mercredi 5 juin 2019

Art et jardins

Comme je vous sais curieux et désireux de vous remplir la cervelle, je me permets de vous faire part de la tenue d'une biennale d'art contemporain qui se tiendra ces 7, 8 et 9 juin du côté de Ligueux, à deux pas de Sorges, en terres du Périgord.
Il se trouve qu'un ami artiste dont j'ai déjà parlé ici exposera des œuvres réalisées pour l'occasion et il se trouve que je suis intervenu pour la réalisation de ces œuvres avec des outils photographique et informatique. J'irai visiter les expositions situées dans cinq jardins ce samedi après-midi. Le vernissage se déroulera sur la place de Ligueux à partir de 18 heures.

Jean-François Noble, l'artiste plasticien avec qui j'ai collaboré, exposera dans des jardins maraîchers et sur la place de Ligueux avec des œuvres qui puisent dans ses obsessions et son imaginaire. Il y aura des mains, des corbeaux, des appels à l'alchimie et à son histoire paysanne. Ses œuvres investiront les serres du jardin maraîcher et ne manqueront pas, soyons en certain, de susciter émotion, étonnement et émerveillement.
Bien sûr, je comprends que vous ne puissiez pas tous être présents pour cette biennale d'art contemporain. Vous aurez sans doute des occupations diverses et légitimes qui vous tiendront éloignés de l'art. Si tout va bien, je vous ferai un petit compte-rendu.

dimanche 14 avril 2019

Par delà la mort reste la pomme de terre

Ce matin, tandis qu'un rhume scélérat m'accablait jusqu'au plus profond de mon être, je réfléchissais d'une humeur badine à la mort, à la maladie, à la souffrance et à la décrépitude. Je me disais que l'idée même de la mort, bien qu'attirante et séduisante, était tout de même un peu trop entourée de mystères divers pour une personne qui, comme moi, se pique de refuser, justement, le mystère et tout ce qu'il entraîne de charlatanisme et de croyances.
Malgré le nez qui coulait, je décidais donc d'essayer de ne pas mourir dans l'immédiat. Bien sûr, la mort aurait pu être la solution. A-t-on seulement jamais vu un mort éternuer ? Il ne me semble pas. Et quand je parle d'éternuements, je sais de quoi il en retourne. Ce matin, j'ai arrêté de compter après le huitième. J'avais la main pleine de morve, c'était dégueulasse, et je me suis traîné accompagné des explosions morveuses jusqu'au lavabo pour nettoyer les dégâts. J'avais perdu de ma superbe, je vous l'assure. M'auriez-vous vu à cet instant que vous eussiez sans doute considéré qu'il en était fini de l'insolent ascendant sur le reste du genre humain, que le phare de la pensée que je me targue d'être avait bien du plomb dans l'aile. Fort opportunément, je me cachais pour expulser des fosses nasales ces malheureuses sécrétions peu appétissantes. Cela me fait mal de devoir le reconnaître mais je n'étais pas très fier de moi et de mon corps défaillant.
Puisque j'avais écarté pour un temps l'idée de mourir, je continuais à vivre. Mais alors, il me fallait trouver une autre raison de penser. Je ne peux vivre sans penser. C'est un besoin vital, une condition sine qua non de mon existence. C'est que j'ai un cerveau bouillonnant qui est déjà réservé par la faculté qui tient à pouvoir le montrer aux jeunes étudiants pour les édifier. Ce cerveau est parfois pesant et, en ces rares moments d'effondrement que je peux connaître, je me prends à rêver d'en avoir un plus commun. Hélas, on ne commande pas à l'heure de la distribution de l'intelligence et ce n'est pas ma faute d'avoir eu droit à du rab lors de l'opération de dotation en neurones de qualité supérieure. Il est probable que d'autres aient pu s'en sentir spoliés mais qu'ils ne m'en veuillent pas, je ne suis en rien responsable de cet état de fait. Je suis désolé.
Penser à autre chose, c'était envisageable. Justement, un filet de pommes de terre était là. On ne réfléchit jamais assez au sujet de la pomme de terre, humble tubercule sans forme réelle, sans noblesse aucune. Et pourtant ! La pomme de terre est un miracle. J'illustre mon propos avec ce filet de pommes de terre photographié avec amour et déférence.


Si l'on considère trop souvent la pomme de terre comme l'aliment des masses laborieuses et populaires, si l'on ne lui prête ni qualité particulière ni intérêt notable, considérant bien à tort qu'elle est juste bonne à nourrir, à remplir la panse et à rassasier à bon compte, il ne faut pas oublier que tant de grands hommes on su l'accueillir à leur table. Nous ne citerons ici que le Général de Gaulle, Albert Einstein, Marie Curie, Pablo Picasso et Sylvie Vartan. Tous ont mangé de la pomme de terre, qui en purée, qui en frites, qui à l'eau.
La pomme de terre est frappée d'ostracisation. Les auto-proclamées élites que sont les thuriféraires de la culture biologique ne daignent pas s'abaisser à parler de la cause de la pomme de terre. Parle-t-on seulement, dans les salons, de la pomme de terre issue de la culture naturelle ? Non ! La carotte, la tomate, l'échalote ou la courgette ont droit de cité aux étals du maraîchage pour bobo écolo, pas la pomme de terre sinon à la marge, en tordant le nez et sans s'en vanter en société.
Connaissez-vous seulement une personne de ces CSP+ qui chante les louanges de la pomme de terre ? Je n'en connais pas. Ces personnes sont intarissables pour vous assommer de leurs propos débilitants à propos des "petites verrines affolantes" de Solange ou du "petit maraîcher bio" qui leur procure des fruizélégumes bios de toute beauté à la saveur incomparable ou du "petit vin" tiré d'une "petite vigne" sans intrants chimiques. Mais pour parler, en bien ou en mal, de la pomme de terre, il n'y a plus personne. C'est lamentable, c'est regrettable, c'est sot.
Est-ce que vous croyez que Macron et ses sbires s'intéressent à la pomme de terre ? Rien ne peut seulement le laisser penser et cela en dit long du mépris que ces nuisibles peuvent cultiver à l'encontre du bas peuple. La pomme de terre, ça ne fait pas assez "premier de cordée", ça ne fait que Gilet jaune, pue-la-sueur, chômeur. La start-up nation voulue par ce président de pacotille n'a que faire de la pomme de terre qu'elle ne croit pas assez moderne. Snober la pomme de terre, c'est snober le peuple de France.
Qui saura construire un programme politique autour de la question de la pomme de terre aura le soutien du peuple et c'est à cette condition que le peuple pourra prendre le pouvoir et prendre en mains son avenir.

mardi 5 mars 2019

B-Vélo s'expose

lundi 11 février 2019

Art porteur

samedi 19 janvier 2019

Quand l'art fait cale

mercredi 24 octobre 2018

Artiste à la tâche

samedi 20 octobre 2018

Au nom de l'art

La FIAC s'est ouverte jeudi dernier. La FIAC, c'est la Foire internationale d'art contemporain. Je précise pour les obtus de la cervelle. Je n'y suis pas invité, je n'y expose pas et c'est bien regrettable, ça m'aurait amusé beaucoup. Mais peut-être ne suis-je ni assez artiste ni assez contemporain. International, ça, je ne me pose pas la question, je ne le suis pas. Reste la foire et là, forcément, je me sens concerné, moi qui foire tellement souvent ce que j'entreprends. Heureusement, j'entreprends relativement peu souvent.


Il n'empêche que je ne sais pas pourquoi je serais moins artiste qu'un autre, après tout. En toute modestie, j'en connais des pires. J'ai fait le dessin que je vous présente aujourd'hui sans aucune raison apparente. Il s'est imposé à moi comme un message à donner à l'humanité dans son entièreté. D'ailleurs, l'original est à vendre. Pas trop cher mais aussi je n'expose pas à la FIAC. 80 euros, garanti fait à la main sur du vrai papier, encré au pinceau et à l'encre de chine. C'est une affaire. Ça prendra de la valeur. Disons plus sûrement qu'il ne peut pas en perdre. L'un dans l'autre, vous ferez un bon placement potentiel. Enfin je dis ça, je ne veux pas vous forcer la main, hein.
Non mais je sais que vous n'êtes pas tous très riches. J'en connais pour qui, financièrement, ça ne va pas trop mal parmi vous. Je ne donnerai pas de nom pour ne pas les mettre en porte-à-faux, je sais me montrer humain malgré tout. Je sais aussi que vous n'êtes pas tous très sensible à l'art, que certains, pire encore, n'ont aucun goût et ne saurait pas reconnaître une flaque de boue d'une toile de maître. Je ne vous en veux pas spécialement, je suis presque convaincu que vous avez d'autres qualités insoupçonnées. En grattant bien.
Moi, en tant qu'artiste non validé, j'ai tendance à fermer ma gueule lorsque l'on me met en présence d'œuvres d'art. Je ne sais pas vraiment ce qu'il sied de dire ou de taire. J'essaie de prendre cet air inspiré ou dégoûté que j'ai vu faire et passe d'une œuvre à l'autre en affectant l'air de celui qui est en train de beaucoup analyser ce qu'il voit. L'air mystérieux et profond de l'intellectuel, vous voyez le genre ?
Pour tout vous dire, j'ai fait deux dessins d'art aujourd'hui. Je vous montrerai l'autre une autre fois, je vais vous laisser digérer celui-ci, bien y réfléchir, bien l'admirer et bien vous extasier.

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