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vendredi 9 décembre 2016

Let's Punk Again

Il faut tout de même qu'il n'y ait pas grand chose de notable à se mettre sous la dent, dans l'actualité, pour que des journalistes se résolvent à fêter son quarantième anniversaire au mouvement punk. Evidemment, il ne se passe rien de bien important de par le vaste monde et il faut bien que les bulletins d'informations aient une petite raison d'être. Alors, finalement, pourquoi ne pas célébrer le mouvement punk ? Aujourd'hui, on m'a appris que Kirk Douglas fêtait ses cent ans. Je lui présente toutes mes excuses, je le pensais mort depuis lulure.
Donc, le punk aurait quarante ans. Ah ? Bon. Si on le dit. Je n'ai pas compris ce qui aura été retenu comme date de naissance de ce mouvement, aussi ferai-je confiance aux journalistes qui, eux, souvent savent. J'ai l'âge d'avoir été jeune au moment où le punk anglais, les Sex Pistols et les Clash, sont arrivés dans l'actualité française. Mine de rien, ça m'a marqué. J'aimais bien ce bazar baroque et anar qui ne respectait pas grand chose, rotait et buvait de la bière en proférant des insultes et des grossièretés pires qu'un vieux cacochyme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Oh qu'ils étaient vilains et malpolis, ces jeunes mal habillés ! On les a dit nazis, on les a dit drogués, on les a dit dangereux pour la jeunesse et on aurait mieux fait de ne rien en dire du tout et d'écouter leur musique !

Quarante ans de jeunesse

mercredi 4 mai 2016

Concert pour le temps présent

C'était hier soir et à l'Agora de Boulazac. Thierry Balasse et la compagnie Inouïe étaient déjà venus pour une ré-interprétation de morceaux musicaux de Pink Floyd. Cette fois, c'est Pierre Henry qui était à l'honneur. Trois pièces étaient présentées. Deux de Pierre Henry dont une écrite spécialement pour le spectacle et une écrite par Thierry Balasse. Mais bien entendu, ce que tout le monde attendait, l'œuvre qui était déjà connue, celle qui existe dans notre mémoire collective, celle que l'on connaît, que l'on a déjà entendue mais dont on ne sait souvent rien, c'était la Messe pour le Temps Présent.
Pierre Henry, c'est l'un des fondateurs de la musique concrète et de la musique électroacoustique. Il est né en 1927 et longtemps il a donné des concerts chez lui, dans sa maison, à raison de deux concerts par jour que l'on pouvait écouter dans la cuisine ou dans la chambre dans un bureau ou un autre. J'envie les personnes qui ont pu goûter l'expérience. Il continue à composer, à chercher, à expérimenter. Un grand Monsieur de la musique, c'est chose certaine !
Je ne vais pas dire tout le bien que je pense du spectacle donné par Thierry Balasse et la compagnie Inouïe. Je vous conseille juste de vous renseigner et d'aller voir et écouter dès que ça passera à portée d'oreilles. Vous trouverez des renseignements sur ce spectacle à cette adresse. Si je ne vais rien en dire, je vais vous donner à voir un peu avec une sélection de photos.
À noter : Thierry Balasse nous apprenait à l'issu du spectacle que la représentation prévue à Argenteuil, commune dirigée par le "les républicains" Georges Mothron, avait été annulée sans raison autre que celle qui laisse supposer que ce Mothron n'aime ni Pierre Henry ni la Compagnie Inouïe et malgré un contrat signé. La connerie existe bien à Argenteuil, donc.

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

samedi 31 octobre 2015

Oh lord won't you buy me a Mercedes Benz

Unimog 404

dimanche 4 octobre 2015

Un violon extirpé des entrailles du disque dur

Des fois, il arrive que l'on fasse des photos et qu'on les oublie. Hier, en faisant du ménage dans un disque dur, je tombe sur une image que j'avais écartée, sans y prêter attention. Elle date de l'an dernier. Je visitais une exposition et la journée se terminait avec une sorte de pot de l'amitié assez quelconque. Je me souviens qu'il y avait des mauvaises chips et du mauvais vin de Bergerac. Mais il y avait deux musiciens qui avaient en charge de proposer une animation sonore. C'est très ingrat, comme exercice, je pense. J'avais remarqué que peu de personnes faisaient attention à ces deux musiciens. Elles préféraient se battre pour avoir un verre plein.
J'écoutais la musique et j'avais envie de partir. J'étais venu avec un couple d'amis, il me fallait attendre qu'ils décident de s'en aller. J'étais venu avec mon appareil photo. Pourquoi avais-je écarté cette photo ? Je n'en sais trop rien. Peut-être ne l'ai-je pas trouvé suffisamment bonne. Elle n'est pas extraordinaire, c'est une chose entendue. Elle est presque trop facile, il y a ce regard insistant, presque suppliant. Là, il n'est pas possible de penser à une photo volée. Le sujet est tout à fait conscient du fait que je vais déclencher. Il voit le gros objectif pointé vers lui. Je me souviens que j'avais été fainéant. Il aurait fallu que je me place plus loin pour avoir un meilleur cadrage. C'était la fin de journée et je m'ennuyais un peu. Ce n'est pas une bonne photo en partie aussi parce que le violoniste est placé trop près du mur mais ça, je n'y pouvais rien. On avait dû leur dire de se placer là. Je n'ai aucun souvenir du style de musique qui était joué et je ne sais pas qui est ce violoniste. Et je me rends compte qu'en fait cette image ne raconte rien, n'évoque pas grand chose. Je pense comprendre pourquoi elle est restée durant plus d'un an sur ce disque dur sans en sortir. Je comprends aussi pourquoi elle n'a pas été jetée. Elle a quelque chose d'indéfinissable, peut-être quelque chose d'un peu dérangeant. Je continue à ne pas trop aimer cette image mais voilà que je suis retombée dessus et que, une fois encore, je n'ai pas pu me résoudre à la jeter. Bon. Elle me permet de faire un billet facile, c'est déjà ça.

violon

jeudi 3 septembre 2015

De la musique à se mettre dans les oreilles

C'est un artiste que j'ai découvert sur France Inter. J'avais pu écouter quelques unes de ses chansons et compositions et j'avais bien aimé. J'ai eu l'occasion d'écouter un album en entier et à plusieurs reprises et l'impression reste la même, c'est vraiment du tout bon. Je vous conseille donc.

babx - cristal automatique #1

dimanche 21 juin 2015

Casser les pieds en cassant les oreilles

Je n'aime pas la musique. Je n'aime pas le bruit, je n'aime pas les fêtes, je n'aime pas m'amuser à date fixe, je n'aime pas boire de la mauvaise bière à la terrasse encombrée de gens que je n'aime pas d'un bistro que je n'aime pas non plus. Je n'aime pas que l'on maltraite des instruments de musique et je n'aime pas les instruments de musique. Je n'aime pas les musiciens et je n'aime pas les groupes de musiciens encore plus fort. Je n'aime pas les reprises mal et pourtant si bien exécutées par des musiciens amateurs. Je n'aime pas l'idée qu'un jour par an on puisse permettre à n'importe qui de brailler sur l'espace public. Je n'aime pas la fête de la musique qui, pourtant, était une bonne idée démagogique qui ne coûtait pas cher. Je n'aime pas l'idée que des musiciens se fassent payer pour jouer ce jour là afin qu'un commerçant vende plus de boissons que son voisin. Je n'aime pas que plusieurs musiques jouées en même temps donnent une immonde cacophonie tonitruante. Je n'aime pas les gens qui n'aiment pas la musique mais qui, pour cette occasion, font semblant, par convention. Non, je n'aime pas la fête de la musique !
De la musique, si je veux en écouter, si vraiment je n'ai rien de mieux à faire, je veux pouvoir la choisir et arrêter de la subir lorsque mes oreilles crient grâce. Je veux pouvoir couper son caquet à l'artissss' en appuyant sur un bouton. Je tiens à garder le contrôle de ce qui entre dans mes oreilles qui me sont précieuses. Je ne suis pas très souvent sorti pour la fête de la musique. Je n'ai aucun bon souvenir de ce truc. Heureusement, ici, à Azerat, c'est trop petit pour qu'il se passe quelque chose.

Fête du bruit

vendredi 12 juin 2015

Dernières morts à la mode

On meurt de par le vaste monde. Rien que pour la journée d'hier, deux morts notables. Celle d'abord de Sir Christopher Lee, acteur britannique célèbre pour son interprétation de Dracula et pour celle de Saroumane entre autres. De ceux qui ont interprété un rôle de vampire, Christopher Lee est l'un des plus marquants. C'est sans doute lui qui a amené le premier cette distinction au monstre suceur de sang.
Je suis bien loin d'avoir vu tous les films de Christopher Lee et, particulièrement, ceux où il incarnait Dracula. En fait, je n'aime pas beaucoup les vampires, en général. Il me semble qu'ils sont bien trop cérébraux, presque trop fragiles. Ils vivent ce que l'on peut supposer être une malédiction. Je ne pense pas que les vampires soient heureux. Ce sont presque des méchants malgré eux. Non ! Je leur préfère définitivement les morts-vivants qui, s'ils ont moins de vocabulaire, me semblent bien moins préoccupés par tout un tas de petites questions métaphysiques à la mords-moi le nœud. Le zombie est une âme simple, un enfant, un être simple et franc du collier qui n'a pour préoccupation que de se trouver de la cervelle humaine à boulotter.
Avant l'écrasante main-mise du mort vivant sur le genre cinématographique mettant en scène des méchants qui veulent intenter à la vie du quidam, on avait, au choix, le vampire ou la créature de Frankenstein. Dans l'excellent film de Tim Burton traçant la carrière de Ed Wood, nous avons droit à une scène d'une rare cocasserie durant laquelle Bela Lugosi se met en colère contre Frankenstein. Pour lui, rien ne vaut le vampire, personnage bien plus complexe et torturé. Et si l'on y regarde de près, la créature de Frankenstein se rapproche un peu du mort vivant.

Dracula et le repos éternel ?
L'autre mort a avoir eu les honneurs de la presse est le "créateur" du Free Jazz, Ornette Coleman. Parce que je n'avais pas de disque de lui à mettre dans la platine, j'ai écouté du Thelonious Monk. Je n'ai pas grand chose à dire sur Ornette Coleman. Je ne suis pas très habile pour parler musique. Il n'en reste pas moins vrai que c'est un grand Monsieur du Jazz qui a quitté la scène. Il reste ses albums. Je n'en ai pas. Pour faire bonne mesure, je vais me faire une journée Jazz. Après Monk, je suis passé à Kartet. Qu'est-ce qui suivra ? Je ne le sais pas encore.
Parce que j'avais prévu autre chose pour aujourd'hui, il n'est pas impossible qu'il y ait un autre billet plus tard dans la journée.

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