vendredi 20 avril 2018

Une bien belle motocyclette

Gronda

lundi 16 avril 2018

La Sanglas 500 S2

Sanglas 500 S2 à Pascal

jeudi 12 avril 2018

Six et sa moitié

Kawasaki Z1300

Yamaha 750XS

samedi 7 avril 2018

Ne pas passer inaperçu

Automobile Honda
Simca 1000 Rallye 2
Moto Honda

mercredi 28 mars 2018

Quelques motocyclettes

Triumph Rocket III

Suzuki et Harley Davidson

lundi 26 mars 2018

Harley Davidson mythique

C'est une moto que l'on ne voit pas tous les jours. Pour beaucoup, ce moteur est le plus beau de tous ceux conçus par Harley Davidson. Je partage cet avis. Chaque moteur a son petit surnom. Il y a les Shovelhead, les Panhead, celui-ci est le Knucklehead. Il date des années 30 et a existé en 1000 et 1200cc (61 et 74ci). Sa carrière prend fin en 1947. C'est un moteur à soupapes culbutées assez puissant pour l'époque. Ces motos ont durablement marqué l'imaginaire lié au petit monde qui gravite autour de cette marque américaine et marquent clairement la fin de la lutte entre Harley Davidson et Indian.
Cette moto est photographiée à Boulazac lors des rencontres des "Cabossés". En arrière plan, on voit une moto équipée du moteur Panhead qui succèdera à ce Knucklehead. D'autres images sont à venir.

Harley Davidson Knucklehead

vendredi 16 mars 2018

Moto de fin de semaine

Peugeot, Terrot, Dé-Dé, Koehler Escoffier, la France n'a pas été en manque de marques de motocyclettes et a longtemps été une patrie importante sur l'échiquier de la production mondiale de deux roues motorisés. Parmi tous ces constructeurs, nous nous arrêtons aujourd'hui sur le cas de l'un d'eux qui n'a, malheureusement, pas eu le succès commercial qu'il méritait. Vous l'aurez reconnue, nous parlons ici de la marque «Régine» qui avait ses usines à Louvois sur Guidonne (Seine & Loire).
Une mécanique complexe au service de la simplicité

Des solutions techniques à la pointe

Le credo d'Albert Trébla, le créateur de la marque, était de construire "compliqué" pour une utilisation simple à la portée de tout un chacun. Rapidement, il opte pour la solution du moteur multicylindre et, particulièrement, du quatre cylindres calé à 90° à distribution culbutée et soupapes à longueur variable. Ce choix impose, on le comprend sans peine, la nécessité d'un refroidissement sans faille et c'est un classique système à thermosiphon qui sera retenu. Après quelques errements, le radiateur sera placé à l'avant et servira de support à la colonne de direction. Un choix audacieux et intelligent s'il en est.
L'allumage est confié à un classique système batterie-bobine adjoint à un allumeur à rotation planétaire orbitale breveté dès 1923. On l'aura compris, le principal intérêt du système est de pouvoir s'affranchir de la présence de bougies d'allumage à l'époque trop souvent à l'origine de pannes diverses et ennuyeuses. Ici, les étincelles sont quasi permanentes et constantes. Elles garantissent une bonne inflammation du mélange gazeux dans toutes les circonstances quelle que soit la pression barométrique !

La santé du motocycliste

Trébla connaît, pour en souffrir lui-même, les ennuis de santé les plus répandus en ces années d'après-guerre chez les motocyclistes. Hypertension artérielle et hémorroïdes. C'est pourquoi il fait le choix de l'abandon de la selle. Que n'aurons-nous pas entendu de la part des détracteurs ! On accusa Trébla de vouloir faire des économies de bouts de chandelle, de chercher à porter un coup fatal à l'industrie de la selle de moto française, de sacrifier le confort au bénéfice d'une poignée d'inconséquents maladifs.
Les critiques pleuvent tant et plus qu'elles parviennent à fragiliser l'industriel qui finit, fin 1943, par proposer en option une selle monoplace à la clientèle. Hélas, l'époque n'est pas propice au commerce, l'approvisionnement en matières premières est soumis aux forces d'occupations allemandes et le carburant ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
Albert Trébla ira jusqu'à s'entretenir avec le Maréchal qui lui prêtera une oreille attentive plutôt que la somme d'argent nécessaire à l'achat de ces matières premières au marché noir. Amer, déçu par la politique, devenu acariâtre sur le tard, Trébla liquidera son affaire dans l'attente de jours meilleurs.
Ces jours n'arrivèrent pas. En 1945, c'est la purge et Albert Trébla est suspecté d'avoir collaboré avec l'ennemi et le régime de Vichy. Cela lui sera longtemps reproché et on peut aujourd'hui regretter que la France libérée n'ait pas jugé bon de soutenir cet industriel visionnaire à rebondir au moment de l'établissement de la Nouvelle Société des Motocyclettes Régine. Pourtant les archives parlent et ce ne sont pas les idées ingénieuses qui manquaient dans les cartons de ce génie de la mécanique ! Ne parlons, pour l'exemple, que du système de suspension en fibre de noix de coco qui ne demandait plus qu'à être expérimenté ou de la très intéressante injection de carburant à air pulsé à commande numérique qui n'attendait que l'apparition du PC de chez IBM pour voir le jour.

La fin des haricots

1953. Albert Trébla a 84 ans et entretient seul la flamme des motos Régine dans son petit atelier au fond de la cour à droite de son modeste pavillon de banlieue. Il sait que l'époque des mécaniques d'exception est passé. Le peuple rêve de 4cv et de 203. Les confrères de Trébla, Bugatti, Delahaye ou Talbot vont mal, l'heure n'est plus au luxe et au raffinement mécanique. Dans un dernier élan, Albert Trébla encourage son gendre à s'engager pour le rallye Vesoul-Besançon dans la catégorie des plus de 500cc. Trébla pense que la victoire attendue nourrira la promotion de la marque et la relancera sûrement. Cette victoire est a priori acquise dans la mesure ou la "Régine" est la seule motocyclette engagée dans la catégorie. Mais quand ça veut pas, ça veut pas. A la veille du départ, Noël Léon, le gendre, ne sent pas trop cette course. Il n'est jamais monté sur la machine préparée pour l'événement — il n'a même pas de permis de conduire — et il n'est pas certain d'avoir compris comment au juste elle fonctionnait. Dans la salle de restaurant de l'hôtel modeste mais bien tenu, on tente de lui donner du courage en le faisant boire et bien manger. Le matin du départ, il est barbouillé. Quelque chose qui ne sera pas passé, sans doute. Un coup bas des concurrents ? Certainement pas puisque concurrence, en l'occurrence, il n'y a pas. Harnaché comme il le faut, bottes aux pieds et casque en tête, Noël approche de la grille de départ en poussant la Régine de course. Il a mal au bide, ça tambourine dans la tête, il la sent pas, cette course. On l'aide à démarrer la machine, on lui fait les dernières recommandations, la commissaire brandit le drapeau du départ, le drapeau s'abaisse… et rien ne bouge. Noël Léon est comme tétanisé, incapable. On diagnostiquera à l'hôpital de Vesoul où il est conduit en toute hâte un rare cas de liquéfaction partielle du cerveau avec épanchement auriculaire. Irrémédiable et incurable. Le malheureux n'aura d'autre solution que de rejoindre le corps de la Gendarmerie Nationale et d'attendre la retraite.
Albert Trébla est abattu. C'en est trop pour le vieil homme. Dans un dernier sursaut d'énergie désespérée, il empoigne une masse pour détruire la moto de course sous les yeux effarés du public. Après quoi, posément, il meurt d'un arrêt cardiaque sous les applaudissements nourris de la population vésulienne.

L'héritage

La fille d'Albert Trébla, effondrée par la perte du père et la décrépitude de l'époux va à l'atelier, au fond de la cour à droite. Elle se saisit de la clé, ferme la porte et se dirige vers le vieux puits en pneus usagés. Elle se penche au-dessus de la margelle et laisse tomber cette clé au fond du puits. On pourrait croire l'histoire de cette marque française terminée avec cette ultime action. Que nenni !

2018. A Louvois sur Guidonne, en ce mois de mars, M. Nathanaël Dubosquet, amateur et collectionneur de motocyclettes anciennes voit une roue dépasser du bric-à-brac d'un brocanteur ayant déballé quelques saloperies et rossignols pour le vide-greniers organisé par l'Association des Anciens de la commune. D'un doigt prudent, il écarte la théière ébréchée et le slip imprimé imitation panthère pour mieux découvrir ce qui est rattaché à cette roue. Il entrevoit d'abord une fourche puis un radiateur en laiton et enfin un moteur, un semblant de cadre, un réservoir à carburant. Son cœur fait trois tours et demi sur lui-même.
— Combien ?
— Beuh ? Trois-cents ?
— Tope là !
On finit par mettre la motocyclette à jour, c'est bien elle, celle que l'on pensait perdue à tout jamais, la dernière des dernières, la Régine dernière version. Elle semble complète, rien ne manque, la selle est bien absente. Pour trois cent mille euros, il a fait l'affaire du siècle. Un petit coup de chiffon, un peu d'air dans les chambres à air, peut-être du lubrifiant par ci par là et du carburant et ce sera reparti ! M. Dubosquet exulte !
Bien sûr, il se fait copieusement engueuler par Mme Dubosquet à son retour. Il a oublié le pain. Le ouiquinde est occupé à la remise en route. Les réglages, faute de documentation fiable, sont délicats mais en fin de journée, ce dimanche, la bécane démarre ! Elle cafouille encore légèrement, les montées en régime ne sont pas d'une franchise rassurante, mais elle tourne dans une pétarade réjouissante.
La Régine Grand Luxe sera le joyau de l'exposition du club de motos anciennes de Louvois sur Guidonne qui se tiendra début avril.

Lutte contre l'hypertension artérielle

jeudi 15 mars 2018

Dessin douteux

Moto improbable

samedi 24 février 2018

Revenons à Marsac

Dans un monde idéal, je serais un photographe compétent et il n'y aurait pas de visiteurs autre que ma pomme. Dans ce monde idéal, aussi, j'aurais tout loisirs pour mettre en scène les véhicules présentés. Évidemment, j'aurais aussi des assistants, du matériel d'éclairage et une ou deux lignes de coke pour faire le job.
Or, il se trouve que je ne suis pas dans ce monde idéal et il faut bien faire avec (ou plutôt sans) sauf à ne rien faire du tout, bien sûr. Cessons de geindre et passons aux photographies.
Pour commencer, une Renault Frégate Transfluide (à convertisseur de couple). Mal née, équipée d'un moteur pas assez puissant et manquant d'agrément, cette automobile voulait contrer le succès insolent de la Traction Avant de Citroën. Celle présentée ici vaut surtout par une particularité qui n'en fait pas un monument de la construction automobile. Elle est équipée d'une direction à droite. Bon.

Renault Frégate Transfluide
Française aussi et déjà présente l'an passé, sans doute la plus ancienne des automobiles exposées, une de Dion Bouton "face à face". C'était au temps des balbutiements du véhicule automobile. On se cherchait. On avait le moteur, on avait le principe de base mais ça manquait de cohérence. Pourquoi placer chauffeur et passagers en face à face ? Une illusoire idée que l'on pouvait ainsi se faire la conversation ? Héritage des véhicules hippomobiles ? Je ne sais pas. Le volant n'était pas né et on s'asseyait bien haut. L'automobile n'était pas encore entrée dans l'ère de la démocratisation et il est presque certain que ces engins étaient plus des curiosités amusantes que de véritables moyens de transport.

De Dion Bouton
Plus populaires mais avec moins de roues, deux 125 latérales de chez Motobécane-Motoconfort surprises à l'état d'un marchand de la bourse d'échanges. Ces sympathiques petites moto ne brillaient pas par leur énergie et leur vitesse mais elles étaient destinées à permettre à l'ouvrier d'être à l'heure à l'usine.

Motobécane-Motoconfort
Elle date des années 20 du vingtième siècle et elle est née chez Citroën. C'est peut-être une B12 ou une B10. La ligne générale de ces voitures va perdurer jusqu'à la fin des années 30.

Citroën B10 ou B12

On passe la Manche et on rencontre une très appétissante Alvis. Quel modèle ? Je m'interroge. Peut-être une "20". Elle était venue par la route et n'avait pas eu le temps de se faire une toilette.

Alvis 20 possiblement
De fort sympathiques collectionneurs anglais présentaient, en plus de cette Alvis, un beau plateau de véhicules. Comme il se doit, ces véhicules étaient tous venus par la route et pour certains d'entre eux depuis la Grande Bretagne à l'image de cette Jaguar MK1 particulière. En effet, il s'agit d'une véritable auto de course avec quelques préparations croustillantes au niveau du moteur et du châssis. Entre autres gloires, elle a été utilisée pour reconnaître la route du rallye de Monte-Carlo. Julian, son propriétaire, n'est pas peu fier de cette voiture. Il avait aussi amené une Aston Martin DB2 mais je vous en reparlerai.

Jaguar MK1 de course
D'Italie, cette magnifique et exceptionnelle Alfa Romeo 8C. Quel regret de n'avoir pas entendu le rugissement de ce 8 cylindres en ligne. On imagine le plaisir que l'on doit ressentir à piloter cette machine rare et puissante, à ressentir les trépidations et vibrations de la route et du moteur. Mamma mia !

Alfa Romeo 8C


Liaan m'a communiqué une image d'un prototype de l'américain Budd qui aurait inspiré la Traction Avant Citroën. Proto-Budd.jpg

jeudi 22 février 2018

Fidèle à moi-même

Ce que j'ai fait hier, puis-je encore le faire aujourd'hui ? Fréquemment, j'en viens à douter. Il m'arrive de regarder un dessin un peu ancien et de le trouver bien et de me dire alors que le temps qui passe est une belle saloperie sans nom. Pourquoi arrivais-je donc à faire un dessin les doigts dans le nez[1] et qu'il me semble à présent fort improbable de pouvoir le réaliser ? Au fil des ans, le style a un peu changé, a évolué, plutôt[2], s'est tantôt amélioré et tantôt étiolé. Je vois un dessin et je me demande comment j'ai pu le réussir avec aisance. Alors, je me morfonds, accuse l'âge et la vieillesse galopante. C'est pas la joie.
Mais, il n'est pas impossible que ce dessin d'hier m'ait demandé bien plus d'efforts que ce que son souvenir embrumé m'en laisse penser. Peut-être ai-je tiré la langue et sué à grosses gouttes, peut-être ai-je jeté plusieurs essais. Je ne m'en souviens pas toujours, je me contente de voir ce dessin et de me dire que, putain, il était bon, ce dessinateur, dans ses plus jeunes années.
Ce qui arrive aussi et encore plus couramment, c'est que je ne peux plus voir un vieux dessin. Je le trouve moche et je le répudie. Ce n'est pas moi qui ai commis cette saleté ! C'est avec honte que je vois ces dessins, ces erreurs de jeunesse. Je les cache, ne les montre qu'à contre cœur, prétends que j'avais la scarlatine doublée d'une atteinte infectieuse des méninges, que j'avais perdu la vue et l'usage de mes mains. J'ai honte, je renie, je deviens un vrai révisionniste.
Je ne suis pas le dernier à me moquer des premiers Tintin, Astérix ou Gaston Lagaffe. Qu'est-ce qu'ils dessinaient mal, ces Hergé, Uderzo ou Franquin ! Le talent en moins, je suis un peu comme ces maîtres. Il y a nécessairement un temps durant lequel il faut inventer son personnage. On ne le tient pas du premier coup. D'abord, il faut poser les grandes lignes. On sait qu'il sera comme ci et comme ça, qu'il bougera de telle ou telle manière. Ce n'est qu'après coup que l'on parvient à le maîtriser et à en faire ce que l'on veut.
Un temps, j'ai eu à faire vivre un personnage décliné dans une multitude de situations. J'ai dû le dessiner près d'un millier de fois. Les derniers dessins étaient, à mes yeux, indéniablement meilleurs que les premiers. Je n'ai jamais réussi à comprendre comment des collègues pouvaient ne pas voir de différence entre ces premiers dessins et les derniers. C'était pour des cartes postales et il arrivait que l'on recycle les dessins, par exemple pour faire des "cartes doubles", un dessin sur la première page, un autre sur la troisième d'un "carnet" de quatre pages. Ces collègues n'hésitaient pas à piquer un dessin ancien et de le mettre avec un dessin récent. Ça me mettait hors de moi. J'aurais souhaité que l'on brûlât les vieux dessins, que l'on ne les utilisât plus jamais. J'avais proposé, sans succès, de refaire les plus anciens hors heures de travail. On m'a refusé cette grâce. Plusieurs fois, j'ai failli mourir de honte.

Hier, j'avais du temps à perdre. Je réparais un ordinateur[3] et devais rester à ses côtés durant la réinstallation du système et restauration des données. A un moment, je suis retombé sur le dessin du motard pirate que j'avais fait il y a peut-être quatre ans de cela. Je me suis demandé si je serais capable de le refaire aujourd'hui. J'ai essayé. J'ai voulu lui rester fidèle, conserver l'esprit, ne pas le reproduire exactement, plutôt l'améliorer. C'est un exercice auquel je ne me prête pas souvent.

Pirate de la route


première version

Notes

[1] oui, les vingt

[2] si tant est que style il y a, bien sûr

[3] qui fonctionne puisque c'est depuis lui que je rédige ce billet

lundi 19 février 2018

Anciennes en vrac

Hier, nous avions la Renault 14, aujourd'hui nous avons la Renault 12. Qu'est-ce que c'est que cette voiture ? Tellement banale qu'habituellement personne n'a d'avis tranché à son sujet. La R12, c'est la R12. La version Gordini n'a pas supplanté la R8, la version break n'a pas laissé de souvenirs impérissables, la version roumaine a tout au plus été une curiosité. Et s'il s'agissait tout simplement d'une bonne automobile, après tout ? Rien à en dire mais pas grand chose à en redire non plus. Une automobile sans histoire, sans tare rédhibitoire, sans prestige certes mais sans critique acerbe non plus.

Renault 12
Moins sportive, moins exclusive, que l'A110, cette nouvelle Alpine apparaît. C'est l'A310. Celle que nous voyons ici est équipée du V6 PRV de mauvaise réputation. De fait, ce moteur n'est pas un modèle du genre. Il boîte, il est gourmand, il rechigne à prendre ses tours. Pour autant, il s'agit d'un moteur dont on peut tirer le meilleur. Il est solide, il est innovant et fiable. Dans l'esprit de Jean Rédélé, cette Alpine est une GT qui doit concurrencer les Porsche. Elle est confortable, mieux équipée que l'A110. Ça ne prendra pas. Il faut dire que les premiers modèles n'étaient pas exempts de défauts divers. Les chocs pétroliers successifs ne vont pas aider Alpine qui, au passage, tombe totalement dans le giron de Renault.

V6
Du V6, passons au V8. Américain, cette fois-ci. Un poussif moteur à soupapes latérales de conception ancienne et d'origine Ford arrivé en France avec les Matford et Vedette. Lorsque SIMCA rachète Ford France, elle gagne ce moteur et la ligne revue par Ford de la gamme Vedette. SIMCA va franciser les noms en sortant les Versailles, Trianon, Ariane et autres Chambord ou Beaulieu. C'est une Beaulieu déjà vue par ailleurs et déjà présentée sur ce blog que l'on pouvait voir à Marsac-sur-l'Isle.

V8
Lorsqu'un assureur veut vendre de l'assurance dans un salon de véhicules anciens, il a le bon goût de présenter deux véhicules intéressants. Une Alpine dans sa livrée sportive et une belle Mondial que l'on imaginerait bien bondir à l'assaut de la piste.

Renault Alpine et Mondial


La suite la prochaine fois

lundi 5 février 2018

Fatal dessin

J'étais en train d'encrer le dessin du jour. Devant moi, l'ordinateur était allumé et j'ai eu l'idée d'aller sur un site Internet. Le navigateur s'est mis à patauger dans la semoule sans parvenir à ouvrir la page demandée. Je décide d'aller voir un autre site mais le navigateur donnait tous les signes d'un beau plantage. Je cherche à quitter l'application et celle-ci semble bien bloquée. Bon. Je retourne sur le Finder et le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne marche pas très bien.
Je décide de redémarrer cet ordinateur qui tourne depuis plus de quinze jours. Hum… La barre de progression se bloque vers la fin du démarrage. Je vais chercher une clé USB sur laquelle se trouve l'installateur du système. Je pense à un disque dur en train de lâcher. L'ordinateur démarre depuis la clé. C'est bon signe. Je me dis que je vais devoir ouvrir la machine pour changer le disque dur. J'ai un SSD dont je ne fais rien, ça va être l'occasion de donner un petit coup de fouet à cet ordinateur âgé de plus de dix ans. Avant, pour m'assurer que le problème vient bien du disque dur, je lance l'utilitaire permettant de contrôler l'état de ce dernier. Ça prend son temps et ça me sort un message d'erreur un peu étrange. Je relance une vérification et cette fois on me dit que le disque est en bon état. Bizarre.
Toujours depuis cette clé USB, je tente de définir le disque de démarrage pour redémarrer depuis le disque dur. Le système se bloque. Je procède à un redémarrage forcé en appuyant longuement sur le bouton de démarrage et en relançant l'ordinateur. La barre de progression avance et se bloque de nouveau mais, en plus, l'ordinateur s'éteint de lui-même. Je n'aime pas ça du tout. Nouvelle tentative, même résultat. L'ordinateur amorce un démarrage et s'éteint. Bon. Il est en panne.
Il est trop tôt pour poser un diagnostic. Ce peut être le disque qui fout la merde mais j'ai le sentiment désagréable que c'est plus profond. Ça ne m'arrange pas parce que je vais avoir besoin d'un Mac portable rapidement. Je vais tenter d'en trouver un d'occasion à distance raisonnable. Je sens que la journée d'aujourd'hui va être consacrée à ça alors que j'ai du boulot en retard. C'est la vie hein…
Ce qui est amusant, c'est le rapprochement que je fais avec le dessin que j'étais en train d'encrer. Prémonition ? Simple hasard ? Coïncidence ? Peu importe. J'ai fini d'encrer le dessin et c'est déjà une bonne chose de faite.

Trois roues de pro

dimanche 28 janvier 2018

Plein le dos

L'encre a coulé

vendredi 26 janvier 2018

La question du jour est : "faut-il boire du vin rouge ?"

Les quinquets grand ouverts, il n'y a pas de doute, je suis éveillé. Les chiffres rouges du radio-réveil m'apprennent qu'il n'est que 5h18. Je me lève, vais préparer du café et relance l'ordinateur pour savoir ce qu'il s'est passé dans le monde durant mon absence.
Je ne vais pas vous mentir, je ne me suis pas posé la question du jour sitôt le pied posé au sol. Il a fallu que je boive ma ration de café et que je commence à me morfondre dans la morosité attendue de cette journée pleine de mornes promesses. Je retarde le moment de me mettre aux tâches en attente. J'ai à encrer un dessin de moto fait hier. Encore un dessin de moto. Encore une moto qui va de la gauche vers la droite. Rien de neuf sous la mine du crayon.
J'ai été contacté par un club de motocyclistes polonais. Ils ont cherché un dessin de moto sur Internet et ils en ont trouvé un des miens qui les intéresse. Ils sont honnêtes, ils m'ont demandé combien il leur en coûterait pour utiliser ce dessin. J'ai proposé la somme de 50 euros, ils m'ont fait une offre à 30. J'ai accepté. Le dessin est fait, je n'ai rien d'autre à faire que de générer un nouveau fichier et à éditer une facture. Ça m'amuse et me flatte un peu l'ego de savoir qu'une de mes motos va aller se faire voir sur des chemises en Pologne.

Depuis quelques jours, j'ai l'idée d'essayer de me remettre à la rédaction d'un roman. Ce ne serait pas la première fois que j'essaierais. Là, je trouve que c'est déjà bien parti, j'ai un stock de plusieurs premières phrases. Il faut juste que j'en choisisse une. Évidemment, il serait bien que cette première phrase ouvre sur une deuxième. C'est pourquoi il est nécessaire que je la choisisse bien. Il ne faut pas se tromper. Pour la suite, je n'ai aucune idée précise. C'est là que la bât blesse, d'ailleurs.
L'autre matin, je me suis réveillé avec une drôle d'idée. Il s'agissait d'un psychopathe qui tuait des femmes en les découpant à la hache. Curieusement, la veille, avant de tenter de m'endormir, j'avais pensé à tout autre chose de bien moins horrible. Il se sera passé quelque chose durant mon sommeil, sans aucun doute. Peut-être un souci de digestion ?
Si j'écris un jour un roman, j'aimerais que ce soit un mélange de "policier" et de "thriller" avec beaucoup d'humour. Il y a de cela quelques années, j'avais imaginé une histoire avec des zombies et des gendarmes idiots. J'aime bien les gendarmes idiots. Il me semble tout à fait approprié à endosser le rôle de l'idiot, le gendarme. Peut-être plus encore que le policier. Il y a un côté bonhomme chez le gendarme que le gardien de la paix n'a pas dans mon esprit. C'est sans doute parce que le gendarme est plus provincial. Bref. J'ai tout oublié de l'histoire imaginée à l'époque et ce n'est pas très grave.
Je pense que ce qu'il faut en priorité à l'apprenti romancier, c'est de l'imagination. Si l'on en a suffisamment, il ne reste plus qu'à oser écrire. Parce que je suis assez pauvrement pourvu en imagination et que je suis pas quelqu'un qui ose facilement, l'écriture d'un roman n'est pas garantie. Et pourtant, ça me plairait bien de réussir ça. Quand je parle d'oser écrire, il s'agit d'oser passer quelques heures chaque jour à pianoter sur un clavier. Je n'ai aucune envie d'écrire à la main. C'est oser faire avec l'impression de ne rien faire d'utile, de perdre son temps. Étonnamment, je ne ressens pas cela en dessinant. Pourtant, ça revient au même. Je peux passer du temps sur un dessin sans avoir cet étrange sentiment de culpabilité. Je suis aussi capable de m'emmerder à vouloir faire fonctionner un truc sur un site Internet sans voir les heures passer. Curieux.
Écrire un roman, c'est, je pense, un travail de longue haleine. Ça doit bien pouvoir prendre une année ou, du moins, plusieurs mois. Et puis, c'est intimidant, la perspective d'écrire un livre. Forcément, on se livre. On met de l'intime. On pose sur le papier ses obsessions, ses aversions, ses certitudes, ses croyances, ses fantasmes, ses haines et ses amours. Je n'ai absolument pas l'impression de mettre tout cela dans mes petits dessins. C'est juste de la rigolade et de la moquerie, mes petites motos idiotes. Mais peut-être que je me pose trop de questions ? Ou alors, et c'est encore plus dramatiquement probable, peut-être n'ai-je tout simplement pas un besoin viscéral d'écrire une histoire. Parce que c'est facile de dire que l'on n'écrit pas juste par manque d'imagination. De l'imagination, on voit bien que ce n'est pas si nécessaire que ça à la lecture de nombreux romans. Et puis, on peut piocher dans un fonds immense avec toute l'histoire de l'humanité que nous traînons, les contes, les légendes, les récits, les romans, les journaux et leurs faits-divers. Imaginer, ce n'est pas tout inventer, c'est faire sa petite cuisine à partir des ingrédients glanés çà et là, après tout. Bien prétentieux celui qui affirme avoir tout inventé.

Il faudrait que j'aille faire des courses. Je n'ai plus grand chose à bouffer, chez moi. Je n'en suis pas à risquer la famine mais j'en ai marre de ne plus manger que des pâtes ou des pommes de terre. Je me doute bien que vous vous foutez complètement de mes petits soucis ménagers. Je le comprends parfaitement et ne vais donc pas m'appesantir sur ce sujet. Au lieu de cela, je vais me contenter de mettre mon dernier dessin de moto ci-après.

- page 1 de 25

Haut de page