On peut ne pas aimer Mélenchon. On peut le détester, on peut ne pas apprécier sa gueule, ses coups de gueule, ses outrances, ses paroles volontiers populistes, ses déclarations démagogiques et parfois sujettes à caution. On peut critiquer Mélenchon sur bien des points mais je ne pense pas que l'on puisse voir chez lui un anti-républicain. Alors oui, c'est vrai, il critique la 5e République et appelle à une nouvelle République, à une nouvelle constitution. C'est vrai. De Gaulle a créé cette cinquième République en remplacement de la quatrième. A-t-on accusé de Gaulle d'être anti-républicain ? Non. Enfin… On a bien dit qu'il avait fait un coup d'état en 1958 et ce n'est pas totalement faux. Ceci dit, et je ne suis pas gaulliste, la cinquième République reste républicaine. Peut-être même un peu trop dans la mesure où le parlement perd en pouvoir.
Pour la macronie, il s'agit de trouver des alliés et elle sait que la vraie opposition est à gauche. Elle sait aussi que la droite, toute la droite, est plus en accord avec ses idées libérales et autoritaires. Macron pense qu'il peut nouer des accords jusqu'à l'extrême droite. En fait, c'est tout sauf la NUPES, sauf la France Insoumise. C'est épidermique. Ça lui fout des boutons, à Macron, les idées de gauche.
Ce qui est marrant, c'est les efforts déployés par les clowns de la macronie pour tenter de faire croire que cette NUPES est un groupuscule d'extrême-gauche à tendance anarchiste, de tueurs de petits enfants, de dangereux terroristes, d'affreux communistes avec couteau à la bouche.
Les mois à venir vont être passionnants. Il est possible qu'à terme on se dirige vers une dissolution de l'Assemblée. ce qui peut se passer, c'est que la macronie s'applique à trouver toutes les astuces pour discréditer la gauche, pour montrer que si ça va mal, c'est de sa faute. Le pari de la dissolution est un peu risqué mais ça peut fonctionner. On verra bien.