Rien d'étonnant. Dans les 70's, nombre de pilotes moto français travaillaient comme coursiers l'hiver pour financer leur saison. Leur emploi du temps hors saison de GP oscillait entre recherche de sponsors, préparation des motos de course (très souvent des 125 Morbidelli ou des 250 et 350 Yamaha) , et travail de coursier ou de mécano dans un garage. Sauf pour les champions les plus capés, évidemment, qui gagnaient bien leur vie.
A l'époque, le plateau des GP comprenait un nombre très important de pilotes français. Beaucoup se sont tués, non pas au travail, mais en course.
Le dessin est très chouette.
J'aurais bien vu ce commis pâtissier (mitron?) équipé d'un triporteur Peugeot.
Parallèlement à tous ces pilotes français que j'évoquais plus haut, une génération de techniciens brillants, dont certains autodidactes, assuraient le développement des motos de course "client" que vendaient les usines. C'est peu connu, mais beaucoup de leurs trouvailles ont été reprises, et même achetées par les constructeurs japonais.
Par exemple Honda s'est payé les brevets de la fameuse Elf aux multiples innovations, dont le maître d'œuvre était André de Cortanze. Sur la Yamaha GTS on retrouve les principes de suspension avant mis au point par Claude Fior sur ses motos de course. On les retrouve aussi sur les Brought-supérior fabriquées à Toulouse. Quant à Alain Chevallier, qui construisait de brillants racers vainqueurs de GP, il a carrément conçu les Voxan, qui étaient de très bonnes motos. Quand on songe qu'il avait commencé médecine...Il y a aussi eu la BUT, d'Éric Offenstadt. Et bien d'autres encore.
En 1982, un petit gars qui travaillait à la poste de Clermont-Ferrand, Jean-Louis Tournadre, a même été champion du monde 250 cm3 au nez et à la barbe des usines japonaise avec sa moto privée. Probable qu'elle fonctionnait plutôt bien.
C'était une période faste, considérée aujourd'hui comme l'âge d'or de la moto en France.
Je dis tout ça, je dis rien. C'est pour rendre à César, Germaine.
1 De Tournesol -
Et voilà que j’ai envie d’une forêt noire.Ayyy…
2 De Waldo7624 -
Le pauvre gars ne voit pas plus loin que le bout de son nez, pour le Grand Prix, c'est pas gagné !
3 De fifi -
Le side est resté au garage, il doit le sortir que pour livrer les pièces-montées.
4 De Jeannot lou Paysan -
Rien d'étonnant. Dans les 70's, nombre de pilotes moto français travaillaient comme coursiers l'hiver pour financer leur saison. Leur emploi du temps hors saison de GP oscillait entre recherche de sponsors, préparation des motos de course (très souvent des 125 Morbidelli ou des 250 et 350 Yamaha) , et travail de coursier ou de mécano dans un garage. Sauf pour les champions les plus capés, évidemment, qui gagnaient bien leur vie.
A l'époque, le plateau des GP comprenait un nombre très important de pilotes français. Beaucoup se sont tués, non pas au travail, mais en course.
Le dessin est très chouette.
5 De Jeannot lou Paysan -
J'aurais bien vu ce commis pâtissier (mitron?) équipé d'un triporteur Peugeot.
Parallèlement à tous ces pilotes français que j'évoquais plus haut, une génération de techniciens brillants, dont certains autodidactes, assuraient le développement des motos de course "client" que vendaient les usines. C'est peu connu, mais beaucoup de leurs trouvailles ont été reprises, et même achetées par les constructeurs japonais.
Par exemple Honda s'est payé les brevets de la fameuse Elf aux multiples innovations, dont le maître d'œuvre était André de Cortanze. Sur la Yamaha GTS on retrouve les principes de suspension avant mis au point par Claude Fior sur ses motos de course. On les retrouve aussi sur les Brought-supérior fabriquées à Toulouse. Quant à Alain Chevallier, qui construisait de brillants racers vainqueurs de GP, il a carrément conçu les Voxan, qui étaient de très bonnes motos. Quand on songe qu'il avait commencé médecine...Il y a aussi eu la BUT, d'Éric Offenstadt. Et bien d'autres encore.
En 1982, un petit gars qui travaillait à la poste de Clermont-Ferrand, Jean-Louis Tournadre, a même été champion du monde 250 cm3 au nez et à la barbe des usines japonaise avec sa moto privée. Probable qu'elle fonctionnait plutôt bien.
C'était une période faste, considérée aujourd'hui comme l'âge d'or de la moto en France.
Je dis tout ça, je dis rien. C'est pour rendre à César, Germaine.
6 De Jeannot lou Paysan -
... Brough Supérior...
J'ai du mal avec cette marque.