Il y a quelques jours, à Lyon, une bagarre entre deux groupes conduit à la mort d'un jeune homme. On nous le dit et on se force à adhérer au postulat : on ne peut pas se réjouir de la mort d'un être humain.
Alors, il est possible que ce soit vrai et dans ce cas, je ne suis pas quelqu'un de bien. Il m'est arrivé à quelques reprises de me réjouir de la mort de certains et, même si ces morts n'ont pas occasionné une joie intense je dois reconnaître que j'ai été content de la disparition de certaines personnes. C'est mal. C'est sans doute très mal mais c'est la vérité.
Donc, à Lyon, en marge d'une conférence de l'euro-députée Rima Hassan[1] un groupe proche de l'extrême droite, des mouvements pro fascisme, des groupuscules néo-nazis et des catholiques intégristes manifeste près de l'IEP[2] où a lieu la conférence de l'euro-députée. Comment et pourquoi, je ne le sais pas mais toujours est-il qu'un autre groupe que l'on qualifie d'anti-fa[3] vient à croiser l'autre groupe, celui d'extrême droite et que la rencontre dégénère en une bagarre probablement assez violente qui se termine avec un mort.
Immédiatement, on accuse LFI d'être responsable de cette mort. Depuis déjà assez longtemps[4], on s'ingénie à vouloir classer LFI à l'extrême gauche et l'occasion du drame lyonnais donne une occasion rêvée pour en remettre une couche tant dans les rangs de toute la droite (Macronistes compris) que dans ceux des socialistes. Il y a eu un mort, c'est de la faute à Mélenchon et il faut interdire LFI et voilà.
Pour l'heure, et nous sommes une semaine après les événements, l'enquête ne détermine pas avec exactitude le déroulé des faits. On soupçonne le groupe antifasciste de la Jeune Garde, on interpelle et l'enquête suit son cours.
Que l'on veuille faire passer les groupes d'extrême droite pour de gentils hurluberlus inoffensifs est de nature à passablement m'agacer. Le jeune qui est mort faisait partie du service d'ordre du collectif Némésis, groupe d'extrême droite identitaire xénophobe et raciste, opposé à l'Islam et à l'immigration.
Laurent Nuñez et Gérald Darmanin ont été prompts à porter des accusations envers LFI et à demander la démission du député Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde$$groupe dissous dans l'attente de la décision du Conseil d'état à propos de cette dissolution décidée par Bruno Retailleau alors ministre de l'Intérieur. En effet, le collectif Némésis assure avoir reconnu parmi les agresseurs un collaborateur parlementaire de ce député. Ce collaborateur dément toute implication dans cette affaire.
Maintenant, il reste que l'on peut noter la bienveillance de la macronie à l'endroit des groupuscules d'extrême droite. On a vu des manifestations d'extrême droite brandissant des croix gammées, on a vu des groupes parader dans Paris en faisant des saluts nazis, on a su la présence au sein de la police d'adorateurs du régime nazi allant jusqu'à exhiber des tatouages qui ne laissent pas de place au soupçon.
Depuis des années on voit monter les idées d'extrême droite. A des fins électoralistes ou, allez savoir, pour des convictions avérées, on voit les partis de droite classique et ceux du centre droit se laisser aller à une surenchère raciste et xénophobe. On constate que le pouvoir macroniste n'aime rien plus que de taper sur les mouvements de gauche. Le cas de Lyon est particulier. Il est documenté que cette ville est un réservoir de mouvements d'extrême droite et que rien et personne ne cherche vraiment à lutter contre. En réaction, c'est à Lyon qu'est née la Jeune Garde.
Pour ma part, je serai toujours contre le fascisme, le nazisme, le racisme, la xénophobie et donc toujours pour les mouvements de gauche. Il fut un temps où il était de bon ton de tuer du nazi. En ce temps, on pouvait être anarchiste, communiste, gaulliste, catholique… On tuait du nazi ou on rêvait de faire disparaître cette idéologie. Je sais, nous ne sommes plus en guerre et les temps ont changé. Il n'empêche que j'ai du souci pour l'avenir. Enfin bref.
Mot-clé - moto
Motocyclette conçue pour atteindre des vitesses folles
Papier de secours
Je vous tiens au jus
J'explique.
J'ai plus de cent dessins à faire. On m'a passé commande de dessins pour deux collections de cartes postales et j'ai aussi des dessins à faire pour illustrer un livre. Faire les dessins, ce n'est déjà pas si simple mais il faut en plus que je trouve les idées et ça, c'est encore moins facile en ce moment. Je n'en trouve pas des masses. Je fais confiance à la chance et me dis que ça viendra peut-être prochainement.
Dans tous les cas, j'ai un cadre à respecter. Je dois éliminer les idées trop funestes, trop sujettes à polémique. Il faut que ce soit des idées humoristiques et consensuelles et là, je bloque. Il est possible que les nouvelles qui me parviennent de la marche du monde, Trump et tout le reste, n'incitent pas à l'optimisme et à l'humour badin.
Ce week-end, je suis allé aidé à la préparation d'un déménagement et c'est une des raisons qui m'ont éloigné de ce blog. Samedi prochain, rebelote avec un voyage vers les Pyrénées Atlantiques. Je serai absent jusqu'à lundi. Il y aura sans doute encore une interruption dans le blog.
Mais voilà, pour l'heure, j'ai l'esprit embourbé[1] et je tente de me forcer à trouver des idées qui ne viennent pas. Pour les collections de cartes postales, il y a d'une part la reprise d'un personnage existant qui m'échappe un peu et, d'autre part, la création de un ou deux personnages. J'en ai certainement trouvé un sur les deux. Je l'aime bien, il est né sans douleur et facilement. Par contre, il me faut le faire évoluer dans un environnement, un imaginaire, que je connais mal[2]. Je cherche des sources d'inspiration sur Internet, je ne veux pas pomper les idées des autres mais me nourrir de ces idées pour en faire germer de nouvelles. Normalement, ça devrait pouvoir fonctionner et il est aussi possible que je fasse chou blanc. Dans ce cas, je ne suis pas sorti d'affaire.
Quoi qu'il en soit, je dessine et je teste les pinceaux disponibles. Celui utilisé pour cette moto est écarté d'office. Il est foutu.

La mob à Bébert

Faster, c'est mieux que par terre !
Le destin pathétique de l'idiot qui n'a de cesse de dessiner et dessiner encore des motocyclettes ridicules
Et il est vrai qu'il pourrait[1] passer à autre chose. Ce ne sont pas les occupations possibles qui manquent. Par exemple, c'est une suggestion, il pourrait s'adonner aux savoureuses tâches ménagères. Faire la vaisselle, par exemple. De même, il est presque certain qu'il serait en mesure de faire un peu de ménage, de ranger son fouillis, d'enlever la poussière, de faire briller les meubles à la cire, de classer les dizaines de kilogrammes de feuilles de papier griffonnées.
Une autre possibilité serait de faire des crêpes. C'est bon, les crêpes. Et en plus, ce n'est pas si difficile que cela à réaliser. Tenez, je vous donne une recette approuvée par la Confrérie des maîtres crêpier du Baden-Württemberg.
Les proportions sont à adapter selon le nombre de crêpes souhaité. Là,, je vous donne celles pour une dizaine de crêpes.
200 g de farine
2 œufs
50g de sucre
Une belle pincée de sel
du lait
de l'huile ou du beurre fondu
du rhum (falcutatif)
Dans un saladier ou un contenant de la sorte, verser le sel, la farine et le sucre. Mélanger un peu[2] et casser les œufs sur ces ingrédients. Avec un fouet[3], commencer à mélanger sans chercher à récupérer l'ensemble du mélange farine-sel-sucre. Verser l'huile ou le beurre fondu et mélanger un peu sans insister. On peut ajouter le rhum ou l'ajouter plus tard. Ajouter un peu de lait et mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse mais pas sèche. Ajouter autant de lait que nécessaire pour cette étape puis, une fois que le mélange est intimement homogène, ajouter du lait jusqu'à ce que la pâte soit fluide sans être trop liquide.
Pour savoir si la pâte est bien comme il faut, plonger une louche dans la pâte et la reverser dans le saladier. Il faut que la pâte coule en formant deux coulées, l'une collant presque au long de la louche.
Laisser reposer quelque temps puis faire chauffer une bonne crêpière qui sera beurrée ou huilée avant de verser la pâte.

T'as l'bazar, le gaz part, Melchior !
La moto la plus rapide du monde…
… entre deux pompes à essence. C'est ainsi que l'on appelait cette moto très rapide pour l'époque et pour sa cylindrée aux États-Unis d'Amérique. Rapide et très gourmand en bonne essence et en bonne huile, ce trois cylindres 2 temps produisait un feulement rageur bien reconnaissable. En raison de sa consommation, du premier choc pétrolier et des normes antipollution, la production s'arrêta au milieu des années 70 après près de 50000 exemplaires.

Faire du neuf avec du très (très) vieux
Quelques dessins un peu pourris

Motocyclette de chez les rosbif
Tubercules livrés à la maison
Notre brillante équipe de journalistes est parvenue à photographier M. Raymond Cussé-Dupoulet alors qu'il chevauchait , non loin de Beure, sa motocyclette bisontine de marque "La Solide" du modèle bicylindre 237cc de 1958. Cette motocyclette dont il ne resterait plus que trois exemplaires, l'un en Inde, un autre à Chicago et le dernier, donc, dans le Doubs, en France, était réputée pour sa robustesse à toute épreuve.
Raymond a adopté cette machine pour faire prospérer son petit commerce de vente de pommes de terre à domicile. Adepte des toutes dernières technologies de pointe et féru d'informatique, il a créé un site Internet sur lequel on peut passer commande. Grâce à un ingénieux dispositif de traçage GPS, les clients peuvent, s'ils le souhaitent, suivre le cheminement de la livraison en temps réel. Il est à noter que Raymond livre partout sur le territoire métropolitain et qu'il a déjà une clientèle de fervents amateurs de ce système de livraison à domicile tant dans la région lilloise que dans celle de Pézenas (Héraut, Héraut, petit patapo). S'il reconnaît que les bénéfices suffisent encore à peine à couvrir les frais et notamment de carburant, Raymond est confiant en l'avenir et envisage déjà l'acquisition d'une seconde motocyclette. Cependant, nous a-t-il confié, il ne sait pas trop comment il pourra faire pour piloter les deux véhicules de concert. Il réfléchit à la question.
Si vous souhaitez vous aussi vous faire livrer de la pomme de terre à domicile, visitez le site patatadomicil.pdt.

Beau beurre
A l'origine, le bobber désigne une motocyclette modifiée avec l'ambition de la rendre plus performante. Il s'agit déjà de l'alléger, de la débarrasser de tout ce qui n'est pas utile. Adieu garde-boue, au-revoir selle biplace, divers caches latéraux et accessoires trop lourds. On choisit des éléments légers qui feront gagner quelques mètres/heure.
La mode est passée par les oreilles des constructeurs qui se sont emparés du "phénomène" et proposent des bobbers clé en main. Cette pratique va à l'encontre de l'idée originale.

Ce salon roulant révolutionne la motocyclette
Motoconfort tout confort
C'est marqué dessus
Motard de longue date, Raymond pestait de n'avoir jamais trouvé la motocyclette idéale, la monture répondant à toutes ses attentes. Au fil des années, après avoir épuisé la presque totalité des productions mondiales de l'industrie motocycliste de tous les continents, Raymond se retrousse les manches et se met au travail. Il va s'agir de concevoir la moto parfaite. S'il pioche dans des éléments existants pour les pneumatiques, le cuvelage de phare et les ampoules, tout sera de la fabrication artisanale. Malgré les apparences, sa motocyclette regorge de solutions techniques innovantes comme, pour n'en citer que quelques unes, le moteur à six cylindres de forte cylindrée contenu dans un seul et unique cylindre multiplexé ou le réservoir hyperbare de compression intense qui permet, dans un volume réduit, de contenir plus de deux cents litres de carburant. Grâce à l'utilisation de matériaux novateurs, Raymond propose une machine n'excédant pas les quatre-vingts kilogrammes (hors pilote) qui peut rouler à plus de trois cents kilomètres dans l'heure (sur circuit). Une attention particulière a été portée à l'étude du système d'échappement garantissant une émission négative de gaz à effet de serre ainsi qu'un panache parfumé des plus agréables. Ni le confort ni la tenue de route n'ont été ignorés et c'est, selon les essayeurs, un réel plaisir de rouler durant des dizaines d'heures sans ressentir ni fatigue ni mal au fessier. Une prouesse s'il en est !
A quelques jours de la mise sur le marché, Raymond réfléchissait encore à l'appellation qu'il allait choisir pour sa motocyclette révolutionnaire. Finalement, il choisit de faire simple et, puisque sa moto est super, ce sera "Super" qui sera choisi. Une bonne idée de plus au crédit de Raymond qui n'a pas fini de nous étonner puisque, déjà, une nouvelle idée a germé dans son esprit fécond. Nous avons promis de garder le secret mais soyez-en certain, vous allez être surpris !

Une petite moto de plus ?











