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vendredi 18 octobre 2019

Renault-Citroën


Une photo qui date d'il y a quelques années sur laquelle je retombe. Je me dis que le traitement pourrait être meilleur. Je repars du fichier RAW[1] et je commence à machiner les curseurs et courbes mis à ma disposition par le logiciel de traitement d'image. J'utilise toujours Aperture, logiciel de chez Apple abandonné depuis. Je pourrais utiliser d'autres logiciels et notamment Affinity Photo mais le résultat serait à mon avis relativement semblable.
En réalité, cela fait quelques années que je suis revenu au logiciel Digital Photo Professional de Canon pour "développer" les images que je réalise. Ce n'est peut-être pas le plus performant, ce n'est peut-être pas le plus efficace, mais il me suffit bien. Pour les images plus anciennes, elles ont été importées dans Aperture et j'ai la flemme de tout récupérer pour éventuellement les retrouver dans ce logiciel Canon.
Je ne sais pas combien j'ai pu faire de photos avec mes boîtiers numériques depuis 2006. Je me souviens de mes premiers pas avec un boîtier reflex numérique. Je n'avais pas bien compris l'intérêt d'enregistrer les images en RAW et je n'avais pas plus compris la manière de bien traiter ces fichiers. Alors, je me contentais de faire du jpeg et je faisais plutôt confiance aux réglages par défaut. Un peu comme lorsque, autrefois, j'amenais une pellicule à développer au photographe et que je découvrais les diapositives ou les tirages avec, souvent, beaucoup de déception. J'ai mis du temps à comprendre que les tireuses traitaient les films confiés avec des réglages par défaut.
Là, je retombe sur cette photo prise à Fossemagne. Je me dis que je dois certainement réussir à mieux la traiter. Je pense y être parvenu. Pour les curieux, la version précédente se trouve là.

vendredi 27 septembre 2019

Remparts losangés


Dès le début, les frères Renault comprennent que la course apporte une promotion inespérée pour une marque automobile. Ils l’attaquent d’abord dans la catégorie des voiturettes, se distinguant dans les épreuves de ville à ville du début du siècle. Le Paris-Vienne1902 traduit pour Renault un passage à la catégorie supérieure, puisque sont engagées trois « voitures légères » Type K à côté de quatre petites voiturettes. La course est rude et la traversée des Alpes comporte le passage de l’Arlberg, à 1 500 m d’altitude… Exposés à tous vents, engoncés dans leurs manteaux de cuir, les valeureux pilotes bravent les éléments et les routes empierrées à flanc de montagne. A côté des grosses et puissantes Mercedes du comte Zborowski et Panhard d’Henry Farman, on donne peu de chances au Type K. Pourtant sa légèreté fait merveille dans ces routes escarpées et, à l’arrivée, Marcel Renault triomphe ! Il a parcouru les 1 300 km à l’incroyable moyenne de 62,5 km/h !

source Renault Classic

Renault K
Ainsi donc, les dés étaient jetés. Les bolides Renault allaient faire parler la poudre dans le monde de la course automobile. Et pour faire les courses, quoi de mieux qu'une 4cv équipée d'une galerie et de sa remorque monoroue ? Les plus jeunes qui ne sont pas dupes ne manquent pas de se questionner et de se demander si l'on ne les prendrait pas pour de parfaits idiots. Vraiment ? La 4cv voiture de course ? Vous plaisantez ?

Les plus jeunes restent dubitatifs
Bon, ok. Alors, on passe à plus sérieux et on sort la R8 Gordini qui représente peut-être le mieux ce que Renault a pu faire pour faire rouler vite la jeunesse française. Une Gordini, il faut que ce soit bleu. Du moins est-ce préférable. Et puis, il faut des bandes blanches. Deux. Des jantes Gotti de 13 pouces pour abaisser un peu l'auto et permettre le montage de pneumatiques plus larges. On a là l'archétype de la sportive française des années 60, une voiture assez nerveuse pour que l'on se prenne pour un pilote et assez accessible pour autoriser les bourses plates à jouer les Fangio de banlieue.

R8 Gordini
R8 Gordini

Si l'on a un peu plus de sous, si l'on souhaite passer à la catégorie supérieure, si l'on veut draguer plus efficacement et ne pas rentrer la queue basse dans sa petite chambre de bonne, il y a l'Alpine (basse elle aussi) que l'on ne présente plus. Sa ligne est tellement ancrée dans les mémoires que Renault n'a pas pu faire mieux que de s'en inspirer pour faire renaître la marque.

Alpine-renault

jeudi 26 septembre 2019

Angoulême encore


On commence par quoi ? Au programme d'aujourd'hui, cinq automobiles et, pour commencer, la Peugeot dont je vous montrais le poste de pilotage. Je reviendrai sur cette auto ultérieurement. Il fallait avoir la foi et le cœur bien accroché pour oser rouler à vive allure au volant d'une machine pareille. Il fallait avoir confiance en ses pneumatiques étroits, il fallait croire qu'il n'y avait pas vraiment besoin de freiner. Il fallait être un peu fou.

Peugeot Sport
La voiture qui suit est une Ferry 750 de 1955. C'est une automobile sportive, ça se voit du premier coup d'œil. La mécanique est d'origine Renault et bon, ma foi, ça devait bien faire l'affaire dans sa catégorie. Apparemment, c'est le fils du constructeur qui a conduit l'auto jusqu'à Angoulême. Ce fils, c'est Luc Ferry, le philosophe, professeur et ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche dans les deux premiers gouvernements de Jean-Pierre Raffarin. Ça ne me le rend pas très sympathique mais on s'en fout. Bref. Je me fous de ce Luc Ferry.

Ferry Sport 1955
Une petite Austin Healey Sprite pour sa bouille rigolote et, pour rester dans l'anglaise, une Allard. Je n'ai pas grand chose à dire au sujet de ces automobiles et je ne trouverai rien de mieux à en dire que l'on pourra trouver mieux dit ailleurs.

Austin Healey Sprite
Allard
Et pour terminer, une bien attirante Alfa Romeo qui est une automobile que l'on saurait aujourd'hui encore conduire aisément. Je n'en ai jamais conduit mais je pressens que l'on doit sûrement pouvoir s'amuser avec ce petit bolide rouge.

Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce

jeudi 19 septembre 2019

Du récent aux Remparts d'Angoulême


Les vieux tromblons, ça va bien un moment. On vit une époque formidable et on peut juger des progrès réalisés par le génie humain en s'extasiant devant les véhicules plus ou moins récents qui étaient présentés en plusieurs endroits de la ville.
Sur une petite place du vieux Angoulême, les militaires faisaient l'animation avec deux véhicules. Ainsi, étaient exposés un Technamm Masstech T4, un 4x4 Toyota mis en conformité avec le cahier des charges militaire français, et un déjà un peu ancien véhicule léger blindé Panhard. Je n'ai pas photographié le Technamm pour me consacrer au Panhard qui est tout de même une marque française historique.

Panhard GD Véhicule blindé léger
Lorsque l'on cause véhicule militaire, on pense à la guerre et lorsque l'on pense à la guerre, l'Allemagne n'est jamais loin. Avec l'Allemagne, on pense à un moment ou à un autre à Porsche et justement, il y avait des Porsche. La première, ne me demandez pas le modèle exact, je m'y perds, devait être exposée par un concessionnaire. Je me suis demandé un instant si une telle voiture pouvait me faire envie. Je n'en suis pas certain. Notez que ça tombe bien. Je ne pense pas avoir les moyens d'en posséder une. Je suppose que ça peut rouler vite, je suppose que ça peut être plaisant à conduire, je suppose aussi que ça vous classe un mec mais je ne parviens pas à tomber sous le charme.

Porsche
Cette seconde Porsche a été saisie à proximité de la cathédrale de la ville. Je ne suis pas resté pour assister à toute la scène mais j'ai cru comprendre que le conducteur s'était arrêté là pour que sa compagne, copine, femme (rayez les mentions inutiles) immortalise le moment. Une Porsche sur la ligne du départ ! Du coup, je me suis demandé à nouveau si je pouvais avoir envie d'une Porsche et non, toujours pas.

Oh Lord, won't you buy me a Mercedes Benz?
My friends all drive Porsches, I must make amends.

Janis Joplin

Sur la ligne de départ
De la France, enfin, deux véhicules à mes yeux intéressants. La nouvelle Alpine qui évoque à mon avis très bien son ancêtre et une Midual, motocyclette fabriquée à Angers et qui n'est pas à la portée de toutes les bourses puisqu'il faut disposer de la somme de près de 150000 euros pour pouvoir la chevaucher. Ça peut paraître un prix quelque peu exagéré mais après tout, hein ? Evidemment, on met en avant le niveau de finition exceptionnel et la possibilité de personnaliser la machine à l'infini. Reste la question de l'esthétique de l'ensemble. C'est très subjectif et je peux comprendre que l'on ne fasse pas bien la différence entre cette Midual et la première moto japonaise venue vendue au vingtième du prix.

Alpine Renault
Renouveau de la moto française