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vendredi 11 octobre 2019

Boutique, dédicace et dessin de side-car

Dès demain matin, Marc Balland, Patrick François et moi-même tenterons de dédicacer notre dernier ouvrage, le Sablier, à la boutique de l'association Ha ! Ha ! Ha ! Editions, au 40 bis de l'avenue de la 4eRépublique, à Thenon, en Dordogne. Qu'est-ce que le Sablier ? C'est un merveilleux livre de 120 pages avec du texte et des illustrations. Si vous avez la chance d'avoir eu le Palmier[1] entre les mains, vous pouvez vous faire une petite idée de ce que c'est. Sinon, tant pis pour vous. Bien sûr, ce livre a été réalisé dans un but mercantile et les auteurs comptent bien s'enrichir par delà les limites imposées par la décence la plus élémentaire. Pour les aider à le faire, vous pouvez vous délester de la somme de 12 euros (plus les frais de port) auprès de la Boutique en ligne. Si vous venez jusqu'à la boutique "en dur", vous n'aurez pas à payer les frais de port. Si vous avez à payer pour votre déplacement (frais de carburant, titre de transport ou autre), l'association Ha ! Ha ! Ha ! tient à préciser qu'elle ne les remboursera que sur présentation d'un certificat médical dûment contresigné par une autorité préfectorale ou par : M. Castaner — place Beau Veau — Paris.

Sud-Ouest 11 octobre 2019


Pour terminer sur une note joyeuse, un dessin de notre employé chargé d'assurer les livraisons partout en France et sur la planète réalisé sur le vif récemment.

Note

[1] toujours disponible sur la boutique

lundi 16 septembre 2019

Marques belges et d'ailleurs aux Remparts d'Angoulême

Le 11 avril 1492 naissait Marguerite d'Angoulême dans cette même ville. Nous ne sommes pas là pour effeuiller la marguerite mais pour nous ébaubir à la vision d'antiques véhicules à deux, trois ou quatre roues voire, nous le verrons, à une roue et demi. En quelques photographies, nous parcourrons largement plus d'un siècle de réalisations mécaniques au service de la mobilité.
En ces premières années du 20e siècle, nous pouvons encore parler de pionniers. On en est encore alors à se tâter, à tenter des solutions, à rechercher des solutions. Le moteur est à l'avant ou à l'arrière, on hésite encore un peu sur la disposition des commandes, on ne sait pas s'il faut placer le volant à droite ou à gauche, s'il faut le mettre à plat ou dirigé vers le pilote. Un peu avant, on se questionnait même quant à la meilleure solution pour la forme de ce dirigeoir. Volant ou guidon ? Ce qui semble acquis, c'est que le châssis sera placé haut par-dessus les essieux. Pour l'heure, on n'imagine pas bien que l'on puisse descendre tout cela et pour encore longtemps, on monte en voiture.
Cela est aujourd'hui ignoré mais la Belgique a été un grand pays de constructeurs de motocyclettes et d'automobiles. La marque Minerva nous est encore un peu connue à travers ces véhicules construits un temps sous licence Land Rover reconnaissables à leurs ailes à pan coupé mais la marque est bien plus ancienne. Les jardins encerclant l'Hôtel de Ville accueillaient des représentantes de cette industrie belge. Dans l'ordre d'apparition, donc, une Minerva, une La Métallurgique, une Pipe et une Excelsior.

Minerva 1904
Metallurgique belge
Ceci n'est pas une fellation
Vue du poste de contrôle d'une Excelsior belge
Du côté des motocyclettes, la Belgique nous a donné de célèbres marques avec les Saroléa, F-N, Gillet Herstal ou, bien sûr, Flandria. J'ai dit que ces jardins étaient réservés aux marques belges. Aussi, on s'étonnera de la présence de ce charmant petit Mobyscooter attelé bien français. Une erreur ? Une tentative d'invasion ? Je me questionne encore.

Tintin pour le side-car Mobyscooter !
La Fabrique Nationale Herstal fabriquait des armes quand elle a commencé à ajouter des roues et un moteur. On pourra noter que l'anglaise BSA aussi produisait des armes avant de se lancer dans la motocyclette. Chez nous, Peugeot fabriquait des moulins à café ou à poivre avant de s'aventurer dans la locomotion et Terrot brillait dans le domaine des poussettes et landaus.

Motocyclettes belges
Gillet Herstal Super Sport
A restaurer
La dernière image montre certainement une motocyclette belge. J'ai quelque difficulté à l'identifier et je doute même qu'elle soit un jour de nouveau sur ses roues quoique les passionnés ne manquent jamais de m'étonner par leur pugnacité à reconstruire des épaves que l'on n'oserait même pas amener chez le ferrailleur le plus proche de crainte de se faire moquer.
Pour finir sur une note nettement moins belge deux images d'un intérêt discutable. Sur la première, nous voyons que cette année les Harley-Davidson se montrent en noir. Sur la deuxième, nous voyons une BMW nous prouver qu'une japonaise est bien plus belle et intéressante qu'elle.

Noir et chromes
Pas certain que la plus intéressante soit la BMW

mercredi 4 septembre 2019

A Paris à moto on épate le badaud

Hip ! Hip ! Hip ! URAL !

jeudi 6 décembre 2018

Motocyclette du Front Populaire

Pour se faire pardonner ? Pour s'excuser ? Pour signaler qu'il n'est pas mort ? On ne sait. Il n'en est pas moins vrai que Liaan a fait parvenir aux instances dirigeantes du Blog qui nuit (très) grave ! deux dessins d'égale qualité qui, nous le savons (de Marseille) sauront réjouir les yeux d'enfant de notre large public tout à la fois esthète (de l'art) et exigeant. Nous remercions Liaan pour ce cadeau qui nous va droit au cœur !
J'en profite pour renouveler un appel déjà répété plusieurs fois ici même : si vous avez quelque chose à dire, quelque chose à montrer, le blog vous est ouvert. Je ne peux pas concevoir que vous ne soyez pas capable de faire au moins aussi pire que ce qui est habituellement présenté sur ces pages, merde alors !


lundi 1 octobre 2018

Périvroom #3

On ne va pas non plus y passer l'année. Pour peu que la question du véhicule de collection vous intéresse, cette édition de PériVROOM valait le déplacement. Beaucoup de Bugatti, de belles automobiles d'avant la première guerre mondiale, de rugissantes monoplaces, quelques motocyclettes. Vraiment, ce n'était pas mal du tout. Je n'ai pas regretté.
Tenez, par exemple, une SIMCA Coupé de VIlle. La base est une banale Aronde et, a priori, il n'y a pas à faire étalage d'un enthousiasme particulier. Sauf que, tout de même, l'auto est jolie et qu'elle est carrossée par Facel-Véga. Ce n'est pas si courant. On m'objectera que les VLR Delahaye étaient carrossés eux aussi par Facel-Véga et que ces véhicules tous terrains n'ont pas grand chose de luxueux.

Simca Coupé de Ville
Une Renault, une Corre. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a presque autant d'années qui séparent ces deux autos qu'il y en a entre la plus récente des deux[1] et notre époque. On peut constater qu'il y aura eu plus de bouleversements dans la conception des automobiles dans les 50 premières années que dans les 50 suivantes. Enfin à la condition d'accepter de dire n'importe quoi et de ne pas tenir compte des incroyables progrès de ces vingt dernières années qui nous mènent vers la voiture autonome, bien sûr. Par contre, je pense que l'on peut plus aisément se mettre aux commandes de la petite Renault et s'insérer dans le trafic actuel qu'au volant de la Corre.

Match Corre-Renault
Puisque l'on en est à causer de Renault, nous voyons là l'imposante automobile de 1909 qui tente de faire la course avec une Bugatti. C'est la Bugatti qui va gagner. N'empêche, il y a moins de trente ans entre ces deux automobiles. Tout de même, on reconnaîtra qu'elles n'ont pas été tout à fait conçues pour le même usage, la même destination. Dans la Renault, vous amenez famille et bagages mais vous gagnez moins souvent les courses de vitesse.

Renault contre Bugatti
Une Peugeot 402 Darl'mat et une Bugatti. On pourrait se dire qu'il n'y a guère de rapport entre ces deux marques mais ce serait méconnaître l'histoire de l'une des premières Peugeot, la Bébé Peugeot a bien été conçue, dans les années 10, par Etorre Bugatti.

Peugeot et Bugatti
La 402 est vraiment très jolie. Ça, on ne peut pas le réfuter. Elle date de 1939. Il ne resterait que quelques rares exemplaires de ce beau cabriolet. Peut-être six. Ce qui est un peu dommage, c'est que cette belle carrosserie n'ait pas eu droit à un moteur digne d'elle. Elle doit se contenter d'un "vulgaire" quatre cylindres développant entre 50 et 60 chevaux. Pas de quoi impressionner les autos plus puissantes.

Peugeot 402 Darl'mat
On reste chez Peugeot et on perd une roue avec un side-car de course. Je ne me souviens plus du modèle de la moto. C'est, me semble-t-il, un 350cc à soupapes latérales. Sans doute des années 30. On le voit mal sur la photo mais le singe prend son rôle très au sérieux. Sans doute bien incapable d'atteindre des vitesses folles, cet attelage ne fait cependant pas qu'amuser la galerie !

Side-car Peugeot
Je parlais de la collaboration entre Bugatti et Peugeot.Eh bien figurez-vous que les premières motos Norton étaient équipées d'un moteur Peugeot ! Celle que je vous présente ci-après est, c'est marqué, une Manx. C'est le modèle emblématique de la marque, celui qui nourrit les rêves les plus fous, une machine de légende. Une Manx, quoi ! Ce qui est très regrettable, c'est qu'elle n'ait pas couru.

Norton Manx
Une qui a roulé et plutôt bien, la Magnat Debon pilotée par un solide gaillard équipé de pied en cap dans l'esprit qui sied à l'exercice.

Magnat Debon
Deux Bugatti, deux âges. La plus ancienne, celle qui porte le numéro 7, est une type 13 ou "Brescia". Elle date de 1913. L'autre est une type 35 des années 20. On remarque qu'entre les deux, Bugatti adopte le radiateur en forme de fer à cheval qui sera une marque de fabrique jusqu'aux modèles actuels.

Bugatti 13 et 35

Pour être certain que ce sera bien une Bugatti qui gagnera, le mieux est encore de faire courir une Bugatti contre une Bugatti. C'est la scène que l'on pouvait voir lors de ce PériVROOM à de multiples reprises.

Bugatti contre Bugatti

Mais la surprise venait de la lutte acharnée à laquelle nous avons pu être témoins entre deux ancêtres, une Brasier et une Despine, et une puissante Caterham. Peut-être les anciennes faisaient-elles obstruction et peut-être même la Caterham remporterait-elle la course si on l'avait laissée passer. Mais tous les coups semblaient être permis.

Les ancêtres mènent la course

Spécialement pour le Liaan

Dauphine qui veut se faire voiture de course

Note

[1] la Renault

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

jeudi 12 juillet 2018

Le meilleur des deux mondes

accord parfait

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