Mot-clé - argentique

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 17 juillet 2016

Que peut-on en déduire ?

Une photo au format 6x6, en noir et blanc. Elle n'est pas de moi. Je ne sais pas qui l'a faite. Peut-être ma grand-mère maternelle. Où a-t-elle été prise ? Carcassonne ? En quelle année ? On aperçoit une Panhard PL17, une SIMCA 1000. Probablement dans les années 60.
Je cherchais une autre photo et j'ai vu celle-ci. Je l'ai numérisée et j'ai essayé de l'améliorer un peu.

Négatif après numérisation

Possiblement Carcassonne

dimanche 28 février 2016

Objectivité

Hier, j'ai eu l'envie de photographier des objectifs. Il y avait le 58mm Helios livrée avec mon premier appareil reflex, un Zenit E et le 50mm Super-Macro-Takumar de chez Asahi Pentax de mon petit-frère. Tant que j'y étais, j'ai ajouté les bagues-allonge Vivitar qui permettent de faire de la photographie macro en grossissant encore plus. Il me faudra d'ailleurs tester cela.
Après avoir fait une première photo du Helios avec le Canon 100mm macro, j'ai constaté qu'il était tout de même très sale. Alors, j'ai tenté de le nettoyer un peu et je l'ai photographié de nouveau. On sent qu'il a bien bourlingué, cet objectif ! A l'origine, il était couvert d'une belle peinture noire brillante et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a perdu de sa superbe. Cet objectif a la particularité de ne pas avoir de dispositif de présélection du diaphragme. C'est logique dans la mesure où le Zenit E n'en a pas non plus. Concrètement, cela signifie qu'il faut, après avoir procédé à la mise au point en pleine ouverture, penser à fermer le diaphragme manuellement en tournant la bague idoine. Qu'est-ce que j'ai pu rater comme photos avant de comprendre cette astuce ! Et même après avoir saisi cette singularité, il m'est arrivé plus d'une fois de simplement oublier de fermer le diaphragme. Ou de ne pas le fermer à fond. Enfin bref, sans me vanter, je peux affirmer avoir rater une belle quantité de photographies dans ma carrière. Ça forge le caractère.
Je m'en veux un peu, aujourd'hui, de ne pas réussir à me décider à refaire de la photo argentique. Le numérique est tellement pratique, tellement facile ! C'est comme à l'époque où j'ai abandonné la mise au point manuelle pour adopter l'autofocus. Il n'y a qu'un Leica M qui pourrait me faire pousser à abandonner l'autofocus. Quel plaisir que de faire une mise au point avec ce télémètre précis et lumineux. Ah ! Ce viseur avec les deux images qu'il convient de superposer parfaitement ! Un vrai moment de bonheur. L'autofocus c'est pratique, rapide, précis, je ne dis pas le contraire. C'est autre chose. Les premiers système autofocus que j'ai pu essayer étaient patauds, lents, bruyants. Il leur arrivait bien trop souvent de ne pas parvenir à se dépatouiller de leur mission. On entendait le moteur tourner dans un sens et puis dans l'autre avant de repartir pour un tour gratuit. Ça pompait, ça hésitait et on abandonnait. Ce que j'ai longtemps regretté, c'est que les constructeurs n'aient pas conservé un système de stigmomètre pour aider à la mise au point manuelle. Ainsi, on aurait pu utiliser l'autofocus ou pas. En leur temps, il y a eu des personnes pour pester contre tous les systèmes d'aide qui sont apparus sur les boîtiers et objectifs au fil du temps. On a refusé la mesure de la lumière TTL et la motorisation et l'autofocus et le numérique. Depuis quelque temps déjà, on tente de tuer le reflex pour lui substituer les systèmes à viseur numérique. J'ai essayé. Il y a de bons côtés et d'autres qui le sont moins. D'ici quelques années, ce sera sans doute tout à fait au point. L'idée forte est de voir dans le viseur parfaitement ce que donnera l'image. Ainsi, on a une vraie idée de l'exposition, de la mise au point, de la profondeur de champ, de la température de couleur en plus de toutes les informations qui peuvent s'afficher en superposition. On en n'a sans doute pas fini avec le progrès.

Helios 58mm f:2

Helios 58mm f:2

Takumar macro et bagues allonge

macro takumar et bagues allonge

dimanche 10 janvier 2016

Grâce soit rendue aux poubelles

La dernière fois que je suis allé faire des photos de Périgueux de nuit, je me suis promené dans les rues à la recherche d'un sujet lorsque j'ai vu une chute de plateau de "bois", une sorte d'aggloméré recouvert d'une surface imitant un plancher peint. Je me suis dit que je l'embarquerais bien s'il était toujours là à mon retour de cette promenade nocturne. Il était toujours là et, donc, je l'ai porté jusqu'au coffre de la bagnole. Je me disais que cela pourrait me servir pour constituer un fond agréable pour réaliser quelque photographie, un jour, peut-être. Et aujourd'hui, je me suis souvenu de cela et j'ai utilisé le panneau. Ça ne rend pas trop mal, je trouve.

Nikon, Ilford et autres bricoles

samedi 19 décembre 2015

Je ne sais où

Puisque le dessin ne vient pas et que je n'ai pas d'idée de billet, je recycle. Des fouilles entreprises dans le stock de diapositives, j'en extirpe une qui m'interroge. C'est un paysage avec son village et son cours d'eau. Je ne suis pas certain que la photo soit de moi. D'abord, j'ai pensé à une photo de Condat-sur-Vézère mais après étude plus attentive, je n'en suis plus du tout certain. Je ne doute pas que ce soit un village du Périgord et je pense même que l'on aperçoit ce qui pourrait bien être la Vézère. Alors quel village ?

Village mystère
L'image semble avoir été saisie depuis un point élevé. C'est aussi ce qui m'a fait penser à Condat-sur-Vézère et à la vue que l'on peut avoir sur ce village depuis la roche Chapelane. Des clochers-murs, ce n'est pas ce qui manque en Périgord. J'ai aussi pensé à Saint-Léon-sur-Vézère mais je doute vraiment que ce soit cela. Du coup, je n'ai pas d'idée.

vendredi 18 décembre 2015

La photo argentique n'est pas ridicule

Ce matin, j'ai cherché une photo dans mes archives. J'ai été amené à regarder tout un tas de diapositives anciennes et j'en ai profité pour numériser certaines d'entre-elles. De celles-ci, j'en ai sélectionné une pour le billet d'aujourd'hui.

Le Zenit ne s'en sort pas si mal
Que dire à propos de cette photo ? Je me souviens bien du jour où je l'ai faite. Je sais qu'elle a été prise avec le Zenit E et, probablement, avec le 58mm Helios. Elle est d'une facture bien trop classique à mes yeux, aujourd'hui. A l'époque, nous sommes en 1987, je devais être content d'avoir obtenu une image correctement exposée et plutôt nette. C'est que ce n'était pas là chose gagnée à tous coups !
J'ai bien aimé ce Zenit et je me souviens parfaitement du jour où j'en ai fait l'acquisition. Je considère aujourd'hui qu'il a été mon appareil de formation. J'ai raté une quantité non négligeable de photos avec lui, j'ai aussi beaucoup appris.
Je n'ai pas cassé le cache de la diapositive pour voir quelle pellicule avait été utilisée. J'essaierai de trouver une photo ratée de la même série pour en avoir le cœur net. Ce qui m'a surpris, tout de même, c'est la qualité tout à fait honorable de l'image et de sa bonne tenue dans le temps. Presque trente ans après, l'image est bien là et est tout à fait exploitable. Pour l'étape de la numérisation, j'ai juste corrigé très légèrement la balance des gris et la luminosité. Je n'ai pas forcé sur la correction de la netteté par la suite.
Comme à chaque fois, cette plongée dans les archives argentiques me donne l'envie de me remettre à la vraie photo. Comme à chaque fois, je vais sans doute me dégonfler. C'est que le numérique permet tant de souplesse et de facilité, aussi ! Ce qui est dommage, c'est que j'ai quelques bons boîtiers qui sommeillent. Je pourrais les utiliser un peu. Je vais y réfléchir.

Et sinon, je vous propose un petit jeu. Qui trouvera où cette image a été réalisée ?

mardi 29 septembre 2015

L'expérience de la plage

Une plage de repos dans cette vie trépidante
Je vous propose un jeu. Je vous donne cette photo et vous devez écrire un court texte à son propos.

vendredi 5 juin 2015

Infidélité photographique

Sans qu'il soit question d'un choix calculé ou raisonné de ma part, il se trouve que j'utilise du matériel photographique Canon. Cela s'est fait presque par hasard. Je ne pense absolument pas que cette marque est meilleure qu'une autre. Récemment, un copain m'a prêté un Sony A7R équipé d'une bague d'adaptation permettant de monter des optiques Leica R. J'ai essayé ça.

Mes premiers pas dans le monde de la photo avec un boîtier reflex, je les ai faits avec un Zenit EM au club photo du collège. Cela m'a donné l'idée d'acheter un appareil à moi et ce fut un Zenit E acheté avec son objectif 58 mm Helios et un flash Agfa à Saint-Léon-sur-l'Isle. Je passe sur les premières déconvenues et sur le long apprentissage. J'ai fini d'user deux Zenit E avant de passer à une autre marque.
C'est une copine qui avait un Canon AE1. Parce que le Zenit de l'époque donnait de sérieux signes de faiblesse, j'ai commencé à utiliser le Canon. L'occasion de passer à un boîtier de gamme très nettement supérieure s'est présentée sous la forme d'un Canon T90. Un sacré boîtier que celui-ci ! Et puis, cette copine s'est mise à chercher un boîtier plus silencieux afin de pouvoir faire des photos de spectacles ou durant des tournages cinéma sans déranger les artistes. Nous lisions la presse photo et celle-ci louait le silence du Canon EOS 100. Nous en trouvâmes un d'occasion vendu avec un 50mm. En passant du T90 au EOS100, tout en restant chez Canon, nous changions de système. Nous gagnions l'autofocus mais nous devions aussi changer les objectifs. Passer de la monture FD à la monture EF. Nous avions un 50mm, il fut rejoint par un 28mm puis un superbe 80-200.
Un jour, chez un photographe de Périgueux, nous vîmes un Leica M4 vendu avec un Summicron 50. C'était cher mais c'était aussi un rêve un peu fou que de posséder un tel appareil. Nous l'acquîmes et fîmes les premières photos avec. Un vrai régal ! Un rendu que nous n'avions jamais obtenu auparavant avec le matériel Canon. Bien sûr, le système Leica M n'est pas exempt de défauts. Le Leica M4 n'a aucun système de mesure de la lumière. Il fallait s'aider d'un posemètre externe ou juger la lumière "au pif", par exemple. Il y a aussi le système de chargement du film qui n'est pas réputé pour être pratique. Il faut déposer la semelle, placer la bobine, lever le volet du dos, guider l'amorce jusqu'à la bobine réceptrice, baisser le volet et remettre la semelle. On a vu plus simple et plus rapide. Ceci dit, les résultats obtenus pardonnaient ces petits défauts. Un 35mm vint bientôt accompagner le 50mm.

Lorsque nous nous séparâmes, ma copine et moi, nous dûmes pratiquer au partage du matériel photographique. Il y eut des hésitations. Finalement, elle partit avec le Leica, ses deux objectifs et le posemètre Gossen, je conservai les Canon et leurs objectifs. Dès lors, je faisais moins de photos. Un jour, une ancienne collègue empruntait le Canon EOS 100 et me le restituait avec la molette de sélection des modes de prise de vue cassée. Plutôt que de le faire réparer, j'en profitai pour acheter un Canon EOS 5 d'occasion. A l'époque, j'avais abandonné l'idée de développer et tirer les photos en noir et blanc. Je ne faisais plus que de la diapositive. J'aimais bien ce boîtier et son intéressant système de sélection du capteur autofocus piloté par l'œil. Toutefois, je ne pratiquais plus beaucoup la photo.
En 2004 (il me semble), j'achetais un petit appareil photo numérique Contax au salon Apple Expo. Oh ! J'étais bien loin des boîtiers reflex que j'utilisais jusque là ! Les résultats n'étaient pas vraiment mauvais mais il était difficile de trouver un intérêt à utiliser ce genre d'appareil. Alors, un jour de 2006, j'ai décidé d'acheter un boîtier reflex numérique. J'ai lu la presse photo et, puisque j'avais déjà des objectifs Canon, j'ai choisi un boîtier de cette marque. Le 400D venait de sortir et il inaugurait un nouveau capteur de 10 megapixels. C'est grâce à lui que je me suis réellement remis à la photo. Si, comme j'avais eu l'intention de le faire un moment donné, j'avais vendu le Canon EOS 5 et les objectifs, je ne sais pas ce que j'aurais acheté. Je serais peut-être passé à une autre marque. Il est aussi possible que je n'aurais alors jamais repris la photo.

Mais bon, revenons à notre sujet du jour. Un copain me prête donc un SONY A7R et deux zoom Leitz R. Ce SONY, c'est un appareil photo numérique qui ressemble à un reflex mais qui n'en ai pas un du tout. C'est la nouvelle génération d'appareils photo numériques. Celle que d'aucuns voient bientôt remplacer les reflex. Celle qui doit tuer le reflex. Avec quels arguments ? Ils sont plus petits que les reflex et offrent un viseur électronique permettant de contrôler l'exposition en temps réel en même temps qu'il propose d'afficher tout un tas d'informations en incrustation. J'avais déjà testé un appareil équipé de ce genre de viseur électronique il y a quelques années et ça ne m'avait vraiment pas convaincu. Après l'essai rapide du A7R, je ne le suis toujours pas du tout. Cet A7R a le même capteur 36MPx des très réputés Nikon D800 et D810. Alors que les Canon 5Ds et leur capteur de 50MPx sont annoncés pour les jours à venir, j'en suis encore à me demander l'utilité de cette profusion de pixels. Quoi que, honnêtement, je la vois bien pour certains usages, l'utilité. Ce capteur SONY, ce que je lui trouve surtout, c'est sa dynamique. Là oui ! J'applaudis ! Il est capable de saisir les zones qui sont dans l'ombre profonde comme dans la lumière éclatante sans rien perdre de l'information. Et là, Canon est écrasé à plates coutures, c'est sûr. Si j'avais l'argent nécessaire, si je trouvais à vendre tout mon matériel Canon et à acheter l'équivalent chez Nikon, si je parvenais à me faire violence pour me plier à la "logique" ergonomique de chez Nikon, peut-être que je passerais au Nikon D800/D810. Peut-être. Ce n'est vraiment pas d'actualité. Non. Si j'avais les moyens et si je devais remplacer tout mon matériel, je pense que j'irai voir du côté de chez Leica, moi.
Et alors, me voilà avec ce SONY A7R et le zoom Leica 28-70. Pas d'autofocus. Il faut travailler à l'ancienne en tournant la bague de mise au point en tentant de lire le point sur ce foutu viseur électronique qui scintille. Très inconfortable pour moi qui suis habitué à une visée optique plus "naturelle". Je décide d'aller faire quelques tests dehors. Il fait beau et chaud, il y a des travaux sur la traversée du bourg. Je fais juste un petit tour sur la jetée du Cern, je passe voir les travaux et je rentre pour analyse.
La première chose à noter, c'est que des fichiers de 36MPx, c'est lourd. Ça arrive à bien ralentir l'ordinateur. Ça fait beaucoup de pixels à traiter. Je regarde une photo à la taille réelle. Un pixel de l'écran représente un pixel de l'image. Je m'attendais à une netteté exceptionnelle. Souvent, on associe netteté hors norme et Leica. Je suis un peu déçu. Je m'attendais à mieux. En réduisant la taille de l'image, la sensation de netteté arrive mais, dès lors, je ne suis pas sûr que c'est mieux ou différent de ce que j'aurais obtenu avec mon matériel.
A l'usage, sur un petit test rapide et sans avoir lu le mode d'emploi pour tout comprendre du fonctionnement du boîtier SONY, je ne suis pas enthousiasmé par l'idée de ce boîtier hybride. Je trouve la visée très inconfortable et l'ergonomie désagréable. La prise en main ne me satisfait pas non plus. Je n'ai pas de grosses mains et, pourtant, je trouve ce boîtier un poil trop petit.
Par contre, et les photos que je vous présente ci-dessous le montrent, cet appareil délivre des images aux couleurs très flatteuses, à la dynamique très présente, bien exposées. Il n'y a pas à mégoter, on doit pouvoir faire de belles photos avec ça. Pour autant, je ne suis pas intéressé par ce genre de boîtier et reste donc avec ceux à ma disposition.

Azerat et la voiture jaune

Chapelle Azerat

Travaux de reprise du ralentisseur à Azerat

Haut de page