François Ruffin trace sa route et dans le dernier épisode publié, il part de la région de Narbonne pour rejoindre l'Ardèche. Armé de sa pancarte, il tente de se faire prendre en auto-stop par des Français et Françaises. L'idée est de se confronter au peuple et de le mettre à contribution pour se constituer un programme, pour recueillir des idées et des revendications.
Ça fait un peu de la peine de suivre Ruffin dans cette aventure et j'en arrive à me demander s'il n'est pas un moment où il vaut mieux arrêter les dégâts. Si l'on pouvait douter de la pertinence de ce road-trip, on peut, après cinq épisodes, se dire que l'idée ne fonctionne pas. Les personnes qui acceptent de s'arrêter ne sont pas nombreuses à avoir une réelle envie de parler politique ou de croire au succès de Ruffin dans son entreprise.
Sur Internet, certains avancent l'idée selon laquelle Ruffin ferait appel à son réseau de soutiens pour jouer les automobilistes. Je ne pense pas que ce soit le cas. Je pense que Ruffin est sincère et c'est presque encore pire.
Je ne peux pas m'empêcher de penser à un autre François qui a fait dans le catastrophique sur YouTube. Je pense à Bayrou. Si l'on compare, le Béarnais parvient tout de même à faire mieux en nombre de visionnage de ses vidéos. Il a beau faire, le Picard debout, ça ne décolle pas, ça plafonne, ça s'écroule. Et puis, franchement, il n'y a pas de contenu, pas d'idée, pas de message. C'est dommage, il est sympathique, Ruffin. Il est aussi agaçant mais il est sympathique dans son rôle de candide de la politique. Bon, d'accord, il parle beaucoup trop de sport pour moi.

