
Si vous étiez paysan, artisan, commerçant ou si vous aviez tout simplement besoin d'un petit utilitaire en ce début d'années 50, le choix entre la Juvaquatre et la fourgonnette 2cv se présentait à vous même si vous aviez d'autres véhicules proposés.
D'un côté, la Régie Nationale des Usines Renault proposait une automobile de conception d'avant guerre. Selon les années, vous pouviez échapper au moteur à soupapes latérales et avoir soit le moteur de la 4cv soit celui de la Dauphine. S'il n'y avait rien de bien révolutionnaire, on savait que c'était un choix raisonnable. La Juvaquatre, si elle ne brillait pas par ses performances, était simple, solide et plutôt fiable. De l'autre côté, la 2cv fourgonnette n'était certes pas beaucoup plus performante mais bénéficiait des atouts de la 2cv dont une suspension remarquable.
La Citroën permettait officiellement une charge utile de 250kg quand la Renault affirmait transporter 300kg. Ça pouvait faire la différence.
1 De Waldo7624 -
En Charentes, chez les paysans, il y avait surtout dans les années 50 des Juva et des Simca genre Châtelaine ou similaire. Peu de 2cv. Ailleurs, je ne sais pas.
2 De Waldo7624 -
Ah oui, aussi des "Prairies" Renault.
3 De Tournesol -
En Afrique,entre les sables du nord et les pistes en latérite d’Afrique équatoriale,la 2 cv était plébiscitée.Mes premiers km motorisés furent réalisés à l’arrière d’une fourgonnette d’entreprise que mon père avait le droit d’utiliser le we.
Il était magasinier pour Magirus.
4 De Jeannot lou Paysan -
Trois vitesses sur la Juva. Imaginez vous un peu, en pleine charge, et avec trop peu de puissance pour accrocher la 3ème, gravissant la moindre côte à fond de 2ème sans boules quiès;-)))
Mais esthétiquement elle est terrible.
5 De Jeannot lou Paysan -
Étant un poil plus jeune, j'ai surtout le souvenir des Quatrelle fourgonnettes et des Estafette, en plein essor dans les 60's, avec quelques 2CV fourgonnettes (ça grimpe par chez nous) et l'Aronde break du garagiste.
6 De Waldo7624 -
La 2cv fourgonnette me ramène un souvenir des années 70. J’avais racheté pour une bouchée de pain 2 fourgonnettes 2cv de l’entreprise, et nous avions décidé, avec un ami mécanicien, de n’en faire qu’une belle avec les deux, et de revendre le produit de ce dur labeur.
Ce qui fut fait. Peinture neuve au final, la 2cv partait pour 1000 Frs, et les heureux nouveaux propriétaires montaient au premier étage du pavillon de banlieue, où mon ami demeurait, pour signer les papiers. Et là, je le vois se précipiter vers la fenêtre et tirer prestement les rideaux, alors que nous étions en plein milieu de journée.
Ce geste salvateur permit de conclure l’affaire sans problème, en masquant la carcasse de la seconde fourgonnette remisée dans le jardin, et dont le désossage flagrant, visible de la fenêtre, pouvait laisser imaginer une espèce de maquignonnage.
Il n’y avait pas encore de CT à cette belle époque.
7 De Sax/Cat -
@W : Et on parlait pas encore de traçabilité des pièces détachées en cette époque bénié.
8 De Waldo7624 -
@ S/C : Eh non, encore que dans notre cas, on avait reconstitué une bagnole avec les meilleures pièces de chaque. Aucune n'était volée...
9 De Jeannot lou Paysan -
@7624: Belle anecdote. Il n'y a rien de mal.