J'ai lu ça

On m'a prêté un livre et je l'ai lu. J'avais entendu parler un peu de l'auteur, Gilles Legardinier, et j'avais surtout remarqué les couvertures de ses bouquins, très travaillées, très vendeuses, très étudiées. Puisque j'avais l'occasion et le temps de le lire, ce livre, je l'ai lu.
Alors, je suis assez partagé. C'est assez efficace, ce n'est pas mal écrit, c'est amusant, c'est bien vu (sans doute). L'histoire est plaisante bien qu'un peu maigre. J'ai refermé le livre sans trop de regret. Il arrive que l'on n'ait pas envie de refermer un livre que l'on a aimé. On aimerait qu'il ne finisse pas ou qu'il rebondisse encore et encore. On aimerait s'y perdre, y passer le reste de sa vie. Ça n'a pas été le cas avec "Ça peut pas rater !". Je le dis, ce n'est pas désagréable, loin de là ! C'est assez réjouissant, riche en humour bien propre sur lui, facile à lire et distrayant. Mais voilà, c'est justement trop facile, trop propre, trop gentil.
Marie est salariée dans une entreprise de matelas, au service des ressources humaines. Elle vient de se faire plaquer par son ami qui la met à la porte. Elle va se venger et elle va avoir la chance d'avoir une amie qui va lui prêter un luxueux appartement pour une année et elle va prendre la tête de la révolte des salariés de son entreprise contre le directeur qui fourbit un plan très méchant visant à vendre l'entreprise et à licencier tout le monde. Au passage, elle va tenter de découvrir qui est l'inconnu qui lui envoie des lettres d'amour anonymes. Tout se termine très très bien. Trop bien à mon goût. C'est gentil. Gilles Legardinier profite du fait qu'il écrit un roman pour dire ce qu'il pense de la vie de femme. Il se met dans la peau de Marie, critique les hommes, perce la psychologie féminine. Tout cela est amusant. Je me suis demandé, avec l'esprit mal placé que j'ai, si l'on ne cherche pas un peu à brosser la clientèle féminine dans le sens du poil. Je me demande aussi si ce livre n'est pas fait pour les femmes. D'un point de vue commercial, il est plus intelligent d'écrire pour les femmes puisque ce sont plutôt elles qui lisent, nous apprennent les statistiques. Et alors, je me dis que toute cette machinerie hyper bien huilée qui ronronne sans le moindre hoquet n'est pas un petit peu trop lisse.
Je ne déconseille pas la lecture de ce livre qui ne fait pas mal à la tête mais je ne pense pas que l'on doive se sentir obligé de le lire.

Un livre avec un beau chat en couverture

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