on comprend que le monde paysan ait pu choisir d'autres tracteurs moins contraignants et plus reposants à utiliser. Ce que l'on peut se demander, c'est comment et pourquoi ces gros monocylindres plein de défauts ont existé durant toutes ces années, en gros des années 20 à la fin des années 50. Les tracteurs multicylindres à essence ou à moteur Diesel existent alors que ces Lanz, SFV et autres ancêtres perdurent. On met en avant la solidité et l'entretien réduit. On a aussi, un temps, prétendu que ces tracteurs à boule chaude pouvaient brûler presque tout, de l'huile de vidange au pétrole lampant en passant par la graisse de canard ou l'huile de palme. A l'annonce des années 60, Lanz était racheté par l'américain John Deere et Société Française Vierzon par le toujours américain Case. C'en était fini de ces antiquités agricoles qui font aujourd'hui la joie des fêtes "à l'ancienne".

Société Française Vierzon HV2
Société Française Vierzon HV2
Français lui aussi, militaire jusqu'au bout du dernier boulon, le Berliet GBC8KT. Parce qu'il est militaire, il est laid. Pour plaire au commandement militaire, le constructeur se doit de faire dans le moche voire le hideux. Mission parfaitement remplie par M.Charbonneaux, styliste de son état. Toutefois, cette laideur se veut fonctionnelle. On se dit que de la tôle plate est plus facile à retaper que de la carrosserie toute en rondeur d'un Saoutchik ou d'un Figoni & Falaschi. Les militaires savent pondre du cahier des charges. On veut du camion de tel tonnage, transportable par train, capable de consommer toutes sortes de carburants. Berliet répond avec ce camion issu du GBC 8 6x6 bien plus beau. Il ne s'agit plus que de l'enlaidir pour qu'il soit à l'image du militaire de tradition française.
Avec ses surfaces planes mises bout à bout, ce Berliet ne concède rien à l'esthétique. Pour autant, on l'a tellement vu qu'il est devenu presque "normal" et que l'on ne fait plus trop attention à lui. Par contre, ce camion ne manque pas de qualités. Légèrement sous-motorisé, il a de vraies capacités de franchissement et est d'une solidité remarquable. Il a connu une très longue carrière dans l'armée française, a été remotorisé, a été même recarrossé sur la fin. Aujourd'hui, il continue à satisfaire aux exigences militaires.

Berliet, Peugeot et Motobécane
Avec sa gueule de voiture des années 30, le petit camion Citroën U23 a connu une longue carrière. Bien plus beau dans sa livrée "à ailes plates" qui affiche un avant rappelant les Rosalie de la marque que dans la nouvelle mouture du début des années 50, cet utilitaire n'est pas, c'est le moins que l'on puisse dire, un foudre de guerre. Peinardement, il navigue sans jamais trop dépasser les 70 km/h. L'aménagement intérieur est des plus rustiques. Disons-le tout net, il n'y a pratiquement rien d'autre qu'un volant, quelques pédales et leviers et un pitoyable compteur de vitesse. Le moteur qui entraîne tout ça est celui de la Traction Avant retourné pour pouvoir entraîner le pont arrière. Son sens de rotation est inversé. Au tout début des années 50, on lui préférait déjà le HY[3] ou la production de chez Renault. Les 1000kg ou 1400kg Renault n'étaient pas non plus des véhicules modernes, puissants et rapides mais, malgré tout, ils l'étaient un peu plus.

Citroën U23

Notes

[1] Objet de l'association : promouvoir le devoir de mémoire pour les victimes civiles et militaires de la première et deuxième guerre mondiale

[2] soyons prudents

[3] bien que ce dernier ne le remplace pas complètement

jeudi 5 juillet 2018

Fête des battages à l'ancienne au Change

Ce sera le 15 juillet prochain et j'y serai peut-être. Avec la récente limitation de vitesse sur les routes secondaires, je prends de plus en plus les routes tertiaires. Par exemple pour me rendre dans l'agglomération périgourdine ou en revenir. Cela m'a conduit récemment à passer par le Change et de voir ce tracteur déjà sur place dans l'attente de cette fête. Malheureusement, la batteuse était bâchée. Mais parce que j'aime beaucoup ces tracteurs anciens, je n'ai pas résisté et me suis arrêté pour faire une photo.

Société Française Vierzon

lundi 11 juin 2018

Identifions ce tracteur


C'est un Massey Harris, ça c'est sûr. Par contre, j'hésite sur le modèle exact. Est-ce que vous accepteriez de vous prêter au jeu et d'enquêter ?

dimanche 11 mars 2018

Tracteur à vendre

Tracteur à vendre

mercredi 7 février 2018

Paysans en colère

La colère gronde

dimanche 14 janvier 2018

Comment je suis parti, comment je suis revenu

J'étais parti sans trop savoir quand je reviendrai. Je me doutais que ça n'allait pas être tout de suite et l'intuition était bonne puisque ce retour est encore tout récent. Quelle aventure ! Dans l'ensemble, je le dis sans chercher à me vanter, tout c'est plutôt bien passé. La route a été bonne si l'on excepte la tombée de la nuit vers la fin de journée. J'avais prévu cette éventualité et m'étais assuré que mon véhicule était bien équipé des systèmes d'éclairage requis pour une expédition de cette ampleur. J'avais aussi prévu suffisamment de carburant pour assurer les quelques deux cents kilomètres enregistrés au compteur pour l'aller et le retour. A un moment, j'ai eu peur du pire lorsqu'il m'a fallu suivre sur une distance m'apparaissant comme bien trop longue une Renault 21 roulant à faible allure. Ça allait sans doute me retarder un peu plus. Heureusement, une zone de dépassement apparut et je pus dès lors doubler le lent véhicule sans même dépasser la limite de vitesse autorisée. Plus de peur que de mal, en somme.
Toutefois, lors du voyage aller, il m'est arrivé d'avoir une pressante envie d'uriner et j'ai dû consentir à m'arrêter en bord de route pour soulager ma vessie. La prochaine fois, je prendrai la précaution de ne pas boire au moins une heure avant de prendre le volant. C'est trop bête de devoir ainsi s'arrêter dans son élan. A un autre moment, un peu plus loin, j'ai eu la tentation de m'arrêter de nouveau pour faire une photo mais comme la lumière n'était vraiment pas belle, je me suis repris et ai continué mon chemin. C'est sans doute pour cette raison que je suis arrivé à l'heure. Bien que je dise cela en m'avançant un peu. Je ne me souviens en fait pas qu'il y ait eu une heure de rendez-vous précise. Il me semble même que je m'étais dit juste avant de monter en voiture que si je partais maintenant je pourrais arriver à une heure correcte. Jamais je ne me suis dit qu'il me fallait partir à cette heure là pour avoir une chance d'arriver quelque part à une heure dite. On se fait des films parfois.
Dehors, à l'extérieur de l'habitacle, il ne faisait pas très chaud mais ne gelait pas non plus. Pour plus de confort, je mis le chauffage réglé de telle sorte que le flux d'air chaud parvenait pour partie à mes pieds et, pour autre partie, vers mes mains. Je déteste conduire avec les doigts gourds. Autrefois, j'ai eu à expérimenter la conduite avec des gants. Ça ne m'a pas beaucoup plu et puis, ça gêne pour rouler une cigarette. On m'objectera peut être de ce qu'il pourrait y avoir comme un hiatus entre le risque de perdre ses doigts pour cause de trop grand froid et s'empoisonner en fumant du tabac. A cela je répondrais simplement ceci : il ne faisait pas si froid que les doigts risquaient de geler à cœur.
En arrivant à la porte d'entrée de ce qui me sert de logis, j'ai eu la bonne surprise, en fouillant la poche droite de mon pantalon, de trouver le trousseau de clés et principalement celle qui me permet d'ouvrir cette porte qui, tout à la fois, me permet d'accéder à l'intérieur et d'en sortir selon que l'on est à l'intérieur ou à l'extérieur au moment où l'on a besoin d'elle. Là, dans le cas précis, j'étais à l'extérieur. Comme je n'étais pas parti assez longtemps pour ne pas reconnaître les lieux, je n'ai pas eu de grande surprise à constater que tout était peu ou prou tel que je l'avais laissé la veille. C'est donc avec un réconfortant sentiment de pénétrer en terrain connu que je m'aventurais dans la pièce et basculais l'interrupteur afin de donner un peu plus de lumière.
C'est alors que je me fis la réflexion que je n'avais rien prévu pour le blog pour aujourd'hui. Je me rappelai avoir conservé quelques images dont je ne savais que faire, notamment parce qu'elles n'étaient pas très bonnes, et que je pouvais faire mine d'en choisir une pour donner l'illusion de publier un billet valable.

mardi 22 août 2017

Des Pétaroux mais pas que

Il y avait des tracteurs agricoles anciens à la Cassagne. Le plus intéressant de tous, parce que le plus ancien et le moins courant, était le Austin de la fin des années 20. Ce tracteur a été construit en France, à Liancourt dans l'Oise où Austin avait une usine. Je ne connais pas le modèle exact, je n'a pas pensé à noter l'information. Étaient présents également, un Société Française Vierzon 204, quelques Mc Cormick, un Allis-Chalmers porte outils un beau MAN, un Fordson et un intéressant Renault équipé d'un moteur Diesel Perkins.

Tracteur Austin des années 20
A l'écart des cyclomoteurs et de la foule étaient stationnées les motocyclettes. A l'ombre des noyers, je croise deux petites Yamaha sympathiques dans leur cadre bucolique.

Deux jolies petites Yamaha
En raison de l'accroissement du nombre d'inscriptions et, donc, de cyclomoteurs présents, les organisateurs de la fête ont, cette année, changé de lieu pour l'aire de stationnement des Pétaroux. Ils sont descendus dans le pré pour bénéficier de plus de place. Sur les deux images suivantes, prises en fin de journée, il manque déjà un bon nombre de machines. Les cyclomotoristes les plus éloignés commençaient déjà à charger les remorques et fourgons pour repartir chez eux.

Quelques uns des cyclomoteurs présents
Les cyclomoteurs sont en vedette


Autres choses

Ce blog pourrait arrêter de nuire gravement

Rien n'est éternel. Hier, j'ai appris que mon hébergeur allait abandonner de fournir le gestionnaire de bases de données PostgreSQL utilisé par le blog qui nuit (très) grave !. Cette interruption de service surviendra en octobre. Cela veut dire que si je ne trouve pas la bonne solution pour migrer la base de données vers MySQL, le blog mourra.
Hier, du coup, j'ai fait une sauvegarde complète du blog et de sa base de données. Cela représente tout de même pas loin de 1Go. Cela signifie que, grosso modo, rien ne sera perdu totalement. Ce blog a plus de dix ans et j'en suis toujours à me demander à quoi il peut bien servir. Il ne s'est pas trouvé de réel sujet et à part me permettre de montrer un peu des dessins et des photos, accessoirement à publier le feuilleton en bande-dessinée, on ne peut pas prétendre qu'il a un thème précis. Il est un peu à mon image, bordélique, brouillon, anarchique.
Périodiquement, je songe à tout arrêter. Un jour, il me semble que c'était un 1er janvier, j'ai décidé de rendre la publication journalière. Chaque jour, un petit quelque chose. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette idée stupide et encore moins pourquoi je m'y suis tenu. Ce n'est pas une lourde charge, je peux me contenter de balancer un mauvais dessin ou une photo quelconque histoire de dire que j'ai mis quelque chose. Ça ne me prend généralement pas beaucoup de temps.
Mais là, il y a cette décision de l'hébergeur qui pourrait m'aider à trouver une bonne raison pour mettre un terme à cette petite aventure. Je me demande s'il faut laisser passer l'occasion.
Il y a la question de la poursuite de la publication du feuilleton de Liaan. Bon. Rien ne m'empêcherait de mettre sur pied un nouveau petit blog pour cela. Liaan pourrait aussi prendre sa liberté et créer son propre blog ou site pour publier ses planches. Je suis prêt à l'aider à mener à bien cette affaire.
Du reste, je pourrais aussi ouvrir un nouveau blog qui aurait une raison d'être plus claire. Je ne suis pas certain que la forme du blog soit la meilleure. Je devrais peut-être plutôt me diriger vers une galerie sur laquelle je pourrais montrer les dessins et les photos dans plusieurs rubriques biens classées et rangées. Il faut prendre le temps d'y réfléchir.
Et dans le même temps, je l'aime bien un peu, ce blog. Au fil des ans, une petite "communauté" informelle s'est créée. Certains sont arrivés, d'autres sont partis mais il y a un petit noyau de personnes à suivre le blog et, je l'espère, à y trouver une source à l'amusement, au dialogue, au sourire ou à la réflexion.

Du passé faire table rase

Un temps, j'ai espéré que ce blog aurait pu devenir un espace collaboratif dans lequel vous auriez tous pu être acteurs. Hormis Liaan et quelques autres comme Fifi, peu ont été celles et ceux à accepter de jouer le jeu. Et pourtant, je suis certain que nous avons tous des sujets de prédilection et des choses à dire et à montrer.
Un nouveau blog riche de plusieurs intervenants pourrait être une chouette idée à mettre en place. On pourrait imaginer partir sur un noyau de quelques personnes qui tiendraient rubrique sur le (les) sujet(s) de leur choix à date régulière. Honnêtement, ce ne serait pas forcément une lourde charge de travail pour chacun. Certains pourraient bien ne publier que tous les quinze jours ou même une fois par mois.
Il serait toutefois intéressant de définir une sorte de ligne éditoriale, un fil commun entre tous les sujets, même ténu. Je pense que si vous venez, si vous suivez ce blog, c'est qu'il existe un lien entre nous tous. J'ai du mal à comprendre quel il peut être mais il doit exister quelque part.
Ce que l'on peut analyser rapidement, c'est que les thèmes présents sur ce blog qui pourraient nous unir sont un intérêt pour l'humour, les véhicules anciens, la motocyclette, la photo et le dessin. Plus, peut-être, l'écriture. Ça m'étonnerait fort que parmi vous il n'y ait personne qui soit compétent dans un de ces thèmes.

Tout n'est pas si mauvais

L'un des projets que j'ai préféré sur ce blog a été le feuilleton collaboratif. Bon, on ne reviendra pas sur le fait qu'il s'est quasi saboté de lui-même et que la plupart des participants ont été découragés. Ça a été, à mon sens, un bon exemple de ce qu'aurait pu être un blog réalisé à plusieurs. Je sais que l'idée de construire (pour des prunes) ensemble tient de la douce utopie. Il y a toujours un moment où on est confronté à des problèmes de personnalité, à des conflits larvés, à des ego difficiles.
L'un des problèmes est lié à l'utilisation de l'outil informatique. J'ai plusieurs fois eu à faire face à des personnes qui auraient pu accepter de participer mais qui ne savaient pas poster une image ou écrire un texte. Evidemment, je pourrais être celui qui se chargerait de la mise en ligne et de la préparation des images ou autres mais l'idéal serait tout de même que chacun soit autonome. Ce n'est tout de même pas si difficile.

La fin des illusions

Aussi, après tout, peut-être que je m'illusionne un peu. Il n'est pas impossible que personne ne pleure ce blog s'il vient à disparaître. Aujourd'hui, les blogs ne sont plus vraiment à la mode. Ils paraissent bien difficiles à utiliser face aux réseaux sociaux. Je connais des personnes qui auraient sans doute plein de trucs très intéressants à raconter sur des sujets qu'ils maîtrisent bien mais qui préfèrent utiliser, par exemple, facebook plutôt que d'avoir à apprendre à se servir des outils d'un blog comme celui-ci. C'est compréhensible finalement.
Ce qu'il y a aussi, c'est qu'il faut avoir le désir et l'envie de partager et ça, ça ne se commande pas. Forcément, un blog tenu par une seule personne tend à virer à une forme d'égocentrisme. Je montre mes photos, mesdessins, mes goûts, mes centres d'intérêt. Et moi, ça me lasse un peu.
Enfin voilà. Je vous balance ça comme ça et vous en faites bien ce que vous voulez. Si vous avez quelques minutes pour réfléchir, pour proposer, pour dire, n'hésitez pas à laisser un commentaire, à m'envoyer un courrier électronique ou à m'entretenir de vive voix à l'occasion.

lundi 13 février 2017

Particules fines agricoles

Tracteur des champs

dimanche 2 octobre 2016

Machinisme agricole

C'est par un furieux hasard que je suis tombé sur ce Société Française Vierzon accompagné de la locomobile. Je n'avais aucune raison logique de passer par là. En roulant, j'aperçois, un peu à l'écart de la route, un bout de quelque chose qui me fait penser à un tracteur agricole ancien. Je vais faire demi-tour et reviens sur mes pas.
Je m'arrête. Il n'y a personne alentour. Je m'avance un peu dans ce que l'on peut considérer comme une cour de ferme et j'aperçois un chien et des voitures. J'avance encore, le chien me regarde d'un air bonace. Derrière une vitre, j'aperçois forme humaine. Je fais un signe. Une dame sort et vient à moi.
J'expose mon idée qui est de faire des photos des deux engins. Avec un gentil sourire, elle m'y autorise. Je vais chercher mon appareil. Je fais deux premières photos et j'entends une voix qui m'exhorte à retirer le broc en plastique qui protège le pot d'échappement du Société Française. Je le remercie, je comprends que c'est le propriétaire. Un homme de peut être quatre-vingt ans fier de son tracteur, de sa locomobile et du reste de sa petite collection. Une conversation s'engage. Il me teste, il veut connaître mes connaissances sur le sujet, s'assurer que je ne suis pas un "jeune" paltoquet qui ne connaît rien à rien. Il me piège un peu, aussi. Je sors de l'épreuve honorablement et me permets même de préciser deux ou trois points. Je fais quelques images et alors, il me conduit à l'intérieur d'une grange où je peux voir quelques moteurs fixes et tracteurs anciens.
Parce qu'il est fatigué et a du mal à marcher, il m'engage à aller voir à côté du hangar, plus loin, un tracteur que je ne connais vraisemblablement pas, un SIFT assez rare. Je le remercie encore et vais voir ça de plus près. Avant, je lui donne ma carte de visite et lui promets que je reviendrai peut-être l'embêter à l'occasion. Ça semble lui plaire et m'avoue aimer parler de ses machines avec des personnes qui partagent son intérêt pour elles.

Et donc, deux photos. La première représente le SFV 302 et la locomobile. C'est amusant de voir deux étapes de l'histoire du machinisme agricole, le passage de la vapeur au tracteur à pétrole. Ça a dû être un très net progrès que de passer de l'un à l'autre. Pour la locomobile, il fallait au bas mot trois heures avant qu'elle puisse commencer à travailler et autant pour pouvoir la bouger sans risque à la fin de la journée. Si le Société Française est loin des standards actuels, si sa mise en route nécessite un cérémonial particulier, il apparaissait tout de même comme plus simple à mettre en œuvre en plus de pouvoir offrir plus de services.

SFV 302 et locomobile
L'autre photo est celle d'un SIFT. Je l'avoue, j'ignorais jusqu'à l'existence de cette marque française. Le modèle que j'ai photographié là à une particularité amusante. Si vous regardez la photo, vous noterez sans doute qu'il y a un gros vide sous le capot, là où l'on s'attend à trouver le moteur. Alors où est-il, ce moteur ? Les tuyaux d'échappement vous permettront sans doute de vous en faire une idée.

tracteur SIFT - Société d'Installation de Force et de Traction

jeudi 10 mars 2016

Agriculture et écologie

Écologie agricole

mardi 20 octobre 2015

Les vieux tracteurs de Lanouaille

Et donc, j'étais parti pour Lanouaille dans l'espoir d'y trouver une belle exposition de vieux tracteurs. Il n'y en avait pas beaucoup et, en fait, rien de bien intéressant. Tout de même, à côté d'un Renault D16, d'un Deutz en piteux état et d'un petit Massey Ferguson, quelques Zetor. Zetor, c'est une marque de tracteurs de Tchécoslovaquie basée à Brno et née au sortir de la deuxième guerre mondiale. La mauvaise image des tracteurs de l'Est, les Avto, Belarus, Ursus ou, donc, Zetor est assez incompréhensible. Certes il existe des tas de légendes autour de la piètre fiabilité de ces tracteurs ou de leurs multiples défauts de conception mais cela devrait rester dans le domaine de la légende. Il paraît que les premiers Avto à quatre roues motrices avaient une nette tendance à s'enterrer dès que l'on engageait le pont avant en terrain meuble. Soi-disant que le pont avant tournait plus vite que l'essieu arrière. Je ne sais pas trop. J'ai tout de même le sentiment que les ingénieurs et concepteurs de ce tracteur avaient procédé à quelques essais en condition avant de le lancer sur le marché. Ce qui a pu nuire à leur large diffusion sur le territoire national, par contre, c'est le manque d'un large réseau de concessionnaires. D'ailleurs, il est amusant de voir que l'on peut passer, à quelques dizaines de kilomètres, d'une marque à l'autre. Ici, on trouvera beaucoup de John Deere lorsque là ce seront les Renault qui seront en nombre. Pour ma part, je connais quelques Avto et Zetor qui travaillent toujours aujourd'hui et ont dépassé allègrement les 40 ans sans problèmes majeurs. Alors, oui, ce sont généralement des tracteurs rustiques, du moins pour les plus anciens. Comparés à ce qui se faisait à la même époque chez les constructeurs capitalistes, les tracteurs des pays de l'Est paraissent dépassés. Il en était de même pour les automobiles ou les motocyclettes.
Mais donc, les photos. J'en ai conservé quelques unes. Je me suis arrêté sur les détails.

Zetor

tableau de bord Zetor

Zetor

Belle mécanique Zetor

Renault D16

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