lundi 18 décembre 2017

Petit dessin vite fait

samedi 16 décembre 2017

Contre les criminels de la route

La chasse au délinquant est ouverte

mardi 12 décembre 2017

Le feuilleton, le drame

lundi 11 décembre 2017

Éthique & cohérence

vendredi 8 décembre 2017

Que dieu nous protège de la pluie qui tombe d'en haut et des impondérables qui surviennent de toutes parts

Deux roues et protection divine

jeudi 7 décembre 2017

Le super-héros à la tête dans un carton pour préserver son anonymat qui va sauver la veuve et l'orphelin partout dans le monde et plus loin dans une très très lointaine galaxie s'il a le temps de le faire

carton-man

mardi 5 décembre 2017

La colère gronde

lundi 4 décembre 2017

Veine ! Cave !

Le bon vin parfumé finit toujours par se trouver, où qu’il se cache - proverbe chinois

jeudi 30 novembre 2017

Dictature en marche

Pour faire une belle dictature, d'abord il faut mettre en œuvre tout ce qui peut être nécessaire à provoquer la confusion des esprits. Il est bon que le peuple ne soit plus en état de se questionner ou, tout du moins, qu'il n'ait plus le temps de réfléchir pleinement et de trouver des réponses à ses questions légitimes. La profusion d'information peut aider à créer la confusion.
Dans la pratique, on s'appliquera à nourrir l'information d'une multitude de faits sans importance afin de noyer ceux qui sont décisifs. On prendra bien soin de faire beaucoup de bruit autour de ces informations de peu d'importance, de créer la polémique, de susciter les prises de position, de monter les uns contre les autres, d'user de jargon pompeux. Pendant que les esprits sont occupés, il sera simple de pratiquer à des restrictions du champ des libertés individuelles, à l'application de lois instituant des obligations et des devoirs supplémentaires. On justifiera le tout en assurant que ces décisions sont prises pour le bien de la population et en indiquant bien les dangers à laisser perpétuer une ou l'autre des situations actuelles. Le cas échéant, on pointera du doigt les dangers qui guettent, tapis dans l'ombre, peut-être au-delà de nos frontières.
On n'hésitera pas à faire un grand usage de "vérités" assénées au nom de l'autorité. On produira des rapports, des études, des expertises sans jamais permettre que l'on puisse les discuter ou les étudier. On annoncera que les mesures prises sont indispensables, nécessaires, impérieuses et urgentes.
La presse sera instrumentalisée pour qu'elle délivre d'une voix univoque ces idées et pour qu'elle explique combien elles sont bonnes et imparables. On ridiculisera les quelques personnes n'allant pas dans ce sens. On dira que toutes les mesures sont prises dans un souci de compétitivité, de rationalisation, de modernité. Du passé, on fera table rase et on expliquera combien les temps ont changé.
Le challenge sera de parvenir à mettre en place une dictature sous couvert de démocratie. Il faudra essayer dans la mesure du possible à faire entrer dans les têtes que les libertés grignotées ne sont rien par rapport à toutes celles qui restent à disposition. Si cela est réellement nécessaire, on pourra même ouvrir quelques nouvelles libertés. On maniera le langage de manière à brouiller les pistes et à alimenter encore la confusion des esprits. Par exemple, on jouera sur les similarité des termes pour faire admettre que le libéralisme est le synonyme de la liberté.

dimanche 26 novembre 2017

Motocyclette dessinée

Moto comme ça en passant

vendredi 24 novembre 2017

Ça marchera jamais

Herbert est un inventeur célèbre. Enfin célèbre, oui, chez lui, dans son petit jardin, dans les quelques mètres carrés autour de son pavillon. Célèbre, il l'est jusqu'à un peu plus loin mais alors sans que l'on lui reconnaisse la qualité d'inventeur. Au mieux, on le reconnaît farfelu, au pire on le considère comme le taré des lieux. Toutefois, tous sont unanimes pour le dire inoffensif. Dans la pièce qu'il a baptisée laboratoire du pavillon, au rez-de-chaussée, il travaille à ses projets qui, tous, doivent un jour révolutionner le monde et apporter le progrès à l'humanité. Son épouse, ses enfants, le soutiennent dans sa démarche et l'encouragent à chaque instant. Le pavillon est plein de ses inventions. Dans la cuisine on note l'allumette à gaz qu'il suffit de recharger pour qu'elle fonctionne ''ad vitam æternam", dans la salle de bains, le flacon de shampooing au gaz qui rend les cheveux beaux et luisants, dans la salle-à-manger, la salière et la poivrière au gaz qui éjecte le sel et le poivre directement sur les aliments grâce à la pression du gaz, dans les toilettes, la chasse d'eau au gaz qui expulse les excréments dans les canalisations avec force et détermination, dans les chambres, un dispositif anti moustiques au gaz.
On le comprend, son truc à Herbert, c'est le gaz. Comme il aime à le rappeler, avec l'électricité, on risque l'électrocution. Pas avec le gaz. Herbert aime un peu tout ce qui est gazeux bien qu'il reconnaisse avoir une petite préférence pour le gaz de ville qui arrive comme par miracle partout où on veut qu'il soit grâce à de simples tuyaux de caoutchouc dont il a équipé tous les plafonds, toutes les plinthes de la maison. Si le problème est la fuite traîtresse qui peut survenir à l'occasion, Herbert l'a résolu en perçant les fenêtres de petits trous presque invisibles. Reste la question problématique des factures de gaz mais Herbert a les moyens de les payer depuis qu'il a hérité. Et puis, il compte bien un jour faire fortune avec une de ses inventions.
C'est dans le jardin que nous rencontrons Herbert ce jour-là. Il a convié le voisinage pour le meeting aérien qu'il a organisé pour présenter sa dernière grande invention. Il a également invité officiellement le ministre des Armées et tout l'état-major de l'Armée de l'air ainsi que les dirigeants des principales compagnies aériennes. Si personne n'est encore arrivé, Herbert n'est pas inquiet. Ils auront été retenus qui par un appel téléphonique urgent qui par un bouchon qui par on ne sait quelle raison impérieuse. Peu importe, pas découragé, Herbert se prépare à une première démonstration.
Cette dernière invention risque de révolutionner les transports aériens puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins de faire voler un peu tout ce que l'on veut juste avec quelques ballons gonflés au gaz de plomb. Les premiers essais en laboratoire se montrent concluants et plus qu'encourageants. On voit sur l'illustration jointe Herbert commencer à s'élever dans les airs. Si nous avons effectivement pu enregistrer une légère élévation dans les airs, nous ne pouvons vous cacher une légère déception à l'issue de cette démonstration qui est, notons-le, une première à l'échelle mondiale. L'inventeur reconnaissait que son dispositif requiert encore quelques menues améliorations mais, nous le citons, "on tient le bon bout".
De son cerveau bouillonnant, les idées fusent continuellement et Herbert nous parle déjà de son prochain grand projet, un sous-marin à gaz spécialement équipé pour nettoyer le fond de la Seine avec son aspirateur à gaz intégré. Ce n'est pas sans une certaine émotion que l'inventeur prolifique tient à fêter cette nouvelle idée en nous invitant à déboucher une bonne bouteille d'eau gazeuse.

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jeudi 23 novembre 2017

Fatwa bancaire

mardi 21 novembre 2017

Tronçonneur ? Délit là !

Ça ressemble un peu à une rumeur ou à un bruit qui court. Selon plusieurs sites dont celui de la France Agricole ou celui du Télégramme, une formation à l'utilisation des tronçonneuses deviendrait obligatoire pour tous, professionnels comme particuliers à partir du mois de décembre. La raison ? Un nombre d'accidents graves trop important (environ 300) et un souci d'harmonisation entre les pays européens.
Que la tronçonneuse soit un instrument à utiliser en connaissance de cause, avec circonspection et prudence, il n'y a aucun souci. Qu'il faille respecter quelques règles élémentaires de sécurité, qu'il faille un minimum de bon sens, je ne le nie pas. Evidemment, envisager de couper un arbre de plusieurs dizaines de mètres de haut au motif qu'il cache le beau soleil d'été juste ce jour où l'on a préparé un barbecue et qu'on a déjà éclusé une vingtaine de bières et quelques litres de vin rosé tiède n'est pas nécessairement une bonne idée surtout lorsque tous les invités veulent participer au jeu.
Une tronçonneuse, oui, ça peut être dangereux. Un peu comme un Opinel©, une cuisinière ou plein d'objets du quotidien. Dans le fond, je ne suis pas contre le fait que l'on conditionne la vente d'une tronçonneuse à la possession d'un permis de tronçonner. Mais bon, parce que je suis râleur par nature, je râle. Devoir payer 250 euros pour apprendre que l'on ne tronçonne pas avec une écharpe qui flotte au-dessus de la chaîne ou que l'on n'entreprend pas de couper un arbre sans s'assurer qu'il n'y a personne là où il va tomber, je trouve ça un peu cher. Et puis, bon, 300 accidents par an ? Je ne me rends pas bien compte mais finalement ça ne me semble pas si tant beaucoup que ça.
Et puis, il y a le cas de toutes ces personnes (et j'en connais) qui utilisent une tronçonneuse depuis des décennies, qui savent ce qu'elles font, qui ont appris sur le tas, des paysans, des fils de paysans, des personnes qui ont choisi d'habiter à la campagne et qui ont des arbres à couper. Va-t-il falloir faire payer cette formation à tous ? Les gendarmes qui sont d'un naturel si ballot viendront-ils contrôler le coupeur ?

dimanche 19 novembre 2017

AC/décès

C'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le départ trop tôt survenu de Malcolm Young, co-fondateur du groupe rock AC/DC. Atteint de "démence", il avait dû être écarté du groupe en 2014. Des trois frères Young ayant participé à l'aventure du groupe, il ne reste donc plus que le plus jeune, Angus, le guitariste au costume d'écolier bourré d'énergie et au style si caractéristique.
Or donc, une fois de plus et alors que notre Johnny national est mal en point, alors aussi — et c'est peut-être pire encore — que Dick Rivers semble ne pas se porter trop mal, c'est le monde du rock qui est en deuil avec la disparition de ce plus si jeune Young là. AC/DC, ça a d'abord été un groupe que j'ai aimé détester. Faut vous dire que c'est un groupe que j'ai découvert au sortir des années 70 alors que mon cœur battait bien plus pour le punk et le reggae que je découvrais alors avec Bob Marley. Curieusement, moi qui ai eu une amorce de "culture musicale" basée autour de groupes de rock et hard-rock comme Deep Purple, Pink Floyd, Led Zeppelin ou Johnny Hallyday, je rejetais un peu tout ça (sauf Pink Floyd tout de même) pour aller à la rencontre de musiques que je considérais alors comme plus "authentiques". Et non moins curieusement, c'est ainsi que je suis revenu vers ce que je cherchais à m'éloigner. Le punk et le reggae m'ont conduit vers d'un côté le blues (le vrai, celui des origines) et vers des groupes comme les Pogues ou ceux de ce que l'on a appelé la scène "rock alternatif" française, les Bérurier Noirs puis la Mano Negra et bien d'autres. C'est alors que je me suis intéressé à ces groupes que j'avais injustement écartés et que je suis revenu écouter un peu ce qu'avaient fait AC/DC ou les Ramones durant tout ce temps.
Parce que quoi qu'on puisse dire, il me semble indéniable que, pour le moins, AC/DC est un groupe que l'on peut qualifier d'efficace. S'il n'y a pas l'aspect revendicatif voire politique que j'aime toujours dans des musiques comme le punk, le reggae, le ska, le blues ou tout ce que je m'autorise à mettre dans le même sac, il y a cette énergie simple et efficace qui est bien là.
Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. Je peux apprécier le Jazz comme Barbara, Brel comme Goran Bregovic, Pink Floyd comme ZZ Top, Higelin comme Coltrane, Thiéfaine comme Bach ou Beethoven. Dans le même temps, et je le reconnais, quelque part je n'ai que faire de la musique. Je n'en fais pas une affaire. Ce n'est pas essentiel dans ma vie. Je peux très bien durant une assez longue période me contenter d'écouter ce qui passe sur France Inter. J'accepte de subir des musiques ou des artistes que je n'aime pas juste parce que je sais qu'une chanson ne va durer que quelques minutes. Bien sûr, j'ai aussi quelques véritables aversions pour certaines musiques ou artistes qui me font baisser le son mais, d'une manière générale, je suis assez "bon public". Cependant, il y a aussi des groupes, des artistes que j'aime vraiment et que j'ai toujours plaisir à réécouter.
Mais je m'égare. Le sujet est bien la mort de Malcolm Young et AC/DC. Ce matin, j'ai écouté du AC/DC. Pas les récents que je ne trouve pas spécialement intéressants mais les bons vieux albums, ceux de quand j'étais jeune, ceux qui agissent directement sur le centre des souvenirs de dedans ma boîte crânienne. Faut le reconnaître, ça peut tout de même être étrangement bon, AC/DC. Possible que ce soit justement le fait que je sois en territoire connu qui fait que j'apprécie ça. Je n'ai pas d'effort à faire. Je n'ai pas à découvrir. Je n'ai pas à écouter réellement, au fond. Je connais, il n'y a pas de surprise, je peux me contenter de me laisser porter par la musique.


Parfois, il m'arrive de me demander quel intérêt je peux encore trouver à écouter des albums archi connus. Hormis la facilité, je me demande. Je ne dois pas être assez curieux. Heureusement, dans un certain sens, j'ai un frangin qui, lui, l'est, curieux. Alors, il arrive qu'il me fasse découvrir des trucs. Je n'aime pas tout mais il peut arriver que je me dise qu'un morceau, un artiste, soit intéressant et que je ne suis pas mécontent de l'avoir écouté. Il arrive qu'il me faille faire un véritable effort pour apprendre à apprécier un disque. Il faut apprendre à sortir de sa zone de confort, comme on dit. Ce qui est pratique avec AC/DC ou ce genre de groupes à la musique "efficace", c'est bien que ça ne demande pas à ce que l'on réfléchisse trop. Si on aime le rock, c'est bon. Ça suffit.
Je disais que j'avais des goûts éclectiques. C'est vrai mais ça n'empêche pas que j'ai tout de même des préférences parmi tous les styles musicaux. Le rock fait partie de ces préférences. Et ces préférences font que si je devais constituer une petite discothèque, il y aurait très probablement un ou deux disques de AC/DC dedans.

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