Vu d'ici, il ne va pas être facile à identifier.
Quand on songe aux projets consécutifs à l'achat de ce beau tracteur, échafaudés par de braves agriculteurs pleins de courage et d'espoir en l'avenir. Aux privations aussi, aux traites du Crédit- "agricole", aux intempéries subies à son volant, à l'hiver 56, au remembrement, à la sécheresse de 76, aux pannes, à l'utilisation trop intensive, à l'évolution des cultures, aux nouveaux outils trop énergivores pour son petit moteur...
On se dit qu'il en aurait des choses à raconter, ce tracteur.
Selon moi, il s'agit d'un Ferguson ou d'un de ses clones. Il a dû connaître une honnête vie de labeur avant d'en arriver là. Il est né tout beau tout neuf, impatient de tirer la charrue, de mettre les roues dans la bonne terre fertile de nos campagnes. Hélas, le malheur est arrivé. Le moteur a-t-il lâché par trop d'usure ou à la suite d'un bloc fendu, un hiver par trop rigoureux ? On ne le sait pas. Il est possible que ce brave tracteur ait subi une tentative de réparation mais il est tout aussi envisageable qu'il ait été ouvert pour un don d'organes. Triste fin.
Le bloc fendu. Assez courant en effet.
Un des oncles de mon épouse, chez qui nous allions presser le cidre, m'avait épaté par le cérémonial de mise en route de son tracteur, qui servait à faire tourner la râpe à pommes via une courroie. Le bloc de celui-ci ne risquait pas de geler. Il ne fallait pas être pressé. Remplir le circuit de refroidissement, remonter la batterie qui dormait dans la remise, espérer que le tracteur démarre, dépoussiérer la râpe (une trémie en bois sur un bâti en bois également, avec un boisseau cylindrique hérissé de clous à sa base) et la caler solidement, installer la courroie, ajuster la tension...Les services d'hygiène n'en reviendraient pas ;-))
1 De Jeannot lou Paysan -
Vu d'ici, il ne va pas être facile à identifier.
Quand on songe aux projets consécutifs à l'achat de ce beau tracteur, échafaudés par de braves agriculteurs pleins de courage et d'espoir en l'avenir. Aux privations aussi, aux traites du Crédit- "agricole", aux intempéries subies à son volant, à l'hiver 56, au remembrement, à la sécheresse de 76, aux pannes, à l'utilisation trop intensive, à l'évolution des cultures, aux nouveaux outils trop énergivores pour son petit moteur...
On se dit qu'il en aurait des choses à raconter, ce tracteur.
2 De Keith Moon -
Sans trompette, mais avec un beau tambour.
3 De Michel Loiseau -
Selon moi, il s'agit d'un Ferguson ou d'un de ses clones. Il a dû connaître une honnête vie de labeur avant d'en arriver là. Il est né tout beau tout neuf, impatient de tirer la charrue, de mettre les roues dans la bonne terre fertile de nos campagnes. Hélas, le malheur est arrivé. Le moteur a-t-il lâché par trop d'usure ou à la suite d'un bloc fendu, un hiver par trop rigoureux ? On ne le sait pas. Il est possible que ce brave tracteur ait subi une tentative de réparation mais il est tout aussi envisageable qu'il ait été ouvert pour un don d'organes. Triste fin.
4 De Tournesol -
Belle alchimie ou le métal devient végétal.
5 De Jeannot lou Paysan -
Le bloc fendu. Assez courant en effet.
Un des oncles de mon épouse, chez qui nous allions presser le cidre, m'avait épaté par le cérémonial de mise en route de son tracteur, qui servait à faire tourner la râpe à pommes via une courroie. Le bloc de celui-ci ne risquait pas de geler. Il ne fallait pas être pressé. Remplir le circuit de refroidissement, remonter la batterie qui dormait dans la remise, espérer que le tracteur démarre, dépoussiérer la râpe (une trémie en bois sur un bâti en bois également, avec un boisseau cylindrique hérissé de clous à sa base) et la caler solidement, installer la courroie, ajuster la tension...Les services d'hygiène n'en reviendraient pas ;-))