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mardi 22 août 2017

Des Pétaroux mais pas que

Il y avait des tracteurs agricoles anciens à la Cassagne. Le plus intéressant de tous, parce que le plus ancien et le moins courant, était le Austin de la fin des années 20. Ce tracteur a été construit en France, à Liancourt dans l'Oise où Austin avait une usine. Je ne connais pas le modèle exact, je n'a pas pensé à noter l'information. Étaient présents également, un Société Française Vierzon 204, quelques Mc Cormick, un Allis-Chalmers porte outils un beau MAN, un Fordson et un intéressant Renault équipé d'un moteur Diesel Perkins.

Tracteur Austin des années 20
A l'écart des cyclomoteurs et de la foule étaient stationnées les motocyclettes. A l'ombre des noyers, je croise deux petites Yamaha sympathiques dans leur cadre bucolique.

Deux jolies petites Yamaha
En raison de l'accroissement du nombre d'inscriptions et, donc, de cyclomoteurs présents, les organisateurs de la fête ont, cette année, changé de lieu pour l'aire de stationnement des Pétaroux. Ils sont descendus dans le pré pour bénéficier de plus de place. Sur les deux images suivantes, prises en fin de journée, il manque déjà un bon nombre de machines. Les cyclomotoristes les plus éloignés commençaient déjà à charger les remorques et fourgons pour repartir chez eux.

Quelques uns des cyclomoteurs présents
Les cyclomoteurs sont en vedette


Autres choses

Ce blog pourrait arrêter de nuire gravement

Rien n'est éternel. Hier, j'ai appris que mon hébergeur allait abandonner de fournir le gestionnaire de bases de données PostgreSQL utilisé par le blog qui nuit (très) grave !. Cette interruption de service surviendra en octobre. Cela veut dire que si je ne trouve pas la bonne solution pour migrer la base de données vers MySQL, le blog mourra.
Hier, du coup, j'ai fait une sauvegarde complète du blog et de sa base de données. Cela représente tout de même pas loin de 1Go. Cela signifie que, grosso modo, rien ne sera perdu totalement. Ce blog a plus de dix ans et j'en suis toujours à me demander à quoi il peut bien servir. Il ne s'est pas trouvé de réel sujet et à part me permettre de montrer un peu des dessins et des photos, accessoirement à publier le feuilleton en bande-dessinée, on ne peut pas prétendre qu'il a un thème précis. Il est un peu à mon image, bordélique, brouillon, anarchique.
Périodiquement, je songe à tout arrêter. Un jour, il me semble que c'était un 1er janvier, j'ai décidé de rendre la publication journalière. Chaque jour, un petit quelque chose. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette idée stupide et encore moins pourquoi je m'y suis tenu. Ce n'est pas une lourde charge, je peux me contenter de balancer un mauvais dessin ou une photo quelconque histoire de dire que j'ai mis quelque chose. Ça ne me prend généralement pas beaucoup de temps.
Mais là, il y a cette décision de l'hébergeur qui pourrait m'aider à trouver une bonne raison pour mettre un terme à cette petite aventure. Je me demande s'il faut laisser passer l'occasion.
Il y a la question de la poursuite de la publication du feuilleton de Liaan. Bon. Rien ne m'empêcherait de mettre sur pied un nouveau petit blog pour cela. Liaan pourrait aussi prendre sa liberté et créer son propre blog ou site pour publier ses planches. Je suis prêt à l'aider à mener à bien cette affaire.
Du reste, je pourrais aussi ouvrir un nouveau blog qui aurait une raison d'être plus claire. Je ne suis pas certain que la forme du blog soit la meilleure. Je devrais peut-être plutôt me diriger vers une galerie sur laquelle je pourrais montrer les dessins et les photos dans plusieurs rubriques biens classées et rangées. Il faut prendre le temps d'y réfléchir.
Et dans le même temps, je l'aime bien un peu, ce blog. Au fil des ans, une petite "communauté" informelle s'est créée. Certains sont arrivés, d'autres sont partis mais il y a un petit noyau de personnes à suivre le blog et, je l'espère, à y trouver une source à l'amusement, au dialogue, au sourire ou à la réflexion.

Du passé faire table rase

Un temps, j'ai espéré que ce blog aurait pu devenir un espace collaboratif dans lequel vous auriez tous pu être acteurs. Hormis Liaan et quelques autres comme Fifi, peu ont été celles et ceux à accepter de jouer le jeu. Et pourtant, je suis certain que nous avons tous des sujets de prédilection et des choses à dire et à montrer.
Un nouveau blog riche de plusieurs intervenants pourrait être une chouette idée à mettre en place. On pourrait imaginer partir sur un noyau de quelques personnes qui tiendraient rubrique sur le (les) sujet(s) de leur choix à date régulière. Honnêtement, ce ne serait pas forcément une lourde charge de travail pour chacun. Certains pourraient bien ne publier que tous les quinze jours ou même une fois par mois.
Il serait toutefois intéressant de définir une sorte de ligne éditoriale, un fil commun entre tous les sujets, même ténu. Je pense que si vous venez, si vous suivez ce blog, c'est qu'il existe un lien entre nous tous. J'ai du mal à comprendre quel il peut être mais il doit exister quelque part.
Ce que l'on peut analyser rapidement, c'est que les thèmes présents sur ce blog qui pourraient nous unir sont un intérêt pour l'humour, les véhicules anciens, la motocyclette, la photo et le dessin. Plus, peut-être, l'écriture. Ça m'étonnerait fort que parmi vous il n'y ait personne qui soit compétent dans un de ces thèmes.

Tout n'est pas si mauvais

L'un des projets que j'ai préféré sur ce blog a été le feuilleton collaboratif. Bon, on ne reviendra pas sur le fait qu'il s'est quasi saboté de lui-même et que la plupart des participants ont été découragés. Ça a été, à mon sens, un bon exemple de ce qu'aurait pu être un blog réalisé à plusieurs. Je sais que l'idée de construire (pour des prunes) ensemble tient de la douce utopie. Il y a toujours un moment où on est confronté à des problèmes de personnalité, à des conflits larvés, à des ego difficiles.
L'un des problèmes est lié à l'utilisation de l'outil informatique. J'ai plusieurs fois eu à faire face à des personnes qui auraient pu accepter de participer mais qui ne savaient pas poster une image ou écrire un texte. Evidemment, je pourrais être celui qui se chargerait de la mise en ligne et de la préparation des images ou autres mais l'idéal serait tout de même que chacun soit autonome. Ce n'est tout de même pas si difficile.

La fin des illusions

Aussi, après tout, peut-être que je m'illusionne un peu. Il n'est pas impossible que personne ne pleure ce blog s'il vient à disparaître. Aujourd'hui, les blogs ne sont plus vraiment à la mode. Ils paraissent bien difficiles à utiliser face aux réseaux sociaux. Je connais des personnes qui auraient sans doute plein de trucs très intéressants à raconter sur des sujets qu'ils maîtrisent bien mais qui préfèrent utiliser, par exemple, facebook plutôt que d'avoir à apprendre à se servir des outils d'un blog comme celui-ci. C'est compréhensible finalement.
Ce qu'il y a aussi, c'est qu'il faut avoir le désir et l'envie de partager et ça, ça ne se commande pas. Forcément, un blog tenu par une seule personne tend à virer à une forme d'égocentrisme. Je montre mes photos, mesdessins, mes goûts, mes centres d'intérêt. Et moi, ça me lasse un peu.
Enfin voilà. Je vous balance ça comme ça et vous en faites bien ce que vous voulez. Si vous avez quelques minutes pour réfléchir, pour proposer, pour dire, n'hésitez pas à laisser un commentaire, à m'envoyer un courrier électronique ou à m'entretenir de vive voix à l'occasion.

lundi 13 février 2017

Particules fines agricoles

Tracteur des champs

dimanche 2 octobre 2016

Machinisme agricole

C'est par un furieux hasard que je suis tombé sur ce Société Française Vierzon accompagné de la locomobile. Je n'avais aucune raison logique de passer par là. En roulant, j'aperçois, un peu à l'écart de la route, un bout de quelque chose qui me fait penser à un tracteur agricole ancien. Je vais faire demi-tour et reviens sur mes pas.
Je m'arrête. Il n'y a personne alentour. Je m'avance un peu dans ce que l'on peut considérer comme une cour de ferme et j'aperçois un chien et des voitures. J'avance encore, le chien me regarde d'un air bonace. Derrière une vitre, j'aperçois forme humaine. Je fais un signe. Une dame sort et vient à moi.
J'expose mon idée qui est de faire des photos des deux engins. Avec un gentil sourire, elle m'y autorise. Je vais chercher mon appareil. Je fais deux premières photos et j'entends une voix qui m'exhorte à retirer le broc en plastique qui protège le pot d'échappement du Société Française. Je le remercie, je comprends que c'est le propriétaire. Un homme de peut être quatre-vingt ans fier de son tracteur, de sa locomobile et du reste de sa petite collection. Une conversation s'engage. Il me teste, il veut connaître mes connaissances sur le sujet, s'assurer que je ne suis pas un "jeune" paltoquet qui ne connaît rien à rien. Il me piège un peu, aussi. Je sors de l'épreuve honorablement et me permets même de préciser deux ou trois points. Je fais quelques images et alors, il me conduit à l'intérieur d'une grange où je peux voir quelques moteurs fixes et tracteurs anciens.
Parce qu'il est fatigué et a du mal à marcher, il m'engage à aller voir à côté du hangar, plus loin, un tracteur que je ne connais vraisemblablement pas, un SIFT assez rare. Je le remercie encore et vais voir ça de plus près. Avant, je lui donne ma carte de visite et lui promets que je reviendrai peut-être l'embêter à l'occasion. Ça semble lui plaire et m'avoue aimer parler de ses machines avec des personnes qui partagent son intérêt pour elles.

Et donc, deux photos. La première représente le SFV 302 et la locomobile. C'est amusant de voir deux étapes de l'histoire du machinisme agricole, le passage de la vapeur au tracteur à pétrole. Ça a dû être un très net progrès que de passer de l'un à l'autre. Pour la locomobile, il fallait au bas mot trois heures avant qu'elle puisse commencer à travailler et autant pour pouvoir la bouger sans risque à la fin de la journée. Si le Société Française est loin des standards actuels, si sa mise en route nécessite un cérémonial particulier, il apparaissait tout de même comme plus simple à mettre en œuvre en plus de pouvoir offrir plus de services.

SFV 302 et locomobile
L'autre photo est celle d'un SIFT. Je l'avoue, j'ignorais jusqu'à l'existence de cette marque française. Le modèle que j'ai photographié là à une particularité amusante. Si vous regardez la photo, vous noterez sans doute qu'il y a un gros vide sous le capot, là où l'on s'attend à trouver le moteur. Alors où est-il, ce moteur ? Les tuyaux d'échappement vous permettront sans doute de vous en faire une idée.

tracteur SIFT - Société d'Installation de Force et de Traction

jeudi 10 mars 2016

Agriculture et écologie

Écologie agricole

mardi 20 octobre 2015

Les vieux tracteurs de Lanouaille

Et donc, j'étais parti pour Lanouaille dans l'espoir d'y trouver une belle exposition de vieux tracteurs. Il n'y en avait pas beaucoup et, en fait, rien de bien intéressant. Tout de même, à côté d'un Renault D16, d'un Deutz en piteux état et d'un petit Massey Ferguson, quelques Zetor. Zetor, c'est une marque de tracteurs de Tchécoslovaquie basée à Brno et née au sortir de la deuxième guerre mondiale. La mauvaise image des tracteurs de l'Est, les Avto, Belarus, Ursus ou, donc, Zetor est assez incompréhensible. Certes il existe des tas de légendes autour de la piètre fiabilité de ces tracteurs ou de leurs multiples défauts de conception mais cela devrait rester dans le domaine de la légende. Il paraît que les premiers Avto à quatre roues motrices avaient une nette tendance à s'enterrer dès que l'on engageait le pont avant en terrain meuble. Soi-disant que le pont avant tournait plus vite que l'essieu arrière. Je ne sais pas trop. J'ai tout de même le sentiment que les ingénieurs et concepteurs de ce tracteur avaient procédé à quelques essais en condition avant de le lancer sur le marché. Ce qui a pu nuire à leur large diffusion sur le territoire national, par contre, c'est le manque d'un large réseau de concessionnaires. D'ailleurs, il est amusant de voir que l'on peut passer, à quelques dizaines de kilomètres, d'une marque à l'autre. Ici, on trouvera beaucoup de John Deere lorsque là ce seront les Renault qui seront en nombre. Pour ma part, je connais quelques Avto et Zetor qui travaillent toujours aujourd'hui et ont dépassé allègrement les 40 ans sans problèmes majeurs. Alors, oui, ce sont généralement des tracteurs rustiques, du moins pour les plus anciens. Comparés à ce qui se faisait à la même époque chez les constructeurs capitalistes, les tracteurs des pays de l'Est paraissent dépassés. Il en était de même pour les automobiles ou les motocyclettes.
Mais donc, les photos. J'en ai conservé quelques unes. Je me suis arrêté sur les détails.

Zetor

tableau de bord Zetor

Zetor

Belle mécanique Zetor

Renault D16

dimanche 20 septembre 2015

Musée Agricole et Automobile de Salviac

Chevrolet sedan 210 yellow cabEn ces Journées du Patrimoine on peut se demander ce qu'est ce patrimoine. En gros et pour faire simple, on peut dire que c'est l'ensemble des biens matériels et immatériels, artistiques et historiques, qui constituent une forme, une sorte, de mémoire commune. C'est un gros fourre-tout dans lequel on peut mettre ce que l'on veut selon ses goûts personnels ou culturels.

Benoît Jouclar n'a que 38 ans. Bientôt 39. La légende veut qu'il ait commencé à amasser sa collection à l'âge de 14 ans lorsqu'il est allé chercher le Farmall Cub de son grand-père, paysan de ce Lot proche du Périgord Noir, à quelques encablures de Sarlat. Sa collection est devenue le Musée Agricole & Automobile de Salviac il y a une dizaine d'années et c'est lui, Benoît Jouclar, en vrai passionné, qui organise les visites avec un discours bien rodé. Au programme pour qui souhaiterait suivre la visite guidée, démarrage de Mc Cormick Deering à la manivelle ou de Société Française Vierzon au chalumeau et à l'huile de coude !

Mc Cormick Deering

Société Française Vierzon

Sur 6000 mètres carrés, dans des bâtiments, sous des tunnels agricoles ou en plein air, on peut voir beaucoup de machinisme agricole, du véhicule utilitaire, du véhicule militaire, de l'automobile ancienne et de la moto d'autrefois. Le machinisme agricole se taille la part du lion et c'est bien naturel puisqu'il est à l'origine de la collection. Cela ne s'arrête pas aux tracteurs presque trop attendus. On peut voir des batteuses, des faucheuses, de l'araire, de la charrue à traction animale, de la charrette ou encore un alambic, un four à pain, des pressoirs à raisin. En vingt-cinq ans, notre homme a su récupérer, accueillir ou acheter tout ce qui constitue une collection pléthorique.
Ce que l'on pourrait éventuellement regretter, c'est que le tout n'est pas très organisé. On trouvera aussi, peut-être, qu'il y a un peu trop de doublons. Et c'est vrai que si les tracteurs étaient présentés par ordre chronologique, on y gagnerait en compréhension. Et il est vrai aussi que l'on peut se lasser de voir cette profusion de modèles du même type. Ceci dit, on se réjouira du fait que, justement, la visite et l'accès à l'intégralité de la collection (ou peu s'en faut) soit libre. A chacun d'y trouver son compte à son allure.

HSCS G35
L'une des plus belles pièces de ce musée, à mon avis et pour la partie agricole, est ce HSCS G35 fabriqué en Hongrie. C'est un des représentants de ces tracteurs à boule chaude au rang desquels on notera les Lanz et Société Française Vierzon. Ce HSCS mériterait d'être restauré. Il ne doit pas être aisé de trouver des pièces et je ne sais rien de son état réel.
Les paysans, fils de paysan, petits-fils de paysan ou autres personnes ayant un intérêt pour la chose trouveront ici de quoi réveiller bien des souvenirs. Le tracteur du papa, le premier tracteur à être arrivé à la ferme, il y a beaucoup de chances pour qu'il soit là quelque part.

Chevrolet sedan 210 yellow cab
A l'entrée du site, vous êtes accueilli par ce taxi new-yorkais Chevrolet. Un peu plus loin trône une Traction Avant Citroën. Encore un peu plus loin, le Société Française Vierzon utilisé pour les démonstrations de démarrage. Vous vous acquittez du billet d'entrée et libre à vous de conduire votre visite ou, pour un peu plus cher, de suivre la visite guidée. Il faut prendre son temps pour découvrir et je ne pense pas que l'on puisse tout voir en une fois.
A l'intérieur du bâtiment principal sont exposées la plupart des voitures et les motos. Pour les motos, quelques belles pièces mais beaucoup de populaires de petite cylindrée des années 50. Tout de même quelques pièces remarquables comme une 250 Terrot. Pour les automobiles, deux Ford T, une Citroën SM, une étonnante Traction Avant utilitaire (une création non officielle) ou quelques véhicules dans leur état de "sortie de grange" qu'il est très bien de conserver tel quel selon moi.

Citroën; Renault et Willys
Ford T
Ford T
La dame ne fait pas partie du décor
Mais parce qu'il n'y a pas que les moteurs dans la vie, Benoît exécute son numéro préféré avec son grand bi "boneshaker" et son fidèle compagnon de jeu à quatre pattes.

Démonstration de Boneshaker
Je pense qu'il me faudra revenir pour une nouvelle visite. Le maître des lieux est accueillant et à la disposition de son public, il y a aussi beaucoup à découvrir dans les alentours. Si vous passez par Salviac, si vous êtes du côté de Sarlat, n'hésitez surtout pas, la découverte de ce musée vaut le coup.

vendredi 1 mai 2015

Foire de la Latière

Elle est plusieurs fois séculaire, on en parle comme d'une légende, on prétend qu'il faut s'y être rendu au moins une fois dans la vie, c'est la foire de la Latière à Saint-Aulaye.

Alors quoi ? C'est ça, la foire de la Latière ? Je n'y étais jamais allé. Il faut dire qu'il me faut pratiquement traverser le département d'est en ouest pour arriver à la limite des frontières, tout à côté de la Charente. Pas loin de cent bornes depuis Azerat, tout de même. Cela faisait des années que j'en entendais parler, plutôt en bien même si on ne m'avait jamais réellement dit ce que l'on pouvait y trouver.
D'après ce que j'en avais entendu, il s'agissait d'une foire très ancienne, une foire qui se déroule dans la forêt de chêne de la Double, à Saint-Aulaye. J'imaginais des vaches, des cochons, des brebis et des chèvres sous les frondaisons, j'imaginais du très typique. En fait, j'ai été déçu. Passons sur le parking qu'il faut payer 5 euros. C'est cher pour une place dans un pré mais passons. Admettons qu'il faille payer les infrastructures et l'organisation. C'est que ce sont plusieurs dizaines de milliers de visiteurs qui passent par là sur deux jours !
Il semble que ce soit aujourd'hui, le 1er mai, qu'il faille s'y trouver pour profiter réellement de la foire. Du reste, il y en a deux dans l'année. Une au printemps et une à l'automne. J'y étais hier. Depuis le parking, on arrive sur les lieux de la foire. Quelques ânes et chevaux sont là. Rien de bien spectaculaire. En fait de foire sous les arbres, j'ai vu une bête foire commerciale avec des étalages de saloperies diverses, de pièges à gogo en tous genres. De la poêle qui n'attache pas solide comme du silex au lot de chaussettes à 20 euros en passant par de l'authentique artisanat amérindien (véridique) ou de la photo "au mètre" (oui, oui !), je parcours les allées et j'ai le moral en berne. Qu'est-ce que je fous ici ?
Je ne dis pas. Peut-être que la foire est intéressante pour qui veut acheter des plants de tomates ou de cornichons, des canards ou des poulets, de l'outillage à main "made in China". Bien sûr, on peut se restaurer. D'après ce que j'ai lu, il semble que ça puisse ne pas être mal de ce côté là. Je n'étais pas présent pour l'heure du repas, j'étais déjà parti. Ceci dit, je doute tout de même un peu que ça vaille le coup de se rendre à la Latière dans l'espoir de faire un bon repas. Là, on trouve des manèges et animations pour les enfants et puis c'est à peu près tout, on a fait le tour de ce qu'il y a à voir. Décevant.
J'avais lu qu'il y aurait une exposition de vieux tracteurs et j'espérais que, au moins, j'allais pouvoir faire provision de photos. Il y en avait quelques uns. Rien de bien folichon. Quelques Fordson, Massey-Ferguson, Renault et inévitables Société Française Vierzon. Je m'attendais à mieux pour une foire aussi réputée.

Société Française Vierzon 201
Ce que j'ai trouvé aussi très décevant et à la limite du foutage de gueule, c'est la présence de quantité de commerçants présents pour vendre de la charcuterie, du fromage, du pain et des conserves qui n'ont rien à voir avec le Périgord. Disons que, si j'admets qu'il est difficile de produire du Cantal en Dordogne ou du jambon de Bayonne dans la Double, il aurait fallu pouvoir trouver aussi des stands de producteurs locaux pour donner à la foire son caractère périgordin. Ils étaient particulièrement absents. Pour expliquer la chose, j'ai tenté de me persuader qu'il y a une logique. La foire permettait d'acheter ce que l'on ne trouvait pas en Périgord. Les marchands venaient de toute la France pour proposer leurs produits. Pour acheter les produits locaux, on n'avait pas besoin d'aller à la foire. Logique. Logique mais décevant tout de même pour moi.
La Latière, j'y suis venu, j'ai vu, je ne suis pas convaincu. Je n'y retournerai probablement pas.

jeudi 29 janvier 2015

A l'abandon

Manitou

dimanche 28 décembre 2014

Face à l'adversité

En ce dernier dimanche de l'année, alors que j'essaie depuis ce matin de ranimer le feu dans l'âtre sans ajouter de papier, juste en accordant toute ma confiance à une maigre braise, je me demande un peu si je vais finir un dessin. Pour le feu, il y a du potentiel. Hier soir, j'ai mis une bûche dans la cheminée et celle-ci n'a pas totalement brûlé durant la nuit. Je l'ai observée, j'ai soufflé et une petite lueur d'espoir s'est mise à rougeoyer. J'en suis là et je tiens bon.

La livraison de fuel domestique est prévue pour mardi en fin de matinée. Ce matin, il ne fait pas froid. Je ne dis pas non plus qu'il fait chaud, hein ! Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Disons que la température est tout à fait assez supportable pour que j'essaie de dessiner. J'hésite entre une moto et une automobile. J'ai commencé à gribouiller sur plusieurs feuilles de papier à la recherche d'idées rigolotes. Ce n'est pas encore gagné.
Ce matin, la mission que je me suis donné est bien de ranimer le feu à partir de cette minuscule braise. Cela fait une demi-heure que j'y travaille. Ça avance doucement. De la bûche d'hier, il reste deux bouts, chacune des deux extrémités. Le bois s'est consumé par le milieu et sur l'un des deux bouts, donc, il restait une petite braise. J'ai agencé ces deux bouts de bois de sorte que la braise soit en contact avec du bois propre à pouvoir s'enflammer. Je souffle, je titille et là, j'ai le sentiment que c'est gagné. Ça commence gentiment à crépiter. Tout à l'heure, j'ai même eu une petite flamme.
Evidemment, cet exercice perturbe le dessin. Je passe de la table à la cheminée sans cesse et ce n'est pas bon. Il est presque certain que j'y gagnerais à d'abord m'occuper du feu puis, une fois que la flambée est assurée, de passer au dessin. C'est un problème organisationnel, ça. Je ne suis pas quelqu'un de très organisé.

Bientôt 13 heures. Je n'ai pas vu le temps passer. J'avais laissé ce billet en suspens et je le reprends. Le feu a pris. Ce n'est pas encore des flammes très vives, toutefois. J'ai griffonné quelques ébauches de motos et d'autos, rien ne me plaît vraiment. J'en arrive à me demander si je ne vais pas aller fouiner dans ma réserve de photographies pour nourrir un peu ce billet. Ce billet, d'ailleurs, tenez, je le mets en ligne dans l'état. Il sera peut-être voire sans doute complété ultérieurement.

Ultérieurement, un peu plus tard

Le feu est maintenant bien vif, riche en flammes qui montent haut et en braises qui sont un vrai bonheur pour l'œil de l'esthète. Par contre, c'est un peu la débandade question dessin. Ce qui a été fait jusque là périra très probablement dans les flammes d'ici peu. Ne nous voilons pas la face, je m'achemine tranquillement vers un échec cuisant de belle ampleur. C'est la vie.

Temps présent

En fait, je n'ai rien trouvé de bien intéressant dans mes photos et puis, aussi, je n'ai pas trop eu le courage d'en chercher une qui aurait mérité que je la traite convenablement.
Il n'y a pas très longtemps, je me promenais pédestrement du côté de Cherveix-Cubas, dans la campagne. J'avais mon appareil photo. C'est à cette occasion que j'avais fait l'image du transformateur EDF, je ne sais pas si vous vous en souvenez. Enfin bref, en quittant le bourg, dans le jardin d'une maison, j'ai aperçu ce petit tracteur malheureusement pour partie caché par un mur. J'ai tout de même déclenché. Cette photo n'a rien d'exceptionnel mais il faudra vous en contenter.
Et aussi, j'en profite pour vous informer de mon absence pour toute la journée de demain. Il est à peu près certain qu'il n'y aura pas de billet.

Mc Cormick Farmall 137D

dimanche 9 novembre 2014

Du noir, du blanc

En ce moment, deux films sortent et traitent de la photographie. "Le Sel de la Terre" de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (fils de son père) évoque le travail du géant de la photographie Sebastião Salgado, "A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof nous parle de la vie et de l'œuvre d'une photographe inconnue qui a réalisé plus de 100000 photos sans jamais les montrer ou presque. Et moi, aujourd'hui, je me questionne sur la photographie.

J'ai une théorie. Selon moi, il n'existe pas de mauvais sujets. En photographie, on a trop tendance à dire qu'il faut une belle lumière, un bon sujet, une bonne technique et du matériel haut de gamme. Les exemples ne manquent pas pour contredire tout cela. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de mauvais sujet de photographie bien qu'il y ait de multitudes manières de mal le traiter. Et là, on reconnaît le bon photographe du mauvais photographe.
Ce matin, alors que je réfléchissais à la question, j'ai entendu le bruit du tracteur d'un voisin. Je connais bien ce tracteur, je le vois assez souvent dans Azerat. C'est un David Brown, le David Brown des DB des Aston Martin. Ç'aurait été le tracteur de James Bond si James Bond avait été agriculteur. Et donc, j'entends ce tracteur qui s'arrête un peu plus haut de chez moi. Je l'observe par la fenêtre et reste un moment à le regarder. Si je le regarde ainsi durant quelques secondes alors que je le connais, que sa présence ne m'étonne pas, c'est qu'il doit y avoir quelque chose qui retient mon regard. Je vais chercher l'appareil photo, j'ouvre la fenêtre et je déclenche. De prime abord, l'image n'a aucun intérêt. Je l'ai traitée en noir et blanc assez contrasté et je ne sais pas ce qu'il faut en penser.

David Brown 990
Dans l'après-midi, j'ai à prendre la voiture et je passe au dessus de la voie ferrée. Cette voie ferrée, encaissée, ça fait plusieurs fois que j'ai comme l'impression qu'elle serait photographiquement (et simplement graphiquement) intéressante. Pourtant, je n'ai jamais réussi à en tirer quoi que ce soit de satisfaisant. Plusieurs fois, je me suis arrêté, j'ai pris l'appareil, je me suis mis ici, je suis allé là. J'ai déclenché et c'était raté. Pourtant, comme on dit, il y a un potentiel certain, selon moi. Cette fois-ci, j'ai monté un 28mm sur le boîtier pour me forcer à bouger plutôt que de pouvoir jouer sur la bague du zoom. Mon boîtier est pourvu d'un capteur "APS-C". On peut dire qu'un 28mm (pour un 24x36) équivaut à un 44,8mm une fois monté sur un capteur de petite taille comme le mien. Nous ne sommes pas très éloigné du standard de 50mm pour un 24x36. Enfin bon, bref. Cette fois-ci, j'ai cherché un point de vue légèrement différent et j'ai déclenché. Comme pour l'image précédente, j'ai opté pour un traitement en noir et blanc assez contrasté.

Voie ferrée
Là non plus, je ne sais pas me prononcer sur l'intérêt de la photo. Il y a un peu plus d'un an, je me promenais dans un petit village de l'Oise lorsque j'ai vu une 2cv abandonnée dans une petite cour. J'ai fait une photo et, lorsque revenu chez moi, je l'ai regardée sur l'écran de l'ordinateur je me suis dit que c'était simplement une mauvaise image de plus. Je regrettais qu'il y ait le bidon de chlore, par exemple. Aujourd'hui, je l'ai recadrée et traitée comme les deux autres images. Encore une fois, j'ai conscience que ce n'est ni la pire des photographies ni la meilleure. Mais hormis cela, je n'ai pas d'avis tranché.

2cv6 au chlore liquide

Et alors, je regarde les photos de Salgado et celles de Maier sur Internet. Je n'ai pas encore vu les films. Evidemment, il n'y a rien à redire aux photos de Salgado. C'est l'un des plus grands photographes de tous les temps, c'est parfait. Pour celles de Maier, nous sommes plus dans le domaine de la photo de rue. Il y a de superbes portraits, un beau témoignage de l'Amérique, d'un temps passé. C'est bien moins démonstratif, moins parfait, que les photos de Salgado. Pourtant, elles sont belles ses photos ! Et là, je sais bizarrement ce qu'il faut en penser. Là, nous sommes bien en présence d'artistes. Et puis c'est tout.

mardi 16 septembre 2014

Bruits de Groléjac

J'ai tenté de faire une vidéo. Je n'y connais rien, je ne suis pas particulièrement doué, mais j'ai essayé de faire un montage amusant et bruyant.

jeudi 31 juillet 2014

Fossemagne agricole

Renault E70Et oui, encore Fossemagne. Je vous avais dit que, cette année, le monde agricole était réduit à la portion congrue. De fait, il n'y avait que deux tracteurs agricoles de présentés. Un International Harvester qui a déjà eu sa photo sur le blog et un Renault en piteux état. C'est le Renault qui va me servir de prétexte au billet du jour.

Ni l'état général ni le décor ne m'invitaient à tenter de faire une bonne photo de ce tracteur. Parce que la pellicule n'est pas chère en numérique, je déclenchais pourtant, sans m'appliquer trop, sans chercher à cadrer ou à m'approcher.
Hier, je classais mes photos, en jetais beaucoup, en sélectionnais quelques unes, lorsque je suis tombé sur celle du tracteur Renault. La photo était toujours assez mauvaise mais je me disais qu'elle suffirait bien à alimenter le blog. Je n'ai jamais beaucoup aimé les tracteurs Renault et cela peut aussi expliquer le peu d'efforts déployés pour tenter de réussir une image. J'ai tout de même essayé de sauver la situation. Qu'allai-je pouvoir tirer d'une pareille photo ?

Tracteur Renault E70
J'ai essayé de recadrer, j'ai essayé d'améliorer le rendu, j'ai essayé mille astuces mais rien à faire, la photo n'est pas bonne. Le sujet non plus, à mon avis. Et alors, je me suis décidé à faire un détourage rapide et à réaliser une fausse plaquette publicitaire. Ça vaut ce que ça vaut.

Renault E70
Parce qu'ils ne m'intéressent que très moyennement, je connais mal ces petits tracteurs Renault. Leur dénomination me laisse souvent perplexe. Celui-ci est un E70 si j'en crois la plaque apposée sur les flancs. Dans un premier temps, j'ai pensé à la présence d'un moteur à essence. Mais non, il s'agit bien d'un Diesel. Alors quoi ? Je me suis dit que, peut-être, le capot avait été remplacé par un autre et j'ai passé mon chemin. Tout de même, j'ai voulu creuser la question et je suis allé à la pêche aux informations sur Internet.
Qu'apprend-t-on donc ? Que le E70 est un trois cylindres Diesel de 40cv équipé d'une prise de force et d'un relevage hydraulique. Mais surtout, je comprends que le "70" a existé en trois versions. Le "N 70" pour le "normal", le "V 70" pour le "vigneron" et le "E 70" pour la version étroite. Donc, ce serait là un "70" dans la version étroite. Je suis bien content de le savoir.

samedi 28 septembre 2013

Groléjac, le dernier tracteur

Aujourd'hui, samedi 28 septembre, se termine la série de photos prises à Groléjac.

Un dernier tracteur pour terminer cette série. Il s'agit d'un Vendeuvre. La marque Vendeuvre tient son nom de la commune où est née la marque, à Vendeuvre-sur-Barse, dans l'Aube. Cette marque a disparu en 1964, six ans après son rachat par Allis-Chalmers.

Vendeuvre

jeudi 26 septembre 2013

Les tracteurs de Groléjac

Je ne me souviens pas d'en avoir parlé ici jusque là. L'autre dimanche, à Groléjac, en Dordogne, il y avait une exposition de véhicules anciens. Parmi ceux-ci se trouvaient des tracteurs agricoles.

Aujourd'hui, les Société Française Vierzon sont à l'honneur. Il y en avait une belle brochette à Groléjac. Dommage qu'il n'y ait pas le son. Pour commencer, deux petits 201 fort sympathiques.
Deux jolis Société Française Vierzon 201
Un "moderne" 204.
Société Française Vierzon 204
De magnifiques 302 et 401.
Société Française Vierzon 302
Société Française Vierzon 401
Société Française Vierzon 401
Et un vénérable HV2 au travail. Il entraînait la batteuse présentée il y a quelques jours.
Société Française Vierzon HV2
Et cette fois, c'est bien terminé ? Vous le saurez bientôt !

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