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L'attrait du laid

Peut-être parce que je me considère assez laid moi-même, j'ai une attirance certaine pour les choses laides. Principalement les objets et aussi, parfois, pour les personnes au physique certes disgracieux mais ayant un petit je ne sais quoi qui attire la curiosité et l'intérêt. Pour être honnête, une fois n'est pas coutume, je dois préciser que je n'aime pas toutes les formes de laideur et que certaines dépassent même mes capacités à me foutre de tout et du reste. Le laid clinquant, le laid de mauvais goût, le laid du "beauf" qui pense faire beau, le laid pompeux, le laid dû à la pauvreté, tous ces laids là me peinent ou m'affligent.
Dans les nombreuses catégories de la laideur, il en est une qui peut éventuellement me plaire pour peu que cette laideur ait été mûrement réfléchie, pensée, étudiée. Pour ce qui nous concerne aujourd'hui, je veux parler de la laideur assumée qui puise son inspiration dans le mouvement steampunk, de la laideur aristocratique autant qu'unchronique, de cette laideur faite de tuyaux et de métal, d'engrenages et de cadrans de pression. Lorsque la culture steampunk s'en vient à rencontrer l'art du "rat's bike", ça donne des résultats étonnants qui me laissent quelque peu perplexe. J'ai eu l'occasion de croiser une machine et je ne sais trop qu'en penser.

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Il se trame quelque chose

Lorsque Jean-Albert sort sa motocyclette et qu'il l'a démarre, c'est qu'il a l'intention d'aller quelque part, à une distance qu'il serait trop long et fatiguant d'envisager abattre à pied. Puisque Jean-Albert n'est pas un fainéant et qu'il n'a pas les pieds plats, puisque, d'autre part, il affectionne l'exercice physique et les randonnées pédestres, on ne peut le soupçonner de prendre sa vibrante machine sans qu'une raison impérieuse l'exige. Il ne part pas chercher son pain (il lui en reste), il ne va pas retrouver ses copains au bar-tabac du village (il est fermé), il ne va pas plus à l'église pour confesser ses péchés (il n'en commet jamais). Mais alors ? Où peut bien se rendre Jean-Albert ?
Déjà, son large sourire nous permet de penser qu'il ne va pas en un lieu pour s'acquitter d'une pesante obligation administrative ou pour se faire taper sur les doigts de pied par un tortionnaire sadique et cruel. Non plus on ne peut supposer que Jean-Albert est saisi par le pinceau de notre enquêteur alors qu'il part en vacances. Il n'aurait sans doute pas oublié de se munir d'un bagage aussi minime fût-il. Pas plus est-il sur la route du boulot. Déjà, il peut aisément s'y rendre en prenant le car qui s'arrête tout près de chez lui et, quoi qu'il en soit, il ne travaille pas aujourd'hui.
Jean-Albert a refusé de nous dire où il allait et, après tout, c'est bien son droit. Non ?

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La belle moto de JC

Avec les beaux jours qui reviennent, il est heureux, Jean-Claude. Il a pu ressortir sa belle motocyclette pour filer le nez au vent sur les belles routes du département. Celltte belle moto, il l'a entièrement restaurée en chinant des pièces et des accessoires dans des bourses d'échanges ou auprès de spécialistes ayant pignon sur rue. Il a réglé, vidangé, ajusté, lustré et cajolé chaque élément de cette machine exceptionnelle (modèle unique) datant du siècle passé. Il va courir les rassemblements de motos anciennes et les expositions pour présenter son bijou à des amateurs qui ne manqueront pas de s'extasier. Pour l'heure, il file au village acheter du pain pour le repas de midi.

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Marketing motocycliste de génie

Lorsque Jean-Eudes est appelé par la direction pour plancher sur la campagne de publicité de la nouvelle motocyclette de cette marque célèbre, il sait que la tâche ne sera pas aisée. Il est question de vendre le plus cher possible, aux jeunes bourgeois passionnés par les courses de vitesse, un pétochon sans âme, sans grand intérêt, sans puissance remarquable et finalement assez laid.
Des heures durant, il planche sur cette problématique. Il se tient la tête entre les mains, il griffonne, il rature et biffe, jette les projets à la corbeille avant d'avoir le coup de génie qui assurera un beau succès commercial à cette petite machine mal née. En la baptisant "Grand Prix", il va attirer cette jeunesse avide de sensation forte tout en indiquant le coût prohibitif qu'il faudra débourser pour avoir la chance de rouler à son guidon.
Bien vu, Jean-Eudes !

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La moto bricolée à Gonzalo

Gonzalo, dans la vie, il sait ce qu'il veut. En matière de motocyclette, il veut du beau, du puissant, du rapide. Parce que les constructeurs et leurs concessionnaires qui ont pignon sur rue se révèlent incompétents à lui procurer le véhicule de ses rêves, il se retrousse les manches et se met au boulot. Du reste, ça l'amuse un chouille, l'idée de se mettre au boulot vu que son blaze, à Gonzalo, c'est Boulo. Il aurait encore plus rigolé si ses parents l'avaient prénommé Alonzo. Mais bon, donc, une clé de douze en pogne et une idée bien précise en tête, il s'acharne durant tout un week-end pour mener à bien son projet. Le lundi, il n'est pas peu fier lorsqu'il enfourche sa bécane pour aller à l'usine où il trime pour gagner son pain.

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Suspension

C'est en observant avec attention une paire de tenailles au rayon outillage d'une grande surface de bricolage qu'Octave a eu l'idée de ce qui allait être, selon lui, la motocyclette la mieux suspendue du monde. N'écoutant que son courage et son intuition, il se mit bien vite à l'ouvrage et de quelques morceaux de métal, à l'aide d'un puissant poste de soudure, il put bientôt parcourir le vaste monde au guidon de son véhicule sous le regard pantois des badauds croisés ci et là au fil de ses pérégrinations pétaradantes. Gloire lui soit rendue.

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