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samedi 12 octobre 2013

Avant la mécanisation

De cette photographie, je ne sais pas grand chose. Le peu que je sais d'elle m'intéresse assez pour que je m'y arrête. On peut y voir mon grand-père maternel qui pose fièrement devant la charrue. Des deux autres personnes, je ne sais rien. Je suppose qu'il s'agit de collègues de travail. Je ne sais rien non plus du fier cheval de trait et je ne sais pas qui a pris la photo bien que je suppose que ce doit être ma grand-mère.
La photo est numérisée à partir d'un négatif noir et blanc de format 6x9 cm. Je suis étonné par la qualité de l'exposition et par la netteté apparente du cliché d'autant plus que tout indique qu'il a sans doute été réalisé avec une "box" Agfa. Ce n'est pas ce que l'on peut appeler un appareil perfectionné. Il n'y a pratiquement pas de réglages et la visée se fait à travers un dispositif grossier. Le cadrage est exécuté au pif ou peu s'en faut. Pour autant, l'image est belle.
Si je pense que c'est ma grand-mère qui a fait cette photo, c'est parce que je me souviens avoir vu un appareil du type qui a pu faire cette photo chez elle et que je sais qu'elle aimait faire des photos. Elle ne s'est jamais présentée comme une photographe experte mais il faut reconnaître qu'elle a réalisé des images souvent bien cadrées qui rendaient bien une ambiance, une atmosphère.
Je ne sais pas de quand date cette photo et où elle a été prise. Je ne sais pas plus en prévision de quelle culture on préparait le champ. Ce que je suppose, c'est que ça pourrait dater de l'immédiat après guerre. Mon grand-père travaillait comme ouvrier agricole dans les champs de la ville de Paris à Achères, dans les Yvelines. Fin des années 40, donc, peut-être ? Début des années 50 tout au plus. Il y a une soixantaine d'années tout au plus et on ne voit pas de tracteur mais un cheval. Ce n'est pourtant pas si loin. J'aime bien cette photo.

Mon grand-père dans les champs

samedi 10 août 2013

En attendant un dessin

Je ne promets rien pour aujourd'hui. Je suis en train de faire un dessin dont j'ai eu l'idée ce matin. Comme il n'avance pas vite, que le crayonné est loin d'être terminé, je mets une photo de trois appareils retrouvés dans le garage. Un russe Zenit et deux allemands, un de l'Est, le Pentaflex, l'autre de l'Ouest, le Edixa. Les trois semblent fonctionner plus ou moins mais je n'ai pas du tout l'intention de leur donner une pellicule à gâcher de sitôt.
Zenit-Pentaflex-Edixa

vendredi 9 août 2013

Utilitaires Renault

Toujours en train de tenter de ranger mon garage, je découvre des boîtes de diapositives. De ces boîtes, j'en sors deux qui représentent des camions. Le premier est un R2182 datant de 1956 à 1958 à 241 exemplaires selon ma documentation. Véhicule relativement rare, donc. Dans le civil, ces camions étaient surnommés "fainéants" en raison de la disposition de leur moteur à six cylindres couché dans le châssis derrière la cabine. Ces camions n'étaient déjà pas des merveilles dans leur déclinaison civile et à deux roues motrices ; ils sont une véritable catastrophe dans leur version à quatre roues motrices. En raison de la disposition du moteur, la Régie Renault a été obligée de concevoir un châssis à col de cygne qui empêche d'avoir un plancher plat dans le cas d'un véhicule porteur. Pour la photo qui nous occupe, on constate la longueur inhabituelle du véhicule tracteur qui pénalise la place disponible pour la remorque. Ce camion est un ratage complet. Peu puissant, très gourmand, très lent, il est en outre inadapté à la circulation en terrain accidenté. Tout cela explique certainement le faible nombre d'exemplaires produits. Quant à savoir ce qui a conduit Renault à le produire et l'armée française à l'acheter, mystère.
La photo a été prise à Bourges où je faisais mon service militaire dans le matériel. Je me souviens d'avoir vu des hangars contenant plusieurs de ces camions couverts de poussière. De fait, je pense qu'ils n'ont jamais été vraiment utilisés.
Renault R2182 "Fainéant" 4 roues motrices

Le deuxième camion Renault est bien moins guerrier puisqu'il appartient aux vêtements Verlhac de Malemort. Il s'agit d'un tracteur Galion et est utilisé pour conduire la remorque-étal sur les marchés de la région, sur celui de Brive-la-Gaillarde dans le cas présent. La photo date de 1987. Je ne sais pas s'il existe toujours. Sinon, difficile d'en dire plus. Je ne sais pas s'il s'agit d'un modèle essence ou Diesel. Il est possible qu'il s'agisse d'un R2167, d'un R2240 ou d'un R4240 transformé par SINPAR à partir de 1961.
Renault Galion des vêtements Verlhac

mercredi 7 août 2013

Back in USSR

Kiev-88.pngJ'avais un copain, sans doute mort aujourd'hui, qui était musicien. Il m'avait demandé de faire des photos pour son nouvel album et il avait tenu à ce que j'utilise son appareil soviétique. Il s'agissait d'un boîtier moyen-format, un Kiev 88, qui m'angoissait à chaque fois que je déclenchais ou faisais avancer la pellicule. Il n'empêche que des photos, il y en eut.

Je me souviens de la séance. Gerry me met le Kiev entre les mains. Je ne sais pas vraiment par où commencer. J'ai une bobine de HP5 Plus. Une bobine 120. Je peux espérer faire 12 images en noir et blanc. J'ai prévu le coup, j'ai avec moi un posemètre Gossen bien plus fiable que le prisme-posemètre du char d'assaut ruskof. J'enlève le dos du Kiev, j'installe la bobine tant bien que mal, je n'oublie pas de mettre le volet du dos qui permet d'en changer à volonté (enfin en théorie, quand le dos ne se bloque pas les dents d'engrenage).
Quelques tours de manivelle et on peut faire les photos. Auparavant, nous avions repéré une épave de Citroën des années 30 et nous avions décidé que cela ferait une belle pochette pour l'album. Premier déclenchement. Je prends peur. L'impression que toute la mécanique est tombée au fond du boîtier. Un bruit horrible, une sorte de cri plaintif accompagné d'une lamentation de ressorts cacochymes. Gerry me rassure. Il croit au génie des peuples de l'Est. Il m'a donné pour consigne de ne jamais changer la vitesse d'obturation avant d'avoir armé. A vrai dire, je ne touche pas trop à ce réglage et me contente de jouer sur le diaphragme. Je n'ai pas pris de pied et il faut lutter contre les vibrations intempestives de la chose slave.
Douze images. C'est fait. Il faut maintenant attendre de développer la pellicule pour savoir. On saura quelques jours plus tard. Les photos ne sont pas mauvaises. Certes, le piqué de l'objectif n'est pas aussi merveilleux qu'annoncé par le propriétaire qui prétend que c'est équivalent à du Hasselblad-Zeiss. On en est loin ! Deux photos seront utilisées pour la pochette de l'album. Une pour la couverture, une autre pour le dos. Nous devions être en 1999 ou en 2000, quelque chose comme ça. J'ai retrouvé les négatifs hier, par mégarde. Je m'apprêtais à jeter une enveloppe lorsque j'ai eu la curiosité de regarder ce qu'elle contenait. Comme quoi il ne faudrait jamais rien jeter.

Citroën Villac
Citroën Villac
Citroën Villac
Citroën Villac
Citroën Villac

vendredi 22 mars 2013

PhotoMag

L'air de rien, je suis en train de devenir un vrai patron de presse. Aujourd'hui, un nouveau titre tombe dans mon escarcelle.

PhotoMag, la revue photo qui dit la vérité vraie

jeudi 21 mars 2013

Les générations se suivent et sont dépassées

Ce qui a été moderne a été remplacé par du nouveau moderne avant que celui-ci tombe dans les oubliettes à son tour.

Ce matin, je suis descendu au garage. Je cherchais quelque chose que, bien entendu, je n'ai pas trouvé. Comme d'habitude, je me suis fait avoir. J'ai trouvé autre chose qui m'a donné l'idée de faire une photo. En l'occurrence, il s'agissait de quelques vieilles bobines de film Kodak. Des bobines de Verichrome périmées depuis 1971. Ça m'a amusé de trouver ces vieilleries mais il me fallait trouver une sorte d'idée pour les photographier. Seules, ça ne me satisfaisait pas. J'ai alors pensé mettre un appareil photo qui aurait pu accueillir ces pellicules. J'ai choisi le Voigtländer Bessa. Ils étaient beaux, ces folding. J'aime bien leur soufflet, leur mécanisme. Il me semble que j'avais essayé de faire des photos avec celui-ci mais je n'en suis pas sûr. Chez mes parents, il y avait un Zeiss Ikon. Il est possible que ce soit plutôt avec ce dernier que j'aie essayé de faire des photos. La mémoire n'est pas infaillible. Ce dont je me souviens, c'est que le résultat avait été plutôt décevant.

Voigtländer Bessa

Ces appareils faisaient des photos en 6x9 cm. La plupart du temps, on se contentait de les tirer sur papier par contact du négatif sur le papier. Ça donnait des photos au format de la pellicule. Vous en avez certainement vues. Assez souvent, on découpait les bords de la photo avec une lame dentelée et on mettait ces photos dans des albums qui étaient prévus pour accueillir des images à ce format.
Et puis, ces appareils sont tombés en désuétude. On leur a préféré les 24x36 mm. Les reflex. Les reflex permettent une visée à travers l'objectif. C'est à dire que l'on voit pratiquement ce qui sera sur la pellicule, sans effet de parallaxe. Et puis, souvent, ça permet de changer d'objectif, de mesurer la lumière à travers l'objectif. Plein de choses qui étaient interdites avec les appareils plus anciens. L'électronique est passée par là et on a gagné des dispositifs de mise au point automatique, des automatismes, des aides diverses.
Sur le Canon EOS 5 de la photo suivante, il y a un système de pilotage de l'autofocus par la pupille. Des capteurs permettent de voir le collimateur choisi par l'œil. C'était un système intéressant auquel il fallait s'habituer. Je ne sais pas pourquoi, Canon a abandonné ce raffinement. N'empêche que cet EOS 5 était un très bon boîtier. Je l'ai utilisé quelque temps avec un réel plaisir. Et puis, je suis passé au numérique.

Voigtländer Bessa et Canon EOS 5

vendredi 1 février 2013

C'est pas du tout neuf

Nous étions en 1993 et j'avais un Zenit E. Nous étions à Aurillac, dans le Cantal, et Claude Merle exposait ses voisins. J'ai retrouvé des preuves photographiques.

Claude Merle est un peu un artiste. Il a une tendance certaine à tout salir. C'est un ennemi du genre humain. Avec lui, l'homme et la femme se doivent d'être laids, vulgaires, inquiétants. Je l'ai rencontré il y a un peu plus de vingt ans, à Terrasson-Lavilledieu, dans le cadre du festival local. Aujourd'hui, en cherchant autre chose, j'ai trouvé de vieux négatifs Ilford HP5 Plus avec des images dessus.

Les Voisins-Claude Merle-Aurillac 1993-"Mais qui a tué Harry ?"

Les Voisins-Claude Merle-Aurillac 1993-"Mais qui a tué Harry ?"

Les Voisins-Claude Merle-Aurillac 1993-"Mais qui a tué Harry ?"

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