Encore une image redécouverte lors de mes recherches du cliché perdu et toujours pas retrouvé. Nous devons être en 2014 et nous sommes à Dunkerque où nous avions faits une halte avec mon frère alors que nous quittions Lille et nous préparons à un périple en Belgique.
C'est peut-être une image qui a déjà été vue sur l'ancien blog mais je l'ai développée cette fois-ci avec darktable et, bien que je ne puisse pas l'affirmer, il me semble qu'elle est bien meilleure que ce que j'en avais ou aurais fait avec l'un ou l'autre des logiciels que je pouvais utiliser à cet effet il y a huit ans.
C'était le soir et mon frère tenait absolument passer par Dunkerque et voir la mer du Nord. Il ne m'a pas donné d'explication à ce désir. Ça ne me dérangeait pas du tout d'aller voir Dunkerque. Je n'y étais jamais allé, je n'y retournerai peut-être jamais. Je n'en ai pas vu grand chose, j'ai le souvenir d'une petite ville très calme, comme endormie. Je ne me souviens pas avoir croisé grand monde. Sur le front de mer, un alignement de maisons un peu bourgeoises. Il ne faisait pas vraiment beau, pas vraiment chaud. Il me semble qu'il y avait du vent et je déteste le vent. J'ai fait quelques images tandis que le soleil poursuivait sa route vers l'ouest et allait se coucher sur d'autres mers, d'autres terres.
Dans le fond, je n'aime pas la mer. Ça m'ennuie à très grande vitesse. Je ne vois pas ce que ça peut avoir d'intéressant, ces étendues d'eau jusqu'à plus soif. Et puis, c'est souvent accompagné de bruit et de vent. Ce n'est pas mon truc. Ceci dit, la montagne non plus. Déjà, c'est fatigant, usant, pénible. Ça grimpe, ça descend, ça ne connaît pas le plat. Il n'y a rien qu'une bonne dose de plat relatif pour qu'un paysage soit intéressant. Pas plat comme le dos de la main non plus, il faut un peu de relief mais à l'échelle humaine. Comme en Dordogne. C'est parfait, la Dordogne. Des petites collines, des petites vallées, des prairies, des champs, des forêts. Il n'y a pas mieux.