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vendredi 9 décembre 2016

Let's Punk Again

Il faut tout de même qu'il n'y ait pas grand chose de notable à se mettre sous la dent, dans l'actualité, pour que des journalistes se résolvent à fêter son quarantième anniversaire au mouvement punk. Evidemment, il ne se passe rien de bien important de par le vaste monde et il faut bien que les bulletins d'informations aient une petite raison d'être. Alors, finalement, pourquoi ne pas célébrer le mouvement punk ? Aujourd'hui, on m'a appris que Kirk Douglas fêtait ses cent ans. Je lui présente toutes mes excuses, je le pensais mort depuis lulure.
Donc, le punk aurait quarante ans. Ah ? Bon. Si on le dit. Je n'ai pas compris ce qui aura été retenu comme date de naissance de ce mouvement, aussi ferai-je confiance aux journalistes qui, eux, souvent savent. J'ai l'âge d'avoir été jeune au moment où le punk anglais, les Sex Pistols et les Clash, sont arrivés dans l'actualité française. Mine de rien, ça m'a marqué. J'aimais bien ce bazar baroque et anar qui ne respectait pas grand chose, rotait et buvait de la bière en proférant des insultes et des grossièretés pires qu'un vieux cacochyme atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Oh qu'ils étaient vilains et malpolis, ces jeunes mal habillés ! On les a dit nazis, on les a dit drogués, on les a dit dangereux pour la jeunesse et on aurait mieux fait de ne rien en dire du tout et d'écouter leur musique !

Quarante ans de jeunesse

mercredi 4 mai 2016

Concert pour le temps présent

C'était hier soir et à l'Agora de Boulazac. Thierry Balasse et la compagnie Inouïe étaient déjà venus pour une ré-interprétation de morceaux musicaux de Pink Floyd. Cette fois, c'est Pierre Henry qui était à l'honneur. Trois pièces étaient présentées. Deux de Pierre Henry dont une écrite spécialement pour le spectacle et une écrite par Thierry Balasse. Mais bien entendu, ce que tout le monde attendait, l'œuvre qui était déjà connue, celle qui existe dans notre mémoire collective, celle que l'on connaît, que l'on a déjà entendue mais dont on ne sait souvent rien, c'était la Messe pour le Temps Présent.
Pierre Henry, c'est l'un des fondateurs de la musique concrète et de la musique électroacoustique. Il est né en 1927 et longtemps il a donné des concerts chez lui, dans sa maison, à raison de deux concerts par jour que l'on pouvait écouter dans la cuisine ou dans la chambre dans un bureau ou un autre. J'envie les personnes qui ont pu goûter l'expérience. Il continue à composer, à chercher, à expérimenter. Un grand Monsieur de la musique, c'est chose certaine !
Je ne vais pas dire tout le bien que je pense du spectacle donné par Thierry Balasse et la compagnie Inouïe. Je vous conseille juste de vous renseigner et d'aller voir et écouter dès que ça passera à portée d'oreilles. Vous trouverez des renseignements sur ce spectacle à cette adresse. Si je ne vais rien en dire, je vais vous donner à voir un peu avec une sélection de photos.
À noter : Thierry Balasse nous apprenait à l'issu du spectacle que la représentation prévue à Argenteuil, commune dirigée par le "les républicains" Georges Mothron, avait été annulée sans raison autre que celle qui laisse supposer que ce Mothron n'aime ni Pierre Henry ni la Compagnie Inouïe et malgré un contrat signé. La connerie existe bien à Argenteuil, donc.

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

Concert pour le temps présent

samedi 31 octobre 2015

Oh lord won't you buy me a Mercedes Benz

Unimog 404

dimanche 4 octobre 2015

Un violon extirpé des entrailles du disque dur

Des fois, il arrive que l'on fasse des photos et qu'on les oublie. Hier, en faisant du ménage dans un disque dur, je tombe sur une image que j'avais écartée, sans y prêter attention. Elle date de l'an dernier. Je visitais une exposition et la journée se terminait avec une sorte de pot de l'amitié assez quelconque. Je me souviens qu'il y avait des mauvaises chips et du mauvais vin de Bergerac. Mais il y avait deux musiciens qui avaient en charge de proposer une animation sonore. C'est très ingrat, comme exercice, je pense. J'avais remarqué que peu de personnes faisaient attention à ces deux musiciens. Elles préféraient se battre pour avoir un verre plein.
J'écoutais la musique et j'avais envie de partir. J'étais venu avec un couple d'amis, il me fallait attendre qu'ils décident de s'en aller. J'étais venu avec mon appareil photo. Pourquoi avais-je écarté cette photo ? Je n'en sais trop rien. Peut-être ne l'ai-je pas trouvé suffisamment bonne. Elle n'est pas extraordinaire, c'est une chose entendue. Elle est presque trop facile, il y a ce regard insistant, presque suppliant. Là, il n'est pas possible de penser à une photo volée. Le sujet est tout à fait conscient du fait que je vais déclencher. Il voit le gros objectif pointé vers lui. Je me souviens que j'avais été fainéant. Il aurait fallu que je me place plus loin pour avoir un meilleur cadrage. C'était la fin de journée et je m'ennuyais un peu. Ce n'est pas une bonne photo en partie aussi parce que le violoniste est placé trop près du mur mais ça, je n'y pouvais rien. On avait dû leur dire de se placer là. Je n'ai aucun souvenir du style de musique qui était joué et je ne sais pas qui est ce violoniste. Et je me rends compte qu'en fait cette image ne raconte rien, n'évoque pas grand chose. Je pense comprendre pourquoi elle est restée durant plus d'un an sur ce disque dur sans en sortir. Je comprends aussi pourquoi elle n'a pas été jetée. Elle a quelque chose d'indéfinissable, peut-être quelque chose d'un peu dérangeant. Je continue à ne pas trop aimer cette image mais voilà que je suis retombée dessus et que, une fois encore, je n'ai pas pu me résoudre à la jeter. Bon. Elle me permet de faire un billet facile, c'est déjà ça.

violon

jeudi 3 septembre 2015

De la musique à se mettre dans les oreilles

C'est un artiste que j'ai découvert sur France Inter. J'avais pu écouter quelques unes de ses chansons et compositions et j'avais bien aimé. J'ai eu l'occasion d'écouter un album en entier et à plusieurs reprises et l'impression reste la même, c'est vraiment du tout bon. Je vous conseille donc.

babx - cristal automatique #1

dimanche 21 juin 2015

Casser les pieds en cassant les oreilles

Je n'aime pas la musique. Je n'aime pas le bruit, je n'aime pas les fêtes, je n'aime pas m'amuser à date fixe, je n'aime pas boire de la mauvaise bière à la terrasse encombrée de gens que je n'aime pas d'un bistro que je n'aime pas non plus. Je n'aime pas que l'on maltraite des instruments de musique et je n'aime pas les instruments de musique. Je n'aime pas les musiciens et je n'aime pas les groupes de musiciens encore plus fort. Je n'aime pas les reprises mal et pourtant si bien exécutées par des musiciens amateurs. Je n'aime pas l'idée qu'un jour par an on puisse permettre à n'importe qui de brailler sur l'espace public. Je n'aime pas la fête de la musique qui, pourtant, était une bonne idée démagogique qui ne coûtait pas cher. Je n'aime pas l'idée que des musiciens se fassent payer pour jouer ce jour là afin qu'un commerçant vende plus de boissons que son voisin. Je n'aime pas que plusieurs musiques jouées en même temps donnent une immonde cacophonie tonitruante. Je n'aime pas les gens qui n'aiment pas la musique mais qui, pour cette occasion, font semblant, par convention. Non, je n'aime pas la fête de la musique !
De la musique, si je veux en écouter, si vraiment je n'ai rien de mieux à faire, je veux pouvoir la choisir et arrêter de la subir lorsque mes oreilles crient grâce. Je veux pouvoir couper son caquet à l'artissss' en appuyant sur un bouton. Je tiens à garder le contrôle de ce qui entre dans mes oreilles qui me sont précieuses. Je ne suis pas très souvent sorti pour la fête de la musique. Je n'ai aucun bon souvenir de ce truc. Heureusement, ici, à Azerat, c'est trop petit pour qu'il se passe quelque chose.

Fête du bruit

vendredi 12 juin 2015

Dernières morts à la mode

On meurt de par le vaste monde. Rien que pour la journée d'hier, deux morts notables. Celle d'abord de Sir Christopher Lee, acteur britannique célèbre pour son interprétation de Dracula et pour celle de Saroumane entre autres. De ceux qui ont interprété un rôle de vampire, Christopher Lee est l'un des plus marquants. C'est sans doute lui qui a amené le premier cette distinction au monstre suceur de sang.
Je suis bien loin d'avoir vu tous les films de Christopher Lee et, particulièrement, ceux où il incarnait Dracula. En fait, je n'aime pas beaucoup les vampires, en général. Il me semble qu'ils sont bien trop cérébraux, presque trop fragiles. Ils vivent ce que l'on peut supposer être une malédiction. Je ne pense pas que les vampires soient heureux. Ce sont presque des méchants malgré eux. Non ! Je leur préfère définitivement les morts-vivants qui, s'ils ont moins de vocabulaire, me semblent bien moins préoccupés par tout un tas de petites questions métaphysiques à la mords-moi le nœud. Le zombie est une âme simple, un enfant, un être simple et franc du collier qui n'a pour préoccupation que de se trouver de la cervelle humaine à boulotter.
Avant l'écrasante main-mise du mort vivant sur le genre cinématographique mettant en scène des méchants qui veulent intenter à la vie du quidam, on avait, au choix, le vampire ou la créature de Frankenstein. Dans l'excellent film de Tim Burton traçant la carrière de Ed Wood, nous avons droit à une scène d'une rare cocasserie durant laquelle Bela Lugosi se met en colère contre Frankenstein. Pour lui, rien ne vaut le vampire, personnage bien plus complexe et torturé. Et si l'on y regarde de près, la créature de Frankenstein se rapproche un peu du mort vivant.

Dracula et le repos éternel ?
L'autre mort a avoir eu les honneurs de la presse est le "créateur" du Free Jazz, Ornette Coleman. Parce que je n'avais pas de disque de lui à mettre dans la platine, j'ai écouté du Thelonious Monk. Je n'ai pas grand chose à dire sur Ornette Coleman. Je ne suis pas très habile pour parler musique. Il n'en reste pas moins vrai que c'est un grand Monsieur du Jazz qui a quitté la scène. Il reste ses albums. Je n'en ai pas. Pour faire bonne mesure, je vais me faire une journée Jazz. Après Monk, je suis passé à Kartet. Qu'est-ce qui suivra ? Je ne le sais pas encore.
Parce que j'avais prévu autre chose pour aujourd'hui, il n'est pas impossible qu'il y ait un autre billet plus tard dans la journée.

vendredi 22 mai 2015

La Peste, elle crée le dodécaphonisme atonal

La Peste à l'avant-garde musicale

samedi 25 avril 2015

En morceaux, doux et autres troubles

C'est samedi, il pleut et je vais vous causer musique. Je vais vous parler d'un disque que l'on m'a prêté et que j'ai écouté quatre fois, un album de Godspeed You ! Black Emperor dont je ne sais trop quoi penser.

Godspeed You ! Black Emperor, je vous en ai déjà parlé à l'occasion d'un concert au Rocher de Palmer, à côté de Bordeaux. Dans ma mémoire, il est question d'un concert éprouvant. Excellent mais éprouvant. Au moins, j'en garde un souvenir bien présent. Du post rock violent, bruyant, insistant. Je me souviens d'un public comme tétanisé, comme pris dans les rets des cris et plaintes de guitare de cette musique qui vous vrille les circonvolutions du cerveau d'une bien plaisante manière. Si je n'ai toujours pas exactement compris ce qu'est réellement le post rock, j'ai tout de même compris que la musique de GY!BE est sensée dénoncer tout un tas de trucs qui agacent les membres du groupe.
Et donc, il y a eu ce concert et je suis revenu à l'écoute de mes vieux disques de musique pré-médiévale pressés amoureusement et artisanalement par les orfèvres de ces temps anciens. J'ai laissé GY!BE de côté en me promettant d'y revenir un jour. Ce jour est arrivé récemment lorsque mon frangin, l'air gourmand, m'a mis le dernier album du groupe entre les mains en me promettant un grand moment de bonheur.
Quatre fois, j'ai glissé la galette dans le lecteur de CD. Quatre fois, j'ai ouvert les oreilles. Quatre fois, l'album s'est terminé sans que j'aie été bien conscient d'avoir écouté quelque chose. Et ça, ce n'est pas banal. D'ailleurs, là, à l'instant, je remets le disque dans la platine. Vous allez voir que je ne dis pas de conneries. Montez le son, vous allez comprendre.
Voilà, c'est parti. Vous avez ouvert les oreilles ? Bon. Ça part sur une batterie lente bientôt rejointe par la guitare. Un rythme lent et lourd, quelques accords de fainéants. Pour le moment, c'est calme. Une sorte de ritournelle un peu simple qui n'indispose pas trop le cerveau. On entend sans trop de surprise. Ah ! Une guitare un peu plus saturée arrive. Une mélodie qui semble un peu orientale débarque par derrière et s'en va comme elle est venue. Oui, c'est bien ça, c'est presque mélodique pour ce premier morceau. Mélodique et lancinant. Un peu comme s'il s'agissait d'une longue intro qui nous conduirait au deuxième morceau de l'album.
Tiens, d'ailleurs, le voilà, ce deuxième morceau. Il est arrivé sans prévenir, sans que l'on s'en rende compte, comme à l'improviste. Là, ça s'excite un poil mais ce n'est pas non plus le grand énervement. De lente mélodie, ça passe à une sorte de longue plainte, une forme de litanie, un cri lourd et lent.
Troisième morceau. C'est celui qui semble donner son titre à l'album. Il y a de la pesanteur. Voilà, c'est ça. Je cherchais le terme. C'est de la pesanteur. Quelque chose de lourd qui paraît imparable et irrévocable. Une force contre laquelle il est vain d'espérer lutter. Une inertie pesante et pressante. Ah oui ! Avec ce thème qui revient, appuyé par une batterie bien présente. "Asunder, sweet". "En morceaux, doux" ? Je ne parviens pas à trouver une traduction satisfaisante. Pas mal, pas mal, ce troisième morceau. Mais comment ? Déjà le quatrième ?
Cette fois, le titre est "Piss Crowns are Trebled" et je suis tout à fait perdu question traduction. Qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Remarquez, ce n'est peut-être pas important, hein ? Quoi qu'il en soit, ça s'énerve complètement maintenant. Les guitares s'envolent enfin, la batterie accélère. C'est bizarre, j'ai vraiment l'impression qu'il n'y a que ça. Batterie et guitare. C'est faux, bien sûr, mais c'est ce qui apparait le plus clairement, en tout cas. Si j'en crois ce qui est indiqué sur la pochette, il y aurait aussi de la basse et contrebasse et du violon en plus de "portasound", de "organs" et de "drones". Je leur fais confiance, ils doivent savoir ce qu'ils utilisent.

L'album est fini. Après cette cinquième écoute, à un volume assez élevé, je reste toujours circonspect. D'abord, ça me semble court. Le temps passe vite et je n'aurais pas refusé que ça dure plus longtemps. D'un côté, ça prouve que ce n'est pas du tout désagréable et c'est plutôt pas mal. Maintenant, il y a tout de même comme une frustration. Je n'ai jamais l'impression que ça commence réellement. Un peu comme si l'album était constitué de plein de promesses non tenues. Peut-être aurais-je aimé un peu plus de surprises, de titillements. Malgré tout, ça reste un bon moyen de passer un bon moment que d'écouter ce disque.

Godspeed You Black Emperor

samedi 21 mars 2015

Iris, yeux, chat et autres choses

Une bonne grève, c'est toujours bon à prendre, d'autant plus si elle touche le groupe Radio France et, en particulier puisque c'est quasiment la seule radio que j'écoute, France Inter. J'aime les grèves de France Inter. C'est l'occasion d'entendre des musiques, des chansons, qui sont habituellement exclues de la programmation. Ainsi, lors d'une grande grève, dans les années 2000, j'avais eu l'occasion de découvrir l'intégrale de "Different trains" de Steve Reich. Si je ne me souviens plus de la date de l'événement, je me souviens qu'il faisait beau et que je rentrais du boulot en voiture. Malheureusement, mais c'est la vie, il n'y a pas que de bonnes musiques à écouter sur les ondes de France Inter durant ces grèves.

Ce matin, je retiens du Serge Gainsbourg avec une chanson extraite de l'album "Histoire de Melody Nelson". C'est toujours avec plaisir que j'écoute du Serge Gainsbourg. Je n'y pense pas assez. Alors, c'était bien agréable mais ça n'a pas duré. Peu de temps après, on a eu droit à la très énervante Vanessa Paradis et au très agaçant Benjamin Biolay pour une chanson inepte dont j'extraie ces paroles qui suffisent à dire combien c'est sot et néfaste : "La vie c'est comme un tractopelle, pas besoin de permis". Il fallait oser. Si j'ai bien compris, c'est le Benjamin Biolay (que tu sois bio, bio ou lay, fais ce qu'il te plaît, chantait Higelin) qui a commis ces paroles. Je connais mal le Biolay responsable de ça. Je pense savoir qu'il s'agit plus ou moins d'un "artiste" français, un chanteur de variété, sans doute auteur-compositeur et interprète. Il a une certaine renommée. Je ne connais pas suffisamment son œuvre pour en faire une critique sérieuse mais pour ce que j'en sais, je pense que l'on peut faire l'impasse et passer à tout autre chose. A Steve Reich, par exemple, qui, bien que nettement moins français n'est certainement pas dépourvu d'un certain talent. Evidemment, on reprochera peut-être à Steve Reich de ne pas faire dans la gaudriole et de ne point écrire de chanson pour la Vanessa Paradis éreintante. Ou on l'en félicitera, au choix.

La peur du vol de son image personnelle

MarvinJe connais un chat étonnant. Il a été nommé Marvin et je n'y suis pas totalement pour rien et je n'en suis pas qu'un peu fier d'avoir contribué à ce baptême, je vous prie de me croire. Ce n'est pas rien que de trouver le nom adéquat d'un animal de compagnie. Marvin, c'est en référence au petit robot, penchant au R2D2 de "Star Wars", de "H2G2" de Douglas Adams qui s'appelle, je vous le donne en mille, Marvin. Marvin est un robot très intelligent, bien trop intelligent, et très neurasthénique, à la limite de la dépression critique autant que chronique. Et il se trouve que Marvin le chat a un faux air de Marvin le robot. Je ne suis pas sûr qu'il soit si intelligent et si dépressif, toutefois. Marvin, donc, est un chat qui est arrivé tout jeune et tout affamé chez ma maman. Il est entré, il a mangé, il a accepté d'être caressé et il est resté. C'est pas con, un chat. Ça sait bien qu'une bonne maison où l'on vous nourrit, ça mérite bien quelques aménagements avec les humains.
MarvinCe chat n'est pas sauvage. Il n'hésite pas à venir se blottir dans vos bras, il se laisse caresser dans le sens du poil. Il fait tout très bien comme un chat domestique, un chat de compagnie. Ça le sait d'instinct, ce qu'il faut faire pour être accepté dans une maison d'accueil, un chat. Il faut faire mine d'être heureux d'être là, se laisser aller à quelques ronronnements qui flatte le "maître", ne pas trop mordre ou griffer la main qui s'approche, tout ça. Ils doivent se refiler le truc de génération en génération, depuis le temps qu'ils fréquentent le genre humain. Et Marvin, il a ces trucs et astuces dans sa besace. Il a tout compris et il sait le mettre en pratique. Sauf que, et là c'est étrange, il a une peur bleue, une détestation absolue, une sainte horreur, une haine compulsive, des appareils photo. Il n'éprouve aucune réticence à venir me voir, à grimper sur mes genoux, pourvu que je n'aie pas d'appareil photo en mains. Sitôt que je tente de le photographier, il s'enfuit. C'est pas étrange, ça ?
J'ai fait le test plusieurs fois et pas plus tard qu'hier. Dès qu'il voit cette grosse boîte noire avec cette protubérance quasi phallique pointée vers lui, il se casse. C'en est cocasse. Sauf que ça semble l'effrayer réellement. On ne dirait pas que c'est du chiqué ou pour se donner un genre. Il a vraiment peur. Hier, j'ai monté mon plus gros objectif à focale variable pour l'avoir par surprise. Il était loin dans le jardin et il devait se sentir suffisamment à distance de la machine infernale pour accepter de ne pas s'esbigner illico.
Ulysse, le gros chat que je vous ai déjà présenté ici en d'autre temps se fout complètement de l'appareil photo. Il n'a pas peur, il n'est ni joyeux ni agacé, il s'en fout. Remarquez, Ulysse, c'est le genre de gros chat à ne se préoccuper que de trouver un endroit où dormir et d'avoir de quoi manger à satiété. Le reste, je pense qu'il s'en fout. Avec les beaux jours qui vont finir par arriver, il va sortir de la maison et aller roupiller au soleil avant de rentrer pour manger. Ce n'est pas si difficile, une vie de chat. Ce ne doit pas être très passionnant, on n'a jamais entendu parler d'un chat qui aurait écrit ses mémoires, par exemple.

Iris

IrisLe printemps est là. L'équinoxe a vécu. Les fleurs dans les jardins ou sur les arbres, les bourgeons sur les branches, les jours qui s'allongent, il n'y a pas de doute possible. Devant chez moi, la glycine redouble d'efforts pour une nouvelle saison. Elle va se couvrir de feuilles, de fleurs, elle va lancer des branches en tous sens dans l'espoir de s'accrocher quelque part, un peu comme une moule sur son rocher. Dans le même temps, je me demande si la comparaison est pertinente.
Chez ma maman, ce sont les iris qui ont dégainé les premiers (ou presque). Je ne suis pas très sensible à la beauté supposée des fleurs. Je ne dis pas que ce n'est pas agréable de voir des fleurs, de voir des couleurs, tout ça. Je ne le dis pas mais je dis que je m'en fous un peu. Je ne suis pas très sensible à la beauté des choses. A la limite, je vais être impressionné par la force, la grandeur, la majesté d'un chêne multi-centenaire. Mais baste ! La sortie de l'hiver, c'est l'entrée dans le printemps et l'arrivée des fleurs. C'est ainsi qu'est faite la nature. Et reconnaissons-le au risque de passer pour un pleurnichard laissant couler des larmes de bonheur à la simple vue de fleurs colorées, il est plus intéressant (et aussi plus facile) de photographier une plante en fleurs qu'un embrouillamini de branches sèches vides de feuilles. Sacrifiant à la facilité, profitant de ce que j'avais l'appareil photo, j'ai fait une photo d'un iris en fleur. Voilà. Ça c'est fait.

De l'iris à l'œil

De parler d'iris, ça me fait penser à celui de l'œil. Et de parler de l'œil, ça me fait penser aux yeux et à la vision. Je me demande s'il ne va pas falloir que je prenne rendez-vous chez un spécialiste pour faire vérifier ma vue. J'ai comme l'impression, depuis quelques semaines, que la presbytie a gagné du terrain. Je m'en suis aperçu en dessinant. J'ai du mal à trop m'attarder sur les plus fins détails. C'est que j'ai le nez à une dizaine de centimètres du papier, quand je dessine, aussi. Pour lire, ça va. Même sans lunettes, en fait. C'est un peu l'avantage de ma pathologie, quelque part. Si l'on met de côté l'astigmatisme, j'ai un œil pour voir au loin et un pour voir de près. Pratique. Enfin sauf pour une bonne vision binoculaire, bien entendu.
Je passe du coq à l'âne. Quoi que. Ça se tient, finalement. J'ai parlé de France Inter, j'ai parlé des yeux, je parle des deux. Il s'en passe, des trucs, dans ma tête ! Avant la grève de Radio France, il y avait une pub qui m'agaçait prodigieusement. Je hais la pub mais celle-ci m'agaçait presque plus que les autres. Je mets à part la pub pour la Matmut qui tient le haut du classement au rang de la détestation suprême. Cette pub est celle pour une sorte de complémentaire santé. Elle met en scène deux personnes. Une dit à l'autre qu'elle a dû se faire faire de nouvelles lunettes et qu'elle en a eu pour deux-cents euros de sa poche. L'autre lui rétorque qu'avec la complémentaire, elle a eu ses lunettes pour rien. Pauvre conne ! Et ta complémentaire ? Tu ne l'as paies pas, peut-être ? Pour moi, c'est de la publicité mensongère parmi les plus haïssables dans la mesure où elle s'adresse à celles et ceux qui ont les moyens de se payer ce service et qui, non contents d'avoir du fric veulent en conserver toujours plus. J'ai l'agacement facile, je le sais. C'est l'une de mes principales qualités. Je dois faire des efforts considérables pour ne pas exploser à longueur de journée. C'est de l'agacement rentré. Si je ne me contrôlais pas, je ne ferais qu'exploser tout au long de la journée. Ce serait éreintant à force.
Mais revenons à nos affaires de durcissement du cristallin. C'est un processus lié à la déliquescence de la condition humaine liée à l'âge tout à fait normal et documenté. On vit trop vieux. Il faudrait savoir tirer sa révérence avant la décrépitude. J'en connais des plus vieux que moi qui sont atteints par la limite de l'âge. Leur cervelle fait de la colle à pneu, ils réfléchissent à reculons, les pauvres ! Je ne donnerai pas de nom pour ne pas froisser les concernés qui viennent ici lire mes textes, regarder mes dessins et photos. C'est déjà bien qu'à leur âge ils aient encore la présence d'esprit de le faire. C'est quasi inespéré, pour tout dire. Ils ont bien raison de tenter encore, malgré tout, de s'instruire auprès d'un phare de la pensée universelle tel que je le suis moi. Il faut se montrer magnanime avec les plus vieux, les plus mal foutus, les plus proches d'une fin prochaine et douloureuse et atroce.
Donc, j'en arrive à me demander si je n'aurais pas besoin de nouvelles lunettes pour y voir mieux. Si c'est pour y voir moins, ça ne sert à rien. Par exemple, je dessine moins, ces derniers temps. Je me demande si ça n'aurait pas un rapport de causalité. Je vais noter cela quelque part et je vais tenter de penser à prendre un rendez-vous chez mon ophtalmologue préféré.

Une grande surprise au début du mois d'avril prochain ?

Suspense ! Suspense ! Ah ! Ah ! Ah ! Qu'est-ce que c'est marrant de parler sans rien dire ! D'ici quelques semaines, je vous annoncerai un événement qui vaut son pesant de cacahuètes. Je ne vais rien dévoiler. Je ne connais pas avec certitude la date officielle de la survenue de la chose. Je vous tiendrai au courant et, éventuellement, émaillerai mes billets de quelques indices jusqu'au jour fatidique.

dimanche 1 mars 2015

Un dimanche sur son trentin

Allez savoir pourquoi ? Ce matin, je me réveille tôt avec une envie de Toy Dolls dans les oreilles. Puisque je n'ai pas de disque de ce groupe, je me dirige, entre deux bols de café, vers Internet pour esgourder un peu. Les gens de bien le savent, la vérité est dans le punk.

En fait, je sais très bien ce qui a réveillé cette envie chez moi. J'ai un rituel, le matin. Je me lève, j'allume la radio calée sur France Inter et le temps que l'ampli se réveille à son tour, je vais me faire du café. Et donc, sur France Inter, il y a des bulletins météo. Et depuis quelques jours, il y a une petite musique qui précède ce bulletin et cette musique rappelle furieusement "Dueling Banjos". "Dueling Banjos", pour les ignorants et les incultes, c'est la musique que l'on entend dans "Délivrance", le film de John Boorman. Il se trouve que ce morceau a été repris par le groupe punk. La vérité est définitivement dans le punk.

Ce matin, je me réveille avec une envie de musique punk dans les oreilles et j'écoute quelques morceaux sur l'ordinateur en attendant de me réveiller et de filer aux chiottes y faire ce que j'ai à y faire. J'ai appris récemment que la caféine était un déclencheur de l'envie de chier. Il agit très rapidement, en une demi-heure. Tous les matins, je bois du café. Tous les matins, je vais faire caca. C'est agréable de constater que la tuyauterie n'est pas bouchée. A chaque fois, j'ai une pensée émue pour celles et ceux qui sont constipés, qui souffrent d'une occlusion intestinale ou d'un bon gros cancer qui bouche tout. Ils doivent souffrir. Je suis sincèrement de tout cœur avec eux mais je préfère être à ma place qu'à la leur.
Le problème, maintenant, c'est que j'ai ce "Dueling Banjos" dans la tête et que ça ne va pas vouloir en sortir facilement. C'est à craindre. C'est Arthur "Guitar Boogie" Smith qui a créé ce morceau en 1955. J'ai toujours considéré qu'il y avait là-dedans des réminiscences du "Yankee Doodle" bien connu. Et de fait, et même si je suis loin d'avoir l'oreille musicale, c'est assez indéniable. Que plusieurs groupes punks aient repris ce morceau n'est pas sans susciter l'étonnement émerveillé. On dit que les Sex Pistols eux-mêmes, seigneurs du punk s'il en est, auraient repris le "Yankee Doodle" dans leur titre "Friggin' in the Riggin'". Je n'ai pas suffisamment l'oreille musicale pour me prononcer formellement sur la question mais, c'est un fait, la vérité est bien dans le punk.

Ça nous arrive à tous d'avoir un morceau dans la tête durant toute une journée. Parfois, c'est embarrassant. Sans que l'on y prenne garde, on se met à siffloter un air en public et les yeux se tournent vers vous emplis de compassion gênée. Vous ne comprenez pas tout de suite et puis vous vous rendez compte que vous étiez en pleine pâmoison sur un air de Chantal Goya. Votre crédibilité est mise à mal. Ce qui m'arrive souvent, c'est de siffler "L'internationale". Mais là, j'en tire une certaine fierté. Je me demande s'il y a des groupes punks qui ont repris ce très beau chant. Certainement puisque la vérité est dans le punk, comme nous l'avons déjà dit.
Je ne sais pas si vous avez tous vu "Délivrance", ce film de John Boorman. Je l'avais vu il y a des années de cela et j'étais resté sur ma faim. C'était ennuyeux dans la mesure où ce film est considéré comme un "film culte". C'est que l'on m'avait présenté le film comme étant grosso-modo un film d'horreur. Il date de 1972. "Massacre à la tronçonneuse" date, lui, de 1973. Et puis je n'ai pas vu le film d'horreur derrière ce film. J'ai vu un film qui traîne un peu en longueur avec quelques scènes intéressantes, quelques scènes un peu dérangeantes. Je m'étais ennuyé. L'an dernier, j'ai eu l'occasion de le revoir. Il n'y avait plus l'attrait de la découverte mais il n'y avait plus non plus de trop grands espoirs. Je l'ai apprécié un peu plus même si je ne parviens toujours pas à comprendre parfaitement ce qui fait que ce film est tellement encensé. Je ne sais pas s'il y a une vérité dans ce film, comme dans le punk.
Le punk, c'est un "genre musical". On peut penser que le punk est à rattacher au rock mais c'est plus complexe. Le punk, c'est le punk. C'est plus un style, un mode de vie. De la drogue, de la bière, que des bonnes choses avec aussi des notes de musique (parfois approximatives). Si j'aime le punk, c'est sans doute parce que c'est apparu chez nous quand j'étais jeune. Avec le punk, je me suis enfin dit qu'il y avait une vie possible pour les ratés, les mal foutus. Ça m'a plu, vous pensez bien ! Le punk a gagné la BD, le cinéma, la mode, la littérature. Le punk a gagné car le punk, c'est la vérité !
Avant le punk, par exemple, nous avions Franquin, Uderzo, Hergé et plein d'autres dessinateurs au trait propre sur lui. Après le punk, on a gagné des Olivia Clavel, Matt Konture, Pierre Ouin ou Tamburini. C'était un peu plus roquènerole ! Le punk a libéré les esprits ce qui est bien naturel puisque le punk, c'est la vérité.
Ah ! Ces neuf notes qui reviennent à l'assaut ! Pas grave, c'est moins pire que si ça avait été du Mireille Mathieu. Et un nouveau bulletin météo qui s'ouvre avec ces quelques notes qui me font penser à ce morceau qui me hante. J'en arrive à me demander si je ne cherche pas du punk pour ne pas tomber dans la country ? C'est que ce n'est pas la même chose. Quoi que, quoi que ! Johnny Cash a joué avec Joe Strummer ! Joe Strummer, mort en 2002, a été le chanteur, le leader, des Clash. C'est aussi le nom d'un escargot marin. Peut-on encore douter du fait que la vérité est à aller chercher dans le punk ? Bien sûr que non !

Ce matin, je me suis levé, j'ai bu du café, je me suis mis une musique dans la tête, je suis allé faire caca, je me suis un peu lavé la gueule et puis j'ai fait une photo. En vérité, cette photo devait être l'objet de ce billet. J'ai peur de m'être quelque peu égaré en cours de route. En vérité, pour l'heure, la photo est encore "potentielle". Je l'ai prise mais je ne l'ai pas encore "développée". Oui, on peut parler de développement pour une photo numérique. Pour peu que l'on photographie en RAW, bien sûr. Je vous explique à la mesure de ce que je pense avoir compris.
Tous les appareils photo numériques ne le permettent pas mais certains proposent de photographier en mode "RAW". Pour faire simple (ou simpliste), ce format pourrait être considéré comme un négatif numérique. L'image enregistrée est presque "brut de capteur". C'est à dire qu'il n'y a rien qui cherche à améliorer l'image à ce stade. Si vous vous contentez de regarder cette image sans apporter des réglages, elle pourra paraître un peu plate. Si vous passez par un logiciel de "dérawtisation", vous pouvez, comme sous un agrandisseur, apporter toutes les améliorations possibles. Pour ma part, après avoir longtemps utilisé "Digital Photo Professional", logiciel fourni par Canon, je suis passé à Aperture (logiciel de chez Apple). Apple a annoncé l'arrêt du développement de ce logiciel. Ils sont pénibles, chez Apple, des fois. Il existe d'autres solutions. On peut traiter une image RAW par le module Camera Raw inclus dans Photoshop ou utiliser Lightroom (Adobe également) ou bien d'autres solutions dont certaines libres et gratuites comme RawTherapee. Il y a un nouveau logiciel qui me semble très prometteur, Affinity Photo, aujourd'hui en version Bêta, que je suis en train de tester un peu (ne fonctionne que sur Mac). DxO, aussi, évidemment. Un logiciel très puissant qui ouvre beaucoup de possibilités. Il y en a plein, ce n'est pas ce qui manque.
La photo que j'ai prise ce matin est donc encore sur la carte mémoire et je ne l'ai pas traitée. Si cela se trouve, elle est tout à fait mauvaise. Avant de m'engager à la publier ici, je vais réfléchir à un plan B. Peut-être que je pourrais faire un dessin. Il me faudrait une idée.
Ce que je vous propose, c'est de laisser ce billet en l'état. J'ai bien conscience que le titre n'a plus aucun rapport avec le contenu. On dira que c'est la punk-attitude qui le permet. Si jamais j'ai quelque chose à vous montrer d'ici demain, soit je l'ajouterai à ce billet, soit j'en créerai un nouveau.
Ah ! Encore la petite ritournelle !

mercredi 18 février 2015

La Peste, elle écoute de la musique de drogués

La Peste, elle écoute de la musique de drogués

dimanche 14 septembre 2014

Eskimo (1979)

Il n'est pas si certain que l'on parvienne un jour à faire le tour des Residents et de ce qu'ils apportent et ont apporté aux mondes de l'art, de la musique et de la culture.

C'est dans l'immensité de la nuit polaire, interminable et glacée, que les Residents nous entraînent au long de leur opéra inuit dévoilé aux oreilles de quelques heureux et rares connaisseurs intransigeants sur la question de ce qui doit entrer dans les oreilles en cette dernière année des seventies. Album curieux, étonnant, à nul autre pareil. Un album des Residents, groupe protéiforme et mystérieux s'il en est. Pour ainsi dire, on ne sait rien des Residents et c'est très bien ainsi. Du moins, on en sait relativement peu. On sait à peu près lorsqu'ils sont apparus. Ce n'est déjà pas si mal. Ni rock ni rien d'aucun style, les Residents sont un OMNI, un Objet Musical Non Identifié. On peut noter plusieurs périodes. Celle où ils sont particulièrement attirés par les monstres (Freak Show), celle où ils semblent s'intéresser aux taupes (Mole Show) et d'autres que je vous laisse découvrir par vous même. Je ne vais pas faire tout le boulot surtout que vu ce que je suis payé, hein, bon.
Les Residents, on aime ou pas. C'est affaire de goût. On ne peut pas y rester insensible. On peut rejeter complètement ou devenir adepte inconditionnel. En quarante ans de parasitage de l'industrie du disque, ils en ont fait, des disques. Et pas qu'un peu. Mes préférés restent "Third Reich n' Roll", "Duck Stab" et "Eskimo". Maintenant, je ne connais pas tout non plus. Pour les plus récents que j'ai pu écouter, je suis moins sous le charme, je le reconnais.
Aujourd'hui, entre un Zappa et un Coltrane, j'ai écouté "Eskimo". C'est un drôle d'album. Dans une pseudo langue inuit, les Residents prétendent nous expliquer la vie des inuits. C'est un opéra ethnologique imaginaire qu'accompagne le vent du pôle d'un bout à l'autre de l'album, une incursion fantasmagorique aux intonations étranges. En fait, il paraît qu'il s'agit plutôt d'une dénonciation du monde occidental et de la société de consommation.

Eskimo vanille fraise
Mais à l'écoute de ce disque, une question me vient à l'esprit. Est-ce bien de la musique ? Parce que, après tout, il s'agit peut-être plus d'ambiance sonore. Et l'ambiance, elle est là et on ne peut pas en douter un instant. Une ambiance pas vraiment chaleureuse. On dira que les conditions météorologiques supposées du grand nord ne s'y prêtent pas. Et de quoi donc est-il question donc ? Alors, c'est la vie des inuits. De la naissance d'un nouveau né avec la possibilité qu'il soit sacrifié rapidement (on ne garde pas toutes les petites filles, faut pouvoir les nourrir) à la fin programmée d'un vieux devenu inutile (on le laisse quelque par sur la banquise et basta). Enfin je dis ça sans trop savoir ce que je dis, il me faut être honnête avec vous. Toutefois, je pressens qu'il y a quelque chose de cet ordre et je vous conseille de prêter vos esgourdes à l'écoute de cet album mythique.

jeudi 11 septembre 2014

Écoutez-moi ça !

Une vraie découverte ! Du punk rock qui déménage, qui gratouille, qui titille, qui frétille, qui met en joie. Autoproduit, le premier album des Watching Pumpkin débarque dans les bacs avec ses guitares saturées, sa ligne de basse sauvage, sa batterie foudroyante et la voix rageuse du chanteur et leader du groupe, Blind Mute Monkey. En douze titres tous plus énervés les uns que les autres, vous vous détruisez les tympans à coup sûr. A ne rater sous aucun prétexte !

La citrouille is watching toi

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