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jeudi 29 août 2019

La classe en Pétaroux


Et c'est tout pour aujourd'hui et je vais me coucher.

mercredi 28 août 2019

Quelques Pétaroux

De passage par Thenon, les Pétaroux font une pause sur la place de la mairie. Ils sont nombreux et il n'est pas toujours simple de les photographier. Pour commencer, un Peugeot sx5 qui n'a pas remporté un grand succès commercial. Il faut reconnaître que ce n'était pas un cyclomoteur très intéressant. Ni très puissant ni très agréable à conduire, il ne faisait pas le poids face au 103 de la même marque qui bénéficiait d'un moteur plus élaboré avec son admission à clapets. Avec l'interdiction des cyclomoteurs à boîte de vitesses du tout début des années 80, sa production s'arrêta.

Peugeot SX5
Très courante en son temps, archétype du cyclomoteur populaire, une Motobécane AV79 dans son jus, comme on dit. La rouille lui va bien et elle semble complète.

Dans son jus
Beaucoup plus rare par chez nous, une Santamaria italienne. Je ne sais rien de ce petit cyclomoteur si ce n'est ce que l'on peut voir sur la photo. On sent la restauration appliquée et on imagine la joie de filer sur les petites routes à son guidon.

Santamaria S

lundi 26 août 2019

Les Pétaroux prennent Thenon d'assaut

Si, pour cette édition, je n'ai pas pu me rendre à la Cassagne, je n'ai pas raté tout à fait cette grande fête du cyclomoteur puisque si je ne suis pas allé à eux, ils sont venus à moi. C'était certain, les mobs allaient débouler dans Thenon. Sur la place de la mairie, des tables avaient été dressées avec des jus de fruit, du café, du pain et du pâté. C'est qu'à mi-parcours de la balade, il convenait de reconstituer ses forces au mieux. Le maire de Thenon était venu assister à l'envahissement fumant et pétaradant et les quelques badauds présents scrutaient avec une certaine anxiété l'arrivée de la horde hilare.


Mais bientôt, les premières pétarades se font entendre. Les Pétaroux arrivent ! Les voilà ! Ils sont là ! Ils sont nombreux ! ils filent à belle allure ! Ils sont déterminés ! J'ai mon appareil photo, la carte mémoire est vide, je vais pouvoir commencer à mitrailler. Voilà quelques images de la déferlante qui emplissait l'air d'une douce odeur d'huile 2 temps.







jeudi 20 septembre 2018

Quand on reparle des infirmières

Non, je n'ai pas oublié. C'est juste que je suis un peu lent, un peu dispersé. Souvenez-vous, c'était à propos des Pétaroux à la Noix, je vous avais parlé d'infirmière et j'avais promis de montrer des images.
Ce matin, je me demande si, finalement, il ne serait pas grand temps de vous les montrer, ces infirmières croisées lors de cette fête du cyclomoteur. Je vous avoue que j'aurais pu me poser une autre question et qu'il vous aurait alors fallu attendre encore pour les voir. Si cela se trouve, vous aviez déjà tout oublié, vous, de ces infirmières dont il avait été question ici. Alors, peut-être même allez-vous vous demander ce qu'elles viennent faire ici. Il ne fait pas bon vieillir.

La Cassagne en bonne santé
Bien soignés à la Cassagne


Et aussi, si vous le souhaitez, vous pouvez visualiser/télécharger l'image du port d'hier en haute définition (zip-5.8 Mo).

dimanche 26 août 2018

Bouillotte du peuple

C'est à la Cassagne que l'on pouvait découvrir ce petit tracteur allemand. Il s'agit d'un Allgaier R22 dit "bouillotte". Quel curieux surnom pour un tracteur agricole, ne manquerez-vous pas de vous exclamer. Il y a une explication.
Ce tracteur est le pendant de le VolksWagen pour le machinisme agricole. Le constructeur a souhaité concevoir un tracteur accessible à tous, fiable, solide et simple à entretenir. Pour cela, on a cherché à supprimer quelques éléments susceptibles de causer des pannes. On s'est surtout intéressé au système de refroidissement en le simplifiant à l'extrême. Pas de radiateur, pas de durit, pas de pompe à eau. A la place de tout ce dispositif complexe, on a conçu une sorte de grosse réserve d'eau de plusieurs dizaines de litres d'eau qui entoure le haut moteur en une seule pièce de fonderie avec celui-ci. Le refroidissement n'est donc assuré que par l'évaporation de cette eau. Simple et facile.
Bien sûr, cela oblige à vérifier que la réserve d'eau ne soit pas vide. Un flotteur permet à l'opérateur, grâce à une pige, de s'assurer du niveau d'eau. Ajoutons que dans ce souci de simplicité et de réduction des éléments mécaniques, le tracteur n'a pas de démarreur. Il faut user de la manivelle pour le faire péter. De même, pas de système de boule chaude comme sur les Société Française Vierzon ou autres Lanz et affiliés. Non, on assure le préchauffage de la chambre de pré-combustion par l'insertion d'une "cigarette" de démarrage, une mèche introduite après son allumage dans l'emplacement prévu à cet effet. Une fois que cela est fait, on tourne la manivelle à toute volée et, normalement, le moteur doit démarrer.

Allgaier R22 Volksschlepper

jeudi 23 août 2018

Pas que des pétaroux à la Cassagne !

Où en étions-nous ? Ah oui. Les cyclomoteurs. Vous en avez pas un peu marre, vous, de ces indigents pétaroux ? Oui, moi aussi. Heureusement, il n'y avait pas que ça à la Cassagne. Il y avait aussi la présence de l'association "Passeurs de mémoire"[1] qui avait dressé deux tentes pour une exposition hétéroclite d'objets présents lors des deux derniers conflits mondiaux et quelques véhicules, plusieurs Jeep et un half-track M3 possiblement de marque White. La présence de ces véhicules et de l'association s'explique par la collaboration au film promotionnel de cette édition de la fête.
J'ai beaucoup de mal, en raison de mauvaises lectures de jeunesse sans doute, avec la chose militaire. Je n'aime pas les militaires, je les trouve cons et bêtes. C'est comme ça. J'ai beaucoup de mal aussi avec les amateurs de "militaria", ces nostalgiques probables des guerres d'antan. Que l'on ait le souhait d'honorer les victimes de ces conflits, admettons. Que l'on s'arrête aux victimes de quelques guerres passées sans soutenir les victimes présentes, ça me dérange un peu plus. Disons-le, je ne comprends pas la démarche ou je n'ose pas entendre la petite voix sournoise qui me chuchote quelque chose à l'oreille. Est-il besoin de se déguiser en militaire pour dénoncer la guerre ? Je m'interroge.
Restent les véhicules. C'est une autre question que celle des véhicules. Je n'ai pas de goût particulier pour les engins trop guerriers, les chars d'assaut ou les auto-mitrailleuses. Par contre, et je ne l'ai jamais nié, j'aime beaucoup les petits camions Dodge, les plus gros camions GMC ou Ward et les jeep de l'armée américaine de cette deuxième[2] guerre mondiale. D'abord, parce que ces véhicules ont été utilisés civilement après réforme. Une fois débarrassée de son étoile, de ses marquages et de sa laide couleur, une jeep redevient un engin tout à fait acceptable.
Notons que, dans le cadre d'un souci de conservation de cette mémoire dont il est question là, j'admets que l'on ait le souci de préserver quelques véhicules recouverts de leur couleur et marques distinctives "authentiques". Par contre, ce que je n'admets pas un instant, c'est de voir une Jeep Hotchkiss française bariolée avec une étoile ricaine. Faut pas pousser. Bref, une photo d'un half-track.

White M3 Half Track
Moins guerrier, le tracteur Société Française Vierzon HV2. Ça j'aime bien ! Que dire à propos de ce tracteur ? C'est, comme de bien entendu, un monocylindre semi-Diesel. Avec un peu plus de cinq litres de cylindrée, ça vibre pas mal, merci. Cette recette du tracteur monocylindre de forte cylindrée a été utilisée durant de nombreuses années avant de disparaître totalement. Si, aujourd'hui, on s'amuse à les voir démarrer et à les entendre pousser leurs explosions au rythme d'un marteau pilon, on comprend que le monde paysan ait pu choisir d'autres tracteurs moins contraignants et plus reposants à utiliser. Ce que l'on peut se demander, c'est comment et pourquoi ces gros monocylindres plein de défauts ont existé durant toutes ces années, en gros des années 20 à la fin des années 50. Les tracteurs multicylindres à essence ou à moteur Diesel existent alors que ces Lanz, SFV et autres ancêtres perdurent. On met en avant la solidité et l'entretien réduit. On a aussi, un temps, prétendu que ces tracteurs à boule chaude pouvaient brûler presque tout, de l'huile de vidange au pétrole lampant en passant par la graisse de canard ou l'huile de palme. A l'annonce des années 60, Lanz était racheté par l'américain John Deere et Société Française Vierzon par le toujours américain Case. C'en était fini de ces antiquités agricoles qui font aujourd'hui la joie des fêtes "à l'ancienne".

Société Française Vierzon HV2
Société Française Vierzon HV2
Français lui aussi, militaire jusqu'au bout du dernier boulon, le Berliet GBC8KT. Parce qu'il est militaire, il est laid. Pour plaire au commandement militaire, le constructeur se doit de faire dans le moche voire le hideux. Mission parfaitement remplie par M.Charbonneaux, styliste de son état. Toutefois, cette laideur se veut fonctionnelle. On se dit que de la tôle plate est plus facile à retaper que de la carrosserie toute en rondeur d'un Saoutchik ou d'un Figoni & Falaschi. Les militaires savent pondre du cahier des charges. On veut du camion de tel tonnage, transportable par train, capable de consommer toutes sortes de carburants. Berliet répond avec ce camion issu du GBC 8 6x6 bien plus beau. Il ne s'agit plus que de l'enlaidir pour qu'il soit à l'image du militaire de tradition française.
Avec ses surfaces planes mises bout à bout, ce Berliet ne concède rien à l'esthétique. Pour autant, on l'a tellement vu qu'il est devenu presque "normal" et que l'on ne fait plus trop attention à lui. Par contre, ce camion ne manque pas de qualités. Légèrement sous-motorisé, il a de vraies capacités de franchissement et est d'une solidité remarquable. Il a connu une très longue carrière dans l'armée française, a été remotorisé, a été même recarrossé sur la fin. Aujourd'hui, il continue à satisfaire aux exigences militaires.

Berliet, Peugeot et Motobécane
Avec sa gueule de voiture des années 30, le petit camion Citroën U23 a connu une longue carrière. Bien plus beau dans sa livrée "à ailes plates" qui affiche un avant rappelant les Rosalie de la marque que dans la nouvelle mouture du début des années 50, cet utilitaire n'est pas, c'est le moins que l'on puisse dire, un foudre de guerre. Peinardement, il navigue sans jamais trop dépasser les 70 km/h. L'aménagement intérieur est des plus rustiques. Disons-le tout net, il n'y a pratiquement rien d'autre qu'un volant, quelques pédales et leviers et un pitoyable compteur de vitesse. Le moteur qui entraîne tout ça est celui de la Traction Avant retourné pour pouvoir entraîner le pont arrière. Son sens de rotation est inversé. Au tout début des années 50, on lui préférait déjà le HY[3] ou la production de chez Renault. Les 1000kg ou 1400kg Renault n'étaient pas non plus des véhicules modernes, puissants et rapides mais, malgré tout, ils l'étaient un peu plus.

Citroën U23

Notes

[1] Objet de l'association : promouvoir le devoir de mémoire pour les victimes civiles et militaires de la première et deuxième guerre mondiale

[2] soyons prudents

[3] bien que ce dernier ne le remplace pas complètement

mercredi 22 août 2018

La Cassagne saison 5

Jacques et Henri Boudet, Gilles et Denis Portal et Marcel Seurat créent en 1973 la société B.P.S.. En 1982, la marque disparaît. Bien connue et forte d'une solide réputation dans le monde de l'enduro, la marque aveyronnaise a produit des petites machines à moteur Minarelli qui faisait des envieux chez les jeunes des années 70-80. La loi scélérate qui interdisait les cyclomoteurs à vitesses sur les routes françaises brisait les rêves de ces jeunes. Du jour au lendemain, les Flandria, Testi, Kreidler et autres cyclos à vitesses devaient être requalifiés en vélomoteurs pour pouvoir encore circuler. Bien sûr, il fallait que le pilote soit titulaire d'un permis de conduire adéquat. Combien sont-ils ces cyclos à avoir été détruits faute de pouvoir être utilisés ? L'exemplaire de cette belle B.P.S. présent à la Cassagne faisait plaisir à voir.

BPS
En ces années de basculement dans une nouvelle décennie, celle des années 80, de la série "Dallas", des mauvais films français et de la mode vestimentaire à chier, on commence à proposer aux jeunes des petites motos qui ressemblent à des grandes. Ce n'est pas toujours très heureux, ce n'est pas souvent convainquant. Chez Honda, on crée la MB 8 pour répondre à la nouvelle législation française. Cette petite moto est basée sur la MB 5 que l'on pouvait voir à la Cassagne. Il me semble bien que c'est la première que je voyais là. Alors, certes, ça n'a pas été une révélation. Ce n'est pas une machine qui me passionne particulièrement mais, du fait de la relative rareté de la machine, j'ai considéré qu'elle méritait que je la prenne en photo.

honda MB5

Une machine qui n'aura pas fait la randonnée, c'est ce trois roues sur base Motobécane. Alors, d'abord, l'engin n'est certainement pas homologué et c'est déjà en soi une raison pour qu'il ne se promène pas sur route ouverte. La réalisation est tout à fait satisfaisante et de bonne facture. Maintenant, qu'est-ce que ça vaut en terme de performances et de comportement routier ? Le mystère reste entier. Il n'empêche que ce véhicule semble retenir l'attention des deux jeunes qui se voient sans doute déjà écumer les petites routes alentours pour rejouer un "Easy Rider" campagnard ou un "Mad Max" agricole, au choix.

trike artisanal
Parce que je ne m'en lasse décidément pas, revoilà la Motobécane la plus intéressante du plateau. J'aime à peu près tout sur cette machine. La question que l'on peut se poser est de savoir quelle peut être la vraie utilité d'un pareil engin. Est-ce que ça marche mieux qu'une Mobylette d'origine ? Est-ce que c'est plus confortable ? Est-ce que c'est plus utilitaire ? Sans doute pas. Pire, on peut avancer sans trop craindre de se tromper que tout cela ne sert strictement à rien sauf à se faire plaisir. Et le plaisir, n'est-ce pas le plus important ?

Motobécane plus belle qu'une Motobécane
Les constructeurs français ont eu du mal à comprendre cela et à accepter d'en tenir compte. En France, le cyclomoteur naît sous Vichy, en 1943. C'est dans l'immédiat après-guerre qu'il connaît son essor alors qu'il est question de motoriser les classes laborieuses au moindre coût. Populaire et rustique, le cyclomoteur avant tout une machine utilitaire simple d'utilisation et d'entretien. Trop radins, trop bêtes, les constructeurs français, Motobécane et Peugeot en tête, rechignent à moderniser leur production pour proposer des cyclomoteurs plus amusants, plus beaux, plus "jeunes". C'est dommage d'avoir raté ceci.

Tenaille motorisée
Celle-ci aussi nous l'avons déjà vue. Le secret n'a plus raison d'être, la mèche a été vendue, on sait que c'est une création du Prof Turbled qui fait les belles heures de ce blog. On applaudit encore une fois l'humour et la qualité de la réalisation !

secours aux victimes
A côté d'une "grosse" 125 Peugeot TA des années 50, une frêle Motobécane était en charge de procurer les premiers soins aux blessés. Ce petit poste hospitalier motorisé équipé des équipements les plus à la pointe — perfusion, scanner à circonvolution inverse, bistouri à plasma modulaire, et moteur à réduire les fractures — était piloté par une infirmière que je vous présenterai sans doute un autre jour…

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