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mercredi 9 octobre 2019

Finissons-en

Je pense que l'on a fait le tour de la question. Je réserve une photo pour demain et je vous propose aujourd'hui une sélection d'images de bas intérêt. Pour commencer, il ne faut pas oublier que Bugatti n'a pas produit que des automobiles sportives et que tous les richissimes de l'époque n'étaient pas insensibles à une certaine idée du confort. Bugatti a été un fabricant de voitures de luxe. On pense bien sûr à la Bugatti "Royale" qui en est le plus délirant exemple. Je n'ai pas eu l'occasion d'aller visiter la collection Schlumpf de la Cité de l'Automobile de Mulhouse pour en voir de mes yeux — je serai peut-être mort avant d'y aller[1] — mais de ce que j'ai pu lire et voir de ces automobiles indique bien, selon moi, ce qu'est la notion de luxe pour Ettore Bugatti. Cette automobile a été un échec commercial, les moteurs qui avaient été produits pour elle ont été recyclés pour motoriser des autorails, mais il me semble indéniable que le luxe était là outrageusement représenté.
Le luxe, c'est un ensemble d'éléments choisis et savamment assemblés. De beaux matériaux, un savoir-faire et du presque trop de tout. Le luxe n'est pas toujours de bon goût mais ça, c'est une autre affaire. Le luxe peut être "bling bling", il peut être clinquant, ostentatoire, ridicule. Il peut aussi être caché ou paraître évident. Chez Bugatti, la mécanique est luxueuse mais on ne lève pas le capot et on n'ouvre pas le moteur pour montrer la qualité d'usinage du vilebrequin ou la beauté fonctionnelle du bloc-moteur. Ainsi, le propriétaire d'une automobile Bugatti peut désirer un douillet confort et la réponse est des sièges couverts d'un cuir de grande qualité qui sait se patiner et devenir de plus en plus beau.

Siège de Bugatti
Etre propriétaire d'une Bugatti, c'est la garantie d'être élégant en toute circonstance. Ainsi, cette photographie qui nous montre l'un de ces heureux hommes[2] à la chemise mouillée d'avoir trop longtemps été en contact avec un cuir gênant l'évaporation de la transpiration compréhensible en cette journée chaude. Serait-ce un conducteur sortant de sa Peugeot quelconque qu'il devrait affronter les lazzi d'une foule hilare et moqueuse. Mais là, non, on considère que ce dos mouillé est d'une élégance consommée.

Dos mouillé
De même, et on le voit bien sur la photo qui suit, le simple fait de sortir de son véhicule vous classe votre homme dans la catégorie des personnes maîtrisant la distinction élégante naturelle. Imaginez le bonhomme s'extirper du morne habitacle d'une automobile lambda[3].

Sortir avec élégance
Bien sûr, cet excès de bon goût et d'élégance ne va pas sans inconvénients. Le plus pénible est sans aucun doute d'avoir à faire abstraction de cette valetaille pouilleuse et mal sapée qui brandit un appareil photo ou un smartphone pour "immortaliser" le moment. Encore une fois, vous souvenez-vous avoir été photographié au volant de votre vulgaire bagnole récemment ? Les photographies des radars automatiques ne comptent bien sûr pas.

Bugatti


Et alors, à proximité de la halle d'Angoulême, nous apercevons une automobile bleue portant l'ellipse rouge caractéristique. Je suis un peu étonné. Je ne suis pas un spécialiste mais, tout de même, j'ai quelques connaissances. Cette Bugatti m'étonne mais, bon, je me dis que c'en est une que je ne connaissais pas et je la photographie. De devant et de derrière. Plus tard, je regarde cette image et l'étonnement est toujours là. Alors, je fais une recherche sur Internet et j'apprends ce qu'elle est. Il s'agit d'une réplique John Barton de la Bugatti 252 fabriquée autour d'un moteur "authentique". La 252 a été produite quasi à l'état de prototypes à deux exemplaires. Celle-ci est baptisée par son concepteur 252-003. Le moteur est un quatre cylindres de 1500cc, la moitié d'un moteur de Bugatti 251, Formule 1 du milieu des années 50.

Bugatti 252 repliqua John Barton
Bugatti 252 repliqua John Barton

Notes

[1] auquel cas, je n'irai sans doute jamais

[2] c'est souvent une affaire d'homme

[3] je ne cite pas de marque pour ne blesser personne

lundi 7 octobre 2019

Drame et joie dans le monde des Bugatti

Y a un truc qui marche pas. Dans le paddock, la Bugatti 35 de 1926 pose problème. On lève le capot, on tripote par-ci par-là, on donne quelques conseils, on échafaude quelques hypothèses, on sent une certaine crispation. Y a pas, la Bugatti 35 de 1926 pose problème. De loin, j'imagine que l'on effectue juste quelques ultimes réglages mais, une fois que je me rapproche, je perçois mieux la tension. On se relaie du côté du capot levé et on se perd en conjectures. Y a un souci.

On ouvre le capot
On finit par décider que le mieux est de faire un essai. On baisse le capot, on serre les sangles, on discute encore un peu et on lance le moteur. Jusque là, tout semble aller plutôt pas trop mal. Le moteur rugit de plaisir, il tourne rond. Problème réglé alors ? Pas si sûr.

On referme le capot
La première est engagée, la Bugatti 35 avance. De mon point de vue de béotien touriste, c'est réparé. Le pilote tente de passer la deuxième vitesse et là, ça craque méchamment. Les pignons rechignent à s'engrener. Point mort. On essaie alors de passer la marche arrière. Ça veut pas. On arrête le moteur et on relève le capot pour tenter un nouveau réglage. Pour s'assurer que le problème est résolu, il faut maintenant redémarrer. Pendant que l'un se charge du carburateur l'autre tourne la manivelle. Un tour, deux tours, trois tours. Quand ça veut pas… Un conseil fuse : « le pouce à l'intérieur ! ». La réponse arrive aussitôt : « Oui, oui… ». A force d'à force, le huit cylindres finit par accepter de démarrer. Hop ! On saute aux commandes. La marche arrière passe dans un craquement déchirant mais elle passe.

Aux commandes de la tourniquette
Là, je m'approche et je demande. C'est un problème d'embrayage. Butée usée ? Peut-être. L'heure est grave, on sort le téléphone et on appelle quelqu'un. Il me semble comprendre que l'on cherche une pièce pour réparer. Apparemment, elle est disponible. Bien !
Un peu plus loin, un peu plus tard, la Bugatti que je pense finalement être une 51 est presque négligemment arrêtée dans l'allée du paddock. Quelqu'un s'en approche et commence l'inspection par le poste de pilotage sous le regard dubitatif d'un autre quelqu'un. Est-ce que l'on est en train de se dire que l'on aimerait bien en faire un tour ? Est-ce que l'on se prend à rêver d'en avoir une semblable dans son garage ? Est-on en train de se dire que sa Twingo est mieux équipée ? Je ne le sais pas. Parce que je suis un photographe compulsif, je fais une photo et puisque j'ai cette photo, je la pose ici.

Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une Bugatti ?
Après, je change d'objectif pour le vieux 80-200 que j'aime bien pour son rendu particulier et son piqué remarquable. Honnêtement, ce n'est pas la meilleure décision que j'aie pu prendre ce jour là. Il m'a souvent manqué de recul pour faire de bonnes images avec lui. Mais bon, maintenant qu'il était vissé sur le boîtier et que des voitures arrivaient, j'allais devoir faire avec. Tant pis.
Voilà une Type 13 qui déboule. Souriants et même carrément hilares, les passagers. On remarque qu'il ne faut pas refuser la promiscuité lorsque l'on voyage dans cette automobile. La place est comptée. Un bossage a même été prévu pour loger la hanche du passager. Cette image nous fait presque oublier le petit drame mécanique du début de ce billet.

Bugatti Type 13

dimanche 6 octobre 2019

Rien d'autre qu'une simple photographie

Aller de l'avant en regardant vers l'arrière

samedi 5 octobre 2019

Le trou des Bugatti

Ce n'est vraiment pas simple de s'y retrouver entre les différents modèles. De ce que je pense comprendre, la Type 35 n'est pas équipée de compresseur et elle a donc, faute de soupape de décharge, un capot sans trou. La 35B, elle, a un compresseur et le capot dispose de ce trou. Mais lorsque le capot a un trou et que ce trou n'est, apparemment, pas là où se situerait cette soupape de décharge, je ne sais plus.

Bugatti 35B ou 51
Bugatti
Ainsi, mais je peux me tromper, la première serait une 35B (ou peut-être aussi une 51 après tout). On aperçoit ce trou vers le bas du capot. Sur la seconde, s'il y a bien un trou, il est placé vers le haut. Peut-être tout simplement est-il là pour permettre au carburateur d'avaler l'air frais. S'il n'y a pas de compresseur, le carburateur peut très bien être placé à ce niveau.

Bugatti
Pas plus de trou en bas qu'en haut. Il est possible que ce soit une 35 des premiers temps. Je n'ai aucune certitude. Je suis très loin d'être un spécialiste aux connaissances irréfutables. Lorsque je questionne des propriétaires de Bugatti au sujet de tel ou tel modèle, les réponses sont souvent évasives et contradictoires. C'est étonnant et frustrant mais il faut comprendre que ces automobiles sont anciennes, que leur histoire est souvent compliquée à retracer. Nombre de ces Bugatti ont été engagées dans des courses plus ou moins importantes. Dans les années 50, il n'était pas rare d'en voir concourir dans des courses de côte entre les mains d'originaux. Bien sûr, ces voitures n'étaient pas engagées sous la marque qui n'existait alors plus.
Je ne pense pas que les Bugatti aient jamais été des automobiles que l'on aurait pu acquérir pour trois fois rien. Toutefois, j'ai eu vent de plusieurs témoignages qui prétendent que dans ces années 50 et 60, elles n'avaient pas la cote. Il est probable que ces automobiles qui n'avaient peut-être pas encore le statut d'icône qu'on leur connaît aujourd'hui aient été délaissées mais je pense que les amateurs inconditionnels existaient déjà et qu'ils se sont employés à en reconstruire à partir de plusieurs. Aussi, retracer l'historique d'une Bugatti 35 ou affiliée n'est sans doute pas aisé.
Il se dit parfois qu'il y a aujourd'hui plus de Bugatti 35 en circulation qu'il n'en a jamais été fabriqué. Il n'est pas interdit de penser que des modèles moins prestigieux aient été reconvertis en Type 35. Et encore, je ne compte pas les refabrications "argentines", copies fidèles et améliorées sur quelques points. Je ne suis pas assez averti pour en reconnaître une. Il faut dire que tout est fait dans les règles de l'art avec un souci du détail poussé jusqu'à l'extrême. Ces "argentines" sont même acceptées par les bugattistes. La fidélité à l'original est tel que l'on peut concevoir que la marque "Pur Sang" peut fournir toutes les pièces nécessaires à la réhabilitation d'une quasi épave. Dès lors, qu'est-ce qu'une "vraie" Bugatti ? Peut-être un esprit plus qu'autre chose.

Bugatti
Pour posséder une Bugatti, il faut être argenté ou avoir beaucoup de chance. Un jour, sans doute, j'en trouverai une au fond d'une grange, oubliée, abandonnée là par un ancien propriétaire. Je proposerai alors de débarrasser cette grange de cette vieille bagnole et je reviendrai avec un bidon d'essence pour la ramener par la route. Ça arrivera, c'est certain. Je ne sais pas quand mais je ne suis pas pressé.
Posséder une Bugatti, c'est aussi cultiver un snobisme de bon aloi. Combien vaut une Bugatti 35 ? Difficile à dire. Un million ? Deux millions ? Trois millions d'euros ? Plus encore à l'occasion. Et alors, le snobisme absolu est de rouler dans une automobile qui vaut plus que vous vous ne gagnerez peut-être jamais tout au long de votre vie et de donner l'impression que l'on s'en soucie comme d'une guigne. Et allez que je te colle des autocollants partout, de travers et avec des plis de préférence, et vas-y que je m'attache à la conserver sale, et rien à foutre s'il manque un morceau du phare. Par contre, attention ! Faut que le moteur soit nickel, qu'il n'y ait pas une goutte d'huile qui s'en échappe. Moi, j'aime bien cette attitude de dandy désabusé. Je ne m'en sens pas si éloigné. Je suis prêt à avoir ma Bugatti. Ce n'est qu'une bête question financière.

Bugatti

vendredi 4 octobre 2019

Quelques Bugatti

Si jamais vous ressentez une certaine lassitude à entendre parler du 80e anniversaire des Remparts d'Angoulême, n'hésitez pas à me le faire savoir. Ça me donnera le courage de continuer à vous en entretenir. A Angoulême, il y avait des Bugatti. Je nourris une sorte de passion — le terme est très exagéré, je ne suis pas de nature passionnée — pour les Bugatti. Mes préférées sont, de loin, les Type 35 et assimilées. Pour moi, c'est l'automobile la plus parfaite dans ses lignes. Il ne semble y avoir que l'essentiel, le nécessaire. C'est la pureté automobile, la perfection absolue.
Quelques jours avant Angoulême, plusieurs Bugatti type 13 (et affiliées) se promenaient sur les petites routes de Dordogne. Je n'ai pas réussi à connaître précisément le parcours et bon, je les ai ratées. Je comptais bien les retrouver pour les Remparts. Il me semblait étonnant que des Bugatti passent à proximité de la Charente à l'occasion de ces 80 ans de la célèbre course des Remparts et qu'elles ne s'y rendent pas. Elles y étaient.
Si la type 13 n'est pas ma préférée, la chance d'en voir autant réunies ne pouvait pas être manquée. La type 13, la vraie type 13, c'est la "Brescia". Une automobile de course produite à cinq exemplaires. Alors, moi, je ne comprenais pas comment on pouvait en voir facilement une dizaine. J'ai questionné des propriétaires de Bugatti présents et les réponses ont été évasives et contradictoires. Ceci étant, je pense avoir compris. L'authentique est bien la type 13 mais les type 15, 17, 22 et 23 sont des variantes de cette automobile. On ne sait pas combien de 15 et 17 ont été produites. Apparemment, il y a eu trois type 22 et trente deux type 23. Toutes partagent le même moteur, un quatre cylindres de 1368cc à seize ou huit soupapes. Les plus nombreuses, la type 23, étant équipé du moteur à huit soupapes, le moins noble et sans doute le moins puissant. Ceci dit, rien n'est très clair et au gré des refabrications et des commandes spéciales de l'époque, tout reste possible. Ainsi, souvent, les type 13 et affiliés présentes à Angoulême avaient un double allumage assuré par deux magnétos. Pour certains des spécialistes avec qui j'ai discuté, toutes les "type 13" ont ce système quant, pour d'autres, non. Visiblement, certaines des automobiles ont bien un allumage simple à une seule magnéto mais la logique m'échappe. Nous parlons là d'automobiles qui ont toutes plus de cent ans, construites entre 1910 et 1914.

Bugatti
Plutôt courte en raison de son petit moteur, les Bugatti de ces types n'arborent pas encore tout à fait ce radiateur en forme de fer à cheval si caractéristique. Pour tout dire, cette forme me fait plutôt penser à celle d'un œuf avec sa base renflée. Un œuf un peu trop pointu, il est vrai. Pendant longtemps, les Bugatti avaient leur volant à droite. Et c'est là que l'on comprend qu'elles ont été conçues pour les droitiers. Eh oui ! Les commandes de freins et de vitesses sont bien à main droite, à l'extérieur de l'habitacle ! C'est qu'il n'y a pas beaucoup de place pour les mettre à l'intérieur. Par contre, on trouve toujours la place nécessaire pour une petite pipe, dans une Bugatti.

Bugatti
Pour les commandes à disposition du pilote, j'oubliais la pompe de graissage que l'on peut voir sur cette Bugatti 8. A l'époque, on devait être à l'écoute de la mécanique pour espérer la mener loin. Une côte ? Un dévers un peu prononcé ? Un besoin de reprise ? Le moteur rechigne, est à la peine, il faut lui donner un coup de main en injectant une bonne rasade de lubrifiant ! Derrière le large cerceau, les yeux fixés sur la ligne bleue des Vosges si l'on est du côté d'Epinal, on dirige le véhicule avec vigilance et concentration. Ici, s'il pleut, on se mouille, s'il fait froid, on se caille les miches. Le confort n'est pas l'élément clé de ces Bugatti. Le plaisir est à aller chercher dans la mécanique, dans le son, les vibrations qui vous chatouillent le fondement.

Bugatti
Toutefois, on peut avoir l'idée de circuler en pantalon court derrière un pare-brise et avoir l'envie de ranger ses petites affaires dans un coffre. Pas de problème, c'est possible ! On a pensé à tout. L'idée du coffre est d'ailleurs, sur cette Bugatti n°9, interprétée de la meilleure façon qui puisse être. Ça, oui, c'est du coffre, du vrai, en bois d'arbre. On tentera en vain de comprendre pourquoi le phare éclaire le chemin parcouru plutôt que la route à venir mais la passion a ses raisons que la raison ignore, dirai-je en m'inspirant de ce cher Pascal. On ne manquera pas de noter que les genoux ne doivent pas être trop à leur aise et qu'il s'en faut de peu pour qu'ils buttent contre la planche de bord réduite à sa plus simple expression. On ne peut cependant pas les ranger dans le coffre ou dans la boîte à gants (qui elle, est absente).

Bugatti
Et si l'on n'a pas opté pour l'option adéquate, si l'on n'a pas le coffre en bois, on a la solution de se munir d'un sac à dos que l'on placera sur la roue de secours, derrière le réservoir à carburant. Alors, pour plus d'authenticité, il faudra bien entendu se coiffer d'un chapeau de brousse maintenu en place par un cordon élégamment passé sous le menton. Et puisque l'on jouera alors la carte de l'élégance, la chemise ne se concevra que blanche avec le col relevé ou, pour le passager, en doudoune rouge et casquette bien enfoncée sur l'oreille. Ceci impliquera par contre que les phares soient disposés de manière à, banalement, éclairer la route vers l'avant, un rétroviseur permettant de jeter un œil vers l'arrière à l'occasion.

Bugatti

samedi 21 septembre 2019

Toujours un peu d'Angoulême

Nous sommes en 1906 et Mercedes n'est pas encore Benz. L'auto présentée est une Mercedes Simplex. L'étoile n'est pas encore d'actualité, elle n'arrive qu'en 1909. Alors, le radiateur est surmonté d'une imposante tête d'aigle qui, je ne l'affirme pas, est sans doute un accessoire d'époque. C'est une automobile imposante et son moteur ne l'est pas moins.

Mercedes Simplex 1906
Moteur Mercedes 1906
Une vingtaine d'années plus tard, il y a toujours des moteurs sous les capots mais ils sont devenus plus petits et moins rustiques. Celui-ci est un moteur Lombard à compresseur Cozette qui équipe une automobile Lombard. C'est un beau moteur à double arbre à cames en tête de 1500cc. A l'époque, elle concurrençait les Salmson, Amilcar et autres Bugatti dans de nombreuses épreuves sportives.

Moteur Lombard à compresseur Cozette
Et alors, voilà les Bugatti. Il n'y a pas beaucoup de marques plus prestigieuses que celle-ci. Pour ma part, je les trouve follement élégantes et je ne suis pas loin de penser que ce serait là le véhicule qui correspondrait le mieux à mon allure, elle aussi particulièrement élégante. Entre le milieu des années 20 et le début des années 30, la Bugatti 35 et ses dérivés ont remporté un nombre important de victoires en course. La course des Remparts d'Angoulême naît en 1939. Les Bugatti qui participent à cette épreuve à cette époque ont déjà quelques années et quelques tours de roue au compteur. Pour autant, elles restent très compétitives et elles continueront encore longtemps à battre le fer, jusqu'à l'aube des années 50 et même après dans des courses de côte.

Bugatti 35
Bugatti 35
Bugatti 35 B

lundi 1 octobre 2018

Périvroom #3

On ne va pas non plus y passer l'année. Pour peu que la question du véhicule de collection vous intéresse, cette édition de PériVROOM valait le déplacement. Beaucoup de Bugatti, de belles automobiles d'avant la première guerre mondiale, de rugissantes monoplaces, quelques motocyclettes. Vraiment, ce n'était pas mal du tout. Je n'ai pas regretté.
Tenez, par exemple, une SIMCA Coupé de VIlle. La base est une banale Aronde et, a priori, il n'y a pas à faire étalage d'un enthousiasme particulier. Sauf que, tout de même, l'auto est jolie et qu'elle est carrossée par Facel-Véga. Ce n'est pas si courant. On m'objectera que les VLR Delahaye étaient carrossés eux aussi par Facel-Véga et que ces véhicules tous terrains n'ont pas grand chose de luxueux.

Simca Coupé de Ville
Une Renault, une Corre. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a presque autant d'années qui séparent ces deux autos qu'il y en a entre la plus récente des deux[1] et notre époque. On peut constater qu'il y aura eu plus de bouleversements dans la conception des automobiles dans les 50 premières années que dans les 50 suivantes. Enfin à la condition d'accepter de dire n'importe quoi et de ne pas tenir compte des incroyables progrès de ces vingt dernières années qui nous mènent vers la voiture autonome, bien sûr. Par contre, je pense que l'on peut plus aisément se mettre aux commandes de la petite Renault et s'insérer dans le trafic actuel qu'au volant de la Corre.

Match Corre-Renault
Puisque l'on en est à causer de Renault, nous voyons là l'imposante automobile de 1909 qui tente de faire la course avec une Bugatti. C'est la Bugatti qui va gagner. N'empêche, il y a moins de trente ans entre ces deux automobiles. Tout de même, on reconnaîtra qu'elles n'ont pas été tout à fait conçues pour le même usage, la même destination. Dans la Renault, vous amenez famille et bagages mais vous gagnez moins souvent les courses de vitesse.

Renault contre Bugatti
Une Peugeot 402 Darl'mat et une Bugatti. On pourrait se dire qu'il n'y a guère de rapport entre ces deux marques mais ce serait méconnaître l'histoire de l'une des premières Peugeot, la Bébé Peugeot a bien été conçue, dans les années 10, par Etorre Bugatti.

Peugeot et Bugatti
La 402 est vraiment très jolie. Ça, on ne peut pas le réfuter. Elle date de 1939. Il ne resterait que quelques rares exemplaires de ce beau cabriolet. Peut-être six. Ce qui est un peu dommage, c'est que cette belle carrosserie n'ait pas eu droit à un moteur digne d'elle. Elle doit se contenter d'un "vulgaire" quatre cylindres développant entre 50 et 60 chevaux. Pas de quoi impressionner les autos plus puissantes.

Peugeot 402 Darl'mat
On reste chez Peugeot et on perd une roue avec un side-car de course. Je ne me souviens plus du modèle de la moto. C'est, me semble-t-il, un 350cc à soupapes latérales. Sans doute des années 30. On le voit mal sur la photo mais le singe prend son rôle très au sérieux. Sans doute bien incapable d'atteindre des vitesses folles, cet attelage ne fait cependant pas qu'amuser la galerie !

Side-car Peugeot
Je parlais de la collaboration entre Bugatti et Peugeot.Eh bien figurez-vous que les premières motos Norton étaient équipées d'un moteur Peugeot ! Celle que je vous présente ci-après est, c'est marqué, une Manx. C'est le modèle emblématique de la marque, celui qui nourrit les rêves les plus fous, une machine de légende. Une Manx, quoi ! Ce qui est très regrettable, c'est qu'elle n'ait pas couru.

Norton Manx
Une qui a roulé et plutôt bien, la Magnat Debon pilotée par un solide gaillard équipé de pied en cap dans l'esprit qui sied à l'exercice.

Magnat Debon
Deux Bugatti, deux âges. La plus ancienne, celle qui porte le numéro 7, est une type 13 ou "Brescia". Elle date de 1913. L'autre est une type 35 des années 20. On remarque qu'entre les deux, Bugatti adopte le radiateur en forme de fer à cheval qui sera une marque de fabrique jusqu'aux modèles actuels.

Bugatti 13 et 35

Pour être certain que ce sera bien une Bugatti qui gagnera, le mieux est encore de faire courir une Bugatti contre une Bugatti. C'est la scène que l'on pouvait voir lors de ce PériVROOM à de multiples reprises.

Bugatti contre Bugatti

Mais la surprise venait de la lutte acharnée à laquelle nous avons pu être témoins entre deux ancêtres, une Brasier et une Despine, et une puissante Caterham. Peut-être les anciennes faisaient-elles obstruction et peut-être même la Caterham remporterait-elle la course si on l'avait laissée passer. Mais tous les coups semblaient être permis.

Les ancêtres mènent la course

Spécialement pour le Liaan

Dauphine qui veut se faire voiture de course

Note

[1] la Renault

jeudi 27 septembre 2018

Périvroom #1

Assis sur le marchepied d'une antique automobile Renault, l'un des organisateurs de ces PériVROOM initiées par l'Automobile Club du Périgord "Classic" en partenariat avec la mairie de Périgueux se lamente : « Le public n'est pas là, il n'est pas venu ». Ce n'est pas tout à fait exact. Je suis là, moi, avec mon appareil photo. D'autres personnes sont là aussi, certaines avec qui je prends plaisir à discuter auto ou moto ancienne comme celui-ci qui m'explique sa carrière de pilote de speedway et ses motos, toutes des anglaises, ou cet autre qui m'annonce un événement d'importance l'an prochain pour les cent ans de la marque Citroën à Marsac-sur-l'Isle.
Toutefois, ce n'est pas non plus tout à fait faux. Le public n'est pas très nombreux. Notez, je préfère. Ça me permet de faire mes photos dans de meilleures conditions. Il n'y aurait pas eu ce brouillard persistant et ce ciel plombé de nuages bas, ça aurait été encore mieux. Le public, pour qu'il vienne, il faudrait qu'il ait des raisons de le faire. Tout le monde n'est pas attiré par les automobiles anciennes, fussent-elles de marques prestigieuses, aient-elles un intérêt historique ou un palmarès sportif. L'automobile de collection et la motocyclette ancienne ne peuvent pas être une source de passion chez tout le monde. Il faut comprendre la diversité des gens.

Une quinzaine de jours après les remarquables Vintage Days qui, elles, attirent édition après édition un public toujours plus nombreux, peut-être est-il illusoire de faire venir les foules pour une manifestation qui peut sembler plus fade et moins festive.
Ce PériVROOM commençait le samedi matin par un départ des véhicules pour un rallye Périgueux-Bergerac. Du coup, on peut comprendre qu'il n'y aurait rien à voir à Périgueux jusqu'au retour annoncé pour 18 heures 30. Au programme du dimanche était annoncée une « Commémoration du Grand Prix de Périgueux 1950 » qui ne commençait que vers 14 heures. Le matin, les curieux pouvaient admirer les véhicules au fur et à mesure de leur arrivée. Alors quoi ? Un programme pas assez alléchant ? Un souci d'organisation ? De communication ?
Ce qui me paraît certain, c'est que le grand public préfère voir des motocyclettes et des automobiles qu'il sait identifier et qui, surtout, savent réveiller les souvenirs. Présentez-lui de la 403, de la 2cv et de la Dauphine et il viendra, le grand public. Par contre, le public un peu plus exigeant ne fera peut-être pas le déplacement. La bonne recette pourrait être un subtil équilibre entre le "commun" et "l'exceptionnel".
Parce que de l'exceptionnel, il y en avait ! Et pas qu'un peu ! Pour commencer, une Ariel Square Four attelée. Ce n'est pas de la moto commune, ça. Ça ne se croise pas à chaque carrefour. Même, je peux m'avancer un peu en affirmant que c'est raisonnablement rare. C'est la première que je voie de mes yeux et pourtant, des motos, j'en ai vues.

Ariel Square Four
Celle qui suit est quasi neuve. C'est une Caterham 420S, descendante "officielle" des Lotus Seven que Colin Chapman a fait naître en 1967. En soixante ans, la "Seven" a gagné en puissance tout en conservant plus ou moins l'esprit des origines. Cette Caterham arrivait de Grande-Bretagne et on voit au sourire de ses propriétaires que le voyage a été une partie de plaisir.

Caterham 420S
On peut aussi faire un grand bond dans le passé et aller à la rencontre d'une marque aujourd'hui bien méconnue qui n'a sans doute pas été très populaire en son temps, Despine. On ne sait pas grand chose de ces automobiles. On sait que le constructeur était installé à Paris et qu'il y a donc eu au moins ce modèle équipé d'un gros moteur à quatre cylindres de quatre litres de cylindrée. Sa restauration ou refabrication a demandé 900 heures de travail. Mais pour quel résultat ! C'est une voiture de course de son époque, 1908, avec juste l'essentiel, pas de superflu. J'ai eu grand plaisir à discuter à son propos avec son pilote.

Despine 1908 4 litres
Plus récente d'une année (mais le modèle de 1905 ne diffère guère de celui-ci), une Renault A1 de 1909 bien connue des habitués de ce blog. Oui, c'est celle de M. Brou de Laurière et je l'ai déjà photographiée à plusieurs reprises. Il faut dire que je ne me lasse pas de ce monstre automobile, de sa taille colossale, de sa patine, de ses roues arrières jumelées et de son allure de vaisseau fantôme. C'est la première fois que je la voyais rouler et cela m'a plu.

Renault 1909 type A1 35cv
Presque banale tant on pouvait en voir, deux Bugatti pour terminer. Pour la première, je ne suis absolument pas certain de l'identification. Je propose que c'est une type 35 parce que je n'ai rien de mieux dans les manches mais j'ai un doute tellement énorme que j'ai le sentiment d'avoir mieux à faire que d'avancer n'importe quoi. Par exemple, je m'étonne de la position de l'allumeur qui n'est clairement pas dans le prolongement de la culasse. Un jour, il me faudra trouver un ouvrage de référence sur ces automobiles.

Bugatti type 35 - sous réserve
Par contre, celle-ci me semble bien être une type 35B à compresseur. Nous la voyons là lors de la "course" sur les allées Tourny, le dimanche après-midi. Mais d'autres images viendront, j'en ai d'autres en réserve !

Bugatti type 35B

mardi 7 novembre 2017

Encore des Bugatti

samedi 4 novembre 2017

ABC

ABC ? Quoi « ABC » ? Ben oui, comme ça, parce que je l'ai décidé. ABC parce que ça me plaît. Vous trouvez quelque chose à y redire ? Si vous êtes pas content, vous pouvez toujours aller voir ailleurs. Je ne vous retiens pas. J'ai bien le droit de faire ce que je veux, non ? Bon.
Donc, quelques automobiles croisées à Périgueux pour continuer la série commencée il y a déjà plusieurs jours. On débute par une Alpine Renault A110 qui, on peut le voir sur l'image en noir et blanc, n'est pas bleue mais blanche ce qui est plus rare et nettement moins bleu. On peut noter que si c'est moins bleu ce n'est pas vraiment rouge ou jaune non plus. C'est d'ailleurs l'une des spécificités du blanc de ne pas être d'une autre couleur. Ici, bien sûr, le fait que la photo ait été traitée en noir et blanc ne permet pas bien de se rendre compte de la blancheur claire du véhicule. Il vous faut me faire confiance.

Alpine Renault
Mais cessons un instant de nous intéresser aux voitures blanches pour nous diriger vers une Bugatti qui, comme par hasard, n'est pas bleue non plus. Puisque cette image n'est pas transformée en noir et blanc, vous pouvez tout à loisir discourir de la couleur réelle de l'automobile. On note une idée forte de Ettore Bugatti qui, malheureusement fut abandonnée, de placer les chambres à air de secours autour des feux avant. Tout à l'avant, sous le radiateur, on peut apercevoir la manivelle de l'essoreuse à salade bien utile lorsque l'on se sert de son véhicule pour un pique-nique à la campagne. On remarque le conducteur agir sur une manette de la main droite avec l'air de celui qui a l'air de ne pas avoir l'air. En fait, je le dénonce, il agit sur le levier commandant les freins arrières et il tente d'abuser un inspecteur du contrôle technique en lui faisant croire que ces freins sont parfaitement fonctionnels. A l'arrière-plan, un complice est en train de distraire le contrôleur en lui disant : " Oh ! Regardez ! Une soucoupe volante vient de s'écraser sur la cathédrale saint Front ! ".

Ville Renaissance et Bugatti
Toujours pas très bleue mais nettement plus américaine, une Chevrolet Sting Ray née du croisement de Sting, le chanteur du groupe Police, et Ray Charles, le célèbre coureur de marathon que l'on ne présente plus. De cette union apparaît cette automobile rouge de honte. En arrière, une personne présente pour la manifestation visant à défendre les idées chrétiennes et les valeurs de la famille ne cache pas sa désapprobation et a sorti son bréviaire de poche pour tancer l'équipage coupable de quelques envolées liturgiques bien senties. Grâce lui soit rendue. Chevrolet Corvette Sting Ray

samedi 28 octobre 2017

Reprenons

Ça va mieux. Une sélection de quelques images de voitures anciennes. Pour commencer, une Ford A de la fin des années 20 ou, plus sûrement, du début des années 30.

Ford A II
Une automobile vue à plusieurs reprises dans diverses manifestations périgourdines telles que les Vintage Days, une Amilcar que j'apprécie beaucoup. Alors oui, il s'agit d'une reconstruction à partir d'éléments disparates, elle est mue par un moteur SIMCA mais elle roule et plutôt bien en plus d'être, c'est mon avis, particulièrement agréable à l'œil.

Amilcar
Un engin bien étonnant que cette Austin. Il me semble qu'il est basé sur une Austin Seven mais est-ce là une véritable automobile de course ou un délire de son propriétaire ? Je n'en sais pas plus. Ce qui est certain, c'est que celui-ci a un sens de l'humour bien assumé. Cette automobile a participé à la parade autour de la place Tourny le dimanche après-midi et elle marchait très bien.

Austin
Les bolides à moteur Panhard étaient venus en nombre et laissaient exprimer leur moteur rageur à l'occasion de la parade et lors des séances des derniers réglages avant la lancée sur le circuit. Ce doit être bien amusant à conduire, ces petites monoplaces qui, sans développer de folles puissances, doivent ne pas trop filtrer les sensations.

Bolides

Une chose qui paraît évident à regarder les Bugatti présentes, la place à bord est réduite et obligation est faite de trouver des solutions pour déplacer à l'extérieur ses petites affaires. Si les sacs en toile de provenance militaire ont leurs partisans, on en trouve aussi pour leur préférer la sacoche en cuir. D'ailleurs une pièce de cuir qui restait a été utilisée pour cacher ou protéger l'allumeur au tableau de bord.

intérieur de Bugatti
Le matin de ce dimanche, quelques automobiles dont les Bugatti partaient pour une virée à travers les vieilles rues du centre de Périgueux. Elles sont là saisies lors du départ depuis la place Tourny.

Départ de Bugatti
La suite... Plus tard.

lundi 23 octobre 2017

Les lecteurs ont du talent #3

C'est au tour de MITO-MITO de répondre à l'appel. Il m'a fait parvenir plusieurs images dont j'ai retenu les cinq suivantes. Pour commencer, la FIAT-SIMCA 8 Sport que nous avons déjà vue mais dont nous ne nous lassons décidément pas un instant.

Simca Huit
Bien placé en hauteur pour voir la course, la Delahaye que j'ai à mon grand regret ratée lors de la parade. La voilà donc en pleine prise de vitesse en bas du cours Tourny ! Roulez petits bolides !

Delahaye 135 Competition
D'ailleurs, si l'on aime à la voir de haut, cette Delahaye 135, on n'hésite pas à faire fi de tout accès de pudeur pour s'autoriser à lui mater le cul. C'est du propre.

Cul de Delahaye
Les vedettes n'étaient pas les SIMCA ou les Ford comme on pourrait le penser mais bien les Bugatti. Allez savoir pourquoi ? Bref, en voilà une belle dont le photographe à saisi le tableau de bord à la fois minimaliste et complet. Notez l'absence de compteur de vitesse.

Tableau de bord
Et pour dire que ces automobiles légendaires roulent, voilà une preuve qui saura faire taire les médisants les plus perfides. Oui, une Bugatti roule, oui on n'hésite pas à faire vrombir les moteurs ! Et quelle musique !

En pleine course

samedi 21 octobre 2017

Les lecteurs ont du talent #2

Tournesol nous transmet cinq images qu'il apprécie. Parce que la manifestation était une évocation du Grand Prix de Périgueux de 1950, les machines sportives étaient mises à l'honneur. Pas si courants, souvent oubliés, les side-cars sportifs étaient représentés par une belle des années 30, une Peugeot latérale qui posait bien des tracas à son propriétaire avec un allumage capricieux et difficile à régler correctement. S'il est presque certain que cet engin ne permet pas d'atteindre des vitesses folles, les sensations doivent être, elles, tout à fait intéressantes.

Side-car de course Peugeot
Toujours pour les motocyclettes, une 250 Magnat Debon sympathiquement coursifiée qui a eu son petit succès auprès du public. Il faut reconnaître que cette petite moto est agréable à l'œil.

250 Magnat Debon

Quoi de mieux qu'une monoplace pour illustrer l'idée d'une course automobile ? En voilà une pleine remorque !

Monoplaces empilées
De course à n'en pas douter, une SIMCA 8 de sport qui savait faire parler la poudre lors de la parade autour de la place Tourny.

SIMCA 8 de course
Et parce qu'il y a bien longtemps que l'on n'a pas parlé de Bugatti sur ce blog, en voilà une, majestueuse, belle et fort convoitée, une Type 57 cabriolet Stelvio des années 30.

Bugatti Type 57

mercredi 18 octobre 2017

Les lecteurs ont du talent #1

C'est Waldo7624 qui est le premier à m'avoir confié ses images. J'en ai sélectionné cinq comme il était dit pour vous les présenter aujourd'hui. A cela, je vois au moins deux points positifs. Le premier, bien sûr, c'est que ça nous donne l'occasion de voir un déroulé de cette manifestation d'un autre œil que le mien. Le second, c'est que du coup je n'ai rien à faire et peux me tourner les pouces. Place aux photos !

Citroën Traction Avant 15 Six découvrable
Pour commencer, une belle et rare Traction Avant 15 Six découvrable et on reste dans les marques françaises avec une très belle Talbot Lago.

Talbot Lago Record
Toujours françaises et toujours prestigieuses, la Delahaye tant appréciée et la Bugatti Type 44.

Delahaye 135 Competition
Bugatti 44
Et enfin, la pointe d'une MG qui à elle seule est une invitation à la conduite sportive.

Une pointe c'est tout


Ah oui, j'oubliais. Du fait que je suis rentré aux alentours de 3 heures ce matin, que je me suis levé à 7 heures après avoir dormi peut-être trois heures, je ne me suis pas appliqué inconsidérément à "améliorer" ces photos. D'autre part, comme convenu et comme il est attendu, demain mardi une belle surprise au programme !

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