dimanche 13 octobre 2019

Et pendant ce temps là, dans la cordillère des Andes, non loin de Cuzco

Royal Enfield

vendredi 11 octobre 2019

Boutique, dédicace et dessin de side-car

Dès demain matin, Marc Balland, Patrick François et moi-même tenterons de dédicacer notre dernier ouvrage, le Sablier, à la boutique de l'association Ha ! Ha ! Ha ! Editions, au 40 bis de l'avenue de la 4eRépublique, à Thenon, en Dordogne. Qu'est-ce que le Sablier ? C'est un merveilleux livre de 120 pages avec du texte et des illustrations. Si vous avez la chance d'avoir eu le Palmier[1] entre les mains, vous pouvez vous faire une petite idée de ce que c'est. Sinon, tant pis pour vous. Bien sûr, ce livre a été réalisé dans un but mercantile et les auteurs comptent bien s'enrichir par delà les limites imposées par la décence la plus élémentaire. Pour les aider à le faire, vous pouvez vous délester de la somme de 12 euros (plus les frais de port) auprès de la Boutique en ligne. Si vous venez jusqu'à la boutique "en dur", vous n'aurez pas à payer les frais de port. Si vous avez à payer pour votre déplacement (frais de carburant, titre de transport ou autre), l'association Ha ! Ha ! Ha ! tient à préciser qu'elle ne les remboursera que sur présentation d'un certificat médical dûment contresigné par une autorité préfectorale ou par : M. Castaner — place Beau Veau — Paris.

Sud-Ouest 11 octobre 2019


Pour terminer sur une note joyeuse, un dessin de notre employé chargé d'assurer les livraisons partout en France et sur la planète réalisé sur le vif récemment.

Note

[1] toujours disponible sur la boutique

mercredi 25 septembre 2019

Un peu de tout depuis Angoulême

C'en n'est pas fini avec les photos des Remparts d'Angoulême. Pour aujourd'hui, on commence avec l'intérieur d'une Peugeot de course 1913. On remarque qu'en ces temps anciens, on ne parlait pas encore de tableau de bord à affichage "tête haute". Pour connaître la vitesse de rotation du moteur, il fallait plonger le regard vers la gauche et vers le bas. Du coup, on vérifiait la pression d'huile et aussi autre chose. D'un main bien assurée, on en profitait pour donner un coup de pompe de graissage et on peaufinait l'avance à l'allumage. Il fallait bien ça pour remporter la course.

Peugeot d'avant la grande guerre
Moins sportive, une petite Motoconfort presque trop bien restaurée qui est une invitation au voyage avec ses sacoches et sa trompe bien utile pour effrayer les poules errantes et les chiens belliqueux. En admirant la simple perfection des lignes et de l'équipement, on se prend à se questionner quant à ce qui a conduit l'homme, dans sa folie, à concevoir les si laides machines qui ont suivi.

Motoconfort
Ce qui n'est pas laid du tout, c'est cette Maserati. A quelques années près, elle est contemporaine de la Motoconfort. En voyant ces lignes magnifiques, on se dit qu'il y avait des artistes au sein des bureaux d'étude. Sans doute pourra-t-on considérer que cette jolie automobile aurait aujourd'hui du mal à répondre aux exigences en matière de crash-test et de sécurité passive mais on reconnaîtra qu'il est tout de même beaucoup plus classe de se tuer au volant d'une Maserati qu'à celui d'une vilaine vulgaire voiture d'aujour'hui.

Maserati 3500 GT Spyder
Hop ! Un saut dans les années 30 avec une sportive Rudge Ulster et son monocylindre d'un demi litre. C'est pas dégueulasse non plus. Force est de constater que les Anglais ont saisi un petit quelque chose au sujet de la mécanique distinguée. Il y a là une élégance qui semble naturelle, on aurait du mal à améliorer l'esthétique de la machine. La perfection est presque absolue.

500cc Rudge Ulster
Ceci dit, les Allemands n'ont pas à rougir. Aidés, il est vrai, par le designer Français Paul Bracq, ils ont conçu un vrai classique de l'automobile qui ne parvient pas à se démoder. Avec le classicisme poussé à de telles extrémités, il n'est plus question de beauté des lignes mais bien d'évidences de ces lignes. Ce n'est pas tarabiscoté, on comprend le dessin des formes et des volumes. C'est presque de l'art fonctionnaliste, de l'art au service de la fonction. On imagine que cette belle automobile ne nécessite aucune compétence particulière pour être menée à bonne allure les cheveux au vent, avec chic, noblesse et raffinement.

Mercedes Benz pagode

jeudi 19 septembre 2019

Du récent aux Remparts d'Angoulême

Les vieux tromblons, ça va bien un moment. On vit une époque formidable et on peut juger des progrès réalisés par le génie humain en s'extasiant devant les véhicules plus ou moins récents qui étaient présentés en plusieurs endroits de la ville.
Sur une petite place du vieux Angoulême, les militaires faisaient l'animation avec deux véhicules. Ainsi, étaient exposés un Technamm Masstech T4, un 4x4 Toyota mis en conformité avec le cahier des charges militaire français, et un déjà un peu ancien véhicule léger blindé Panhard. Je n'ai pas photographié le Technamm pour me consacrer au Panhard qui est tout de même une marque française historique.

Panhard GD Véhicule blindé léger
Lorsque l'on cause véhicule militaire, on pense à la guerre et lorsque l'on pense à la guerre, l'Allemagne n'est jamais loin. Avec l'Allemagne, on pense à un moment ou à un autre à Porsche et justement, il y avait des Porsche. La première, ne me demandez pas le modèle exact, je m'y perds, devait être exposée par un concessionnaire. Je me suis demandé un instant si une telle voiture pouvait me faire envie. Je n'en suis pas certain. Notez que ça tombe bien. Je ne pense pas avoir les moyens d'en posséder une. Je suppose que ça peut rouler vite, je suppose que ça peut être plaisant à conduire, je suppose aussi que ça vous classe un mec mais je ne parviens pas à tomber sous le charme.

Porsche
Cette seconde Porsche a été saisie à proximité de la cathédrale de la ville. Je ne suis pas resté pour assister à toute la scène mais j'ai cru comprendre que le conducteur s'était arrêté là pour que sa compagne, copine, femme (rayez les mentions inutiles) immortalise le moment. Une Porsche sur la ligne du départ ! Du coup, je me suis demandé à nouveau si je pouvais avoir envie d'une Porsche et non, toujours pas.

Oh Lord, won't you buy me a Mercedes Benz?
My friends all drive Porsches, I must make amends.

Janis Joplin

Sur la ligne de départ
De la France, enfin, deux véhicules à mes yeux intéressants. La nouvelle Alpine qui évoque à mon avis très bien son ancêtre et une Midual, motocyclette fabriquée à Angers et qui n'est pas à la portée de toutes les bourses puisqu'il faut disposer de la somme de près de 150000 euros pour pouvoir la chevaucher. Ça peut paraître un prix quelque peu exagéré mais après tout, hein ? Evidemment, on met en avant le niveau de finition exceptionnel et la possibilité de personnaliser la machine à l'infini. Reste la question de l'esthétique de l'ensemble. C'est très subjectif et je peux comprendre que l'on ne fasse pas bien la différence entre cette Midual et la première moto japonaise venue vendue au vingtième du prix.

Alpine Renault
Renouveau de la moto française

mardi 17 septembre 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — 89 et des poussières

Dessin pour faire oublier qu'il n'y a pas de feuilleton

lundi 16 septembre 2019

Marques belges et d'ailleurs aux Remparts d'Angoulême

Le 11 avril 1492 naissait Marguerite d'Angoulême dans cette même ville. Nous ne sommes pas là pour effeuiller la marguerite mais pour nous ébaubir à la vision d'antiques véhicules à deux, trois ou quatre roues voire, nous le verrons, à une roue et demi. En quelques photographies, nous parcourrons largement plus d'un siècle de réalisations mécaniques au service de la mobilité.
En ces premières années du 20e siècle, nous pouvons encore parler de pionniers. On en est encore alors à se tâter, à tenter des solutions, à rechercher des solutions. Le moteur est à l'avant ou à l'arrière, on hésite encore un peu sur la disposition des commandes, on ne sait pas s'il faut placer le volant à droite ou à gauche, s'il faut le mettre à plat ou dirigé vers le pilote. Un peu avant, on se questionnait même quant à la meilleure solution pour la forme de ce dirigeoir. Volant ou guidon ? Ce qui semble acquis, c'est que le châssis sera placé haut par-dessus les essieux. Pour l'heure, on n'imagine pas bien que l'on puisse descendre tout cela et pour encore longtemps, on monte en voiture.
Cela est aujourd'hui ignoré mais la Belgique a été un grand pays de constructeurs de motocyclettes et d'automobiles. La marque Minerva nous est encore un peu connue à travers ces véhicules construits un temps sous licence Land Rover reconnaissables à leurs ailes à pan coupé mais la marque est bien plus ancienne. Les jardins encerclant l'Hôtel de Ville accueillaient des représentantes de cette industrie belge. Dans l'ordre d'apparition, donc, une Minerva, une La Métallurgique, une Pipe et une Excelsior.

Minerva 1904
Metallurgique belge
Ceci n'est pas une fellation
Vue du poste de contrôle d'une Excelsior belge
Du côté des motocyclettes, la Belgique nous a donné de célèbres marques avec les Saroléa, F-N, Gillet Herstal ou, bien sûr, Flandria. J'ai dit que ces jardins étaient réservés aux marques belges. Aussi, on s'étonnera de la présence de ce charmant petit Mobyscooter attelé bien français. Une erreur ? Une tentative d'invasion ? Je me questionne encore.

Tintin pour le side-car Mobyscooter !
La Fabrique Nationale Herstal fabriquait des armes quand elle a commencé à ajouter des roues et un moteur. On pourra noter que l'anglaise BSA aussi produisait des armes avant de se lancer dans la motocyclette. Chez nous, Peugeot fabriquait des moulins à café ou à poivre avant de s'aventurer dans la locomotion et Terrot brillait dans le domaine des poussettes et landaus.

Motocyclettes belges
Gillet Herstal Super Sport
A restaurer
La dernière image montre certainement une motocyclette belge. J'ai quelque difficulté à l'identifier et je doute même qu'elle soit un jour de nouveau sur ses roues quoique les passionnés ne manquent jamais de m'étonner par leur pugnacité à reconstruire des épaves que l'on n'oserait même pas amener chez le ferrailleur le plus proche de crainte de se faire moquer.
Pour finir sur une note nettement moins belge deux images d'un intérêt discutable. Sur la première, nous voyons que cette année les Harley-Davidson se montrent en noir. Sur la deuxième, nous voyons une BMW nous prouver qu'une japonaise est bien plus belle et intéressante qu'elle.

Noir et chromes
Pas certain que la plus intéressante soit la BMW

vendredi 6 septembre 2019

A Paris, c'est plus beau quand on roule à moto

Joyeuse monture

mercredi 4 septembre 2019

A Paris à moto on épate le badaud

Hip ! Hip ! Hip ! URAL !

mardi 27 août 2019

Tentative (avortée) de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Interlude motard(ière)

Moto au lieu du feuilleton collaboratif du mardi

samedi 17 août 2019

Incohérence mécanique horrifique


Et aujourd'hui, dotclear souffle ses seize bougies ! Bon Black Garlics dotclear !

mercredi 14 août 2019

Vitesse relative

Pas rapide

lundi 5 août 2019

machine infernale

mardi 16 juillet 2019

Tentative de feuilleton collaboratif du mardi en BD — Os à ronger

Feuilleton collaboratif du mardi

mercredi 10 juillet 2019

Peut-on patauger jusqu'au bout des poils dans la fange pestilentielle de l'erreur pendant des décennies et en sortir la tête haute ?

Depuis des années, des décennies, j'encre mes dessins au pinceau. Au terme d'une période d'essais et d'expérimentations hasardeuses autant qu'empiriques bien souvent entachés de cuisants échecs mettant à mal mon orgueil démesuré et ma prétention abusive, j'en suis arrivé à fixer mon choix sur le Raphaël Kolinsky n°0. Depuis des années, c'est ce pinceau que j'utilise avec une certaine satisfaction et rares sont les occasions qui m'ont poussées[1] poussé à essayer un autre pinceau d'une autre marque.
Parfois, toutefois, soit que je ne trouvais pas le pinceau que je cherchais soit que j'avais le désir de tenter autre chose, il m'est arrivé d'acheter un nouvel outil. Ainsi, j'ai essayé les poils synthétiques, d'autres Raphaël, des Isabey, des Winsor & Newton, des Talens ou des Leonard. Chaque fois, je cherchais un pinceau s'approchant le plus possible du Raphaël n°0 habituel et, à chaque fois, je revenais à lui. Plus les années passaient et plus je me persuadais que mon choix était le meilleur qui soit. J'étais conforté dans cette idée dans la mesure où d'autres dessinateurs l'utilisent.
L'encrage au pinceau, c'est bien ce que je préfère mais ce n'est pas si simple que ça. Le pinceau, ça ne se maîtrise qu'aux conditions d'être hyper doué et de beaucoup pratiquer. Moi, j'ai déjà longtemps et beaucoup pratiqué, sans me vanter. Dès lors, il me faut concevoir l'hypothèse que je ne suis pas hyper doué. Je n'en fais pas un drame. C'est juste comme ça. Je me console en me disant que je ne suis pas le plus mauvais faute d'être le meilleur. Bref.
Donc, accroché au manche, redoutant le traître tremblement intempestif, concentré sur le trait de crayon que je tente de suivre au plus près, j'encre comme je le peux en tirant la langue pour bien m'appliquer. J'ai même eu le culot de me croire bon encreur et de me filmer dans l'exercice avec l'idée que les foules allaient être subjuguées par tant de maîtrise et de délicatesse. Je n'ai jamais atteint le plateau du piédestal que j'ai d'ailleurs cessé de vouloir atteindre. Je me suis fais[2] fait à l'idée que je pouvais donner l'illusion auprès d'un public de béotiens et de pouilleux incultes. Ça, j'y suis parvenu.
Et voilà que, dans mon bazar, je retrouve un pinceau tout neuf acheté je ne sais quand. Un Leonard n°2. « Qu'est-ce que c'est que ce pinceau ? » me demande-je. Je décide de lui donner une chance sans y croire un seul instant. Pour moi, c'est entendu, le pinceau va se ramasser la tronche salement. Jamais il ne sera à la hauteur de la tâche qui l'attend. D'ailleurs, il ne perd rien pour attendre. Je prends un feuille de papier et je griffonne un machin que je me promets d'encrer bientôt. C'est fait. J'ouvre le pot à encre, je trempe le pinceau dans le noir de Chine et je le lance à l'attaque d'un premier trait. Hum ? Ouais, pas mal. La chance du débutant, sans doute. Voyons voir la suite. Mais c'est qu'il se défend, le bougre ! Je m'en vais te le repousser dans ses retranchements, le facétieux. Allez, une courbe ! Et une autre ! Faut reconnaître, il tient la route le gaillard. Des hachures ? Et du trait fin ? Ah ! Il sait faire aussi. J'aurais pas cru.
Pour vous donner une idée, je vous montre une image des deux pinceaux. Il y a une belle différence de taille.


A ce moment, je n'ai pas envie de dire que le Leonard est meilleur que le Raphaël. Je refuse d'admettre que je fais peut-être fausse route depuis tant d'années. Hélas ! Il faut bien reconnaître l'évidence, ce pinceau est très bon. Possible même qu'il soit meilleur. A la prochaine commande de pinceaux, j'achèterai un Raphaël avec les mêmes caractéristiques que ce Leonard, il en existe. Des poils plus longs mais aussi une touffe plus étoffée. J'étais dans l'idée que pour dessiner fin, il fallait obligatoirement du fin mais l'expérience vécue là me montre que ce n'est sans doute pas si simple. Je ne me suis pas trop appliqué pour encrer le dessin du jour. J'étais persuadé que l'exercice allait mal se terminer ou que j'allais devoir changer d'outil en cours de route. Je trouve que le pinceau Leonard ne s'en est pas si mal sorti que ça.

sport et corvée ménagère

Notes

[1] ça demandait bien une bonne correction

[2] Jamais deux sans trois ?

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