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jeudi 6 décembre 2018

Motocyclette du Front Populaire

Pour se faire pardonner ? Pour s'excuser ? Pour signaler qu'il n'est pas mort ? On ne sait. Il n'en est pas moins vrai que Liaan a fait parvenir aux instances dirigeantes du Blog qui nuit (très) grave ! deux dessins d'égale qualité qui, nous le savons (de Marseille) sauront réjouir les yeux d'enfant de notre large public tout à la fois esthète (de l'art) et exigeant. Nous remercions Liaan pour ce cadeau qui nous va droit au cœur !
J'en profite pour renouveler un appel déjà répété plusieurs fois ici même : si vous avez quelque chose à dire, quelque chose à montrer, le blog vous est ouvert. Je ne peux pas concevoir que vous ne soyez pas capable de faire au moins aussi pire que ce qui est habituellement présenté sur ces pages, merde alors !


lundi 1 octobre 2018

Périvroom #3

On ne va pas non plus y passer l'année. Pour peu que la question du véhicule de collection vous intéresse, cette édition de PériVROOM valait le déplacement. Beaucoup de Bugatti, de belles automobiles d'avant la première guerre mondiale, de rugissantes monoplaces, quelques motocyclettes. Vraiment, ce n'était pas mal du tout. Je n'ai pas regretté.
Tenez, par exemple, une SIMCA Coupé de VIlle. La base est une banale Aronde et, a priori, il n'y a pas à faire étalage d'un enthousiasme particulier. Sauf que, tout de même, l'auto est jolie et qu'elle est carrossée par Facel-Véga. Ce n'est pas si courant. On m'objectera que les VLR Delahaye étaient carrossés eux aussi par Facel-Véga et que ces véhicules tous terrains n'ont pas grand chose de luxueux.

Simca Coupé de Ville
Une Renault, une Corre. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a presque autant d'années qui séparent ces deux autos qu'il y en a entre la plus récente des deux[1] et notre époque. On peut constater qu'il y aura eu plus de bouleversements dans la conception des automobiles dans les 50 premières années que dans les 50 suivantes. Enfin à la condition d'accepter de dire n'importe quoi et de ne pas tenir compte des incroyables progrès de ces vingt dernières années qui nous mènent vers la voiture autonome, bien sûr. Par contre, je pense que l'on peut plus aisément se mettre aux commandes de la petite Renault et s'insérer dans le trafic actuel qu'au volant de la Corre.

Match Corre-Renault
Puisque l'on en est à causer de Renault, nous voyons là l'imposante automobile de 1909 qui tente de faire la course avec une Bugatti. C'est la Bugatti qui va gagner. N'empêche, il y a moins de trente ans entre ces deux automobiles. Tout de même, on reconnaîtra qu'elles n'ont pas été tout à fait conçues pour le même usage, la même destination. Dans la Renault, vous amenez famille et bagages mais vous gagnez moins souvent les courses de vitesse.

Renault contre Bugatti
Une Peugeot 402 Darl'mat et une Bugatti. On pourrait se dire qu'il n'y a guère de rapport entre ces deux marques mais ce serait méconnaître l'histoire de l'une des premières Peugeot, la Bébé Peugeot a bien été conçue, dans les années 10, par Etorre Bugatti.

Peugeot et Bugatti
La 402 est vraiment très jolie. Ça, on ne peut pas le réfuter. Elle date de 1939. Il ne resterait que quelques rares exemplaires de ce beau cabriolet. Peut-être six. Ce qui est un peu dommage, c'est que cette belle carrosserie n'ait pas eu droit à un moteur digne d'elle. Elle doit se contenter d'un "vulgaire" quatre cylindres développant entre 50 et 60 chevaux. Pas de quoi impressionner les autos plus puissantes.

Peugeot 402 Darl'mat
On reste chez Peugeot et on perd une roue avec un side-car de course. Je ne me souviens plus du modèle de la moto. C'est, me semble-t-il, un 350cc à soupapes latérales. Sans doute des années 30. On le voit mal sur la photo mais le singe prend son rôle très au sérieux. Sans doute bien incapable d'atteindre des vitesses folles, cet attelage ne fait cependant pas qu'amuser la galerie !

Side-car Peugeot
Je parlais de la collaboration entre Bugatti et Peugeot.Eh bien figurez-vous que les premières motos Norton étaient équipées d'un moteur Peugeot ! Celle que je vous présente ci-après est, c'est marqué, une Manx. C'est le modèle emblématique de la marque, celui qui nourrit les rêves les plus fous, une machine de légende. Une Manx, quoi ! Ce qui est très regrettable, c'est qu'elle n'ait pas couru.

Norton Manx
Une qui a roulé et plutôt bien, la Magnat Debon pilotée par un solide gaillard équipé de pied en cap dans l'esprit qui sied à l'exercice.

Magnat Debon
Deux Bugatti, deux âges. La plus ancienne, celle qui porte le numéro 7, est une type 13 ou "Brescia". Elle date de 1913. L'autre est une type 35 des années 20. On remarque qu'entre les deux, Bugatti adopte le radiateur en forme de fer à cheval qui sera une marque de fabrique jusqu'aux modèles actuels.

Bugatti 13 et 35

Pour être certain que ce sera bien une Bugatti qui gagnera, le mieux est encore de faire courir une Bugatti contre une Bugatti. C'est la scène que l'on pouvait voir lors de ce PériVROOM à de multiples reprises.

Bugatti contre Bugatti

Mais la surprise venait de la lutte acharnée à laquelle nous avons pu être témoins entre deux ancêtres, une Brasier et une Despine, et une puissante Caterham. Peut-être les anciennes faisaient-elles obstruction et peut-être même la Caterham remporterait-elle la course si on l'avait laissée passer. Mais tous les coups semblaient être permis.

Les ancêtres mènent la course

Spécialement pour le Liaan

Dauphine qui veut se faire voiture de course

Note

[1] la Renault

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

jeudi 12 juillet 2018

Le meilleur des deux mondes

accord parfait

mercredi 4 juillet 2018

Le dessus du panier

Si j'étais allé à Périgueux, ce n'était pas seulement pour lire l'heure au clocher de la cathédrale Saint-Front. Mais puisque l'occasion m'était donnée, j'en profitais. Il était 11h14. Ça m'avait étonné parce que la dernière fois que j'avais de la sorte saisi l'opportunité d'avoir l'heure gratuitement, c'était exactement la même heure à quelques minutes presque. Oui. J'ai conscience de ce que l'on ne peut pas dire que c'était exactement la même heure. Mais bon, je ne suis pas à quelques minutes près. Disons que c'était sensiblement la même heure. A quelques minutes près. Enfin bref, ça m'avait étonné. J'ai l'étonnement facile, on me l'a souvent répété. C'est, à mon avis, parce que je suis enthousiaste de nature. Je suis du genre à découvrir, chaque fois avec la même joie, que les spaghetti soient tous de la même longueur. S'en viennent des questions qui peuvent me poursuivre pour toute la journée. Qui a décidé de la bonne longueur de ces pâtes ? Il y a-t-il une raison qui fait que ces spaghetti soient de cette longueur précisément ? Cela marche aussi avec la courbure des coquillettes ou le diamètre des macaroni. Je suis curieux et avide de savoir. J'aime comprendre, découvrir, imaginer. Je suis ce que l'on peut appeler un esprit ouvert.
En remontant la rue Denfert-Rochereau (j'allais vers la rue Taillefer), je m'arrêtais sur la place de la Clautre pour reprendre mon souffle. C'est qu'à mon âge, on n'a plus le cœur et les poumons de nos vingt ans. Je mettais à profit cette courte halte pour regarder l'heure de nouveau. C'est gratuit, il n'y a pas de raison de ne pas en profiter. Cinq minutes avaient passé. Je me fis la réflexion que je n'avais pas progressé bien rapidement. C'est vrai que je ne portais pas de chaussures de sport. Sur la place, il y avait trois voitures blanches, une rouge, trois bleues, deux noires et une gris foncé. Il y avait deux Renault. J'ai tendance à remarquer plus facilement les Renault, c'est la marque de mes automobiles depuis plus de trente ans. Personnellement, j'ai une Clio gris clair. Je me disais que j'aimerais assez avoir une Megane comme la bleue qui était là. Bien sûr, je la choisirais plutôt grise mais pour la ligne, je la trouve épatante, la Megane. Par contre, Diesel ou essence ? Mon beau-frère, le mari de ma sœur, me disait qu'il fallait faire plus de 25000 kilomètres par an pour que le Diesel soit rentable. J'en suis bien loin.
J'étais à Périgueux pour acheter des médicaments. J'en ai besoin pour ma santé. Il y a deux pharmacies dans la rue Taillefer. Avant, j'allais à celle qui est la plus proche de la place de la Clautre mais, un jour, il y a une dizaines d'années, j'y avais été plutôt mal reçu. Bien qu'il m'en coûte, je vais désormais à l'autre, distante de 89 mètres exactement. Et là, c'est précis. D'accord, je ne compte pas les décimètres. Vous pinaillez. Pour ma santé, j'ai besoin de préparations homéopathiques. Ça me fait du bien. On dit que ce n'est pas la panacée et même que c'est du placebo mais moi, ça me fait du bien. Après, je me sens nettement mieux.
11h38 ! Houla ! Le temps passe ! Je me remettais en marche. Ah mince. Je m'étais promis de ne plus utiliser cette expression. Je n'ai pas envie que l'on sache pour qui je vote. J'aime conserver une certaine discrétion quant à mes choix politiques. N'empêche que, à mon avis, il faut bien le moderniser, notre pays ! Il faut en finir avec les régimes spéciaux et les règles du siècle dernier. Il faut remettre l'économie en marche. D'ailleurs, en parlant de marcher, il faudrait que je m'y mette. Déjà 11h42 !
En passant devant sa vitrine, je m'arrête en me demandant si ce caviste aurait ce vin que j'ai bu chez ma sœur mardi dernier. C'était un vin très correct et pourtant pas cher, avait précisé Jean-Luc, mon beau-frère. C'était un vin du genre Bordeaux. Je ne me souvenais plus de la marque. Un château quelque chose. Sur l'étiquette, on voyait un dessin avec des rangs de vigne et un bâtiment dans le fond. C'était écrit "Château" suivi d'un nom. Lequel ? Mince, j'aurais dû le noter. J'essayais de reconnaître la bouteille parmi celles exposées. C'était du vin rouge. Dommage que je n'aie pas le temps. Je demanderai à Jean-Luc et je repasserai le mois prochain.
J'arrivais à la pharmacie sans plus me laisser distraire par les vitrines. Ça allait mieux parce que maintenant la rue est légèrement en descente. Je n'avais pas à me presser, la pharmacie ferme à 12h30. J'entrais et sortais la liste des médicaments nécessaires. La pharmacienne me rassembla tous les petits tubes dans un sac en papier. Je payais, saluais et sortais. Pour revenir, je changeais de trottoir et, sans me presser, revenais vers la cathédrale. Je regardais l'heure encore deux ou trois fois. Sur la place de la Clautre, la Megane était partie. D'un côté, ça n'était pas plus mal, je pouvais rejoindre ma Clio sans perdre de temps.
Après, bien sûr, je suis rentré chez moi et je me suis préparé à manger (des pâtes avec du poulet froid). J'ai fait la vaisselle et j'ai fait une petite sieste. Ce soir je mange chez ma sœur, je demanderai à Jean-Luc comment s'appelle son vin.

side-car

lundi 21 mai 2018

Deux moteurs au rassemblement du Motobécane Club de France

Y a des blasés qui croient avoir tout vu, des qui sont revenus de tout. J'en connais même, les pauvres, pour affirmer qu'il n'y a plus matière à l'enthousiasme, plus rien à découvrir, plus rien de neuf, que de l'ancien, du repassé, du rediffusé. Ces désabusés continuent à hanter les expositions de véhicules anciens juste pour le plaisir de dénigrer, de râler, de pester, de cracher dans la soupe. Ils en sont rendu à remarquer le boulon qui n'est pas d'origine, le cabochon de feu arrière qui n'est pas le bon modèle, l'anti-parasite anachronique ou la teinte qui n'est pas fidèle à l'identique. Ils ne jettent plus que des coups d'œil méprisants en tenant des propos acerbes et c'est tant pis pour eux.
À Saint-Julien-de-Lampon, certains de ceux-là étaient là et je les ai entendus se lamenter qu'il n'y ait pas de raretés jamais vues. Je ne sais pas s'ils sont pires que ceux qui disent n'importe quoi comme ce jeune qui s'enferrait en racontant à qui voulait l'entendre que Motobécane avait produit un trois cylindres à plat et qui, face à un Mobyx X7, affirmait qu'il était bien trop grand pour rouler là-dessus, lui qui devait bien me rendre 20cm. Son excuse, sans doute, c'est d'être un adolescent encore un peu con. Il y a toujours ceux qui, pour briller auprès de leur copine, expliquent que leur grand-père avait une moto comme celle-ci exactement et ces autres qui se souviennent avoir une épave de cyclomoteur pareil à celui-ci parfaitement restauré et qui veulent savoir combien ça coûte, histoire d'estimer la valeur de leur patrimoine.
Et alors, il y avait un engin qui attirait les plus indifférents et faisait fermer leur clapet aux plus prolixes (quoi que certains tout de même y allait de leur avis ou de leurs commentaires "halakon"). C'est une création de Bertrand Marchal et il s'agit d'un side-car magnifique attelé à une Mobylette bimoteur. Pour quelqu'un comme moi qui suis prompt à l'extase et à l'enthousiasme, pensez que j'étais aux anges ! J'ai attendu que la foule finisse de se désintéresser de l'objet pour en faire le tour et l'observer dans les moindres détails. C'est un super beau boulot, du grand-art ! C'est simplement beau et génial.

side-car Mobylette bimoteur
La force de cette réalisation exceptionnelle tient aussi aux détails et à l'humour instillé dans le projet. J'aime l'humour, je ne sais pas si je vous l'avais déjà dit. Je suis bien conscient que cela n'est pas toujours visible au premier coup d'œil mais je vous l'assure, j'aime rire, parfois. Ce que j'aime, dans l'humour, c'est quand il est teinté d'une certaine dose de subtilité, quand il se cache dans le détail. Et là, il y a eu un détail auquel j'ai été particulièrement sensible et qui, je le pense, a échappé à beaucoup.
Pour vous dire, j'ai été obligé de sortir de l'enceinte constituée par les barrières "Vauban" et d'en faire le tour pour aller le voir de plus près. Je vous ai fait une image.

Marque de fabrique
Je vous laisse goûter la chose. Pour ma part, je crie au génie encore une fois, j'applaudis, j'aurais embrassé le propriétaire et inventeur si je l'avais eu sous la main. Mieux qu'un test de QI, plus sûrement c'est sûr, voilà qui montre et prouve l'intelligence vive de ce constructeur ! Forcément, nous sommes là face à une personne intelligente, fine, éveillée, révélée. Un artiste, quoi. D'ailleurs, allez, je me lance, je proclame que cette Mobylette attelée bimoteur est une œuvre d'art. C'est sans appel.

On l'oublierait presque, il faut avoir de solides compétences en mécanique pour réaliser pareille machine. Ce n'est pas de l'improvisation à la va-vite. J'ai déjà vu des bricolages sur ce thème. Deux méchants bouts de ferrailles qui peinent à tenir un semblant de panier mal arrimé. Une troisième roue mollement attachée à un châssis en pâte à mâcher fixée à un Solex. Si c'est pour le gag, pour rire un peu, ma foi, pourquoi pas. Mais là, c'est tout autre chose ! C'est du pensé, du pesé, du réfléchi. Ça tient la route, c'est viable, ça fonctionne.

De la belle ouvrage

dimanche 10 décembre 2017

BMW aux Vintage Days

BMW R12 et side-car Précision

vendredi 28 juillet 2017

Heureusement, ce n'était pas un lundi

Side-car Kawasaki

Lundi, je dois aller dépanner un ordinateur. La veille, je commence à chercher un disque dur sur lequel j'ai enregistré tout un tas d'utilitaires utiles. Habituellement, il est là, dans cette valise mais il ne s'y trouve pas. Ah ! Peut-être est-il plutôt là ? Non plus. Hum. Je regarde ici, je fouille les tas et les piles, je vide les étagères, rien. Je ne parviens pas à mettre la main sur ce disque dur et me débrouille autrement avec une clé USB.
Mais tout de même, ça m'ennuie d'avoir perdu ce disque. Je me souviens l'avoir utilisé chez un client récemment. Je l'appelle et lui demande si, par le plus grand des hasards, je ne l'aurais pas oublié chez lui. Il regarde et me dit qu'il ne voit rien qui puisse ressembler à ce que je cherche.
Pendant presque une semaine, j'ai cherché. J'ai même cherché dans la voiture, des fois que... Rien à faire et ça commençait bien à m'agacer un peu. Hier après-midi, j'ouvre la valise où je range habituellement ce disque dur pour prendre un câble. Et qu'est-ce que je trouve ? Le disque dur. Pourtant, j'ai regardé là plusieurs fois. C'est à n'y rien comprendre. D'accord, il était tout au fond, sous une grande quantité de câbles et d'adaptateurs divers mais tout de même ! Bon.

Demain matin, si vous êtes dans le coin et que vous n'avez rien de mieux à faire, avec Patrick François et Marc Balland, séance de dédicace du Palmier au Mag Presse de la place du Coderc à Périgueux !

Dédicace de Palmier

Affiche corrigée

dimanche 15 mai 2016

Un cylindre et trois roues

Une Terrot

mercredi 22 juillet 2015

Bricole du jour

sidecar BMW

vendredi 12 juin 2015

La Peste, elle y va pas mollo

La Peste, elle pilote

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