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jeudi 5 novembre 2020

La couleur

Une expérience intéressante de colorisation, ou pourquoi se casser la tête à colorier à la main. J’ai fais la connaissance, via un forum consacré à la bande dessinée, d’un dessinateur ayant pas mal d’heures de vol et une honnête production d’albums de bandes dessinées. Il s’agit de Patrick Dumas, dessinateur, en particulier, d’une série dans le style « ligne claire », scénarisé par Jean-Yves Brouard : Alan Mac Bride. J’avais entendu parler d'albums de ces histoires sans plus. Je n'en possède pas.
Le dessinateur Patrick Dumas a été enchanté par les histoires de François Lagaufre, Facteur en 2CV. Je lui ai parlé du feuilleton qui passe sur le blog, avec ma manière de travailler. Patrick Dumas a dessiné entièrement les aventures d’Alan Mac Bride avec une tablette graphique. Comme vous le savez, je suis comme qui dirait un artisan (rétrograde, diraient certains) qui ne travaille qu’en manuel. Mes couleurs sont donc appliquées consciencieusement à l’aide de feutres. Patrick Dumas m’a proposé de faire un essai de colorisation d’une partie de la page 111 avec l’aide de Photoshop, histoire de voir ce que cela pourrait donner, mais dans une gamme de couleurs standard, comme pour une bande dessinée grand public. Voici donc le résultat qui m’a, je vous l’avoue, assez épaté

colorisation de Patrick Dumas
Je reprocherai tout de même, à cette colorisation son côté "déjà-vu", son côté "mainstream", passe-partout, tel qu’on le voit dans la plupart des magazines de bandes dessinées. Il y a un manque de personnalité flagrant avec cette manière de colorisation. Il est vrai que cela plait à beaucoup de monde, car à notre époque, pour vendre, il faut compter sur un public qui n’aime pas trop la nouveauté, la plupart de nos contemporains sont très moutonniers et n’acceptent souvent que ce qu’ils ont l’habitude de voir. C’est ainsi.

Je m’étais dit que j’aurais pu demander à notre Maître du Blog de faire, lui aussi, un essai de colorisation du feuilleton, mais je pense qu’il n’a pas que ça à faire. Cet essai me permet de voir que les pages du feuilleton supportent très bien une mise en couleurs « à la machine ». Ça fait tout de suite "pro" ! Inutile de me demander de continuer le feuilleton de cette manière, je persévère dans mon traité des couleurs, à la main, même si c’est un procédé très lent.

une autre mise en couleurs, toujours Photochop, mais moins "mécanique"

colorisation de Patrick Dumas

lundi 21 septembre 2020

Selon Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, sans la 5G les entreprises françaises ne pourront pas communiquer avec les entreprises des autres pays

mercredi 15 juillet 2020

Nineteen eighty-four

Macintosh 128

jeudi 7 mai 2020

Quelle place pour l'outil informatique dans la nature ?

Apple Computer Inc.

mercredi 6 novembre 2019

La triste fin de la motocyclette à commandes vocales

Oscar Burant ne voulait pas rester à la traîne de la révolution numérique et, comme il était un brillant ingénieur sorti major d'une prestigieuse école, il s'était engagé à réaliser une machine propre à concilier ses deux passions, la motocyclette et la robotique. Il souhaitait ni plus ni moins concevoir la moto 2.0, la motocyclette connectée à commande vocale équipée des technologies Bluetooth 6.1ß et GPS à retour haptique kinesthésique. Le calculateur central à suprématie quantique de son invention avait la charge de piloter les éléments mécaniques de la machine d'une manière prédictive et aléatoire.
Soucieux du réchauffement climatique et de l'érosion des côtes continentales, il avait un temps envisagé une motorisation électrique triphasée à diode de Zener incorporée mais il devait faire avec son amour de la belle mécanique, de ses soupapes et piston, engrenages et ressorts. Alors, il plancha sur un système de traitement des gaz d'échappement révolutionnaire basé sur les propriétés remarquables de Pleurococcus vulgaris capables de verdir tous les polluants générés par le fonctionnement de la machine. Agissant à la manière d'un filtre bio-végétal recyclable à l'infini, ce dispositif qu'il convenait d'améliorer encore du point de vue de l'esthétique, Oscar en était conscient, donnait toute satisfaction si ce n'était la légère pestilence résiduelle qui pouvait agresser l'olfaction de certains.
Sur le papier, tout concourait à l'espoir d'une réussite totale et sans concession mais il fallut un jour passer à la mise en pratique. Un cadre fut réalisé en fibre de titane pour la beauté du geste et aussi pour contenir la masse de l'ensemble dans les limites du raisonnable. La fonte ductile fut privilégiée pour la réalisation du cylindre et un acier surchoix fut sélectionné pour le vilebrequin tournant sur des paliers en bronze coulé par derrière. La culasse en magnésium trempé à guides de soupapes humides fut imaginée pour offrir le maximum de satisfaction à tout un chacun et fit l'objet d'une étude de marché sévère et exigeante. Le réservoir, la fourche, les roues et le phare furent simplement prélevés sur des épaves trouvées dans l'arrière cour d'un motociste du coin, à l'angle des rues Albert 1eret Berthe Bérurier.
La presse fut convoquée pour la présentation publique sur le circuit du cru. Oscar présenta sa motocyclette quantique, expliqua quelques détails précis, répondit au déferlement de questions et s'installa aux commandes pour un premier tour de piste. Du pouce droit, il pressa l'interrupteur de l'ordinateur principal et dès que le voyant vert s'illumina, il aboya d'une voix claire et nette un ordre en direction du microphone cardioïde. Le moteur démarra immédiatement dans un ronflement étouffé. Si certains se bouchèrent le nez dès les premiers effluves parvenus à leurs narines trop sensibles, les autres se montrèrent aussitôt enthousiastes. Oscar donna l'ordre adéquat et la motocyclette commença à rouler. Le système de transmission intégrale à variateur commuté montra toute son efficacité en gommant tout à-coup intempestif.
La motocyclette roulait. Il aurait fallu être d'une mauvaise foi consommé pour affirmer le contraire. Cependant, elle ne roulait pas bien vite. Même, disons-le, elle se traînait lamentablement. A peine à l'allure d'un homme au pas flâneur d'un oisif progressant sous les frondaisons d'une allée linéaire sous le soleil d'un été accablant. Ça n'allait pas vite. Derrière son guidon, Oscar donnait ses ordres. "Plus vite !", "accélération !", "on y va maintenant !". Rien n'y fit, la machine refusa de presser le pas. L'enthousiasme connut un coup de mou dans les rangs serrés des journalistes. On commença à émettre des réserves, à proposer de prudentes critiques, à rigoler sous cape. A une vingtaine de mètres de là, Oscar s'époumonait encore à brailler des ordres qui ne paraissaient pas être entendus ou compris par l'ordinateur quantique. Oscar était rouge de s'époumoner et aussi, un peu, de honte. Et c'est là que l'affaire prit un tout autre tournant.
Justement, Oscar arrivait au premier virage. Un célèbre plumitif de la PQR réputé pour son amour immodéré du ballon de côtes du Rhône autant que pour son organe de stentor eut le malheur de, pour amuser l'assemblée, crier un retentissant "Gaz !" qui fut entendu jusque dans les tribunes où monsieur Alfred passait un coup de balai dans les travées afin de justifier son salaire d'employé aux tâches ingrates et répétitives. Son témoignage fut décisif à l'heure où les équipes de police scientifique arrivèrent avec la ferme intention de faire toute la lumière sur l'affaire. Au moment où Roger Tralut, le journaliste tonitruant, cria son ordre cocasse, l'ordinateur de la motocyclette sembla sortir de sa léthargie et comprendre une injonction à agir en conséquence. Alors, à la vitesse de la lumière ou presque, il procéda de telle sorte que le piston se mit à monter et descendre de plus en plus vite à mesure que le carburant était injecté à grands flots dans la chambre de combustion chauffée à blanc. La motocyclette partit réellement à la vitesse d'un boulet de canon hypersonique mais tout droit, survolant l'herbe et finissant sa course en s'écrasant contre le mur nord du bâtiment des commissaires de course. Oscar ne survécut pas à ses blessures.

Le célèbre inventeur peu avant son trépas

lundi 13 août 2018

Mettre un peu d'imprévu dans nos vies pour rompre la monotonie responsable de ce sentiment d'ennui qui trop souvent nous accable d'un lourd voile noir

Il fonctionnait pourtant très bien, cet ordinateur. Huit ans qu'il me rendait de bons et loyaux services sans jamais faiblir, fidèle et toujours disponible. Au long de toutes ces années, il m'a accompagné pour bien des travaux et aussi pour des activités plus récréatives. C'est grâce à lui que je pouvais voir des films enregistrés sur des DVD, que j'allais dire des bêtises sur Internet. Il n'a jamais eu la moindre panne, son disque dur est celui d'origine et il en a vu passer, des dizaines de milliards d'octets ! Sans dire que je le pensais immortel ou infaillible, j'en étais pleinement satisfait et espérais bien qu'il allait me rendre service durant encore bien des années.
Samedi[1], en fin d'après-midi, il y a eu une première alerte que j'ai traitée par dessus la jambe, sans trop y faire attention. J'avais beaucoup de fichiers ouverts, j'étais en train de le faire travailler fort, il a planté. Ça m'a bien un peu agacé parce que j'ai rapidement compris que j'avais perdu mon travail non enregistré. Mais, confiant malgré tout, j'ai accusé le surcroît de ressources demandé à la machine. Je suis allé me faire du café et ai abandonné ce travail en cours. Il était temps de penser à réfléchir à me faire à manger, je reprendrai ça le lendemain.
Le soir venu, j'ai redémarré le iMac pour regarder la deuxième partie d'un DVD retraçant l'apparition et l'évolution d'Homo Sapiens. Je glisse le DVD dans la fente du lecteur et m'installe confortablement dans le lit. Automatiquement, le film reprend là où je l'avais arrêté la veille. Ce film ne parvient pas à me satisfaire totalement. Il cherche à montrer l'évolution de l'Homme depuis Habilis et Erectus pour arriver à Neanderthal et Sapiens. Tout cela est traité comme une gentille fiction qui prétend expliquer la vie de nos ancêtres, le chemin vers la découverte et la maîtrise du feu, la création des premiers outils, la naissance de l'art et de l'agriculture, la sédentarisation, la domestication du loup et l'élevage.
Ce récit fictionnel est entrecoupé d'interventions de scientifiques qui donnent des précisions, explicitent plusieurs points, donnent leur avis. Et finalement, c'est peut-être ce qui constitue les meilleures parties de ce film. Je pense que j'aurais préféré un long documentaire plutôt qu'une fiction. Je ne suis absolument pas sûr que le fait de voir des act·eurs·rices grimés en humains préhistoriques apporte quoi que ce soit à une bonne compréhension de cette longue histoire débutée il y a plus de deux millions d'années quelque part en Afrique. Par exemple, on voit à un moment ces acteurs affichant des maquillages, des scarifications, des ornements qui ne se sont pas conservés dans le temps et qui ne sont donc que des "visions d'artistes", des extrapolations sans doute bien cavalières des us et coutumes de nos ancêtres basées plus ou moins sur ce que l'on a pu voir chez des groupes humains bien moins anciens, beaucoup plus proches de nous et de notre époque.
Mais bon, j'en étais justement au moment où Sapiens commence à décorer les parois des grottes et à domestiquer le loup. Ça m'agaçait un tout petit peu parce que, peu avant, on essayait de nous faire croire que l'Homme a eu l'idée de semer du blé parce que l'un d'eux, parti voler des œufs pour sa belle qui en rafole, tombe d'une paroi rocheuse et meurt alors qu'il avait la besace pleine de graminées sauvages. Il est tombé de haut, il est mort, le groupe n'a pas que ça à faire que d'aller le chercher. On comprend bien, ces gens-là ne sont tout de même pas encore tout à fait comme nous. Ce sont encore des sauvages sur bien des aspects, disons-le clairement[2].
Les mois passent et il est de nouveau temps d'aller récolter le blé sauvage là où il pousse, au même endroit que l'été passé. Et là, mince ! Voilà ti pas que, par le plus grand des hasards, on tombe sur le squelette du voleur d'œuf de l'an dernier. C'est bien lui puisque l'on trouve son collier. Sauvages mais perspicaces ces populations d'antan. Et là, on s'aperçoit aussi d'un truc incroyable auquel on n'aurait pas pensé. Les épis de blé sauvage que le malheureux avait avec lui au moment de sa chute ont germé et crû. Là où, tout de même, faut pas avoir que du fromage blanc dans la boîte crânienne, c'est que l'on fait le rapport de cause à effet entre le grain apporté par le camarade et les épis nouveaux ! Excusez mais tout de même, quoi ! Personnellement, et bien que je sois vachement plus évolué, je ne suis pas sûr que je comprendrais aujourd'hui que le blé que Marcel (appelons-le Marcel) avait dans ses poches au moment de son trépas est à l'origine des gerbes de blé qui à présent l'entourent. Mais passons.

Où en étais-je, moi ? Ah oui, ça me revient. L'invention de l'agriculture et paf ! Le film s'arrête là et le iMac commence à émettre une série assez exaspérante de sons ressemblant un peu — mais il est difficile de retranscrire la chose à l'aide de mots — à des "plops"[3]. Une série de "plops" bien réguliers. Manquait plus que ça.
Je suppose un problème de lecture du DVD. Normalement, l'image se fige ou tressaute, toutefois. Là, non, pas d'image qui tremble ou boucle. Tout simplement plus d'image. Que ces "plops" qui vous tapent sur le système. Bon. Je me lève et appuie sur les touches "command" et "q" pour quitter l'application de lecture de DVD. L'ordinateur s'éteint.
Qui c'est qui lui a demandé de s'éteindre, lui ? Bon. Je presse d'un index décidé sur le bouton de démarrage. Le iMac laisse exploser un beau et réjouissant "boing" de démarrage. J'entends le lecteur de DVD qui entre en rotation, le disque optique qui prend de la vitesse et s'arrête. L'écran, lui, reste noir. Je me dis aussitôt que le problème doit venir de ce satané DVD qui doit foutre un gros bordel dans la machine. J'éteins et redémarre aussitôt en tenant appuyée le bouton de la souris. Le disque je s'éjecte pas. Mince. Ça aurait dû, pourtant. Nouvelle tentative. Cette fois, je redémarre en tenant la touche d'éjection du clavier. Ce n'est pas beaucoup plus probant. Diable ! Cette fois-ci, il faut sortir les grands moyens. Je m'équipe d'une fine carte en carton rigide et l'introduit dans la fente du lecteur de DVD pour bloquer le disque le temps du démarrage. Normalement, l'ordinateur doit comprendre que ce disque pose problème et va l'éjecter de son dedans sans attendre. Ça marche ! Youpi ! Joie ! Champagne !
Euh… Non. Pas Champagne. Le DVD est bien sorti mais le iMac ne se décide pas pour autant à démarrer. L'écran reste noir. Oh que je commence à m'énerver là ! Je le laisse faire et vais vérifier depuis un autre ordinateur si je trouve ce iMac horripilant sur le réseau. Oui parce que, à ce moment, je me dis qu'il est possible que ce soit l'écran qui soit en panne. Mais non, il n'apparaît pas sur le réseau. C'est au moins le signe qu'il ne démarre effectivement pas.
J'essaie de démarrer en mode "single user" sans trop y croire. Evidemment, ça ne donne rien de plus mais, néanmoins, ça me permet de remarquer quelque chose de bien étrange à mes yeux ébahis et assez incrédules. Si la souris est bien alimentée par le port USB — elle s'éclaire — le clavier, lui, ne semble pas alimenté. Ce pourrait-ce ? Je me mets en quête d'un autre clavier et le branche à la place de celui déjà en place. Et rien. Enfin, rien de mieux. Le clavier n'est pas alimenté. Un port USB défaillant ? Je les teste tous, rien à faire.


A ce moment très précisément, je décide qu'il est déjà fort tard et que, la nuit portant conseil, je verrai tout ça le lendemain matin[4]. Ce matin, je bois mes cafés et je repousse le moment de m'occuper de cet ordinateur récalcitrant. De cette nuit, nulle idée nouvelle est née. Par acquis de conscience, j'essaie de trouver une solution à un problème semblable sur Internet. Bien entendu, rien de bien réjouissant. Ou c'est la carte-mère ou c'est autre chose mais pas de solution miracle à me mettre sous la dent.
Il faudrait que je démonte, que j'essaie de trouver l'origine du mal. Seulement, je n'ai pas envie de m'atteler à ce démontage tout de suite. Je réfléchis à ce que je pourrais faire en attendant. Des ordinateurs, ce n'est pas vraiment ce qui manque. J'hésite entre deux possibilités. Soit j'utilise le portable soit j'installe le gros Mac Pro. Finalement, je privilégie cette deuxième solution. D'abord, il est dommage de ne pas l'utiliser plus, ensuite il a plein de mémoire et de disques durs. Il sera mieux tailler pour travailler. Mais d'abord, faire de la place !
Je débranche tout, le iMac, le scanner, l'imprimante, les disques durs externes, le clavier, la tablette graphique. Le bureau est vide. Bien. J'en profite pour nettoyer. Après, je choisis la meilleure place pour ce Mac Pro, je place l'écran Apple 20"[5], le clavier, la tablette, le scanner, le hub USB, les disques durs externes. Je branche tout ça et je démarre l'ordinateur. Bon, ça fonctionne. Il me faut encore récupérer le pilote pour le scanner et une sauvegarde de mon profil Firefox. Ça commence à prendre tournure. Pour tester, je fais un dessin rapide et je le numérise avant de le mettre en couleurs.
Pour ce qui est du iMac, je ne suis pas très optimiste. Je doute que ça ne puisse être "que" le disque dur qui soit à l'origine de ce blocage. Ce n'est pas impossible mais je ne suis pas très confiant. Je m'occuperai de ça plus tard. Mes finances ne me permettent pas vraiment d'envisager l'achat d'une machine de remplacement. Ceci dit, ce n'est pas comme si j'étais totalement dépourvu d'ordinateur. Ce qui m'ennuie, c'est que je vais sans doute avoir perdu quelques trucs, les derniers boulots qui n'ont pas été sauvegardés principalement. Bon. Il y a bien plus grave que ça.

Notes

[1] Ce billet est écrit dimanche

[2] On n'ose plus trop traiter des groupes humains de sauvages, de nos jours

[3] Ou peut-être des "pops"

[4] Donc, dimanche matin

[5] Acheté en 2005, je crois me souvenir

vendredi 27 juillet 2018

Quinze pouces pour un monologue

Le contexte est le suivant : un ordinateur portable Apple MacBook Pro 15" ne démarre plus. Il est amené à un Centre de Services Agréé Apple. Le diagnostic est posé, la machine est morte, la carte mère a lâché. Cela peut arriver, bien sûr, mais je m'étonne. La carte mère a été changée gratuitement il y a quelques années dans le cadre d'un programme de remplacement de ces cartes mères à problème. Je propose que l'on m'envoie l'ordinateur pour que j'y regarde de plus près.
La machine arrive à Azerat hier. J'essaie de la démarrer et constate qu'elle refuse d'aller au bout du démarrage. Pour autant, aucun signe, selon moi, d'une carte mère hors service. Je décide d'ouvrir.
Tout d'abord, une certitude : les services chargés d'établir le diagnostic n'ont pas ouvert la machine. C'est une certitude. Pour enlever le capot inférieur de ce MacBook Pro, il n'y a que quelques vis à enlever. On y parvient en moins de cinq minutes. S'ils l'avaient fait, ils se seraient aperçus de la quantité phénoménale de poussière.
Avant de démonter, je m'étais tout de même aperçu que la machine chauffait énormément. Cela ne m'étonne plus. Les ventilateurs sont plein de cette poussière. Cette même poussière qui recouvre toute la carte mère. Je dépose la batterie (trois autres vis) et je nettoie tout ça. Je remets la batterie en place, je pose le capot inférieur sans le fixer et j'essaie de démarrer. Il n'accepte pas du premier coup mais, finalement, voilà, la machine est démarrée.
Soyons honnête, si la machine a démarré, elle ne fonctionne tout de même pas très bien. Je soupçonne un problème logiciel et tente une mise à jour de Yosemite (Mac OS 10.10) vers El Capitan (Mac OS 10.11). Il y a tout de même un comportement bizarre. Par exemple, je n'ai pas accès aux utilitaires comme celui qui permet de vérifier le disque dur, de le formater, de le partitionner. Non, au lieu de cela la mise à jour commence directement. Je suis étonné.
Je demande s'il faut sauvegarder les données. On me dit qu'elles sont déjà enregistrées sur un disque dur externe et que je peux faire ce que je veux. Bien. J'insiste. J'essaie de procéder à l'installation de Sierra (Mac OS 10.12). C'est là que j'ai l'idée de filmer l'opération.
Alors, tout au long de cette opération, j'étais persuadé que ce MacBook Pro était un modèle 2012. Je n'avais pas pris la peine de vérifier. Contrairement à ce qui est dit dans la vidéo, c'est une version de début 2011. Ça ne change pas grand chose. Au moment où je "monte" le film, je me dis aussi que je vais masquer le nom de l'entreprise qui a déclaré l'ordinateur foutu. Après tout, je n'ai aucune raison de lui faire de la publicité.
Pour l'heure, j'ai donc un ordinateur qui fonctionne sous High Sierra (10.13). Je suis en train de le faire travailler à faire la mise à jour de quelques logiciels, ça fonctionne très bien. Hier, tout de même, l'ordinateur a planté. Aussi, je ne dis pas qu'il est complètement sorti d'affaire. Je le garde en observation. Bref, la vidéo doit être considérée comme un (long) monologue à visée humoristique. Je considère que la société qui a fait le diagnostic l'a fait un peu trop rapidement, c'est sûr. Pour une machine foutue, elle fonctionne tout de même très convenablement. Hier soir, j'ai fait passer les tests de diagnostic matériel de chez Apple. Aucun souci n'a été mis à jour. J'ai bon espoir.

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