A la fin des années 50, la gamme des automobiles Citroën se limitait à la DS et à la 2cv. Si la DS n'avait aucune difficulté à concurrencer la Frégate de chez Renault, la 2cv ne parvenait pas tout à fait à convaincre celles et ceux qui lorgnaient sur la 4cv et et la Dauphine. Il est alors décidé de produire un modèle qui prendrait une place dans le milieu de gamme. Par souci d'économie, on part sur la plate-forme de la 2cv et on gonfle le moteur pour plus de puissance. Il faut au moins cela pour permettre au nouveau projet d'atteindre des vitesses décentes. C'est que l'AMI est bien plus lourde que la 2cv, bien mieux équipée aussi. Cette nouvelle automobile atteint alors la barre des 100 km/h et rivalise avec les Renault. Elle sort en 1961, l'année de la sortie de la Renault 4 qui se révèlera être la vraie concurrente. C'est la ligne particulière de l'AMI, l'inclinaison de la lunette arrière en premier, qui sera le gros sujet. L'équipe de marketing parviendra à faire remarquer que cette lunette arrière a pour principal avantage de ne pas se couvrir de neige… lorsqu'il neige.
Dès lors, on se demande si la présence des skis sur la galerie du modèle présenté lors des Vintage Days est un rappel discret à cet avantage indéniable.

1 De Jeannot lou Paysan -
Trop belle! Je suis fan inconditionnel de l'Ami 6. J'en ai possédé une un an, en 82, donnée par mon oncle. Un break malheureusement, avec quatre phares ronds.
70 km/h en côte, 120 en descente ;-))
Pour ce qui est des 3 CV fiscaux, figurez-vous que la 108 de mon épouse est une 3 CV. Étonnant, non?
2 De Tournesol -
Bizarre cette voiture.Moi je préférais la forme rondouillarde de la dauphine de mémé.
3 De Adhémar Pataquès -
Une galerie sur une voiture aussi faiblement motorisée, ce n'est pas une riche idée.
4 De Adhémar Pataquès -
On disait aussi que la lunette arrière ainsi disposée permettait de porter de grands chapeaux, et dégageait de la place pour le coffre à bagages. Ce qui n'est pas faux.
5 De fifi -
J'avais une break, si je me souviens bien, c'était une Ami 8, un pote Blackiste avait besoin d'un véhicule plus volumineux, il avait tellement chargé cette " pôve " caisse que les longerons touchaient le sol.
6 De Jeannot lou Paysan -
Maintenant, avec la gentrification des masses populaires, les gens tordent le nez devant les bagnoles basiques.
Il en était tout autrement en 1965. Un voisin, qui était chauffeur routier, s'en était offert une, et avait fait la tournée des popotes avec son bijou. Croyez bien qu'il faisait envie à beaucoup de monde, à commencer par mes parents. C'était un poil plus sympa et moderne que les vieilles 203 ou les Arondes de troisième main rincées de chez rincé.
Et si on songe au jus de cervelle qui à présidé à la conception de ces Citroën légères, (très) confortables et robustes, ce n'est que justice.
7 De Sax/Cat -
Quand on voit ce qui maintenant s'appelle AMI chez Citron, le progrès est en marche.